Je dirai que c'la dépend de ce qu'on met derrière les mots "raison" et "amour".
Souvent, on assimile la raison, à une raison "instrumentale", à un rappport objectif au monde (à l'intellect pur en quelque sorte).
M Weber puis Habermas après lui (et d'autres bien sûr), on mis en avant d'autres formes de raisons humaines, la raison fondée sur les valeurs et les normes de la société notamment.
Weber parle des affects mais ne semble pas les associer à la rationalité, donc à priori l'amour ne serait pas rationnel pour lui, mais j'ai de gros doutes, à vérifier. Habermas par contre franchit le pas, pour lui l'humain est rationalité, il existe donc une rationalité dramaturgique (affective) reposant sur la relation subjective de personne à personne. L'amour relève de cette forme de rationalité là. E Morin considère que l'homme a une double face, raisonnable, il est aussi "demens" et peut facilement se livrer à des excès et des folies destructrices. en fonction de la forme que prendra l'amour, on pourra plutôt le considéré comme raisonnable ou demens.
Il existe aussi plusieurs formes d'amour, à ma connaissance, en philo, il en existe 3 formes "archétypales": l'eros (amour passion, phsysique), l'agape (amour en soi presque, amour de l'autre...), la philia (l'amour type amitié).
L'eros tend à objectiver l'autre, devenu objet du désir et de possession, je trouve qu'on est entre la rationalité objective et la folie paradoxalement, mais je ne suis pas sûre de moi, là.
La philia relève clairement de la rationalité dramaturgique, du lien subjectif entre deux personnes.
L'agape est plus indéterminé, c'est un amour qui pourrait relever d'une rationalité fondée sur les valeurs, elle est tournée vers l'humanité.
C'la doit ne pas être très clair et un peu décousu aussi, peu pas mieux là tout de suite, désolée.