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Amazigh Pour Toujours

Adan123
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Espagne
Thursday 20 July 2006 à 20:59
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salut, azul ,

pour les comliviens qui veulent connaitre la richesse de la langue et la culture Amazigh, nous vous invitons à partager avec nous les connaissansces de tous les amazighs de tamzghat




Ce message a été modifié par adan123 - Thursday 20 July 2006 à 21:16.
El diablotin
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41 ans (H)
Tunisie
Thursday 20 July 2006 à 21:01
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voyage???
Adan123
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Espagne
Thursday 20 July 2006 à 21:10
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Ce message a été modifié par adan123 - Thursday 20 July 2006 à 21:15.
Adan123
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Espagne
Thursday 20 July 2006 à 21:23
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Karim06
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25 ans (H)
Thursday 20 July 2006 à 21:26
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Azul fellaoun, neki dakvayli , je suis tellement fier d’être un amazigh rolleyes.gif

Je commence par vous faire connaître l’héroïne berbère kahina :




Histoire d'une grande reine Amazighe
LA REINE DIHYA, DITE KAHINA ( ?- 704)



La Kahina, de son vrai nom Dihya ou Dahya, symbolise l'âme de la résistance amazighe face aux musulmans. Reine des Aurès, et probablement de religion chrétienne, elle montre un courage remarquable contre l'invasion musulmane, d'autant qu'elle est déjà âgée lors de la lutte. Elle parvient à rassembler les tribus imazighen. Lorsque qu'Hassan Ibn en Nu'man attaque le pays en 697 son armée est écrasée, et les musulmans chassés. Après s'être débarrassé des Byzantins, qui occupent encore une partie de la région, Hassan Ibn en Nu'man livre une guerre systématique aux Imazighen, dévastant le Nord du pays.
En 701, ayant obtenu des renforts du Calife Ibn Marwan, Hassan Ibn en Nu'man reprend tous les territoires perdus. Il finit par vaincre les Imazighen, lors de la dure bataille de Tabarqa, et capture Dihya, qu'il fait décapiter. Cependant, Hassan Ibn en Nu'man n'est pas cruel. Non seulement, il ne fait pas de prisonniers, mais il donne le commandement de ses armées aux deux fils de Dihya, qui se convertissent à l'Islam. Il ne commet pas d'exactions, et fait preuve de bienveillance à l'égard du peuple.
Jamais sans doute un personnage historique n'a fait l'objet de tant d'interprétations. La reine Dihya est en effet plus qu'une reine au comportement exemplaire et héroïque. Elle est un symbole de résistance, et habite l'imaginaire des Imazighen.
Son nom n'est même pas bien établi : elle s'appelait peut-être Dahya, Damya ou Kahia.
Bien des interprétations la concernant ne sont pas sans arrière-pensées idéologiques. Pour les occidentaux, il s'agit d'une reine mythique, comme s'il fallait minimiser son combat. On la dit chrétienne dans le même but, comme si elle présageait de la domination coloniale, alors qu'elle fut au contraire l'exemple du refus de la soumission. Les historiens arabes la surnommèrent Kahina, ce qui veut dire la prophétesse mais aussi péjorativement la devineresse, la sorcière. Ils la déclarèrent de religion juive pour montrer qu'elle était une ennemie de la foi musulmane, ce qu'elle fut effectivement, mais certainement pas en termes religieux. Quant au juifs, ils l'admirèrent, faisant un parallèle avec Déborah, la princesse mythique qui réveille le peuple(1). Les Imazighen eux-mêmes ont sans doute exagéré le personnage, puisqu'on lui prête parfois l'âge, de toute évidence très exagéré, de 127 ans à sa mort !
Dans cette page nous avons voulu avant tout faire la part de la réalité historique si difficile soit-elle à connaître. Dihya est effectivement un exemple de courage hors du commun. Chef politique hors pair, c'était aussi une femme qui su protéger ses enfants.
On ne sait presque rien de son origine. Nous ignorons sa date de naissance. On ne sait pas précisément sa religion. Peut-être fut-elle chrétienne ou juive, mais elle a pu être également animiste(2). Ce qui est certain, c'est qu'elle originaire de la tribu Djawara ou Jeroua donc une tribu Zénata, dont le mode de vie était pastoral et semi-nomade. On ignore comme elle parvint à la royauté. Il semble que son pouvoir lui fut donné par un conseil de tribus, mais il très abusif d'évoquer un sénat amazigh, qui sans doute n'exista pas. Ce conseil reconnut sans doute son intelligence remarquable et la mit à la tête d'une confédération, regroupement de tribus qui était courant face à un péril grave. La légende dit aussi qu'elle était d'une beauté éblouissante. Il est fort probable qu'elle succéda à Kouceila dans la lutte contre les musulmans, et c'est à un âge avancé qu'elle est amenée à lutter contre ces derniers.
A cette époque, une guerre oppose les musulmans, dirigés par Hassan d'Ibn en Nu'man, les chrétiens byzantins, qui tentent de préserver leurs possessions dans cette région, et les Imazighen, habitants des lieux. Ces derniers sont d'abord divisés sur la conduite à tenir. La Reine Dihya parvient à les rassembler, par son pouvoir de conviction et sa grande intelligence pour lutter contre l'invasion musulmane. Le résultat ne se fait pas attendre, puisqu'en 697, sous son commandement, ils écrasent l'armée d'Ibn en Nu'man. Celui-ci doit livrer bataille près de l'Oued Nini, à 16 km d'Aïn al Bayda. Les troupes imazighen font tant de victimes que les Arabes appelèrent le lieu "Nahr Al Bala", ce qui se traduit par "la rivière des souffrances". On dit que la rivière était rouge du sang des combattants arabes. Après cette victoire les Imazighen poursuivent les musulmans, et leur imposent une seconde défaite. Le calife Malik rappelle ses troupes en Tripolitaine (l'actuel nord de la Libye).
Les musulmans décident alors de concentrer leur effort de guerre contre les chrétiens byzantins. En 695, les Byzantins reprennent Carthage aux musulmans. Ils y restent seulement trois ans, avant d'en être définitivement chassés en 698. La même année, Ibn en Nu'man fonde Tunis. En fait, les Byzantins sont obligés de lâcher prise, préoccupés par des tensions au nord de leur empire. La montée en puissance des royaumes chrétiens européens constituent en effet une menace pour eux encore plus grave que l'invasion musulmane.
Le royaume de Dihya reste alors le seul obstacle contre la progression des musulmans à l'ouest et Hassan Ibn en Nu'man reprend l'offensive contre les Imazighen. Conscient de la forte résistance qu'il va rencontrer, il entreprend une conquête systématique du pays. Possédant Carthage et la nouvelle ville de Tunis, il dispose enfin de solides bases arrières. Dihya se trouve alors forcée d'appliquer une politique de terres brûlées. Devant eux, les musulmans ne trouvent qu'un pays détruit. Une partie de la population n'apprécie semble-t-il pas cette politique, encore que ceci ne soit pas historiquement prouvé. Ibn Al Nu'man en tire partie : il obtient des renforts du calife Abd al-Malik en 702. Son armée compte alors probablement plus de 50 000 combattants. Face à une telle force, Dihya n'avait d'autre choix que cette politique désespérée.
Après deux ans de guerre, la bataille finale a lieu en 704, à Tabarqa. Dihya envoie auparavant ses deux fils rejoindre le camp musulman, afin de préserver les intérêts de sa famille. Ceci signifie que, loin de se renier, elle se place au contraire comme un chef de guerre, qui privilégie son combat et se libère ainsi de toute attache familiale. Il est probable qu'elle savait son combat perdu mais loin de plier, elle accepte la mort avec un courage qui force l'admiration.
La bataille de Tabarqa est finalement gagnée par les musulmans, mais ce n'est pas victoire facile pour eux. Les Imazighen, bien que très inférieurs en nombre, opposent une farouche résistance. Finalement, la Reine Dihya est capturée et décapitée au lieu-dit Bïr El Kähina (Le puits de la Kahina). Sa tête est envoyée au calife Malik selon certains, jetée dans le puits selon d'autres(3).
Hassan Ibn en N'uman fait preuve d'un grand respect pour le peuple amazigh après sa victoire. Il ne fait pas de prisonniers et ne commet aucun pillage. Sa grande tolérance en fait d'ailleurs l'un des artisans de l'islamisation des Imazighen.
Les deux fils de Dihya (Ifran et Yezdia) avaient rejoint le camp musulman avant la bataille. Certains auteurs ont vu là une trahison de leur part. C'est à notre avis une erreur, puisqu'il est clairement établi qu'ils rejoignirent le camp adverse sur ordre de Dihya, et qu'ils ne participèrent pas à la bataille de Tabarqa. Ils ne se convertirent à l'Islam et n'obtinrent un commandement militaire qu'ensuite, lorsque Hassan Ibn en N'uman se décida à conquérir le Maroc.
Selon certains auteurs, Dihya avait également un fils adoptif du nom de Khaled, un jeune arabe fait prisonnier lors de la bataille de l'Oued Nini, qu'elle aurait adopté. Même si on ne peut totalement exclure cette adoption, cette thèse nous semble douteuse. On a en effet affirmé qu'elle partagea le lait de son sein entre Khaled et ses deux enfants légitimes, ce qui semble impossible pour une femme âgée. On ne sait d'ailleurs rien sur l'homme qui lui donna ses deux fils (il devait sans doute être de haut rang) mais si on tient compte du fait qu'ils obtinrent un commandement dans l'armée musulmane rapidement, il n'étaient certainement pas de jeunes enfants à la mort de la reine.
Longtemps encore, Dihya et ses fils susciteront des légendes. Ceci est sans doute dû autant à sa détermination de femme, insoumise jusqu'au sacrifice d'elle-même qu'à la protection qu'elle donna jusqu'au bout à ses fils, en mère exemplaire. Symbole des femmes imazighen, elle est aussi le symbole de toute une culture, à l'égal de Massinissa et de Jugurtha.
Adan123
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Espagne
Thursday 20 July 2006 à 21:31
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Juba II, fils de Hiempsal, arrière petit-fils de Massinisa, fut un des plus grands cerveaux de la Berbérie. Et à ce propos, permettez à un voyageur qui en a foulé les débris et interrogé les souvenirs de venger la mémoire de l’illustre Yuba II !

Toutefois sa crédulité est restée légendaire. On ne possède que des fragments rapportés par d’autres auteurs, de ses nombreux ouvrages : Histoire d’Arabie, Histoire d’Assyrie, Histoire des Antiquités Romaines, Histoire des Théâtre, de la Peinture et des Peintres, un traité de grammaire, un traité de botanique, une étude sur les sources du Nil. Il tenta tout pour réaliser la vision d’un Empire, mais il s’adonna surtout à l’histoire des civilisations, ce qui dénote une pensée universaliste, tel que Ibn Khladoun.

S’il est impossible de formuler un jugement sur une ouvre aussi considérable parce qu’entièrement disparue, on sait que Yuba II fut vénéré par ses contemporains et considéré comme un des grands savants de l’époque.

Bien qu’il a reçu une éducation romaine, Yuba II n’a jamais oublié son « Amour/Pays », il a fait les mains et les pieds pour développer son Pays dont le but d’échapper de la dominance de Rome. Mais, s’il s’est opposé à cette dernière. C’était juste pour la gloire de la liberté.

Ce fut un Roi que Rome redoutait secrètement et ouvertement, car il avait, ce don, faire de la Berbérie, une nation prospère, indépendante du pouvoir : Rome.
Adan123
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(H)
Espagne
Thursday 20 July 2006 à 21:38
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Jugurtha (du berbère Yugurthen) (tifinagh: ⵢⵓⴳⵓⵔⵝⴻⵏ) est un roi de Numidie né vers 160 av. J.-C., mort vers 104 avant J.-C. Personnalité de valeur, il s'oppose durant sept ans à la puissance romaine, entre 111 et 105.

Jugurtha est le petit-fils du roi numide Massinissa dont le tombeau se trouve à Cirta (actuelle Constantine). Son père est Mastanabal, frère de Micipsa, tandis que sa mère est une esclave concubine). Comme c'est un successeur potentiel (le fils légitime de Mastanabal, Gauda, étant maladif), Micipsa, roi de la Numidie à l'époque, veut se débarrasser de Jugurtha en l'envoyant en Hispanie (Espagne) combattre avec les troupes auxiliaires de l'armée romaine. Jugurtha se montre brave et courageux, et l'armée numide et romaine est victorieuse à Numance. Jugurtha s'est fait beaucoup d'amis à Rome (non seulement grâce a sa valeur mais aussi, quand il le faut, grâce à son argent) et c'est peut-être suite à des pressions par les Romains que Micipsa finit par l'adopter trois ans avant sa mort, ce qui en fera l'un des héritiers du pouvoir: après la mort le royaume est partagé entre les fils Adherbal et Hiempsal et le fils adoptif Jugurtha.

Pour régner seul, Jugurtha élimine ses cousins Hiempsal et Adherbal (qui le haïssent et le méprisent pour son ascendance maternelle). Il utilise la ruse et la corruption pour éviter que Rome ne remette en cause son accession au trône. Au terme d'une longue guerre, il est livré aux Romains par son beau-père Bocchus, roi de Maurétanie en 105. Jugurtha meurt en captivité vers 104.

Le conflit entre Rome et le roi numide nous est surtout connu grâce à La Guerre de Jugurtha «Bellum Jugurthinum» de l'historien romain Salluste.
Rainbow heart
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7 ans (H)
France (35)
Thursday 20 July 2006 à 21:40
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Les Berbères sont une ethnie d'Afrique du Nord depuis 10.000 ans.
Les Berbères se donnent le nom d'Imazighen, le pluriel d'Amazigh, qui signifie « hommes libres ». (source wikipedia)

rolleyes.gif
(les fremen de Dune ?) cool.gif
Adan123
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(H)
Espagne
Thursday 20 July 2006 à 21:41
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Rome et Carthage s'affrontaient en Espagne durant la Deuxième Guerre punique.

Rome cherchait à se faire des alliés en Afrique du Nord. Syphax, roi des Massaessyles en Numidie orientale, cherchait à annexer les territoires de la Numidie occidentale, dirigée par Gaïa, roi des Massyles.

C'est ainsi que Syphax accepta trois centuries romaines et se tourna contre Carthage. Carthage vint en aide à Gaïa, en échange de cinq mille cavaliers numides sous le commandement du jeune Massinissa, âgé de vingt-cinq ans, à partir de 212 ou 211 avant J.C. Massinissa rejoignit les troupes carthaginoises en Espagne jusqu'à l'automne 206 av. J.-C. Il remporta une victoire décisive contre Syphax, et mena avec succès une campagne guérilla contre les Romains en Ibérie.

Les Carthaginois, battus à Ilipa, finirent par perdre leurs possessions en Méditerranée. Le général romain Scipion, qui commandait l'armée en Espagne, songeait à porter la guerre en Afrique et s'assurer le soutien des royaumes numides. Il gagna l'amitié de Massinissa à partir de 206 av. J.-C., avec lequel il avait passé un accord en secret, puis il se rendit en Afrique pour tenter de convaincre Syphax de rester dans l'alliance. Mais le roi massaessyle, ayant eu vent de l'accord avec Massinissa, s'était déjà rapproché de Carthage.

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Accession au pouvoir

Massinissa.Gaïa mourut cette année là et la royauté passa, selon la règle de succession des royaumes berbères, au mâle le plus âgé de la famille, son frère Oezalcès, qui ne tarda pas à mourir à son tour.

Un de ses fils, Capusa, lui succéda mais rencontra l'opposition d'un certain Mazetul, probablement issu d'une branche rivale de la famille. Capusa fut tué au cours d'un combat mais il ne prit pas le titre de roi. Il le conféra à son frère, Lacumazes, un enfant. Cependant, le trône devait revenir cette fois-ci à Massinissa, devenu l'aîné de la famille. Le jeune homme, se sentant lésé, quitta l'Espagne, avec une troupe de cavaliers, décidé à faire valoir ses droits.

Lucamazès appela Syphax à son secours. Le puissant roi massaessyle chassa Massinissa mais, en échange, annexa le royaume massyle.

Massinissa, réfugié dans les montagnes, avec une poignée de fidèles, connut une vie de proscrit. Il ne continua pas moins à harceler ses ennemis et les hommes de Syphax ne réussirent pas à venir à bout de lui.

Son heure arriva quand Scipion, décidé à en finir, avec Carthage, débarqua en Afrique. Le rusé Romain essaya une nouvelle foi, d'attirer Syphax jetant de nouveau l'alliance proposée, il se tourna de nouveau vers Massinissa, Les premiers combats tournèrent en faveur des deux alliés Ces derniers, encouragés par leurs succès, s'attaquèrent à Uttique, place forte carthaginoise, mais l'intervention de Syphax, les obligea à se retirer. ils prirent leurs quartiers d'hiver et Scipion, en cachette de Massinissa, entra de nouveau en contact avec Syphax. Faute de le détacher des Carthaginois, il lui demanda de proposer une solution pour mettre fin au conflit entre Rome et Carthage. Syphax proposa que les Carthaginois évacuent l'Italie, où ils sont en campagne, en échange les Romains quitteraient l'Afrique. Si le général Asdrubal, qui commandait les Carthaginois accepta l'offre, Scipion, qui voulait en fait la reddition pure et simple de la Cité punique, la rejeta.

Massinissa et Scipion reprirent leurs attaques, obligeant cette fois-ci les troupes puniques à se replier sur Carthage. Syphax, lui, ne voulant pas perdre plus d'hommes, se retira dans son royaume. Les Carthaginois, comprenant que les Romains ne leur laisseraient pas de répit, décidèrent, après avoir adopté une attitude défensive, de passer à l'offensive. Ils levèrent une forte armée qui, rejointe par Syphax, donna l'assaut. Ce fut la bataille des Grandes Plaines (avril [[-203|203 avant J.C]) qui s'acheva par la victoire des forces coalisées de Massinissa et de Scipion. Il y eut un répit au cours duquel chaque camp reconstitua ses troupes, puis la guerre reprit. Un combat s'engagea entre Massinissa et Syphax, et ce dernier, entouré par de nombreux soldats, était sur le point de l'emporter, quand l'armée romaine intervint. Jeté à terre, Syphax fut arrêté. On l'enchaîna et on le conduisit sous les murs de Cirta qui, voyant son roi en piteux état, décida de se rendre. Massinissa, après plusieurs années d'errance, put ainsi reprendre le royaume de ses pères.
Carthage, vaincue, fut obligée de signer une paix qui la priva d'une grande partie de ses territoires et de sa flotte. Le retour de Hannibal, qui avait mis fin à la campagne d'Italie, souleva les espoirs de la Cité. Un incident rompit bientôt la paix et la guerre reprit.

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Règne
Hannibal s'allia à Vermina, le fils et successeur de Syphax et, ensemble, ils envahirent le royaume des Massyles. Massinissa et Scipion les rejoignirent à Zama (soit l'actuelle Souk Ahras, en Algérie, soit Jama, en Tunisie) et une grande bataille s'engagea (202 avant J.C). Le choc fut rude et il y eut des pertes des deux côtés, puis la bataille tourna à l'avantage de Massinissa et de Scipion. L'historien latin Tite-Live fait un récit très imagé de cette bataille : "Un combat singulier s'engage entre Massinissa et Hannibal. Hannibal pare un javelot avec son bouclier et abat le cheval de son adversaire. Massinissa se relève et, à pied, s'élance vers Hannibal, à travers une grêle de traits, qu'il reçoit sur son bouclier en peau d'éléphant. Il arrache un des javelots et vise Hannibal qu'il manque encore. Pendant qu'il en arrache un autre, il est blessé au bras et se retire un peu à l'écart... Sa blessure bandée, il revient dans la mêlée, sur un autre cheval. La lutte reprend avec un nouvel acharnement, car les soldats sont excités par la présence de leurs chefs. Hannibal voit ses soldats fléchir peu à peu, certains s'éloignent du champ de bataille pour panser leurs blessures, d'autres se retirent définitivement. Il se porte partout, encourage ses hommes, abat par-ci, par-là ses adversaires, mais ses efforts demeurent vains. Désespéré, il ne pense qu'à sauver les restes de son armée. Il s'élance en avant, entouré de quelques cavaliers, se fraie, chemin et quitte le camp de bataille. Massinissa qui l'aperçoit se lance avec son groupe derrière lui. Il le presse, malgré la douleur que lui cause sa blessure, car il brûle de le ramener prisonnier. Hannibal s'échappe à la faveur de la nuit dont les ténèbres commencent à couvrir la nature."
Carthage fut de nouveau contrainte à négocier. Mais le précédent traité fut révisé et la cité punique dut restituer à Massinissa tous les territoires qui avaient été arrachés à ses ancêtres. Hannibal se révolta et essaya de s'opposer au traité mais menacé d'être livré aux Romains, s'enfuit en Syrie où il se suicida en 143 avant J.C.

Après la bataille de Zama, Massinissa vécut encore de nombreuses années. Il garda sa vie durant l'amitié de Rome mais il ne fut pas son vassal et, contre ses appétits impérialistes, déclara, dans une formule célèbre, que l'Afrique appartenait aux Africains. Il récupéra non seulement les territoires que lui accordait le traité passé avec Carthage mais aussi de nombreuses villes régions sous l'autorité des Carthaginois ou Vermina, le fils de Syphax. De 174 à 172, il occupa soixante dix villes et forts !

L'oeuvre sociale et politique de Massinissa fut aussi grande que son oeuvre militaire. Il sédentarisa les amazighs, il les unifia, il édifia un État Numide puissant et le dota d'inscriptions, inspirées de celles de Rome et de Carthage. Il fit une monnaie nationale, entretint une armée régulière et une flotte qu'il mit parfois au service de ses alliés romains.

Massinissa qui était un rude guerrier, encouragera la littérature et les arts, envoya ses enfants étudier en Grèce et reçut à sa cour de nombreux écrivains et artistes étrangers. C'était un homme courageux, qui garda jusqu'à un âge avancé, une grande vigueur. Il pouvait rester une journée entière à cheval et, comme le dernier de ses soldats, supporter toutes les privations. Il avait quatre vingt huit ans quand il commanda une bataille contre les Carthaginois. Le lendemain, Scipion Emilien le trouva debout, devant sa tente, mangeant un morceau de galette, qui formait son repas.
Mais il savait aussi se comporter en souverain raffiné, portant de riches vêtements et une couronne sur la tête, donnant, dans son palais de Cirta, des banquets où les tables étaient chargées de vaisselle d'or et d'argent et où se produisaient les musiciens venus de Grèce.

Massinissa avait combattu les Carthaginois mais il ne dédaigna guère la civilisation carthaginoise, dont il sut tirer avantage. La langue punique fut d'usage courant dans sa capitale où on parlait également, en plus du amazigh, les langues grecque et latine.

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Postérité

Tombeau de Massinissa à El-Khroub (dit : Soumaa El-Khroub) près de ConstantineIl eut plusieurs épouses et un nombre considérable d'enfants dont quarante trois mâles. La plupart disparurent avant lui mais il en resta, à sa mort, une dizaine. Il aimait les enfants et il gardait autour de lui ses petits-enfants. A un marchand grec, venu acheter des singes en Numidie, pour distraire les riches, il aurait dit : « Les femmes de votre pays, ne vous donnent-elles pas des enfants ? »

Massinissa fut célèbre dans tous les pays de la Méditerranée et l'île de Delos, en Grèce, lui éleva trois statues. Vers la fin de sa vie, il voulut s'emparer de Carthage pour en faire sa capitale. Les Romains qui redoutaient qu'il n'acquière une puissance encore plus grande que celle des Carthaginois et qu'il ne se retourne contre eux, s'opposèrent à ce projet. Caton, attirant l'attention sur le danger que représentait Massinissa, lança sa célèbre formule : « Delenda est Carthago ! » (« Il faut détruire Carthage ! »).

Ce fut de nouveau la guerre en Afrique et, après d'âpres combats, Carthage fut livrée aux flammes, puis au pillage. Les survivants furent réduits en esclavage et la ville fut entièrement rasée (149 avant J.C). Massinissa, mort quelques temps plus tôt, n'avait pas assisté à la chute de la ville convoitée. Ses sujets, qui l'aimaient, lui dressèrent un mausolée, non loin de Cirta, sa capitale, et un temple à Thougga, l'actuelle Dougga, en Tunisie.





Ce message a été modifié par adan123 - Thursday 20 July 2006 à 21:44.
Adan123
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Espagne
Thursday 20 July 2006 à 21:48
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L'histoire de la Numidie

La Numidie est un ancien royaume de l'Afrique septentrionale, correspondant à l'Algérie; la Mulucha (Moulouia) le séparait de la Maurétanie à l'Ouest; le Tusca (ruisseau de Tabarka), du territoire carthaginois, qui forma ensuite la province d'Afrique (aujourd'hui Tunisie). Au Sud, la région saharienne était occupée par les Gétules. Les Numides, dont les descendants sont les Kabyles, étaient divisés en tribus, dont les deux principales étaient, au IIIe siècle, les Massyli et les Massaesyli, formant deux royaumes séparés par l'Ampsaga (oued el-Kebir, entre les Sept Caps [Seba-Rous] et Djidjelli); les premiers à l'Est., les seconds à l'Ouest. Le nom de Numides dérive du mot nomade et fut donné par les Grecs. La cavalerie excellente de ces peuples était leur principale force militaire. Ils ignoraient encore le chameau, qui ne fut introduit qu'à l'époque des Ptolémées, et d'abord vers la Cyrénaïque, mais ils possédaient l'éléphant, qu'ils domestiquaient, chassaient la gazelle, l'âne sauvage, l'autruche, le lion, très abondants. Les principales ressources végétales étaient l'olivier, l'oranger, le ricin arborescent, le dattier. Les marbres veinés de Numidie furent les plus recherchés à l'époque impériale.
Les Numides subirent la domination des Carthaginois, qui avaient été d'abord leurs tributaires à leur arrivée en Afrique. Ils échouèrent dans plusieurs tentatives pour secouer ce joug, et furent forcés de servir dans les armées de Carthage. L'intervention des Romains dans la lutte entre Syphax, roi des Massésyliens, et Masinissa, roi des Massyliens, amena, en 203 av. J. C., le triomphe de ce dernier, qui demeura roi de toute la Numidie, et eut pour successeur son fils Micipsa, en 148. Jugurtha, que Micipsa, son oncle, avait institué son héritier conjointement avec ses deux fils, Adherbal et Hliempsal, fit périr ces deux princes et s'empara du royaume. Il soutint contre les Romains, par son or et par ses armes, une guerre mémorable, et leur fut livré en 106 par son beau-père Bocchus, roi de Maurétanie, qui reçut en récompense de cette trahison le pays des Massésyliens. Cette partie occidentale de la Numidie fut réduite en province romaine en 42. Une portion de la Numidie orientale fut réunie à l'Afrique propre, et deux petits-fils de Masinissa, Hiempsal Il et Mandrestal, régnèrent sur les restes de la contrée. Ils eurent pour successeur Juba, fils de Hiempsal, qui prit parti pour Pompée contre César, et fut vaincu par ce dernier à Thapse, en 40. Son royaume devint une province romaine. Tacfarinas, chef numide, se souleva, en 17 de notre ère, contre la domination de Rome; mais il fut défait et tué dans une bataille en 24.

A l'époque romaine, quand la région occidentale fut rattachée à la Maurétanie et la Numidie réduite au pays des Massyli, les principales villes furent : avec la capitale Cirta (Constantine), son port de Rusicade (auj. Skikda), Hippo Regius (près d'Annaba), Tabraca (Tabarka), Theveste (Tebessa), Lambaesa, Thamucadis (Timgad), Bulla Regia, sur le Bagradas (Medjerda), Sicca Veneria (le Kef), etc.

Entre Carthage et Rome

Au IIIe siècle avant notre ère, la cavalerie numide faisait la force des armées carthaginoises, et le contingent commandé par le métis Mutines faillit enlever la Sicile aux Romains. A cette époque, le roi des Massyliens était Gala, voisin et allié de Carthage; le roi des Massaesyliens, Syphax, s'était, au contraire, rapproché de Rome. Masinissa, fils de Gala, fut, en 213, chargé de combattre Syphax, le vainquit et l'obligea à se réfugier chez les Maurétaniens, l'empéchant d'exiler les Romains en Espagne. Lui-même y passa avec ses cavaliers numides (212). On l'y retrouve en 209 et en 206 à la bataille de Silpia où Scipion écrasa l'armée carthaginoise d'Hasdrubal, Giscon et Magon. Le prince numide négocia alors avec le vainqueur, eut une entrevue personnelle avec Scipion et s'engagea à lui prêter son concours pour une invasion en Afrique. Cette défection fut, dit-on, motivée par un manque de parole d'Hasdrubal, qui avait promis à Masinissa la main de sa fille, la belle Sophonisbe, et qui la donna à Syphax pour le gagner; mais il se pourrait que cette rupture fût postérieure à l'entente secrète de Masinissa et de Scipion.

Quoi qu'il en soit, le premier demeura en apparence fidèle à ses alliés. Sur ces entrefaites, son père, étant mort, avait eu pour successeur, selon l'usage numide, le mâle aîné de la famille, son frère Oesalcès, oncle de Masinissa, lequel mourut bientôt et fut remplacé par son fils, le faible Capusa, lequel fut évincé au profit de son frère, le jeune Lacumacès, sous le nom duquel le pouvoir fut exercé par un chef du nom de Mezetulus. Masinissa revendiqua la couronne, sollicita vainement l'appui de Bocchar, roi de Maurétanie, et n'en vainquit pas moins ses concurrents. Mais à peine était-il établi qu'il fut attaqué par Syphax et trois fois de suite complètement défait et réduit à se cacher. Il errait sur la côte avec une bande de maraudeurs quand Scipion débarqua (204). Il ne lui rendit pas moins de signalés services, embaucha des cavaliers numides, défit Hannon, fils d'Hamilcar, et eut une grande part à la décisive attaque de nuit qui dispersa les forces d'Hasdrubal et de Syphax.

Masinissa, intimement lié avec Scipion et Laelius, révéla des qualités militaires remarquables, une énergie à toute épreuve, une fidélité qui ne se démentit jamais. Après une seconde défaite de Syphax et Hasdrubal, il reconquit son royaume; un retour offensif de Syphax fut repoussé et le roi fait prisonnier. Sa capitale, Cirta, fut prise avec ses trésors et sa femme, la belle Sophonisbe. Celle-ci était toujours aimée de Masinissa; mais le général romain, redoutant l'influence de la fille d'Hasdrubal, mit l'amoureux en demeure de choisir, et Masinissa invita Sophonisbe à s'empoisonner. En récompense, il obtint les honneurs royaux. Hannibal, revenu en Afrique, fit une tentative pour le ramener à lui, mais sans y parvenir. Masinissa assistait à la bataille de Zama, avec 6000 fantassins et 4000 cavaliers, et commandait la cavalerie de l'aile droite; après avoir mis en fuite les cavaliers numides, qui lui étaient opposés, il revint prendre à revers l'infanterie d'Hannibal et eut part au choc qui décida de la victoire. A la paix, il obtint non seulement la protection romaine et ses anciens États, mais encore la plus grande partie de ceux de Syphax (201).

A partir de ce moment, le redoutable chef régna pendant cinquante années sur la Numidie. Son objectif constant fut l'annexion des fertiles territoires carthaginois, en particulier de l'Emporia (Tunisie centrale, Sahel de Sfax-Sousse). Les querelles étaient portées à Rome dont les Carthaginois invoquaient l'autorité pour faire observer le traité, mais qui favorisait en sous main les agressions numides. Masinissa fournissait des auxiliaires commandés par son fils Misagènes, des cavaliers, des éléphants, du blé pour les guerres de Macédoine et d'Asie. Enfin, en 150, on en vint à un conflit, le parti favorable aux Numides fut exilé de Carthage par les démocrates; Ie roi prépara la guerre; une ambassade envoyée par lui, avec ses deux fils Micipsa et Gulussa, ne fut pas reçue et même fut attaquée au retour. Masinissa vint assiéger Orocaspa. Hasdrubal lui livra bataille sans résultat.

Le jeune Scipion Emilien, venu visiter Masinissa, s'interposa sans pouvoir réconcilier les ennemis, Carthage ayant refusé de livrer les déserteurs numides. Hasdrubal fut cerné, obligé de capituler, et une grande partie de ses soldats furent égorgés au mépris du pacte, Ce fut alors que les Romains intervinrent pour consommer la ruine de la cité rivale (149). Les négociations conduites par eux avec une perfidie insigne désarmèrent Carthage, sans lui laisser d'autre issue qu'une résistance désespérée. Masinissa s'abstint au début de la troisième guerre punique, inquiet de voir les Romains opérer pour leur propre compte et peu soucieux du redoutable voisinage qu'allait procurer à son royaume leur installation permanente en Afrique. Il mourut plus que nonagénaire au moment où une ambassade romaine venait le mettre en demeure d'envoyer ses auxiliaires. Jusqu'à la fin, il avait conservé son activité physique et marché lui-même à la tête de ses troupes. Des 54 fils qu'il avait eus de ses femmes ou concubines, trois seulement survivants ont joué un rôle, Micipsa, Mastanabal et Gulussa. A son lit de mort, le vieux monarque avait mandé Scipion Emilien, le chargeant de régler sa succession (148).

La geste de Jugurtha
Le fils aîné, Micipsa, eut Cirta et les trésors paternels; la mort de ses frères le laissa bientôt seul roi de la Numidie agrandie jusqu'aux Syrtes après la chute de Carthage. Il fut fidèle à l'alliance romaine, envoya des auxiliaires pour les guerres d'Espagne, notamment contre Viriathe (142) et contre Numance. En 125, une peste ravagea la Numidie et fit périr 800 000 personnes. Micipsa, comme ses frères, était fort cultivé, s'entourant de lettrés et savants grecs; il embellit beaucoup sa capitale, A sa mort (118), il laissa son royaume à ses fils légitimes. Adherbal et Hiempsal et à son neveu Jugurtha, qu'il avait adopté. Il restait encore un fils de Gulussa, du nom de Massiva, et un autre fils de Mastanabal, du nom de Gauda, qui fut désigné comme héritier à défaut des trois premiers princes. De ceux-ci, le plus remarquable était Jugurtha, fils d'une concubine de Mastanabal; son grand-père Masinissa l'avait tenu à l'écart, mais le doux Micipsa l'adopta et l'associa à ses fils Adherbal et Hiempsal. Jugurtha, très brave et habile aux exercices physiques, était populaire parmi les Numides; il commanda brillamment le corps auxiliaire envoyé à Scipion contre Numance. Dès que Micipsa fut mort, la brouille éclata entre Jugurtha et ses cousins, surtout le plus jeune, le bouillant Hiempsal. On était convenu de partager le royaume et les trésors, mais pendant les pourparlers Hiempsal, logé à Thirmida chez un serviteur de Jugurtha, fut assassiné. Adherbal prit les armes, mais fut battu et se réfugia dans la province romaine d'où il gagna Rome afin de plaider sa cause devant le sénat.

Jugurtha, qui avait vécu devant Numance avec les nobles romains et savait leur corruption, expédia des ambassadeurs qui, par des présents bien distribués, calmeront l'indignation des sénateurs. Ils décidèrent de partager la Numidie entre les deux compétiteurs et en chargèrent une commission qui vint en Afrique. Jugurtha la corrompit et se fit adjuger la portion occidentale, la plus vaste (117). Il ne retarda pas à reprendre ses tentatives pour devenir maître de tout. Adherhal supportant sans répondre ses agressions, il finit par envahir son royaume; vainqueur, il le bloqua dans Cirta. Une ambassade romaine arriva pour ordonner la paix; Jugurtha la renvoya avec de belles paroles et de l'argent et reprit le siège. Une seconde ambassade survint, dirigée par M. Aemilius Scaurus; elle se laissa berner, et quand elle fut partie la garnison de Cirta capitula sur la promesse d'avoir la vie sauve : ce qui n'empêcha pas Jugurtha de faire aussitôt massacrer Adherhal et sa suite (112). C'était trop compter sur la longanimité romaine; le tribun C. Memmius porta la question devant le peuple et la guerre fut déclarée.

Le consul L. Calpurnius Bestia débarqua en Afrique et envahit la Numidie; Jugurtha l'acheta, ainsi que M. Scaurus, son lieutenant, et en obtint une paix favorable (111). L'irritation redoubla à Rome et l'intègre préteur L. Cassius fut dépêché au roi pour le sommer de venir à Rome se justifier. Il déféra à l'invitation, mais acheta un tribun de la plèbe qui, lorsqu'il parut devant l'assemblée du peuple, lui défendit de parler. Il resta à Rome, continuant ses intrigues, et eut fini probablement par s'en tirer, s'il n'avait eu l'audace de faire assassiner son cousin Massiva, fils de Gulussa, qui, allié d'Adherbal, s'était réfugié à Rome, où il briguait le trône de Numidie (110). L'agent du crime, Bomilcar, fut mis en accusation, et Jugurtha reçut l'ordre de quitter l'Italie. A son départ de Rome, il s'écria, dit-on :

« Ville vénale qui périrait vite s'il se trouvait un acheteur! »
Le consul Sp. Postumius Albinus, protecteur de Massiva, fut chargé de la guerre; il ne fit rien, et son frère Aulus, qui le suppléait en son absence, laissa surprendre et battre son armée près de Suthul; une partie passa sous le joug. Le traité consenti par Aulus fut, annulé par le sénat, et le consul désigné, Q. Caecilius Metellus, envoyé en Numidie (109). La campagne fut bien conduite, Jugurtha battu, mais Metellus ne put prendre Zama. Suivant la méthode romaine, il négocia, augmentant à mesure ses exigences, et, lorsque Jugurtha eut livré ses éléphants et une grande partie de ses armes et de ses chevaux, l'invita à se livrer lui-même. Le roi reprit la lutte, déjoua le complot de Bomilcar et Nabdalsa, deux de ses fidèles gagnés par l'ennemi, et qu'il fit tuer. Dès lors il n'eut plus confiance en personne et beaucoup de ses adhérents furent immolés à ses soupçons. Il se retira vers le désert, où Metellus lui enleva sa place forte de Thala, mais obtint l'alliance de Bocchus. roi de Maurétanie (108). Marius réussit alors à se faire donner le commandement aux lieu et place de Metellus (107). Il mena vivement la guerre, emporta toutes les forteresses du roi numide et conquit ainsi tous ses trésors. Désespérés, Jugurtha et Bocchus tentèrent une surprise, mais furent complètement défaits. Jugurtha fut livré à Sylla, questeur de Marius, par son allié au début de l'an 106. Il figura au triomphe de Marius le 1er janvier 104, puis fut étranglé dans son cachot. Ses deux fils furent internés à Venouse. L'histoire de ce cruel et rusé personnage nous a valu le chef-d'œuvre de Salluste.

Numidia propria
L'héritier du trône était le faible Gauda qui avait épousé la cause des Romains et s'était attaché à Marius. Il eut probablement pour sa part la Numidie orientale, l'ancien royaume des Massaesyli étant cédé à Bocchus et annexé à la Maurétanie. On peut supposer que le roi Hiempsal, dont il est question ensuite, était le fils de ce Gauda, bien qu'une inscription le présente comme petit-fils de Masinissa et en fasse un fils de Gulussa. Quoi qu'il en soit, cet Hiempsal régnait en Numidie à l'époque de la guerre civile entre Marius et Sylla, et il se prononça contre les Marianistes (88). Il fut, en raison de cette attitude, renversé par Cn. Domitius Ahenobarbus, qui lui substitua Hiarbas. Mais après le triomphe des Sullaniens, Pompée vint en Afrique écraser Domitius et restaurer Hiempsal (84), lequel vivait encore en 62. Salluste parle de ses ouvrages en langue punique.

Il eut pour successeur son fils Juba, qui était venu à Rome en 62 pour plaider la cause de son père contre un Numide du nom de Masintha et eut à ce sujet une violente discussion avec César, alors préteur. Le royaume de Numidie s'étendait sur une grande partie des tribus gétules du désert. Juba, dans la guerre civile, resta fidèle à Pompée, d'autant plus que le tribun césarien Curion avait en 50 proposé de réduire son royaume en province. Quand ce même Curion débarqua en Afrique l'année suivante avec deux légions, Juba accourut au secours du général pompéien P. Attius Varus. Celui-ci avait été battu et rejeté sur Utique, mais Juba infligea une défaite sanglante à Curion qu'il avait su attirer sur les bords du Bagradas; il resta sur le champ de bataille avec toute son infanterie; les cavaliers survivants se rendirent à Varus, mais furent passés au fil de l'épée par ordre de Juba. Le sénat pompéien lui décerna les honneurs royaux; César et son sénat le déclarèrent ennemi public. Ce fut en Afrique que se réfugièrent après Pharsale les chefs de la noblesse, à leur tête Scipion et Caton. En 46, César les y poursuivit ; en même temps, Bocchus, roi de Maurétanie, renforcé par un aventurier du nom de P. Sittius, qui s'était mis au service de César, avec la bande réunie par lui, envahit la Numidie et prit Cirta. L'arrogance du roi blessait vivement ses alliés romains, et ni ses éléphants ni sa cavalerie ne leur furent d'un grand secours. Les Gétules, qui avaient conservé le souvenir de Marius, passèrent du côté de César. Juba et Labienus furent d'abord battus dans un combat de cavalerie. Après la déroute de Thapsus, la forte place de Zama, où le roi avait abrité sa famille et ses trésors, lui ferma ses portes. Quand il apprit le suicide de Caton à Utique et la défaite de son général Saburra, qu'il avait opposé à Sittius, lui-même se donna la mort avec son compagnon romain Petreius.

La Numidie fut alors réduite en province romaine sous le titre de Numidia propria on de Nova Africa, et l'historien Salluste chargé de l'administrer comme préfet avec pouvoir proconsulaire. Dion Cassius l'accuse d'avoir surtout pillé. La province fut d'ailleurs démembrée pour récompenser le concours de Sittius, qui reçut Cirta, et du roi de Maurétanie, qui reçut le pays jusqu'à Saldae (Bejaia) ou même jusqu'à l'Ampsaga. Tous deux y furent tenus en échec par un chef numide du nom d'Arabion. Lors du partage du second triumvirat, l'Afrique fut assignée à Octave (43). T. Sextius, ancien Légat de César, gouvernait la Nouvelle Afrique. Il guerroya contre Q. Cornificius et Laelius qui tenaient l'ancienne Afrique au nom du parti républicain; il les défit et les fit périr. Mais alors il fallut remettre les deux provinces à Lépide auquel les attribuait le nouveau partage fait entre les triumvirs après la bataille de Philippes. Elles revinrent à Octave en 36. Quand il fut seul maître, il rendit au jeune Juba Il, fils du premier Juba, le royaume de Numidie. Elevé en Italie, celui-ci avait été le compagnon d'Auguste qui lui fit épouser Séléné, fille d'Antoine et de Cléopâtre, En l'an 23, Juba II échangea la Numidie contre la Maurétanie, l'empereur lui attribuant le double royaume de Bogud et de Bocchus.

La Numidie fut définitivement réduite en province romaine. Elle fut adjointe à l'Afrique, formant une province sénatoriale et proconsulaire, qui s'étendit de Saldae à l'autel des Philènes aux limites de la Cyrénaïque. A Lambèse fut campée une légion (Tertia Augusta), noyau de la défense militaire de l'Afrique. Au temps de Caligula, on sépara l'autorité civile du commandement militaire confié à un légat qui parait bien avoir administré sous l'empire la province de Numidie, séparée de celle d'Afrique par le Tusca sur la côte Nord et le fossé de Scipion à Thenae (entre Sfax et Maharès) sur la côte Est. A l'Ouest, la frontière avait été rapprochée par l'extension de la Maurétanie jusqu'au cours de l'Ampsaga au moment où Caligula en fit une province romaine.

A l'époque de Dioclétien, la Numidie était à peu près réduite à l'actuelle wilaya de Constantine, par la formation des nouvelles provinces de Byzacène et Tripolitaine. Dans l'intervalle, son histoire avait été celle de l'Afrique romaine, très prospère, à peine troublée par quelques insurrections de tribus natives et la guerre civile des Gordiens (238). Au IVe siècle, les troubles s'aggravent, le schisme des donatistes, celui des circumcellions, devaient s'appuyer sur des éléments indigènes. La conquête vandale de 429 à 439 (Genséric) fut marquée par de cruels ravages; elle désorganise le pays et les Maures, ruinent les villes de l'intérieur.




Ce message a été modifié par adan123 - Thursday 20 July 2006 à 21:53.
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Friday 21 July 2006 à 14:41
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c'est quoi tamazgha?


Tamazgha (Afrique du Nord) a connu d’innombrables invasions : Phéniciens, Romains, Vandales, Byzantins, Arabes, Espagnols, Italiens, Ottomans, Français se sont succédé depuis le 10ème siècle avant J.C. Les périodes d’occupation furent plus ou moins longues : De 5 siècles pour les Romains à 130 ans pour les Français.

Tamazight, la langue amazighe (langue berbère) existe depuis la plus haute antiquité. Elle dispose d’un système d’écriture original, tifinagh, utilisé et préservé à ce jour par les touaregs. Depuis quelques décennies, tous les groupes amazighophones (berbérophones) se sont réappropriés cette écriture ancestrale. Actuellement la langue amazighe est parlée par environ 40 millions de personnes en Afrique du Nord (de l’oasis de Siwa en Egypte au Maroc en passant par la Libye, la Tunisie, l’Algérie, le Niger, le Mali) et dans la diaspora.

A l’origine, les amazighs (les berbères) occupaient un immense territoire allant de l’Egypte aux Iles Canaries et de la mer Méditerrannée jusqu’au fleuve Niger et aux confins de l’Afrique Noire. Depuis, l’espace amazighophone s’est inexorablement rétréci au fur et à mesure qu’avance l’arabisation entamée au 7ème siècle de notre ère et se poursuivant encore aujourd’hui avec encore plus de force et d’agressivité. Cependant, même lorsqu’ils ont perdu l’usage de la langue comme les canariens, les amazighs restent fermement attachés à leur identité ancestrale.


Aujourd'hui?


Le peuple amazigh est aujourd’hui réparti principalement entre le Maroc (50% du total) et l’Algérie (30%). Les 20% restants se répartissent entre la Tunisie, la Libye, l’Egypte, les Canaries et les populations touaregs (Niger, Mali). En rapport à la population totale du pays, les amazighophones représentent 60% au Maroc (Rif, Atlas, Souss) et 30% en Algérie (Kabylie, Aurès, M’zab...).

Les populations amazighophones occupent aujourd’hui essentiellement les reliefs montagneux du Rif et de l’Atlas (Maroc), du Djurdjura, des Bibans, des Babors, du Chenoua et des Aurès (Algérie), de Nefousa (Libye) et le désert (Sud Marocain, Sahara algérien, pays touareg, désert tunisien, libyen et égyptien). De plus, elles sont coupées les unes des autres par d’immenses distances (plus de 3000 km séparent les Rifains des Touaregs par exemple) et par les frontières administratives des Etats qui réduisent ou interdisent parfois dramatiquement leur libre circulation. Dans le cas des Touaregs dont le territoire est réparti entre 6 pays, cela remet tout simplement en cause leur mode de vie traditionnel et menace par conséquent leur survie.

Comme le disait l’éminent écrivain amazigh Mouloud Mammeri, ce qui fait l’unité de destin des amazighs c’est aussi la répression quasi générale, directe ou incidieuse, de la part des gouvernants coloniaux ou post-coloniaux. Ces derniers voient en la différence de culture une volonté d’émancipation, donc de...liberté. En effet, c’est absolument la même politique de négation et d’éradication de leur langue et de leur culture qui leur est opposée depuis toujours par les différents régimes qui les gouvernent ou qui les ont gouvernés.

Cette politique a déjà achevé son œuvre aux Iles Canaries après cinq siècles d’hispanisation à outrance. Aujourd’hui la langue amazighe n’est plus qu’un souvenir enfoui dans la mémoire canarienne mais la toponymie et des traditions antérieures à la conquête espagnole ont été conservées. Le même processus est en cours en Libye et en Tunisie, deux Etats qui ont recours aux mêmes méthodes d’intimidation et de violences pour empêcher toute expression publique de l’identité amazighe. Parallèlement, la falsification de l’histoire et la politique d’arabisation travaillent à l’assimilation forcée des populations amazighophones.

Au Niger et au Mali, pour les populations touarègues, c’est tout simplement de survie qu’il s’agit. A la sécheresse s’ajoute le fait que les touaregs sont marginalisés sur les plans politique, économique et social et par conséquent ne tirent aucun bénéfice des richesses minières de leur sous-sol contrôlées par le pouvoir central et exploitées par des firmes multinationales. C’est cette menace d’une extermination lente qui a poussé les touaregs à se rebeller contre les Etats Nigérien et Malien au début des années 90. Malheureusement la réponse à leurs justes revendications a été tout simplement une répression sanglante faisant plusieurs milliers de victimes dans un silence et une impunité absolus.

Au Maroc et en Algérie, les gouvernants se fondent sur des Constitutions nationales qui font de l’arabe la langue unique et l’islam la religion de l’Etat. Des lois viennent ensuite préciser l’exclusion de tout ce qui n’entre pas dans ce cadre. Il en est ainsi par exemple de la loi de 1991 « portant généralisation de la langue arabe », entrée en vigueur en 1998 en Algérie, la loi sur l’interdiction des prénoms amazighs au Maroc et un grand nombre de pratiques répressives qui interdisent ou restreignent fermement la liberté d’expression de la langue et de la culture amazighes (refus d’agrément des associations culturelles, interdiction ou non autorisation des manifestations culturelles, intimidations et tracasseries administratives et policières à l’encontre des citoyens et militants amazighs...).

Ce sont toutes ces injustices (politiques, économiques, sociales, culturelles), le déni et le mépris du fait amazigh par les autorités qui ont contraint la jeunesse principalement, à la révolte en Kabylie notamment (1976, printemps berbère 1980, boycott scolaire en 1994/95, explosion de colère populaire à la suite de l’assassinat de Lounès Matoub en juin 1998, printemps noir 2001). Et les mêmes injustices si elles persistent, pousseront demain les amazighs du Maroc (beaucoup plus nombreux) à en faire de même, à moins que « l’expérience kabyle » ne serve à faire prendre conscience aux Etats que la répression ne peut pas être le mode de gestion des aspirations des populations à vivre dans la paix, la dignité et dans leur langue et leur culture.

Ce message a été modifié par badlife - Sunday 23 July 2006 à 20:47.
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Monday 24 July 2006 à 16:14
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Salut tous le monde , très fiere d'etre Berbère Tunisienne wub.gif

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Karim06
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25 ans (H)
Friday 28 July 2006 à 21:42
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La Kabylie

La Kabylie est une région accidentée, parcourue d’ouest en est par deux chaînes de montagnes se rejoignant à leurs extrémités.

Dans la partie sud se dresse le massif le plus imposant, culminant à Lalla-Khedidja (2 308 m), le plus célèbre depuis l’Antiquité : le mons Ferratus ( ?) des Anciens, le Djurdjura des relations des Européens ; il finit même par désigner toute la Kabylie. Il décrit un véritable arc de cercle autour des Zouaoua. À l’ouest, il se prolonge en obliquant vers le nord par les monts Maatka auxquels s’adossent les chaînons du Boubrak, qui séparent la vallée de Sebaou de celle de l’Isser. À l’est, il est relayé par deux contreforts, l’un prenant la direction du nord-est jusqu’au voisinage de Béjaia, l’autre celle du sud-est jusqu’aux abords de Sétif.

La seconde chaîne de montagnes de la Kabylie, qui porte souvent le nom de tribus peuplant ses versants est appelée communément chaîne du littoral, suit la côte entre Dellys et le nord de Béjaia. Elle est moins imposante que la première dont elle ne constitue que les prolongements en direction du nord. En effet, il n’y a guère de véritables plaines entre ces deux massifs. Chaînons et mamelons se rejoignent de part et d’autre, s’enchevêtrent et se confondent. De sorte que l’ensemble se présente sous la forme d’une masse compacte, d’une vaste plate-forme à laquelle on accède par un petit nombre de déchirures qui en constituent les vallées les plus larges. Le sol en est pauvre, mais suffisamment arrosé pour permettre une mise en valeur de chaque pouce de terrain par une population en surnombre d’agriculteurs sédentaires.

bejaia:





le printemps kabyle:







Ame_triste
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Saturday 29 July 2006 à 00:11
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han si seulement je vivais à l'époque de Numidie sleep.gif
Karim06
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25 ans (H)
Saturday 29 July 2006 à 11:12
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Il se rencontre encore un peu partout dans le monde de ces minorités ethniques ou linguistiques qui, tantôt instinctivement, tantôt consciemment, se sont opposées à toutes les tentatives d’absorption et en ont triomphé finalement. Il semble même que l’univers hostile dont elles sont entourées contribue largement à durcir leur résistance et à leur forger une personnalité nettement dégagée, originale jusque dans les manifestations les plus simples. C’est le cas des Kabyles en Algérie. Reste du grand peuple berbère dont le domaine s’étendait de l’Égypte à l’Atlantique et de la Méditerranée à l’Afrique noire, ils forment un groupement humain bien distinct par le territoire (la Kabylie), un mode de vie propre, une langue, une littérature et des traditions communes. Autant d’éléments constitutifs d’une nationalité toujours en puissance, mais jamais pleinement réalisée, dont la connaissance est indispensable pour qui veut comprendre certains problèmes posés à l’Algérie indépendante.
Adan123
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Saturday 29 July 2006 à 20:39
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Tamzhga

Adan123
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(H)
Espagne
Saturday 29 July 2006 à 20:48
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Le Rif (Arif en berbère : « extrémité », er-Rif الريف en arabe) est une région du nord-est du Maroc dans l'axe montagneux prolongeant le Moyen Atlas, de Cap Spartel et Tanger, à l'ouest, jusqu'à Cap des Trois Fourches et Melilla à l'est, de la mer Méditerranée, au nord, à la rivière Ouargha au sud.

Les habitants, les Rifains, sont notamment des bérbérophones parlant le rifain (« tarifit »). Dans le nord du Maroc, les Berbères s'appellent eux-mêmes « Imazighen » ou « Irifyen ».

Les plus grandes villes du Rif sont notamment Al-Hoceima et Nador, et Melilla.







Ce message a été modifié par adan123 - Saturday 29 July 2006 à 20:53.
Adan123
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Espagne
Saturday 29 July 2006 à 21:00
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Histoire de imarate Nekor

Le royaume de Nekor était un Emirat dans la zone qui correspond au rif actuel au Maroc, avec une capital au debut à temsamane puis plus tard à Nekor. Il a été fondé par un immigré d'origines Arabes méridionales, Al-Himyari de Mansur d'ibn de Salih I dans l'année 710, par succession califal. Il a converti les tribus locales berbére à Islam. Fatigué par les restrictions de la religion, ils le chassérent en faveur d'une personne connue sous le nom d'az-Zaydi de la tribu de Nafza, mais ont changé d'avis et l'ont , et sa dynastie, les Banu Salih, ont régné sur la région jusqu'en 1019. Sur l'est, il a inclus les tribus de Zouagha et de Djeraoua d'Al-`Ais d'Abi d'ibn,à cinq jours de voyage de Nekor, encadrant au territoire du Matmata, Kebdana, Mernissa, Ghassasa du mont Herek, et de Qulu` Jarra, appartenant au Beni Ourtendi. À l'ouest, il s'est prolongé au Beni Marwan de Ghomara et au Beni Humayd, et a encadré le Mestassa et le Senhaja. Derrière elle s etandais à l'Awraba, la bande de Ferhun, du Beni Oulid, du Zenata, du Beni Irnian, et du Beni Merasen de la bande du seigneur de Qasim de Sa. Sur le nord, il a été limité par la mer, environ cinq milles de Nekor. En résumé, il occupait une certaine partie du rif marocain.

Les souverains banu salih furent: -Salih I ibn Mansur al-Himyari "al-`Abd as-Salih" (710-749) -al-Mu'tasim ibn Salih (749-?), connut pour être trés pieu. -Idris I ibn Salih (?-760), qui decouvrit Nekor -Sa'id I ibn Idris (760-803) , qui a déplacé le capital à Nekor. Dans son règne, Nekor fut saccagé par les normands, qui capturérent beaucoup de prisonnier, dont quelques uns qui étaient racheté par le souverain omeyyade d'Espagne. Plus tard, une partie de la tribu de Ghomara s'est révolté, mené par une personne appelée Segguen ; leur révolte a été défaite. -Salih II ibn Sa'id (803-864) , dont le frère a mené une révolte contre lui, mais a été défait. -Sa'id I ibn Salihibn (864-916) ; son frère et oncle plus âgés ont mené une révolte non réussie contre lui, mais il a été finalement défait et tué par leGénéral Fatimide Messala ibn Habus, qui a conquis le secteur durant six mois. Cependant, ses fils oont fui à Malaga auprés dy calife omeyyade, et sont retournés une fois que Messala était parti de la région et chassa avec succés sa guarnison. -Salih III ibn Sa'id (917-927) ; En remerciement, il a reconnu les califes omeyyade légitimes, de ce faitil transfére son allegeance nominale. -Abd Al-Badi ibn Salih "EL-Mu'ayyid" (927-929) ; il a été défait et tué par un autre général fatimide, Musa ibn Abi'l-Afiya , qui a détruit Nekor encore. Cependant, la ligne a été reprise (et la ville a été reco nstruite) par -Abu Ayyub Isma'il ibn 'Abd al Malik ibn Abd ar-Rahman ibn Sa'id I ibn Salih (930?-935), qui a été défait et tué par encore un autre général fatimide, Sandal le mawla. Cependant, quand Sandal est parti pour Fez, installant un gouverneur appelé Marmazu de la tribu des Ketama, les habitants se sont rebellés et installérent à nouveau un autre membre de la dynastie. -Musa ibn Rumi ibn Abd as-Sami` ibn Salih ibn Idris I ibn Salih (936?-940), qui a défait Marmazu et a envoyé sa tête au Calife Omeyyade à Cordoue. Cependant, il a été bientôt exilé par son parent : -Abd as-Sami' ibn Jurthum ibn Idris ibn Salih I ibn Mansur (940-947). son peuple se revolta etle tua; et firent venir un de ses parent de Malaga. -Jurthum ibn Ahmad ibn Ziyadat Allah ibn Sa'id I ibn Idris (947-970), qui adopta l ecole de jurisprudence Maliki
Dès lors, le royaume demeura sous cette souveraineté jusqu'à ce que l'emir Azdâji Ya'la ibn Futuh l'ait conquise en 1019 et ait chassé la famille regnante.
Toutes les dates sont converties du calendrier hegirien, à une année prés, basé sur les récit de Ibn Khaldoun , lui même basé sur Al Bakri. 1067-1147 : unification du Maghreb et de l'Andalousie par les Almoravides suivie d'une époque prospère liée aux échanges internationaux. fin XIIe-début XIXe siècle : successions de périodes d'anarchie et de prospérité. Perte de l'Espagne en 1340. Début de la pression européenne à partir du XVIIIe siècle.
l ile du nekor ( 100 m de la plage de sfiha à alhoeima) encore occupée par l'Espagne



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