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dimanche 17 février 2008 à 23:35
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Les philosophes de tout temps ont toujours eu des désacords sur presque autant de points que de sujets philosophiques existants. Cependant, la communauté philosophique (et ce, quelque soit l'époque) admet communement que l'homme est malheureux.
Rousseau pointait du doigt la société, son adversaire Voltaire la nature humaine, mais tous deux, comme tant d'autres, affirment que l'homme est malheureux.
Le désir (venant de la conscience) selon Shopenhauer en est la cause primaire, et comme le désir vient de la conscience, inhérente à l'Homme, le malheur de ce dernier est inéluctable.
....chouette !

J'en arrive à mon sujet: l'homme est-il vraiment malheureux ? Pourquoi ne le considérerons pas comme heureux ?

Il est considéré que le plaisir (pic intense, à l'inverse du bonheur qui est permanent) n'est -semble t-il- que de brefs mise en parhenthèse du malheur...

Est ce une vision péssimiste, rationelle de l'Homme ?




lundi 18 février 2008 à 01:10
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Peut être qu'on est heureux à partir du moment où on à le sentiment d'être moins bien loti que les autres. Je pense que le bonheur, c'est simplement une question de comparaison. Un type à qui il manque un bras déplore son handicap parce que les autres sont valides et lui non. Mais imaginons que l'humanité toute entière n'ait qu'un bras, alors à ce moment là, personne ne s'en plaindra. Et c'est pareil pour tout : on peut être malheureux car on est plus laid que la moyenne, parce qu'on a de mauvais résultats à l'école (par rapport à ses camarades), parce qu'on estime qu'on ne gagne pas assez d'argent (par rapport aux autres). Tout cela pour montrer que le bonheur est très relatif puisqu'il varie en fonction de la société dans laquelle on vit ou du groupe social qui nous sert de modèle : on peut imaginer que dans les temps troublés de l'histoire humaine, avoir de quoi manger un toit où se loger et un simple sentiment de sécurité suffisaient à rendre les gens heureux. Et on peut imaginer que dans un environnement aisé, les fils de riches ne se satisferont pas d'un emploi de maçon, ils ne s'estimeront heureux qu'en faisant au moins aussi bien que papa.

Le bonheur dépend donc aussi des exigences individuelles des gens. Certains se contentent de peu alors que d'autres sont plus exigents. Là encore, tout dépend à qui ils se comparent. Quelqu'un de complexé par une partie de son corps aimerait ressembler à monsieur ou madame tout le monde. Mais on constate aussi que beaucoup de personnes relativement jolies se plaignent aussi de leur physique, pourquoi ? parce qu'elles prennent pour modèle des personnes encore plus belles à qui elles aimeraient ressembler.

Dans ces conditions il semblerait que le bonheur soit inatteignable. Pas tout à fait, en fait je pense qu'il y a une hirarchie dans le malheur et le bonheur relatifs des gens. On dit que les riches sont aussi malheureux que les pauvres, mais il y a quand même une difference entre une personne qui se sent malheureuse parce qu'elle a de gros soucis financiers ou qu'elle n'arrive pas à manger à sa faim et une star qui se sent malheureuse parce qu'elle supporte mal la célébrité par exemple. La difference c'est que la star sait qu'elle est privilégiée : elle peut souffrir du stress, de certains soucis quotidien, etc mais elle ne souffre pas du sentiment d'être moins bien loti que les autres.

Il y a donc a mon avis deux solutions (que l'on peut combiner) pour atteindre le bonheur, soit on essaye de surpasser les autres : job, salaire, femme etc. Soit on revoit ses exigences à la baisse tel que le conseille Epicure, c'est à dire essayer de trouver le bonheur dans les choses simples : la nourriture, la conversation, la contemplation de la nature ...
Mais finalement je pense qu'on peux combiner les deux en appréciant les choses simples tout en essayant d'améliorer sa vie. D'ailleurs une grande source de plaisir et de satisfaction est le fait de réussir des choses difficiles et d'avoir le sentiment d'améliorer quelque chose dans sa vie : obtenir un diplôme, avoir de l'avancement, un meilleur salaire, devenir propriétaire, se cultiver, s'améliorer dans un sport, etc. Dans ce cas, le bonheur que cela procure ne vient pas uniquement de la comparaison avec les autres mais aussi de la comparaison avec la situation dans laquelle nous étions nous-même antérieurement, comme quoi c'est toujours une histoire de comparaison. Le seul hic c'est qu'en étant ambitieux, on prend le risque d'être déçu et donc d'être encore plus malheureux qu'avant, mais bon, dans la plupart des cas, les ambitieux et les travailleurs sont recompensés pour leurs efforts.

Donc en conclusion, pour être heureux, il faut à la foi apprécier les plaisirs simples et faire en sorte d'améliorer son existence.
lundi 18 février 2008 à 01:21
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Sans nom
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Donc en conclusion, pour être heureux, il faut à la foi apprécier les plaisirs simples et faire en sorte d'améliorer son existence.




Oui, j'ai vraiment l'impression que ta génération est une génération qui se contente de peu happy.gif.

La notre, je préfère pas en parler icon_redface.gif On était dans les convoitises, les frustrations, etc.

Ceci dit, il y avait des professions qui étaient pleinement reconnues (pas seulement pompier*)

*Vous me comprendrez un jour sleep.gif


lundi 18 février 2008 à 02:30
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Juday
lundi 18 février 2008 à 01:21
Oui, j'ai vraiment l'impression que ta génération est une génération qui se contente de peu happy.gif .

La notre, je préfère pas en parler icon_redface.gif On était dans les convoitises, les frustrations, etc.

Ceci dit, il y avait des professions qui étaient pleinement reconnues (pas seulement pompier*)

*Vous me comprendrez un jour sleep.gif




On a que 8 ans d'écart, ya quand meme pas un fossé générationnel entre nous. Mais tu as raison, ya beaucoup de jeunes paumés, démotivés, sans objectifs, sans ambitions, trop habitué à ne rien glander toute la journée et à vivre au dépend de papa maman. Mais ce qui est tragique c'est que face à eux, ya la réalité du monde du travail qui est vraiment de pire en pire et le choc n'en sera que plus terrible : chômage, baisse du pouvoir d'achat, augmentation du stress au boulot ...
Résultat, les gens ne sont plus heureux au travail.
lundi 18 février 2008 à 03:11
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Getalife
lundi 18 février 2008 à 01:10
On a que 8 ans d'écart, ya quand meme pas un fossé générationnel entre nous. Mais tu as raison, ya beaucoup de jeunes paumés, démotivés, sans objectifs, sans ambitions, trop habitué à ne rien glander toute la journée et à vivre au dépend de papa maman. Mais ce qui est tragique c'est que face à eux, ya la réalité du monde du travail qui est vraiment de pire en pire et le choc n'en sera que plus terrible : chômage, baisse du pouvoir d'achat, augmentation du stress au boulot ...
Résultat, les gens ne sont plus heureux au travail.




Non, tu ne m'as pas du tout compris.

Je parlais de faculté d'adaptation, vraiment hallucinante (c'était donc un compliment biggrin.gif)
mardi 19 février 2008 à 16:08
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Getalife
lundi 18 février 2008 à 01:10
Donc en conclusion, pour être heureux, il faut à la foi apprécier les plaisirs simples et faire en sorte d'améliorer son existence.




Hum.... Alors je pense que tu as tout à fait raison, mais que ce raisonnement (que l'on doit en partie à Epicure, maintenant que tu le dis, je m'en souviens ^^) fait, à mon avis, abstraction de la réalité.
J'accepte de me contenter de peu pour être heureux (on croirait entendre balloo dans le livre de la jungle xD ) seulement si mon caractère me le permet. Personnellement, je ne pourrait pas.
Le bonheur n'est alors pas accessible à tous ? ...

Faire en sorte d'améliorer son existence ? Oui, surement. Mais améliorer suppose que quelquechose n'aille pas, donc que l'on est malheureux. Je veux devenir meilleur en maths parce que mes notes ne me permettent pas d'entrer dans la prépa que je vise, je suis donc malheureux tant que je n'orai pas des bonnes notes. Et cela nous mène jusqu'où ? ...Tant qu'on s'améliore, c'est que quelquechose ne va pas, donc que je suis maheureux (sauf si je me suffit à ce que j'ai, mais là ça renvoie à mon premier §) .Ainsi, on est perpétuellement malheureux, puisque tout ne peux pas bien aller. Je me trompe ?





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