jeudi 17 avril 2008 à 23:11
La réponse de l'ambassade de Chine ...
Si la Chine promet d'« améliorer ses points faibles » en matière de droits de l'homme, les événements violents de Lhassa du 14 mars prouvent que, sur la liberté de culte au Tibet, aucune évolution n'est à espérer.
Hu Chan Chun, conseiller de presse de l'ambassade de Chine :
Extraits :
En matière de droits de l'homme,
aucun pays ne peut prétendre qu'il est déjà parfait et qu'il n'a plus aucun progrès à faire. Au lieu de critiquer les autres, la Chine met l'accent sur ses propres points faibles à améliorer. Des progrès remarquables ont été obtenus dans ce domaine depuis la fondation de la République populaire en 1949 et notamment depuis la mise en œuvre de la politique de réforme et d'ouverture sur l'extérieur par Deng Xiaoping en 1978.
La flamme olympique passera-t-elle par le Tibet ?
La région autonome du Tibet fait partie intégrante de la Chine depuis des siècles, et constitue par conséquent une étape intégrante du parcours de la flamme olympique à l'intérieur de la Chine. Ces dernières années, le Tibet a connu un développement à grandes enjambées dans tous les domaines. Les habitants de toutes les ethnies de la région autonome attendent avec ardeur la flamme olympique. L'arrivée de la flamme olympique au mont Qomolungma (NDLR, l'Everest), le sommet du monde, marquera un moment fort dans toute l'histoire du relais de la flamme olympique.
Les manifestations de Lhassa ont été réprimées violemment. La Chine a-t-elle la volonté de rétablir la paix civile entre le Tibet et la Chine ?
Je tiens d'abord à éclaircir un point : les faits ont clairement montré que ce qui s'est passé à Lhassa le 14 mars n'est en aucun cas une manifestation pacifique, mais bien des violences criminelles. Face à de telles violences, tout gouvernement d'un Etat de droit doit prendre des mesures nécessaires pour rétablir l'ordre. « La répression » que vous entendez n'existe que dans les mensonges du dalaï-lama et ses supporteurs.
Par ailleurs, vous venez de mettre en parallèle le Tibet et la Chine, cette façon de parler est juridiquement erronée. Le Tibet fait partie de la Chine. C'est non seulement un fait qui existe depuis de nombreux siècles, mais aussi la position du gouvernement de tous les pays du monde.
Par contre, si votre question porte sur les efforts du gouvernement chinois en vue de rendre plus harmonieuses les relations entre les habitants du groupe ethnique tibétain et les habitants d'autres groupes ethniques, je vous parlerai volontiers de mes opinions.
La Chine est le foyer commun de ses 56 ethnies, y compris l'ethnie tibétaine. Ces 56 ethnies ont créé ensemble, au cours d'une histoire commune plusieurs fois millénaire, la splendide civilisation chinoise. La préservation et l'épanouissement de la culture des ethnies minoritaires ont toujours bénéficié d'une attention particulière du gouvernement central. Avec le soutien énergique du gouvernement central, la région autonome du Tibet a obtenu des progrès sans précédent au cours des cinquantes années passées, avec une croissance de 12 % pendant sept années consécutives, au-dessus de la moyenne nationale. En même temps, le gouvernement central est très sensible au développement de la culture traditionnelle et des religions tibétaines. Le gouvernement central a mobilisé d'immenses ressources matérielles et humaines pour la protection, la rénovation et la construction des infrastructures culturelles et religieuses au Tibet.
A l'heure actuelle, la Chine compte plus de cinquante instituts de recherche en tibétologie, avec essentiellement des chercheurs du groupe ethnique tibétain. La langue tibétaine, enseignée comme une matière principale dans toutes les écoles de la région autonome, est même devenue la première langue d'ethnie minoritaire de Chine répondant aux normes internationales. Aujourd'hui, le Tibet compte quelque 1.780 lieux de culte où plus de 46.000 bonzes et bonzesses exercent pleinement leurs activités religieuses. La liberté de croyance religieuse est pleinement respectée au Tibet comme partout en Chine.
Hu Jia et Ynag Chunlin viennent d'être condamnés à trois ans et demi et cinq ans de prison pour avoir exprimé une opinion. Est-ce un avertissement lancé aux dissidents chinois ?
La Chine est un Etat de droit, elle protège tous les droits fondamentaux des citoyens chinois, dont la liberté d'expression. En même temps, tous les citoyens demeurent égaux devant la loi et tout individu qui a violé la loi doit être puni par la loi comme dans tous les autres Etats de droit, qu'il soit « dissident » ou non. Je tiens à vous dire que les cas de Hu Jia et de Yang Chunlin sont jugés dans le strict respect de la loi et de la procédure judiciaire de la Chine. La Chine n'intervient jamais dans les affaires judiciaires d'autres pays. Nous espérons que la souveraineté judiciaire chinoise sera respectée aussi par les autres pays.
S O U R C E______________________________
On dirait qu'il a lu mes posts le gars... mais bon, il explique mieux que moi...
Et désolé, j'ai posté presque tout l'article... je voyais pas ce que je pouvais enlever.
Ce message a été modifié par Hijack - jeudi 17 avril 2008 à 23:24.