| QUOTE (dams22 @ 15 Sep 2005 à 16:05) |
| C'est de la délation........ Je ne sais pas si cela est souhaitable en France...Tout le monde va se surveiller les uns les autres. On ne pourra plus se promener en slip chez soit sans se sentir épier par le voisin. Cela pourrait instaurer un gros climat de "méfiance"..... |
| QUOTE (Grenouille verte @ 15 Sep 2005 à 16:01) |
| Bref, que pensez vous de de cette loi ? Est elle souhaitable en France ? Et ne fait elle pas ressurgir l'éternel débat entre dénonciation et délation ? |
| QUOTE (Dingosid @ 15 Sep 2005 à 17:42) |
| Pas faux. Mais si on part du principe que cette dénonciation (ou délation) ne doit pas exister on voit bien ce qui se passe, des fraudes en séries qui deviennent de plus en plus grosses et qui éclatent parfois au grand jour et que tout un chacun dénonce comme étant un scandale. Et au final nous avons un climat de méfiance identique car on part avec l'adage 'tous pourris' ... |
| QUOTE |
| Par ailleurs, la CNIL a fait porter ce sujet à l’ordre du jour de l’agenda de la prochaine session plénière du groupe dit « de l’article 29 », les 29 et 30 septembre prochains. Lors de cette réunion, la CNIL présentera l’état d’avancement de ces travaux au niveau français et proposera que le groupe produise des lignes directrices européennes en la matière. |
| QUOTE (dams22 @ 15 Sep 2005 à 19:04) |
| Peut être que des personnes vivants en suisse pourraient nous faire part de comment ils vivent ça en Suisse . (Heavy wizard, serguei the maniac, uno.... on vous attend!!:) ) |
cette loi made in USA va instaurer une super ambiance de travail, où les documents comptables seront enfermés jalousement dans un coffre, les experts comptables travailleront en sous-sol dans des pièces hermétiquement closes gardés par des marines surentrainés et tout le monde se regardera en plissant les yeux et en pensant "et s'il fraudait?"| QUOTE (Libération) |
| Dénoncer son collègue de travail qui commet un acte frauduleux ne passe décidément pas en France. Protestations et recours judiciaires se multiplient de la part de syndicats qui s'insurgent contre la mise en place par les directions de procédures de «whistleblowing», c'est-à-dire de systèmes qui permettent d'enregistrer les confidences de salariés à propos de fautes ou fraudes commises au sein de l'entreprise. En septembre, le comité d'entreprise de BSN-GlassPack, un fabricant girondin de bouteilles en verre, filiale d'un groupe américain, avait réussi à faire annuler par la justice la mise en place d'un Numéro vert. Il y a quelques semaines, les syndicats de Fonderie du Poitou aluminium situé dans la Vienne, qui appartient à l'italien Teksid, ont décidé d'alerter la presse et les autorités locales à propos de la création d'une «ligne dédiée pour alerte». Dans la filiale française du groupe pharmaceutique suisse Novartis, le comité central d'entreprise, associé à la CFDT et à FO, a décidé d'assigner pour délit d'entrave les responsables France et monde du groupe suite à la mise en place d'un «Numéro vert de délation au sein de sa filiale France». Sur le même sujet Motifs dérisoires. Dans la plupart des entreprises où le whistleblowing s'impose, on trouve la même opposition frontale des syndicats, et le même genre d'arguments. «C'est un système qui ne respecte pas l'intégrité des personnes», explique Alain Barreau, responsable FO de la Vienne. «Cela instaure un climat délétère, où tout le monde suspecte tout le monde et où la délation est de mise», estime Eric Barraud de Lagerie, délégué CFDT de Novartis. Les motifs de dénonciation sont souvent jugés dérisoires, voire carrément attentatoires à la vie privée. Les codes de conduite de bon nombre de sociétés prévoient ainsi l'interdiction de boire de l'alcool, de consommer de la drogue ou de sortir avec un collègue... L'opposition au whistleblowing se nourrit enfin de l'histoire de la France pendant la Seconde Guerre mondiale. «En présentant le système, le patron de Novartis parlait de "collaborateurs" de l'entreprise qui seraient "dénonciateurs". Soixante ans après la période noire de Vichy, l'utilisation de ces termes fait toujours mal», lance ainsi Eric Barraud de Lagerie. Au sein de Ducros, filiale française de l'américain McCormick, leader mondial des épices, la hot line installée en 2003 a été immédiatement baptisée «Allô collabo». |
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