dimanche 08 juin 2008 à 00:06
Je recopie pour les intervenants qui n'ont jamais pris la peine d'ouvrir un seul ouvrage de philosophie . tu las dit toi meme jno tu ne connais rien a l'athéisme parce que tu n'as pris la peine de te renseigner et tu n'es pas informé
tu l'as avoué toi meme l'athéisme se réduit pour toi a son étymologie. ce qui est une preuve flagrante d'inculture qui confirme une certaine paresse intellectuel. Et il n'y a d'ailleurs aucune raison de s'en vanter. d'ailleurs j'ai remarqué que tu n'es capable de t'exprimer calmement ou alors seulement sous forme forme de vociférations inaudibles.
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L’athéisme un des symptomes du christianisme
De nos jours, beaucoup de personnes se revendiquent athées ou sans religion ou croyance particulière. Ces personnes entendent par là qu’elles ne croient pas en une divinité supérieure ou un quelconque être transcendantal. Cette définition de l’athéisme reste très simpliste alors que de nombreux courants ont émergé et que le sens de ce concept a souvent changé au fil du temps.
avant de parler d’athéisme, il nous faudra déjà parler de religion et surtout de valeurs morales et voire ce que celles-ci apportent aux hommes. En effet, les valeurs morales ont ceci d’intéressant ; elles concernent tout le monde et cela depuis toujours tout comme ce qui appartient au domaine de la croyance.
Ce qui nous préoccupera par la suite, c’est de découvrir pourquoi elles se sont modifiées avec le temps, et pourquoi, selon Nietzsche, ces valeurs déclinent ? Si le sujet de la morale est si
important, c’est parce que Nietzsche considère que les valeurs sont ce qui est le plus
important pour nous et qu’elles donnent un sens à notre vie.
La mort de Dieu est, tout d’abord, à comprendre comme un grand bouleversement de la morale. Les valeurs qui la composent sont ce que l’homme s’est créé pour que le monde qui l’entoure ait un sens. « Nos valeurs sont ce qu’il y a de plus important dans notre existence. »
De plus elle nous sont enseignées dès la naissance : « C’est presque dès le berceau qu’on nous dote de paroles pesantes appelées « bien » et « mal ».
Les hommes ont en premier lieu eu des valeurs instinctives qui se sont affermies par la Raison pour devenir plus stables. Cette Raison est perçue comme étant ce qui nous conduit à la Vérité (sciences) parce que, selon Nietzsche, la majorité est en accord avec elle bien qu’il existe
aussi des personnes sceptiques qui doutent de tout mais qui ont tout de même des valeurs morales.
La Vérité dépend d’un ensemble de personnes (communauté, pays, culture) et par
conséquent n’est donc pas universelle. Chaque peuple a une autre façon de percevoir cette
Vérité, c'est-à-dire que la morale n’est pas partout la même. Zarathoustra dit : « J’ai vu
souvent appeler mauvaises des choses qu’ailleurs on drapait de la pourpre des honneurs. »
L’ensemble des valeurs qui composent la morale d’un peuple est ce que Nietzsche
nomme une table des valeurs. Zarathoustra le dit lui-même : « une table des valeurs est inscrite au dessus de chaque peuple »
Ce qui signifie que la recherche d’une morale unique et universelle est sans issue.
Auparavant, les hommes célébraient la dimension tragique de la vie c'est-à-dire le va et vient des phénomènes, la réalité du bien et du mal sur terre et des contraires en général (ce que Nietzsche tenta de réinstaurer). Mais la philosophie de Platon change cela et marque le début de la métaphysique (méta qui signifie au-dessus). Il sépare donc la physique de ce qui est au-
dessus, la métaphysique. Un dualisme s’instaure. Celui-ci est caractérisé par la séparation des
contraires et par conséquent l’apparition de deux types d’étant.
Platon valorise le monde intelligible ce qu’il appelle « le monde des idées » où réside le savoir au détriment du monde
d’ici bas, imparfait, le monde sensible, matériel et illusoire. Dès lors, la seule façon d’accéder au savoir et à la Vérité est par la réflexion de l’intellect. Celui-ci nous octroie une
connaissance qui ne peut pas être contestée car elle provient du monde où dominent le Bien, le Beau et le Vrai, ce qui est fixe, immuable et par conséquent sur quoi on peut compter alors que sur terre, la vie se déroule souvent dans le Mal, le Laid et le Faux c'est-à-dire la variabilité, l’incertitude.
Depuis Platon, les hommes aspirent donc aux valeurs du monde d’en haut et dévalorisent le monde d’ici bas. Platon, par la suite, a influencé toute la philosophie jusqu’à Nietzsche. C'est-à-dire que la séparation de ces deux mondes est toujours présente au cours de l’histoire.
Le christianisme a repris cette distinction, et l’on pourrait dire sans fauteque le monde des idées est ce qui correspond au paradis, au royaume de Dieu
Les hommes se sont déresponsabilisés et ont placé
leur confiance totale en Dieu et dans l’Eglise. Le christianisme est donc la continuation
logique du dualisme platonicien avec sa séparation des deux mondes du Bien et du Mal…
Nietzsche le dit très bien lui-même :« le christianisme n’est qu’un platonisme pour le
peuple »
Nietzsche critique avec virulence le culte de l’idéal ainsi que la croyance aveugle
des gens qui découle de leur volonté de vérité.
Ce savoir, cette vérité est donc un idéal qui n’existe pas, il est illusoire et n’a pas de fond. C’est pourquoi Nietzsche critique la véritable valeur de la morale
« Les divers noms du bien et du mal sont autant de paraboles ; ils n’expriment
rien, ils suggèrent. Fou qui espère d’eux le savoir ! »
Ensuite, la religion a perdu de son importance parce que les hommes ont réalisé qu’ils étaient eux même les créateurs du Créateur et par là, de leurs valeurs morales. Ils ont réalisé l’incertitude de leurs croyances, le fait qu’elles étaient infondées. La mort de Dieu est
provoquée par le christianisme lui-même. L’ascétisme religieux, par lequel les hommes
rachètent leurs pêchés et qui leur permet de maîtriser leur vie, ce qui les dépasse, et qui est « un moyen vital de vivre en neutralisant la vie »
, plongent ces derniers dans une vie totalement vouée à l’esprit et au renoncement de la vie elle-même, un nihilisme. Par la
pratique de l’ascétisme les hommes prennent conscience de leur valeur unique, ils se sentent
importants. De ce fait, ils réalisent que leur Dieu n’est qu’une projection de l’idéal humain.
Voilà pourquoi l’athéisme est engendré par le christianisme, ce qui au départ peut sembler paradoxal
Le siècle des Lumières est une bonne représentation de cette dévaluation. Durant ces temps, de nombreux progrès scientifiques sont réalisés. Les hommes croient donc de plus en plus à la puissance de la Raison. Ils considèrent cette dernière comme étant une faculté qui nous
permet d’accéder à la Vérité. Etant donné que l’on n’a pas de preuve de l’existence de Dieu, ils deviennent athées.
Ces hommes conservent les mêmes valeurs sans les remettrent en question, ils ont toujours cette volonté de vérité, vérité qu’ils recherchent
grâce à leur faculté non plus de croire mais de e raisonner. Ils prennent leur morale, tel un fardeau, sur eux même.
Nietzsche compare ces hommes à des chameaux perdu dans un désert : « il charge sur ses épaules trop de lourdes paroles, de lourdes valeurs qui lui son étrangères- et la vie lui semble alors un désert »
. Ces valeurs sont étrangères à ces hommes car ce ne sont pas des valeurs
créées par eux-mêmes de plus, ils n’y croient plus vraiment mais les assument
Selon Nietzsche, la mort de Dieu n’a pas fait disparaître les valeurs chrétiennes et cela même pour les gens qui ne croient plus ou n’ont jamais cru en Dieu.
La mort de Dieu est donc aussi un fait dans la culture mais nombreux sont les hommes qui n’ont pas encore réalisé cela. Zarathoustra dit : « Ils ne me comprennent point, je ne suis pas la bouche qui convient à ces oreilles »
La religion était utile car elle donnait un sens à
l’existence humaine. La mort de Dieu place l’homme devant la réalité de sa condition
humaine limitée ce qui n’est, certes, pas facile mais qui lui donne la possibilité de changer ses faiblesses en forces. Il peut ensuite fortifier ou affaiblir sa volonté, dans le cas où il serait moins exigeant avec lui-même
Ce que Nietzsche entend par « mort de Dieu » est donc le fait que certains hommes ne croient plus en Dieu dans notre culture mais aussi et surtout que la morale n’est plus absolue et toute puissante mais qu’au contraire, elle tend à disparaître. Elle concerne tout le monde et pas
seulement les croyants. En effet, toute le monde, toute notre culture baigne dans la morale
chrétienne, suite de la morale platonicienne, avec ses valeurs habituelles du bien et du mal, le
dualisme.