Actualite de l art

Pages :  1 2 3 >

samedi 28 avril 2007 à 12:34
Citer +Citer
un topic pour mettre les dernieres decouvertes en matiere artistique


des specialistes d un musee croate ont annonce avoir decouvert une oeuvre realisee par vincent van gogh authenticite confirmee par una utre specialiste neerlandais
la peinture,une huile sur bois,montre cinq paysannes debout et uen fillette,dans la clairiere d uen foret de hetres
elle date de 1882 et elle serait mentionnee dans la correspondance entre le peintre et son frere
les expertises se poursuivent
dimanche 29 avril 2007 à 11:42
Citer +Citer
QUOTE (sandie72 @ 28 Apr 2007 à 12:34)
un topic pour mettre les dernieres decouvertes en matiere artistique


des specialistes d un musee croate ont annonce avoir decouvert une oeuvre realisee par vincent van gogh authenticite confirmee par una utre specialiste neerlandais
la peinture,une huile sur bois,montre cinq paysannes debout et uen fillette,dans la clairiere d uen foret de hetres
elle date de 1882 et elle serait mentionnee dans la correspondance entre le peintre et son frere
les expertises se poursuivent

C'est de l'actu générale ou des découvertes en matière d'art , que tu souhaites Sandie ?
dimanche 29 avril 2007 à 15:42
Citer +Citer
tout ce qui est nouveau et qui a rapport a l art happy.gif
dimanche 29 avril 2007 à 23:45
Citer +Citer
c'est une très bonne idée ... c'est là que j'ai honte de ne pas prendre le temps de lire ... sad.gif
mais si je tombe sur une info, je te promets de venir ici pour en parler ...
dimanche 24 juin 2007 à 16:17
Citer +Citer

Yves tanguy ou le retour d un surrealiste au pays:expo a voir:

Raymond Georges Yves Tanguy peintre franco-américain surréaliste, né le 5 janvier 1900, mort le 15 janvier 1955.
(wiki)
D'origine bretonne, il est né au Ministère de la Marine, place de la Concorde à Paris, où son père avait un poste d'adjudant.

Yves Tanguy adhére au groupe surréaliste en 1925. Ses paysages minéraux, horizons linéaires, cartilages souples, êtres-objets fascinants, atmosphères oniriques où l'inconscient se veut souverain sont appréciés par les poètes.
André Breton écrira en 1941 : "L'apparition de Tanguy dans la lumière neptunienne de la voyance retend peu à peu le fil de l'horizon qui s'était brisé. Mais c'est avec lui un horizon nouveau, celui sur lequel va s'ordonner en profondeur le paysage non plus physique mais mental. (...) Les êtres-objets strictement inventés qui peuplent ses toiles jouissent de leurs affinités propres qui traduisent de la seule heureuse manière - la manière non littérale - tout ce qui peut être objet d'émotion dans l'univers."
En 1938, au Salon des Surindépendants, Tanguy découvre les tableaux de l'artiste américaine Kay Sage. Il l'a rejoint aux États-Unis l'année suivante, s'installent à Woodbury, Connecticut et se marient en 1940.
En 1955, il meurt subitement d'une hémorragie cérébrale.
En 1961, après avoir établi le catalogue complet des œuvres de Tanguy, Kay Sage se suicide par empoisonnement.
Les dernières volontés d'Yves Tanguy étaient que ses cendres soient dispersées en baie de Douarnenez non loin de Locronan, le village d'origine de sa famille. Son ami Pierre Matisse fut son exécuteur testamentaire.

au Musee des Beaux arts de quimper du 30 juin au 30 septembre tous les jours de 10h a 19 h
l exposition partira ensuite au musee national des arts de catalogne a barcelone du 5 octobre 2007 au 13 janvier 2008
jeudi 09 août 2007 à 14:38
Citer +Citer
CORRESPONDANCES, VINCENT VAN GOGH- JOHN CHAMBERLAIN, CLAUDE RUTAULT-GEORGES SEURAT
PARIS - Le cycle Correspondances vise à mettre en regard une œuvre des collections du musée d’Orsay et une création contemporaine. Pour cette nouvelle édition, sont invités l’artiste américain John Chamberlain et Claude Rutault, engagé dans une réflexion approfondie sur la peinture.
# Musée d’Orsay, jusqu’au 9 septembre
samedi 18 août 2007 à 15:36
Citer +Citer
L’ŒIL ETERNEL, DE REMBRANDT A PICASSO, CHEFS-D'ŒUVRE DE LA COLLECTION KRUGIER
MUNICH – Jan Krugier, basé à Genève, est connu comme l’un des grands galeristes de notre époque. Sa réputation comme collectionneur est également établie mais moins facile à vérifier… La Hypo Kunsthalle en donne l’occasion en montrant la plus grande sélection vue à ce jour, avec près de 250 œuvres. Né en 1928, d’une famille juive de Pologne dont il sera le seul à survivre aux camps de concentration, le jeune Jan s’installe en Suisse à la fin de la guerre. Décidé à devenir artiste, il lie amitié avec Alberto Giacometti avec qui il se rend à Paris en 1947. C’est là qu’il abandonnera ses premières amours pour choisir le métier de marchand. Avec sa femme, Jan Krugier a assemblé, depuis l’achat d’un dessin de Seurat en 1968, une collection qui traverse les époques et les pays. Des maîtres de la Renaissance ferraraise (Cosmè Tura) à Robert Rauschenberg, d’une étude d’anatomie de Rubens à une nature morte de Cézanne, d’un pastel de Manet à une aquarelle de Klee, en passant par l’art « premier », le spectre de ce dialogue des cultures est très large.
# Hypo Kunsthalle, jusqu'au 7 octobre
Le site de la Hypo Kunsthalle www.hypo-kunsthalle.de


vendredi 24 août 2007 à 14:29
Citer +Citer
DALI AND FILM
LONDRES – Dali et le cinéma ? Ses deux plus célèbres réussites viennent immédiatement à l’esprit : les collaborations avec Buñuel pour Un chien andalou et L’Age d’or. Le second causera un tel scandale qu’il mettra en difficulté son principal mécène, le vicomte de Noailles… Un âne dans un piano, un rasoir tranchant un œil : les images inspirées du monde des rêves sont devenues des icônes du surréalisme. Mais, comme le montre l’exposition de la Tate Modern qui présente une centaine d’œuvres dont soixante tableaux, les rapports de Dali avec le cinéma ne se sont pas limitées à ces deux films expérimentaux. Son univers lui vaudra des offres de collaboration de la part de Hitchcock (la scène du rêve dans La maison du docteur Edwards de 1945 avec Gregory Peck et Ingrid Bergman) et même de Walt Disney (le court-métrage Destino ne sera achevé que bien après la mort des deux protagonistes, en 2003). A rebours, Dali emploie une écriture ou une ambiance que l’on peut qualifier de « cinématographique » dans certaines de ses peintures comme Ossification matinale du cyprès.
# Tate Modern, jusqu'au 9 septembre
Le site de la Tate Modern www.tate.org.uk/modern/exhibitions/daliandfilm/default.shtm
mardi 04 septembre 2007 à 16:12
Citer +Citer
A Assise, dans l’imposante basilique Sainte-Marie-des-Anges (Santa Maria degli Angeli), une nouvelle oeuvre jusqu'à lors inconnue a été découverte dans une des chapelles. En effet, lors des travaux de restauration de la chapelle de la Portioncule (La Porziuncola), les restaurateurs, Lolanda Tizi et Bernardino Sperandio, ont mis à jour une fresque représentant une Crucifixion.

Cette oeuvre serait de Pietro Vannucci dit Il Perugino, le Pérugin et elle aurait été peinte en 1486. La Portioncule est cette étrange petite chapelle, déjà en place au VIème siècle, où en 1208, Saint François fonda son ordre. La basilique sainte Marie des Anges a été construite sur son emplacement au XVIème siècle.

Des archives attestent de la venue à Assise du Pérugin en Août 1486. Il apparaît d’ores et déjà que la forme de la fresque a été modifiée, elle n’aurait pas à l’origine cette apparence triangulaire visible aujourd’hui..

Le Pérugin était un peintre ombrien, élève de Verrochio. Il travailla à Pérouse et à Rome aux fresques de la Sixtine. Il décora la Salle du Change à Pérouse avec le jeune Raphaël, son élève. On le retrouve ensuite à Mantoue au service d’Isabelle d’Este. Il eut beaucoup d’élèves et son style fut fréquemment copié. Il est donc difficile d’affirmer avec certitude qu’il s’agit d’une nouvelle œuvre du Pérugin.

Comme son surnom l’indique, Pietro Vannuci naquit en Perugia à Città della Pieve vers 1445, il mourut en 1523 à Fontignano.
http://aart.free.fr/


Ce message a été modifié par sandie72 - mardi 04 septembre 2007 à 16:13.
dimanche 09 septembre 2007 à 16:44
Citer +Citer
les expositions du moment!

C’est le temps des vacances. Le traditionnel vide culturel ? Pas vraiment si l’on se fie aux expositions qui vont traverser l’été. Nous vous proposons par ailleurs notre selection, classée par zone géographique. De Patinir (au Prado) jusqu’à Richard Long (à Edimbourg), de Fantin-Latour (à Lausanne) jusqu’à l’Internationale situationniste (à Bâle), en passant par la Biennale de Venise ou la Documenta de Kassel, elles permettent de balayer une bonne tranche d’histoire de l’art.
Et le rythme ne faiblira certainement pas à la rentrée. Avec un mois d’avance, voici un aperçu des moments forts du début de l'automne. Les guerriers chinois en terre cuite (au British Museum), Arcimboldo (au musée du Luxembourg), Giacometti (au Centre Pompidou) vont sans doute générer de belles files d’attente. Mais Rubens (à Bruxelles), Max Ernst (à Bâle) ou les photographies de Lee Miller (à Londres) seront des têtes d’affiche tout aussi alléchantes…
dimanche 23 septembre 2007 à 11:38
Citer +Citer
la biennale d'art contemporain de Lyon est ouverte, mais je n'y suis pas encore allé. Les critiques que j'ai pu lire sont plutôt mauvaises. Je ne sais pas si c'est un bon crû, mais ça doit pas être en tout cas pas la plus économique : c'est curieux comme on a besoin d'un Directeur artistique qui délègue à 2 commissaires, qui délèguent eux mêmes à 47 commisaires ... le soin de choisir des artistes ???
Bien sûr que l'important c'est fianelement les artistes exposés, mais quand même ...

je vous dirais ce que j'en pense sur mon blog

http://mes-dessins-perso.over-blog.fr/

anti_bug_fck
dimanche 23 septembre 2007 à 16:53
Citer +Citer
je ne savais trop ou placer cet article...mais le mime etant un art je le mets ici...une etoile s est eteinte!


Le mime Marceau ou l'art silencieux d'un artiste bavard
AP | 23.09.2007 | 13:55

Dans l'esprit de plusieurs générations, il restera comme Bip. Le mime Marceau, surnommé le "Charlie Chaplin du mime" auquel il avait redonné ses lettres de noblesse, s'est éteint à 84 ans, après soixante ans d'une carrière exceptionnelle.

Artiste complet au rayonnement international, mime, comédien, metteur en scène, mais également peintre et acteur, capable de donner vie à toute une galerie de personnages, du garçon de café au dompteur de lion en passant par une grand-mère au tricot, Marcel Marceau se caractérisait par "un amour total" de ce qu'il faisait, a confié dimanche sur France Info Emmanuel Vacca, qui fut son élève, puis son assistant.

Né dans une famille juive de Strasbourg le 22 mars 1923, le petit Marcel Mangel découvre le monde de la musique et du théâtre grâce à un père boucher et baryton qui l'emmène au spectacle. Le gamin se passionne pour les films muets de l'époque: Charlie Chaplin, Buster Keaton et les Marx Brothers sont ses idoles.

Puis la Seconde Guerre mondiale éclate. A l'arrivée des Allemands, la famille Mangel n'a que quelques heures pour rassembler ses affaires et fuir la zone occupée en direction du Sud-Ouest. C'est à cette époque qu'il prend la patronyme de Marceau, pour cacher ses origines juives. En 1944, son père sera envoyé à Auschwitz où il mourra. Pendant ce temps, le jeune Marcel s'engage dans la Résistance, fabriquant de faux documents et aidant un cousin à cacher des enfants juifs.

A la Libération, il a 21 ans et sa vie d'artiste peut enfin commencer. Il commence par s'inscrire à l'Ecole d'art dramatique Charles-Dullin, où il apprend sous la direction du célèbre mime Etienne Decroux. C'est en 1947, au Théâtre de Poche à Paris, le jour du 24e anniversaire de Marcel Marceau, que naît Bip, Pierrot lunaire à l'oeil charbonneux et à la bouche carmin, fleur rouge et haut-de-forme, solitaire et agile, "hurluberlu blafard".

Le mime Marceau doit largement au personnage de Bip, être sensible et poétique, d'être devenu le maître incontesté de l'art du mime ou plutôt du mimodrame.

Avec Bip, Marcel Marceau a en effet ressuscité un art qui existait dans l'antiquité en Grèce et à Rome et qui avait survécu à travers la Commedia dell'Arte jusqu'au XIXe siècle. Un art qu'il désirait défendre "corps et âme".

Dans ce but, il crée sa propre compagnie, puis l'Ecole internationale de mimodrame en 1978 à Paris. Vingt ans après, une quarantaine d'élèves de vingt pays différents y marchent dans les pas du maître. "Car un art qui ne lègue pas, est amené à mourir", déclarait le mime Marceau dans un entretien à l'Associated Press en 1999. "Le cinéma revient toujours grâce à ce que laissent les cinéastes. Le théâtre, lui, s'en va. C'est pareil pour le mime".

Marcel Marceau s'inscrivait dans une filiation artistique dans la lignée d'un Charlie Chaplin, dont il avait fait l'émouvante rencontre dans un aéroport en 1967. Il avait même consacré à "son idole" un coin de sa maison dans l'Eure-et-Loire. Michael Jackson, avec qui Marceau disait avoir "plaisir à échanger", figurait parmi ses spectateurs réguliers. La star américaine avait emprunté au mime sa "marche contre le vent" pour en faire son "moonwalk", ce fameux pas de glisse qui a fait son succès planétaire.

Au cours des ans, le plus célèbre mime du monde s'est vu décerner de multiples distinctions: officier de la Légion d'Honneur, commandeur de l'Ordre national du Mérite, commandeur des Arts et Lettres, élu à l'Académie des Beaux-Arts, etc.

Son succès populaire ne s'est jamais démenti, à l'étranger autant qu'en France. C'était aux Etats-Unis, sa "seconde patrie" qu'il se produisait le plus, il y était d'ailleurs aussi connu qu'en France. Son premier spectacle outre-Atlantique en 1955 avait été un triomphe et il y était retourné régulièrement, tous les deux ans en moyenne, jouant devant quatre présidents américains (Lyndon Johnson, Gerald Ford, Jimmy Carter et Bill Clinton).

Bien que plus rare sur scène ces dernières années, Marcel Marceau, n'a jamais cessé de pratiquer son art. "Si vous vous arrêtez quand vous avez 70 ou 80 ans, c'est fini. Il faut toujours continuer à travailler", affirmait-il à l'AP en 2003. Deux ans après, il effectuait une tournée aux Caraïbes et en Amérique latine.

Cet "homme du silence" comme le décrit son ami Jacques Chancel qui l'a reçu de nombreuses fois dans ses émissions, confessait avoir "une vie spartiate avec une grande discipline corporelle et alimentaire". Ce rigoureux comique laisse l'art du mime orphelin. Il avait "un don du ciel", a estimé Jacques Chancel sur France Info, quelque chose de "pas transmissible". AP
dimanche 23 septembre 2007 à 21:03
Citer +Citer
la biennale de lyon est ouverte,
quelques photos et avis sur mon blog
http://mes-dessins-perso.over-blog.fr/


dimanche 07 octobre 2007 à 22:09
Citer +Citer
Une toile de Monet déchirée

http://www.20minutes.fr/article/186165/Cul...et-dechiree.php

Déchirure au musée du quai d'Orsay. Le tableau de Claude Monet, "Le pont d'Argenteuil", a été "sévèrement endommagé" par cinq individus qui se sont introduits dans le musée parisien dans la nuit de samedi à dimanche, alors qu'il n'était pas ouvert au public. Selon le ministère de la culture, ce tableau de 1874, une toile de 60,5 par 80 centimètres, a été "déchiré sur au moins 10 centimètres", située au milieu droit du tableau, à l'endroit de la deuxième pile du pont d'Argenteuil.

Un groupe de quatre garçons et une fille "passablement éméchés s'est introduit dans le musée d'Orsay. Le signal d'alarme s'est mis en route et en partant, ils ont mis un coup au tableau, l'endommageant sévèrement", a indiqué à l'AFP par téléphone Paul Rechter, conseiller en communication de la ministre de la Culture, Christine Albanel.

Selon le ministère, ces individus n'ont "a priori" pas été interpellés. "Vers minuit, pendant la Nuit blanche, ils ont pénétré à l'intérieur du musée d'Orsay en forçant une porte et sont allés dégrader une peinture de Monet. Ils ont pris la fuite après le déclenchement de l'alarme", a-t-on par ailleurs indiqué de source policière.
"Les enquêteurs envisagent la possibilité d'un acte gratuit", a précisé la même source, ajoutant que la 3e division de la police judiciaire parisienne avait été saisie.

Une toile chère à Monet
Selon le site internet du musée d'Orsay, ce paysage tenait particulièrement à coeur à Monet (1840-1926), qui l'a représenté sept fois et vivait lui-même à Argenteuil. Le premier plan du tableau est occupé par des voiliers à l'amarre sur la Seine, avec le pont en arrière-plan.

"Le Pont d'Argenteuil témoigne d'une diversité de facture : contours encore fermes des éléments solides ou architecturés, comme les voiliers et le pont, fluidité homogène du premier plan de l'eau, touche difractée figurant les reflets dans un deuxième plan", souligne le site du musée.

Indignation
Quant à Christine Albanel, elle s'est dite "indignée" dimanche. "Beaucoup d'images des caméras de surveillance du musée peuvent être exploitées. a-t-elle déclaré. Ils ont fait des saletés un peu partout et ont fini par mettre un coup de poing dans le tableau".

Dans un communiqué, elle précise qu'elle a saisi la garde des Sceaux Rachida Dati afin "d'étudier la possibilité d'adapter à la spécificité de la délinquance touchant les biens culturels, des dispositions du Code Civil relatives au vol, au recel et à l'intrusion".

La ministre de la Culture a par ailleurs rappelé par ailleurs qu'"un groupe de travail est en cours de constitution avec l'Office central des biens culturels et l'Association des Maires de France afin de renforcer la sécurité des biens culturels et d'envisager des mesures complémentaires pour prévenir de tels actes inadmissibles".


Ce message a été modifié par sandie72 - dimanche 07 octobre 2007 à 22:13.
mercredi 10 octobre 2007 à 12:29
Citer +Citer
Noëlle Herrenschmidt
Reportage avec crayons et pinceaux. Noëlle Herrenschmidt a passé trois ans à croquer la vie quotidienne des hôpitaux. Elle expose à Paris ses dessins qui évoquent ceux à qui on ne donne jamais la parole.
Elle a l'oeil vif, le trait de crayon agile, le coup de pinceau aérien. Depuis plus d'un quart de siècle, cette gauchère au grand coeur pousse les portes dont nous nous détournons habituellement. Elle a ainsi « croqué » la vie des palais de justice, celle des prisons et aujourd'hui les hôpitaux. « J'aime raconter les mondes clos, ceux dont on a peur. Ce qui m'intéresse, c'est de rencontrer des gens à qui l'on ne donne jamais la parole. »En blouse blanche sur gilet à pinceaux, carnets posés sur un chariot médical, elle est passée de service en service. En prenant tout son temps. Dans vingt hôpitaux. Noëlle Herrenschmidt possède l'art d'être à la fois très présente et transparente. « Cela ne te gêne pas que la dame nous peigne ? » demande un vieux monsieur à sa très vieille dame dans leur chambre en gériatrie. Non, elle ne gêne pas. Jamais. « Sinon, je m'éloigne. »De la main gauche elle dessine, de l'autre elle recueille les témoignages. De la maternité à la morgue, de la vie à la mort. Mots glanés. Une jeune femme opérée en neurologie, le crâne bandé : « On croit toujours que ça n'arrive qu'aux autres. Mais les autres, c'est nous. » À l'hôpital maritime de Berck, celui du jeune Humbert et de Jean-Dominique Bauby, l'écrivain victime d'une paralysie totale, qui ne s'exprimait plus que par les mouvements de paupières, une soignante se confie. « Pour travailler ici, il faut se dire : 'Ça pourrait être mes parents, ça pourrait être ma fille, ça pourrait être moi'. »Souvent, elle dort sur place, s'imprègne des lieux, attire les confidences. Celles du balayeur, de l'aide-soignante, du patient ou du chirurgien opérant à coeur ouvert. De ce long périple, elle a ramené d'épais carnets de croquis, des centaines d'aquarelles, 315 pages publiées par Gallimard en 2004, dont est tirée aujourd'hui cette exposition en plein air sur les grilles des Jardins-Saint-Paul à Paris, quartier du Marais. C'est l'hôpital ouvert sur la ville, grâce à un mécène inattendu, l'ex-entraîneur du PSG, Guy Lacombe, passionné par le travail de l'aquarelliste.Issue d'une famille de peintres, elle fut d'abord illustratrice de livres et journaux pour enfants chez Bayard Presse. Elle a commis des BD. « Je dessinais, mais à l'époque je ne maîtrisais pas la couleur. » Dessins en noir et blanc. Puis la voici envoyée spéciale en Inde, à Calcutta, dans les mouroirs de Mère Teresa, au début des années 1980. Elle réinvente le reportage par le dessin et l'aquarelle. « J'avais trouvé ma voie. » Ce sera ensuite le Vietnam auprès des boat people et son entrée en cour d'assises. Elle couvre pour les journaux La Croix, puis Le Monde les procès Barbie, Touvier et Papon, entre autres. Les procès lui ouvrent les portes des palais de Justice. « Un livre en entraîne un autre », dit-elle. Elle franchit les grilles des gendarmeries, pénètre l'univers secret du Vatican et aujourd'hui, « par on ne sait quel mystère », dit un grand professeur de médecine, « elle nous rend l'hôpital hospitalier ».Bernard LE SOLLEU.L'exposition : jusqu'au 29 octobre rue des Jardins-Saint-Paul à Paris (4e). Le livre : L'hôpital, à la vie à la mort, Gallimard, 55 €.
Ouest france
samedi 20 octobre 2007 à 08:01
Citer +Citer
Comme chaque année à la même époque, la question se pose : qu’y a-t-il de neuf à la Fiac, la foire internationale d’art contemporain de Paris ?
Liberation



Cette 34e édition exhale la bonne santé d’un marché toujours extrêmement porteur. La nouveauté, elle, vient surtout du contenu de la manifestation. Avec un renouvellement de 42 galeries (soit 22 % du total, établi à 179 exposants), c’est sur les cloisons que le visage de la Fiac diffère des années précédentes, d’autant que, depuis les quatre dernières éditions, ce sont près de 60 % des exposants qui ont été remplacés. Des cloisons sur lesquelles on peut découvrir des expositions monographiques, Picabia érotique (galerie 1900-2000), Matta (chez Claude Bernard), Dubuffet (chez Jeanne Bucher), Calzolari (chez Catherine Issert)… des confrontations comme celles de Joan Mitchell et Louise Bourgeois (chez Cheim & Read), de Richard Serra et Eduardo Chillida (chez Guillermo de Osma), et des projets spécialement réalisés pour la foire comme celui de Wim Delvoye chez Emmanuel Perrotin.

Il est clair que la majorité des galeristes ont fait de beaux efforts pour sortir des œuvres de qualité qui donnent à l’ensemble un très bon niveau, sans doute supérieur à celui de l’année dernière. Parmi les nouveaux exposants, c’est l’occasion de découvrir les galeries Arndt & Partners et Carlier-Gebauer de Berlin, The Project, Bortolami, Paula Cooper, Van de Weghe de New York. Nous avons parcouru tous les stands pour y relever quatre œuvres à ne surtout pas manquer si vos pas vous conduisent ce week-end à la Fiac. Elles donnent une idée de la fourchette des prix de ce grand marché de l’art contemporain, qui démarre à quelques centaines d’euros et peut culminer à plusieurs millions d’euros. Ce sont aussi des œuvres très différentes et singulières. Permettant de découvrir la jeune génération comme de revivre l’émotion d’un dernier Dubuffet.

«L’édition 2007 est celle du renforcement, de la montée en puissance et de la recherche, dans tous les domaines, du meilleur niveau de qualité», avaient annoncé Martin Bethenod, le commissaire général et Jennifer Flay, la directrice artistique. Autrement dit, pas de grands changements d’orientation, mais une volonté affichée de pérenniser ce qui a été mis en place les années précédentes.

Il faut dire que, depuis quatre ans, la foire a connu quelques bouleversements marquants. En 2004, la nomination de Jennifer Flay et l’arrivée du design (c’était la première fois qu’une foire d’art contemporain accueillait cette discipline). En 2005 la venue de Martin Bethenod. L’année dernière, le grand retour de la Fiac au Grand Palais.

Elle s’y était déjà tenue de 1976 à 1993, avant d’être obligée de le quitter, pour cause de travaux de la grande nef, et de partir dans un premier temps sous tente au quai Branly, puis à la porte de Versailles lorsque les travaux du musée du Quai-Branly ont commencé. Mais, pour des raisons de réduction de superficie au Grand Palais, la Fiac s’est vue contrainte de changer son dispositif et de créer un autre site d’exposition, plutôt consacré à la création émergente, dans la Cour carrée du Louvre.

La foire a également investi un troisième site, le jardin des Tuileries, comme un trait d’union entre les deux lieux précités, en y présentant un parcours de sculptures monumentales.

Toutes ces arrivées de nouvelles galeries n’ont pas fait que des heureux, notamment ceux qu’elles ont remplacés et qui n’ont donc pas été retenus pour cette édition. Déjà, l’an dernier, certaines galeries s’étaient regroupées pour créer deux nouvelles foires, Show Off et Slick, qui, dans un rapport d’échanges et de dialogues avec la Fiac, continuent cette année. Il s’en crée même une troisième, les Elysées de l’art, qui rassemble cinquante galeries. Organisée par la société Orexpo (qui à cette occasion s’est retrouvée, elle, en litige avec Reed OIP, organisatrice de la Fiac), installée sous chapiteaux du Petit Palais à la place de la Concorde, elle est, à quelques exceptions près, d’une qualité médiocre.

Avec ces trois foires off, plus les trois sites de la Fiac, cela fait quasiment six foires qui se tiennent en même temps. Si l’on ajoute toutes les grandes expositions actuellement présentées ainsi que de nombreuses inaugurations de manifestations pendant cette semaine, c’est en fait tout Paris qui est en ce moment une grande foire d’art.
mercredi 14 novembre 2007 à 12:16
Citer +Citer
Mais que fait cet homme à coté de ses pompes?Il semble etre le seul témoin d une scene que les proprietaires de chaussures n ont pas voulu voir.Ils ont déserté la plage, en ordre de marche.Bienvenue dans l univers de Gilbert Garcin,photographe de l absurde,fils spirituel de magritte et de tati.ce Marseillais de 78 ans s est lancé dans la photographie à l heure de la retraite, avec un succès international ces dernieres années, en développant une esthetique tres élaborée.Il construit des maquettes,se met en scène sous les traits d un personnage au crâne dégarni,vêtu d un manteau gris et cravaté,évoluant au milieu de décors surréalistes,lunaires.L image finale apporte toujours une réponse humoristique ou étrange a une question existentielle, philosophique.
Jusqu a la fin du mois de novembre,la ville de Saint brieuc accueille une exposition sur l artiste,une douzaine de photos sur des panneaux grand format à découvrir en marchant dans le centre ville

(Ouest France)
samedi 17 novembre 2007 à 11:55
Citer +Citer
Exposition. Un musée itinérant présente des objets témoignant des passions brisées.
NATHALIE VERSIEUX
QUOTIDIEN : samedi 17 novembre 2007
(Liberation)

La jeune femme s’est finalement décidée à acheter une hache, pour faire disparaître toute trace laissée par l’amie infidèle… «Elle était la première femme que j’ai laissée s’installer chez moi. Quand j’ai dû partir aux Etats-Unis pour mon travail, elle m’a juré qu’elle ne pourrait vivre sans moi. Quand je suis revenue, elle en aimait une autre, confie cette Berlinoise anonyme, dans une lettre exposée à côté de l’objet. Elle n’a laissé que ses meubles, que j’ai commencé à détruire, de façon systématique, au rythme d’un par jour, pendant deux semaines, pour passer ma rage.» La hache, désormais inutile, figure parmi les 250 objets que possède le musée itinérant des Amours brisées.

Clé. Que reste-t-il d’une histoire d’amour terminée ? Quelques lignes griffonnées et un objet, à première vue banal. Tel est le concept de ce musée, qui vient de quitter Berlin pour Belgrade. Les objets ont tous été donnés par un anonyme amoureux déçu, ou soulagé. Un calendrier peint à la main a été offert à son amant par une femme qui avait «l’habitude de déchirer les posters qui ornaient [ses] murs pendant qu’[ils faisaient] l’amour». Une clé en fer forgé est tout ce qui reste d’une tragique relation de dix ans : «Tu m’offrais chaque jour de petits cadeaux […]. Tu m’as fait perdre la tête, ne voulais jamais faire l’amour […]. J’ai compris à quel point tu m’aimais lorsque tu es mort du sida.»

Dans les vitrines de l’exposition, un vélo, un téléphone portable, un saladier («Tu m’as offert ce plat pour que je pétrisse le pain, parce qu’une femme qui pétrit le pain est si sexy, disais-tu…»), une paire de bottes noires («Je les achetées à Paris pour Ana. Après Ana, d’autres femmes les ont portées, mais elles sont restées “les bottes d’Ana”»), une robe de mariée, des peluches, des photos, deux aquarelles («Peintes par ma belle-mère potentielle… En tant qu’artiste, je ne pouvais me résoudre à jeter une œuvre d’art…»), des brosses à dents, une paire de menottes kitsch en peluche rose, du «parfum que je n’ai jamais aimé», du sable, une huile de massage «achetée à Francfort»…

Cet assemblage à première vue hétéroclite de souvenirs raconte toujours la même histoire : une séparation douloureuse. Un couple d’artistes croates est à l’origine du projet. Olinka Vistica et Drazen Grubisic se sont séparés au bout de quatre ans. «Nous nous sommes demandés comment tourner la page de cette période douloureuse», raconte la jeune femme, restée en bons termes avec son ex. «Pour eux, c’était presque comme une thérapie, confie Zvonimir Dobrovic, qui a organisé l’étape berlinoise de l’exposition. Ils ont d’abord demandé à leur entourage de leur confier un objet symbolisant ce qu’il reste de leurs amours. Avec le bouche-à-oreille, c’est allé vite.»Le musée itinérant s’enrichit de nouvelles histoires. Les Berlinois ont offert 30 nouveaux objets. Visiblement, le public adore le côté interactif du projet. «Les visiteurs ne sont pas que visiteurs, insistent les organisateurs. Ils sont aussi artistes. Ici, chacun peut déposer ses souvenirs, s’en débarrasser. Les thèmes de l’exposition, le cœur brisé, la déprime concernent tout le monde.»

Squat. Les organisateurs semblent presque surpris du succès. A Berlin, le musée des Amours brisées n’est resté que quinze jours au Tacheles, le plus célèbre centre culturel alternatif de l’est de la ville. Le public semble avoir découvert par hasard une exposition organisée à la dernière minute,et nichée au cinquième étage d’un centre aux allures de squat. «Des couples viennent ici, regardent tout, lisent chaque inscription, et semblent prier pour qu’il ne leur arrive pas la même chose», remarque Zvonimir Dobrovic. Le public est jeune, essentiellement féminin. Tout comme les donateurs.

L’exposition, présentée pour la première fois à Zagreb, s’est rendue à Split, Ljubljana, Maribor et Sarajevo. Après Belgrade, les prochaines étapes seront Stockholm et Skopje. Des salles d’exposition de New York, Tokyo et São Paolo ont déjà fait part de leur intérêt… En attendant que l’exposition puisse réaliser son rêve de musée : avoir des locaux fixes, un jour, en Croatie.



JR, photo-sniper
Photographe autodidacte de la rue, il y pose et expose son regard optimiste.

CHRISTOPHE AYAD
QUOTIDIEN : samedi 17 novembre 2007

JR est un gamin. Pas parce qu’il n’a que 24 ans mais parce que rien ne lui semble impossible. Photographier un rabbin, un imam et un prêtre en train de faire la grimace à Jérusalem puis les afficher en grand sur le mur de séparation entre Israël et les territoires palestiniens ? Yalla ! Rien ne l’arrête, ni les idées, ni les moyens de les mettre en œuvre… Après coup, on lui explique qu’il se rattache au courant de l’éphémérité, que son travail s’inscrit dans les expériences de mise en abîme. Ça le fait rire: «Je suis toujours étonné, je fais les choses sans trop réfléchir, à l’instinct.» Les idées éclosent comme des bulles de savon. Le reste n’est qu’une question de volonté et de débrouille. Pas besoin de moyens colossaux pour faire de l’art monumental. Comment fabriquer des affiches de 6 x 8 m ? Rien de plus simple : elles sortent en longues bandes sur des machines à imprimer les plans d’architecte. L’art est resté pour JR un jeu d’enfant, qui s’expose cette semaine sur les murs du IVe arrondissement de Paris (1). JR – on ne connaît pas son nom, et peu importe – a découvert la photo, grâce à un appareil trouvé dans le métro parisien. «Un vieux Samsung qui avait une qualité principale, c’était d’avoir un flash superpuissant.» A l’époque, il traînait dans le milieu du graffiti. «Je n’ai jamais été bon. C’était plus l’excitation d’accéder à des endroits inaccessibles, que de faire des grafs.»

Photocopies. En 2001 donc, il doit rattraper des points au bac. Eurêka, option photo ! Il ressort l’appareil, achète une pellicule 12 poses et s’applique à prendre une série de graffeurs en action. «Aujourd’hui encore, je suis fier de trois ou quatre de ces photos.» Comme les tirages coûtent cher, il fait des photocopies qu’il distribue et qu’il commence à coller clandestinement dans les cafés, à la place des publicités pour magazines télé ou de tiercé. La signature JR commence à circuler comme un talisman. Il entre dans la confrérie hétérogène des artistes de rue, Zeus, Banksy ou Shepard Fairey, qui jouent au chat et à la souris avec la police. Ce n’est pas le moindre paradoxe de l’art de la rue, de plus en plus assimilé à de la dégradation de biens publics ou privés, et dans le même temps guetté par l’officialisation (jusqu’au Sénat, qui expose des photos sur les grilles du Luxembourg). Contrairement au monde du graf, ce n’est pas la répétition d’une signature qui l’intéresse. Son regard est tourné vers l’extérieur, les autres : «La photo est devenue une excuse pour voyager, rencontrer des gens.»

Ce sont ces rencontres qui décident des travaux de JR. Ladj Ly, un autre «artiviste» , l’invite un jour à la cité des Bosquets, à Montfermeil (Seine-Saint-Denis), un an avant les émeutes urbaines de novembre 2005. Il «shoote» des jeunes en train de faire les marioles. Où afficher ces clichés ? Sur les murs de la cité, bien sûr ! Le collage est monté comme une opération-commando : sans sponsor ni autorisation. Un vernissage dérisoire est même annoncé par flyers : «Clichés de ghetto. Cocktail Molotov en présence de l’artiste.» Le collage se fait de nuit, à la lueur des phares de voitures. Le buzz est lancé. La mairie remballe illico sa plainte. «Des touristes débarquaient même dans le quartier avec le magazine branché où ils avaient vu les photos. Personne ne s’est jamais fait agresser. Quand je suis revenu un an plus tard, l’ambiance avait radicalement changé. Les jeunes étaient surexcités, ils faisaient la chasse aux photographes travaillant au téléobjectif.»

Extraterrestres. Une fois la violence retombée, JR propose aux jeunes des Bosquets et à ceux de la cité mitoyenne de La Forestière, à Clichy-sous-Bois, de prendre leur portrait au 28 mm, ce qui oblige à être très près du sujet. Il leur explique: «A Paris, on vous voit comme des extraterrestres. Je vais vous prendre comme des ET. Moquez-vous de vos caricatures ! Faites la grimace ! Il faut qu’on vous voit vous, vos yeux, votre tête, votre nom, où vous habitez.» Ces trognes hilarantes s’affichent en 4 x 3 m dans les quartiers bobos de l’Est parisien. Il ne se prend pas pour leur porte-parole : «J’ai grandi dans la classe moyenne, dans une banlieue tranquille. Je n’ai pas envie d’être catalogué artiste de banlieue.» C’est tout ce qu’on saura de lui. La renommée de JR dépasse les frontières : le New York Times l’affiche en une. La Maison européenne de la photo, l’Espace des blancs-manteaux l’exposent… à l’extérieur. La plupart du temps, il ne vient pas aux vernissages (dont les vraies vedettes étaient les jeunes de banlieue) ou arrive avec une dizaine de copains, tous vêtus d’un tee-shirt «Je suis JR». Cet anonymat est un vaccin anti-égocentrisme, une garantie d’indépendance et un moyen de poursuivre son travail, aux franges de la légalité. Comme lorsqu’il affiche le long d’une ligne de train, à Wuppertal (Allemagne), des clichés d’usagers volés au téléobjectif. Pour l’accrochage, il était allé jusqu’à créer une fausse société, City Scenography Developpment, afin de tromper la police. Ou lorsqu’il s’introduit comme photographe de presse bidon au Vatican pour prendre les pèlerins en transe à l’enterrement de Jean Paul II. Sans oublier l’affichage sauvage, avec son compère Marco, sur le mur de séparation sous l’œil médusé-amusé de l’armée israélienne.

JR est un joyeux sniper que les institutions s’arrachent, des Rencontres d’Arles à la Biennale de Venise, de Berlin à Amsterdam. Artcurial (2) organise une vente de tirages uniques, dont certains sur tôle ondulée! Même la mairie de Clichy-sous-Bois a repris son principe d’affiches géantes pour «Clichy sans clichés», une expo comptant, entre autres Klein, Roversi, Riboud et Arthus-Bertrand. «Nous sommes fiers d’avoir inspiré William Klein et Yann Arthus-Bertrand», écrit, espiègle, JR sur son site. Lui est déjà ailleurs, au Soudan, au Kenya, au Liberia, à Haïti sur la trace des femmes qui portent le monde et sa douleur.

(1) Informations sur le site www.jr-art.net. (2) Samedi à 19 heures, hôtel Dassault, 7 Rond-Point des Champs Elysées, Paris (VIIIe).

Liberation


Ce message a été modifié par sandie72 - samedi 17 novembre 2007 à 12:05.
mardi 20 novembre 2007 à 11:32
Citer +Citer

L’art russe : passé et présent

art politique . La Maison Rouge, à Paris, avec une importante exposition d’oeuvres de 1972 à aujourd’hui, convoque les fantômes de l’histoire depuis 1917 et interroge la réalité d’aujourd’hui.

Un petit écran vidéo est posé à plat sur le dessus d’une sorte de table en carton. On voit Lénine dormir, comme en son mausolée. Soudain le dormeur s’agite, tousse, se retourne, puis revient au calme. C’est à la Maison Rouge, à Paris, l’une des oeuvres les plus symptomatiques de l’exposition en cours consacrée à l’art politique en Russie, de 1972 à aujourd’hui. Ce Lenine Turning, dû au collectif Blue noses, qui a également réalisé une compilation de vidéos reprenant des images d’archives, des extraits de films d’Eisenstein, des marionnettes, avec des musiques de Prokofiev ou Chostakovitch, est une oeuvre très récente.

comptes et mécomptes à régler

Les artistes russes, c’est clair, n’en ont pas fini avec le passé et la période ouverte par la révolution de 1917 avec le résultat que l’on sait. Les comptes et mécomptes à régler avec l’histoire et ses fantômes sont légion. Tout aussi symptomatique et tout aussi récente, une vidéo d’un autre collectif, appelé Blue soup - le bleu, décidément… -, montre simplement un fauteuil blanc comme un suaire, près d’une porte, dans ce qui pourrait être une pièce vide d’un palais. On pense évidemment au Kremlin, au moins à un lieu de pouvoir. La clenche tourne, on entend des pas lourds à l’extérieur, une fois la porte ouverte un semblant de fumée, comme une ombre, enveloppe le fauteuil, la porte claque… Le tout, curieusement, crée le sentiment d’une présence oppressante, suggère l’idée que quelque chose de lourd s’est passé, peut se passer encore. C’est véritablement spectral.

le mouvement Sots art

L’expo, cependant, commence avec les années 1970. La révolution d’Octobre avait fait naître de formidables espoirs chez les artistes et les créateurs, dans le monde entier. Isadora Duncan danse en URSS, Chagall y retourne et anime une école d’art… L’embellie sera brève. En quelques années l’esthétique officielle devient le réalisme socialiste, et cela pour des décennies. Les artistes doivent exalter la grandeur de la classe ouvrière, la production, puis bientôt la seule grandeur de Staline qui va incarner l’URSS à lui tout seul. Des grands créateurs sont suspects. Les médiocres prennent le pouvoir dans les institutions. De grandes oeuvres naissent cependant, mais au prix de contradictions et d’arrangements. Après la mort de Staline, dans cette période qu’Ilya Ehrenbourg appellera le « dégel », l’art se libère un temps. C’est aussi la période où Khrouchtchev loue la publication d’Une journée d’Ivan Denissovitch, de Soljenitsyne. Puis le gel revient.

C’est seulement dans les années 1970 que va naître le mouvement Sots art, qui va jouer des modèles de l’art officiel, les détourner, suscitant des rencontres et des confrontations avec les courants artistiques dans le monde. De grands noms marquent cette période. Boris Orlov, avec un Canon-charrue, objet idéologique non identifié. Léonid Sekov, avec de nombreuses oeuvres dans l’expo, dont une énorme Serrure absurde. Alexandre Kossolopov, avec une Trinité réunissant Lénine et Jésus tenant Mickey par la main. Ou encore avec des enseignes singeant celles de Mcdo et de Coca en y ajoutant la figure de Lénine… Grisha Brouskine, avec des personnages en acier inoxydable représentant des archétypes de l’iconographie soviétique : le militant, le jeune garçon, etc. L’art n’est pas le moins vivant dans la guerre contre le pouvoir et ses mythes. Nombre d’oeuvres fortes en sont nées, qu’il est stimulant de découvrir. Dans le même temps, de nouveaux courants apparaissent dans l’art russe actuel et ils ne sont pas moins innovants. Ainsi Oleg Kulik, avec une installation appelée l’Animal politique, Alexei Kallima avec quatre grandes peintures appelées Deux camarades. Kallima est né à Groznyï en 1969, ses deux camarades sont sans doute des combattants tchétchènes. Les artistes russes ont à s’expliquer avec le passé, mais aussi avec le présent…

La Maison rouge. Fondation Antoine de Galbert (10, boulevard de la Bastille, Paris 12e). Jusqu’au 20 janvier.

Maurice Ulrich

(L Humanité)


Ce message a été modifié par sandie72 - mardi 20 novembre 2007 à 11:35.
jeudi 22 novembre 2007 à 13:40
Citer +Citer
La toile de la poubelle vendue 1 million de dollars

La toile du mexicain Rufino Tamayo retrouvee au milieu de sacs poubelles par une jeune New Yorkaise a ete vendue un million de dollars aux encheres chez Soteby's à NewYork
Elle avait ete volee en 1987 à des texans qui donneront 15000 dollars de recompense à la jeune femme.Ainsi qu un pourcentage de la vente (Ouest France)

Repondre  Fast ReplyUp
 1 2 3 >
Note 5 V