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mercredi 28 mai 2008 à 12:51
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Mardi, mai 27, 2008 - 18:30
Liste des brèves AFP

Trois dessins de Goya redécouverts, aux enchères à Londres en juillet



Trois dessins du peintre espagnol Francisco de Goya, que les spécialistes croyaient perdus depuis plus de 130 ans, seront proposés aux enchères à Londres en juillet, a indiqué la maison de vente Christie's mardi.

Les trois dessins, issus de deux albums de l'artiste (1746-1828), seront mis sous le marteau le 8 juillet et pourraient être cédés pour une somme totale allant jusqu'à 3 millions de livres (3,8 millions d'euros), selon les estimations de la maison d'enchères.

Les dessins avaient été vendus précédemment en 1877 lors d'enchères à Paris qui avaient rassemblé 105 dessins du peintre aragonais, mais les spécialistes avaient ensuite perdu leur trace.

Ce n'est que quand les propriétaires d'une collection suisse ont contacté Christie's pour vendre ces pièces que la maison d'enchères a pu confirmer que les dessins portés manquants existaient toujours.

"Ces trois dessins de Goya avaient été vus pour la dernière fois lors d'enchères historiques à Paris en 1877 et avaient été perdus depuis", a souligné Benjamin Peronnet, responsable des grands maîtres et des dessins du 19ème siècle chez la maison d'enchères.

"Chacun provient de l'un des célèbres albums de l'artiste et illustrent à la perfection la fertilité inexhaustible de l'imagination, de la créativité et du flair de Goya, en qui on peut voir le premier artiste moderne", a-t-il ajouté dans un communiqué.

"Bajar Rinendo" (La dispute en descendant), issu de l'album Sorcières et Femmes, représente quatre femmes qui se battent en volant.

"Le Préposé Lampino cousu dans un cheval mort", qui illustre une révolte paysanne du 18ème siècle à Saragosse, contre un notable local, est issu de l'album Images d'Espagne.

Provenant du même album, un troisième dessin, "Repentance", dépeint un vieil homme décharné priant devant une croix, les yeux au ciel et la bouche grande ouverte, préfigurant Le Cri du peintre norvégien Edvard Munch.


mercredi 11 juin 2008 à 09:30
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Jan Gossaert : un site Internet pour voir la vie de Mabuse défiler

mercredi 11.06.2008, 04:54 - La Voix du Nord




Le buste de Mabuse, sur le mail de la Sambre. Avec le géant, c'est tout ce qu'a gardé Maubeuge de son célèbre peintre.
| (RE)DÉCOUVERTE |

On sait qu'il fut peintre, que son nom reste associé à Maubeuge. Mais on ne peut admirer ses oeuvres qu'au Portugal, en Allemagne ou, plus près, au Louvre et en Belgique. Pour éviter d'aller si loin, les Sambriens Bruno Cisotto et Alain Tilmant ont dédié un site Internet à Jan Gossaert, dit Mabuse, qui influença la peinture flamande.

PAR VINCENT TRIPIANA

vtripiana@lavoixdunord.fr Les cordonniers sont les plus mal chaussés, et Maubeuge est incapable de montrer les oeuvres d'un de ses enfants. Et quel enfant ! Jan Gossaert, dit Mabuse (1478-1532), fut un peintre qui « apporta en Flandre le style artistique italien de la Renaissance », inspirant les peintres flamands des générations suivantes. Aujourd'hui, les tableaux de Mabuse sont exposés au Louvre, dans de prestigieux musées d'Europe et jusqu'à New York !

Pourtant Mabuse n'a qu'un buste, à côté de l'écluse de Maubeuge, un géant à son effigie qu'on sort une fois l'an pour le cortège qui lui est dédié (il a eu lieu le week-end dernier), et c'est à peu près tout.

Depuis lundi, il a désormais un site. Bruno Cisotto, trublion artistique sambrien, et son compère Alain Tilmant ont travaillé pendant six mois pour rassembler une masse d'information concernant Mabuse. On y trouve même l'imposant manuscrit qu'avait consacré au peintre le Maubeugeois André-Pierre Papion (décédé en 2000), retranscrit par... Jean Jarosz, le maire de Feignies.

« Si Maubeuge n'a pas de tableau de Mabuse, c'est parce que ça coûte la peau des fesses ! », explique Bruno Cisotto. « On s'est dit, avec Alain Tilmant, "il n'y a rien sur Maubeuge et Mabuse. Donc il faut le faire". » Internet leur a permis cette exposition permanente. Et leur site est devenu site de référence sur Mabuse auprès des spécialistes du Louvre !

On y apprend notamment que Mabuse a eu ce génie d'associer son nom à Malbodium, à Maubeuge donc, trouvant là une signature immédiatement reconnaissable. Un coup de marketing avant l'heure ! Bruno Cisotto et Alain Tilmant remettent surtout Mabuse à sa place, celle d'un peintre qui a su ramener d'Italie la force de la Renaissance, influençant les générations suivantes des peintres flamands. Si Jan Gossaert ne fut pas un peintre d'une renommée internationale, son travail reste essentiel dans l'histoire de l'art. Et Maubeuge y a sa part. •

> www.artsettravaux.com
lundi 16 juin 2008 à 09:32
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Exposition des dessins de Charles-Louis Müller acquis par le Louvre

15/6/08 – Acquisitions et exposition – Paris, Musée du Louvre – Le département des Arts Graphiques du Louvre organise régulièrement de très intéressantes petites expositions dans la salle d'actualité au premier étage de l'aile de Flore. Jusqu'à fin août, on peut y voir plusieurs beaux dessins de Charles-Louis Müller, d'assez grand format, faisant partie d'un ensemble de 46, acquis par le musée en 2007 auprès de la galerie Eric Turquin à Paris1, presque exclusivement en rapport avec le décor du Salon Denon.

Müller fut un artiste important dans l'histoire du Louvre, puisqu'il y laissa de nombreuses peintures murales2. Dès 1851, il peignait L'Aurore, un compartiment de la Galerie d'Apollon, d'après Le Brun, en essayant de se conformer au style du peintre de Louis XIV. En 1858-1859, il exécuta le plafond de la Salle des Etats, un ambitieux ensemble détruit sous la Troisième République et, dix ans plus tard, le motif central du plafond de l'escalier Mollien pour lequel le Louvre a acquis une esquisse en 19883.


La coupole du Salon Denon fut peinte entre 1863 et 1866. Bien que peu visible en raison d'un éclairage insuffisant et peu regardé par les visiteurs du musée qui ignorent le plus souvent les décors du Palais, il s'agit d'un des ensembles décoratifs majeurs du Second Empire conservé à Paris. Sa structure et son iconographie sont particulièrement complexes, alternant peintures murales et bas-reliefs sculptés en carton-pierre. Au centre trône un relief représentant une allégorie, La France écrivant devant Napoléon III, protecteur des Arts4. Le plafond est divisé en quatre parties, les lunettes en haut de chaque mur de la salle montrant quatre souverains français : Saint Louis, François Ier, Louis XIV et Napoléon Ier, entourés des plus illustres figures artistiques de leurs temps, dans une disposition fréquente au XIXe qui rappelle, au Louvre même, l'Apothéose d'Homère d'Ingres, ou l'hémicycle de Paul Delaroche à l'Ecole des Beaux-Arts. D'autres sculptures en bas-reliefs représentent La Peinture, La Sculpture, L'Architecture et La Gravure tandis que huit grandes allégories peintes placées dans des niches en trompe-l'œil symbolisent les qualités d'un artiste. Le Louvre en possède toutes les esquisses : quatre (Le Goût, L'Etude, L'Inspiration et La Naïveté) ont été acquises en 1991 et 1996 (deux sont présentées dans l'exposition). Les quatre autres ont été déposées au Musée Carnavalet.


La dizaine de dessins exposés actuellement, à la sanguine et au crayon Conté, sont préparatoires à ces figures ainsi qu'à d'autres personnages féminins apparaissant dans ce décor. Müller travaille encore dans la grande tradition académique, celle de Vouet et de Le Brun, en préparant d'abord ses figures nues (ill. 1 et 2), puis drapées (ill. 3 et 4), avant de réaliser des esquisses peintes.

En 1990, la Société des Amis du Louvre avait déjà offert 64 feuilles préparatoires à la Salle des Etats et au Salon Denon, notamment des compositions entières. Ce nouvel enrichissement permet au musée de conserver un ensemble très représentatif du talent de dessinateur de Charles-Louis Müller5.

1. Six feuilles sont recto-verso, ce qui donne un total de 52 dessins. Deux feuilles ne sont pas reliées à un décor précis, l'une est préparatoire à une composition de la Salle des Etats, le reste concerne le Salon Denon.
2. Evidemment, cette exposition n'est pas signalée sur le site du Louvre. En revanche, un fascicule très bien fait et illustré en couleur est disponible gratuitement à la banque d'accueil de l'entrée principale, sous la Pyramide. Il est dû à Guillaume Fonkenell, chargé de mission pour l'Histoire du Louvre.
Sur les décors du Louvre, on lira également : Nancy Davenport, « Charles-Louis Müller et ses décorations peintes du Louvre », Bulletin de la Société de l'Histoire de l'Art français, Année 1986, 1988, p. 15-163.
3. Le Salon Denon, la Salle des Etats et l'escalier Mollien sont situés à quelques mètres de distance dans la même partie du Louvre construite par Visconti sous Napoléon III.
4. Ce relief a été exécuté d'après le projet peint de Müller conservé à Compiègne.
5.Rappelons que dans les dernières années le musée de Beauvais , et surtout le Musée d’art et d’Histoire du Judaïsme à Paris ont acquis des œuvres de l’artiste, le dernier cité plusieurs dessins préparatoires à son tableau Lady Macbeth (voir l’article sur l'exposition Rachel)


Ce message a été modifié par sandie72 - lundi 16 juin 2008 à 09:33.
lundi 23 juin 2008 à 06:43
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Exposition à Paris d'art contemporain chinois, reflet des bouleversements du pays



PARIS (AFP) — "China Gold", dont le titre est un clin d'oeil à la fois aux jeux Olympiques et à la recherche de la richesse qui transforme le pays, présente 35 artistes et leurs tableaux, photographies, sculptures ou vidéos représentant un échantillon significatif de ce qu'est l'art d'aujourd'hui en Chine.

Marqués dans leur création par le monde en mouvement, certains artistes chinois conviés à la manifestation ont d'ailleurs été rattrapés par l'actualité. Choqués par la polémique autour du passage de la flamme olympique à Paris, certains ont refusé d'y participer.

"Le but de l'exposition est de donner aux Occidentaux une idée, par le biais de l'art, de l'extraordinaire bouleversement que vit la Chine", dit Alona Kagan, commissaire de l'exposition qui se tient du 18 juin au 13 octobre au musée Maillol à Paris.

Images de villes détruites ou en construction, critiques de la société de consommation, références aux événements de Tiananmen en 1989 ou aux jeux Olympiques à venir, les 35 artistes proposent un large éventail de leur perception de l'histoire chinoise.

Un astronaute doré grandeur nature, à qui manque le petit doigt, ouvre l'exposition. L'oeuvre est signée Sheng Qi qui s'est lui-même coupé un doigt pour protester contre Tiananmen, l'enterrant dans un pot de fleurs avant de quitter le pays. L'artiste n'est revenu en Chine qu'à la fin des années 1990.

Comme lui, de nombreux artistes ont fui leur pays et certains n'ont montré leurs oeuvres qu'en dehors de la Chine. "Beaucoup sont partagés entre rester et souffrir, entre la Chine ancienne et moderne", dit Mme Kagan.

Feng Zhengjie, chantre de l'école dite du "Gaudy Art", une peinture très kitsch aux couleurs tapageuses, a réalisé le portrait de femme utilisé pour l'affiche de l'exposition.

Sui Jianguo, connu pour ses sculptures de vestes Mao vides, expose un simple bras de bronze, main levée vers le ciel, où l'on reconnaît le geste emblématique du dirigeant chinois.

Mais quatre des plus célèbres artistes, heurtés par l'accueil réservé à Paris à la flamme olympique, ont exprimé leur mécontentement, disent les organisateurs.

Yue Minjun, figure de proue de la scène chinoise dont une oeuvre a atteint l'an dernier aux enchères les 5,9 millions de dollars (3,8 millions d'euros), a refusé de figurer dans l'exposition, de même que Lu Hao.

Les organisateurs ont du emprunter à des collectionneurs des oeuvres de Zhang Xiaogang, star à Pékin qui, en 2007, a vendu une oeuvre trois millions de dollars, ainsi que des oeuvres de Wang Guangyi, qui fait du Pop Art politique. Wang a été l'un des premiers artistes à détourner l'image de Mao après sa mort, le peignant en 1988 derrière une grille.

Wang Keping - le seul artiste exposé vivant à l'étranger - a eu des soucis avec les autorités en 1979 après avoir donné à un Bouddha les traits de Mao.

L'art contemporain chinois atteint depuis quelques temps des sommets aux enchères, reflétant le boom économique en Chine et l'interêt des Chinois pour leur propre production.

Ainsi, Zeng Fanzhi, 44 ans, a vendu en mai dernier à Hong-Kong 9,7 millions de dollars une peinture détournant l'image de la Révolution culturelle, établissant un nouveau record pour l'art contemporain chinois.

mardi 24 juin 2008 à 11:46
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Quand l'art contemporain s'invite au château

23/06/2008 | Mise à jour : 11:21 | Commentaires 3
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L'analyse de Valérie Duponchelle, journaliste au service Culture du Figaro.

Peut-on échapper à l'art contemporain ? Non, si l'on en juge par l'exposition «Jeff Koons Versailles», une première «révolutionnaire» au château qui scandalise ses fidèles, qu'ils soient grands mécènes, érudits ou simples amateurs. Peut-on jouir d'un monument historique comme d'un musée ordinaire et y installer une exposition par définition anachronique ? Oui, si l'on se félicite de l'arrivée de Jeff Koons, «fou de rococo» et star de la scène américaine, le 10 septembre prochain dans les grands appartements du roi et de la reine. Non, si l'on écoute les historiens d'art du XVIIIe qui soulignent que «Versailles est un château, pas un simple musée, dont les décors font partie intégrante de l'ensemble palatial», un «record absolu de visiteurs, pas un monument en mal de public».

Le débat est ouvert. Il pose la question des limites entre histoire et politique temporaire, celle de l'héritage et de son sens, de la mémoire et de la création. Débat d'actualité à l'heure où Le Louvre, présidé par Henri Loyrette, commissionne le peintre allemand Anselm Kiefer, où le Prado réfléchit sur l'art et la manière d'intégrer l'art contemporain dans la maison des rois d'Espagne, de Goya et de Vélasquez, où l'Ermitage, malgré les trésors des tsars, cherche des mécènes pour s'agrandir encore et s'ouvrir à l'art de son siècle. Tout le panthéon des grands musées subit cette même vague contemporaine, et y cède plus ou moins. Autant par souci de survie, de fréquentation future et de subsides que par désir sincère d'être porteur d'une culture vivante (40 % des visiteurs du Louvre ont moins de 26 ans). Il va être difficile de visiter un musée classique qui le reste tout à fait. De goûter le charme intact d'une period room qui restitue l'esprit d'une époque jusque dans ses plus petits détails, ce concept encyclopédique que les Anglo-Saxons adorent retrouver au Metropolitan Museum de New York, comme au Musée des arts décoratifs à Paris.

Le précédent du Louvre dont les 40 salles de l'aile flamande et hollandaise accueillent jusqu'au 7 juillet les visions du plasticien Jan Fabre au pied des Van Eyck, Memling, Rembrandt et Rubens, a suscité moins de réactions hostiles. Pour l'heure, au château, le débat reste courtois, comme le sont d'ailleurs les amoureux de Versailles. Il n'en est pas moins vif et de fond. Il dépasse le cas d'école de Jeff Koons et du Roi-Soleil, même si la filiation «fait sourire par son orgueil» les défenseurs du Grand Siècle, et partage jusqu'aux amateurs d'art contemporain, directeurs de musée, esthètes ou artistes, pas tous convaincus par «L'Ange de la métamorphose» de Jan Fabre au cœur de la salle Médicis. Qu'est-ce que le patrimoine historique ? Quand s'arrête-t-il ? Qui est juge de son temps ? L'art contemporain est-il l'art officiel ? Qu'est-il bon de célébrer de notre société «si volage, influençable et mercantile» ?

«Les plus grands collectionneurs savent apprécier le XVIIIe et l'art contemporain, vivent avec les deux, ne se reconnaissent pas dans cet antagonisme factice qui met l'art en catégories ennemies», répond en substance Jean-Jacques Aillagon, président du château de Versailles, désireux de faire valoir son souci patrimonial. La Société des amis de Versaillles se refuse à la guerre, mais n'en pense pas moins. «Je ne suis pas contre l'art contemporain, mais je suis tout à fait choqué de son irruption à Versailles, lieu magique, sacré. L'art contemporain vient semer la distraction, la déstructuration dans un ensemble parfait, dans une beauté qui est un tout. Le touriste qui vient de Chine ou d'Australie repart avec cette image inouïe de la France. Même pour trois mois, Jeff Koons à Versailles est une erreur», s'indigne le comte Édouard de Royère, ancien président d'Air Liquide, créateur de la Fondation du patrimoine et l'un des principaux mécènes français de Versailles.

D'avis officieux, contrairement à François Pinault et Eli Broad, mécènes et prêteurs de l'exposition Jeff Koons, les Amis américains de Versailles ne seraient pas ravis d'y retrouver Jeff Koons, leur cher compatriote. Oser ou préserver, le débat ne fait que commencer.
lundi 30 juin 2008 à 10:41
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Nouveau musée à Môtiers, dédié à l’art aborigène

* 29.06.2008

Un musée unique en Suisse ouvre ses portes dans le Val-de-Travers. La grange du château d’Ivernois a été rénovée pour abriter une exposition dédiée à l’art aborigène, baptisée «Treasures of the Spirits».

Theresa Burkhardt (à droite) et son époux Gérard, les propriétaires des lieux, ont vécu 25 ans en Australie. Passionnés d’art, ils ont été fascinés par des œuvres et des artistes du bout du monde. Ils ont constitué une collection pour la Fondation Burkhardt-Felder, qu’ils ont décidé de montrer au public.

Ce parcours à travers l’Australie aborigène est à découvrir dès aujourd’hui. Le musée «La grange», Grande Rue 7 à Môtiers, sera ouvert les fins de semaine, du vendredi au dimanche de 12h à 18 heures.

Professeure en Australie, Christine Nicholls (à gauche), est spécialisée dans l’art aborigène. Elle sera présente jusqu’au 9 juillet pourra partager ses connaissances avec les visiteurs. /ms

dimanche 06 juillet 2008 à 08:29
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Date Du 28/03/2008 au 06/07/2008
Contact Cliquez ici
http://www.musees-strasbourg.org
Horaires, dates et informations particulières Ouvert tous les jours de 11h à 18h
Les samedis et dimanche de 10h à 18h00
Nocturne gratuite les mardis de 18h jusqu'à 21h.
Le musée est fermé le lundi

Visites guidées à partir du 13 avril
- Les dimanches à 10h30 en français (sauf les jours de gratuité)
- La visite du 27 avril sera traduite en langue des signes française
- Les dimanches à 11h30 en allemand (sauf les jours de gratuité)
- Les dimanches 27/4 , 25/5 et 29/6 à 15h00 visite contée pour les familles accompagnées d’enfants à partir de 6 ans

Les visites de groupe se font sur réservations au tél. : + 33 (0)3 88 88 50 50 du lundi au vendredi de 8h30 à 12h30 ou par email jeanine.posiello @ cus-strasbourg.net
Organisateur Musée de l'Oeuvre Notre-Dame
Les autres manifestations du même organisateur
Lieu Musée de l'Oeuvre Notre-Dame,
3, place du Château, à Strasbourg
Afficher les manifestations organisées dans ce lieu
Tarifs Entrée : 4.00 €
Description
Au tournant du XVe siècle, Strasbourg occupe une place éminente dans l'art européen, qui connaît alors une floraison artistique particulièrement brillante. La ville attire peintres, sculpteurs et architectes. C'est l'époque de la construction de la flèche de la cathédrale, qui restera longtemps l'édifice le plus haut de la chrétienté.

L'exposition rassemblera 120 œuvres de techniques diverses (peintures, manuscrits, vitraux, sculptures et tapisseries), témoignant de la qualité atteinte par la production artistique à Strasbourg autour des années 1400. Pour la première fois seront réunis les tableaux raffinés du Maître du jardin du Paradis (Paradiesgärtlein). Certaines œuvres feront exceptionnellement le voyage depuis l'Allemagne (Francfort, Karlsruhe…), l'Autriche (Vienne), la Suisse (Soleure, Berne) ou l'Italie.

Vers 1400, d'un bout à l'autre de l'Occident, la création artistique est marquée par un langage commun, raffiné, linéaire et fluide. Appelé en allemand le weicher Stil ou style moelleux, ce courant nommé également "gothique international" se veut l'évocation d'un monde féerique, reflétant les aspirations des milieux de cour. Il témoigne des nombreux échanges entre les grands centres artistiques que sont alors les principaux lieux du pouvoir en Europe : Paris, Avignon, Prague.

Strasbourg, bien que n’ayant pas abrité de cours princières, a vu naître des œuvres de tout premier plan dont l'exceptionnelle qualité suppose l'existence d'une clientèle exigeante. La commande artistique émane d'une élite financière et marchande cherchant, par son mode de vie, à imiter les grands. La réunion et la confrontation d'œuvres aujourd'hui dispersées dans différents musées, églises et collections privées illustrera la richesse de la production strasbourgeoise à cette époque et l'importance du chantier de la cathédrale au sein de la vie artistique de la cité.

Le Musée de l'Œuvre Notre-Dame, musée des arts du Moyen-Âge et de la Renaissance à Strasbourg et dans le Rhin supérieur, est le lieu idéal d'une telle manifestation, réalisée avec une équipe d'universitaires et de chercheurs dont les travaux seront réunis dans le catalogue.

Enjeux de l'exposition
Ville située à la croisée des chemins, Strasbourg a tenu une place notable dans le courant artistique désigné sous le nom de "gothique international". La disparition de nombreuses œuvres au cours des siècles suivants a laissé ce dynamisme dans l'ombre. Un bilan s'impose aujourd'hui. Reflétant l'actualité de la recherche, cette exposition a pour ambition de faire connaître au public la place tenue par la ville dans l'art européen autour de 1400, son ouverture à divers courants et son rayonnement. Elle fait suite à plusieurs expositions récemment consacrées aux foyers de l'art international (Paris, Dijon, Bourges, Prague).

Des œuvres exceptionnelles
Autour de 1400, Strasbourg abrite une importante activité picturale. Parmi les nombreux peintres se trouvent deux personnalités artistiques majeures du "gothique" international. Le plus célèbre est le maître à qui l'on doit le Paradiesgärtlein (Jardinet de Paradis), conservé au Städelsches Kunstinstitut de Francfort.

La manière du second, le Maître de la Crucifixion au dominicain, plus expressionniste et plus âpre, est fortement imprégnée par l'art bohémien. L'exposition fera le point sur l'activité de ces deux artistes et permettra la confrontation de l'ensemble des œuvres de leur cercle…


Le chantier de la cathédrale manifeste un particulier dynamisme entre 1360 et 1440, marqué par des inflexions venues de l'Est contrairement à la période précédente. Avec l'élévation de l'octogone et de la flèche, la cathédrale sera pendant longtemps l'édifice le plus haut de la chrétienté. De magnifiques et monumentaux dessins d'architecture ainsi que des sculptures déposées de l'édifice et exposées pour la première fois témoigneront de l'apport du style parlerien de Souabe et de Bohême au chantier strasbourgeois.

DES parcours de part et d'autre du Rhin
En écho à l'exposition, le Service de l'Inventaire du Patrimoine Culturel de la Région Alsace proposera quatre parcours dans les édifices d'Alsace, de Bâle et de Baden-Wurtemberg, afin de permettre la découverte d'œuvres et de monuments représentatifs de la production artistique de Strasbourg et de son influence.

L’exposition est accompagnée d’un catalogue qui sera publié par les Musées de la Ville de Strasbourg courant mars, ISBN : 978-2-35125-059-4, 256 pages, 40 €.
mercredi 09 juillet 2008 à 08:39
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Claudel-Rodin :
une passion post mortem
Eric Biétry-Rivierre
08/07/2008 | Mise à jour : 12:57

Rebondissements dans la plus belle histoire d'amour de la sculpture. Un marbre de Camille vient d'être acheté par l'État tandis qu'un plâtre, figurant un couple enlacé, qui pourrait être d'Auguste, a été découvert.

Immortalisée dans nombre de leurs chefs-d'œuvre, revivifiée il y a vingt ans par le duo Adjani-Depardieu dans le film de Bruno Nuytten, la liaison passionnelle, toute de félicité puis de déchirement, entre Camille Claudel et Auguste Rodin cessera-t-elle un jour de défrayer la chronique ? Deux faits d'actualité font penser le contraire.

D'abord, l'État vient d'acquérir pour 950 000 € Persée et la Gorgone grâce à l'appui de nombreux mécènes dont EDF et le Crédit agricole de Champagne-Bourgogne. Ce marbre, réalisé en 1902, reconnu d'« intérêt patrimonial majeur » par la commission consultative des trésors nationaux, doit être remis demain par la ministre de la Culture, Christine Albanel, au musée municipal Dubois-Boucher de Nogent-sur-Seine, ville où Camille passa ses premières années d'apprentissage, entre 1876 et 1879. L'institution possède d'ailleurs déjà deux bronzes de cette artiste rare, édités par le fondeur Eugène Blot : une étude de la Tête d'Hamadryade et un exemplaire de L'Implorante petit modèle tiré de la grande composition L'Âge mûr.

Comme eux, Persée et la Gorgone relève du versant malheureux de l'histoire. Au tournant du siècle, le baromètre du couple demeure depuis huit ans bloqué à l'orage. Camille, « fatiguée jusqu'au désespoir », dont la folie a déjà éclaté par à-coups, jette ses dernières forces dans cette ultime composition qui lui cause de son propre aveu « tant de souffrance et de larmes ». Car la tête coupée du monstre, « cette figure sinistre qui, selon Paul, son frère, se dresse comme la conclusion d'une carrière douloureuse, avant que s'ouvrent les ténèbres définitives », c'est la sienne. Un autoportrait en Méduse à chevelure serpentesque, d'autant plus symbolique que le triomphe de Persée est celui de Rodin.

Voici donc, sublimée dans le mythe grec, la vengeance de celle qui, ayant littéralement perdu la tête, dit à son ancien mentor et amant : « Vois à quelle extrémité tu m'as conduite. » Et de lui retourner en miroir, plus que le reflet de ses défauts, son propre art.

Auguste, de son côté, n'aurait voulu se souvenir que des temps heureux. Giuseppe Martone est persuadé de détenir la preuve la plus parlante de cette attitude. « Au cours d'un voyage professionnel, j'ai eu la chance de découvrir en Toscane, dans la région de Carrare, dans un très ancien atelier de sculpture, un petit plâtre original daté de 1887 et signé d'Auguste Rodin, affirme cet urbaniste passionné d'architecture ancienne, installé à Lyon, où il a participé à la réhabilitation du patrimoine architectural et ornemental du centre-ville. C'est l'œuvre majeure qui manquait à la série d'allégories du couple. » De fait, elle figure un homme et une femme nus, enlacés et s'embrassant intensément. « Il s'agit d'un projet pour un marbre que Rodin avait promis à Camille avec un voyage de six mois en Italie, assure encore le propriétaire. Un préalable à leur mariage, en somme. Mais celui-ci n'a jamais abouti et le cadeau a perdu son sens. Il fut oublié en Italie par Rodin et laissé là pendant presque cent vingt ans parce que leur grande passion avait échoué. » Après trois ans de négociations, Guiseppe Martone a acheté la pièce, l'a fait expertiser par un expert genevois, et dater au carbone 14. Il en a ensuite tiré huit bronzes agrandis à échelle humaine et se propose d'en donner un à la France, au Musée Rodin.

« Une grande réserve »

Toutefois, cette institution hésite. Elle n'a pas encore vu le plâtre. « Le carbone 14 révèle simplement que la filasse à l'intérieur du plâtre peut être de la fin du XVIIIe siècle. Nous n'avons vu que des agrandissements photographiques apparemment peu probants et rien dans les archives ne décrit ce Triomphe de l'amour », commente Aline Magnin, directrice des collections. Sans douter de la bonne foi de Giuseppe Martone, elle émet donc « la plus grande réserve » sur l'attribution proposée.

Le dossier, d'abord envoyé à l'Élysée, qui l'a transféré au ministère de la Culture, lequel l'a adressé au Musée Rodin, demeure néanmoins ouvert. Giuseppe Martone aurait rêvé concrétiser sa donation le 20 juillet, date de clôture de la belle rétrospective Camille Claudel au Musée Rodin (nos éditions du 15 avril), qui a été visitée par près de 200 000 visiteurs. Avec un parrainage envisagé de Carla Bruni-Sarkozy. Malheureusement, une analyse complète prend plus de temps. « Alors, pourquoi pas une cérémonie en septembre, se demande le propriétaire, avec la participation d'Isabelle Adjani ? »« Avant tout, il faut voir la pièce », tempère Aline Magnin, habituée des fontes post mortem plus ou moins fantaisistes.
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vendredi 11 juillet 2008 à 03:10
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Un tableau de Watteau vendu plus de 12 millions de livres sterling
Publié le 10 juillet 2008
Le tableau “La Surprise” du peintre français Antoine Watteau, qui avait disparu pendant 160 ans, a été vendu aux enchères Christie’s lundi à Londres pour plus de 12 millions de livres sterling. Le tableau a été adjugé pour exactement 12 millions 361 mille livres sterling, ce qui dépasse de très loin les précédentes œuvres d’Antoine Watteau. Avant cette vente, “Le Conteur” était considéré comme le tableau le plus cher de Watteau, puisqu’il avait trouvé acheteur pour 2 millions 500 mille livres sterling en 2000.

“La Surprise” a été réalisée par Watteau en 1718 et vendue à Nicolas Henin, conseiller du roi de France, mais également ami très proche du peintre. On estime que “La Surprise” aurait été créée pour Henin en même temps qu’une autre toile, “L’Accord parfait” qui est actuellement exposé au musée des arts de Los Angeles. La toile aurait disparu lors de la Révolution française. Elle a été retrouvée par hasard l’année dernière dans une maison en Angleterre, où un expert avait été convié pour évaluer un tout autre tableau. La famille ignorait évidemment qu’elle possédait un tel chef d’œuvre, on imagine aisément leur joie au moment où l’expert leur a annoncé la nouvelle.
mercredi 16 juillet 2008 à 09:20
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Culture
A Monaco, l’art joue à cache-cache
L’avenir du musée national inauguré il y a cinq ans pourrait être remis en cause.
Envoyé spécial à Monaco VINCENT NOCE
QUOTIDIEN : mardi 15 juillet 2008


Nommé il y a cinq ans à la tête du nouveau musée national de Monaco, le conservateur français Jean-Michel Bouhours avait organisé une présentation autour de quelques œuvres de la collection monégasque, qu’il avait intitulée «Acte I». Eh bien, pour lui, il n’y aura pas de deuxième acte. Quant au troisième, l’intrigue reste encore à écrire.

Au moment où il inaugurait une rétrospective Van Dongen, il vient de recevoir un courrier lui notifiant que son mandat ne serait pas renouvelé. Il va donc revenir, en septembre, au centre Pompidou à Paris, au sein du noyau chargé de l’art moderne. Le timing était peu approprié, alors que cette exposition d’hommage au peintre ayant vécu à Monte-Carlo, qui doit se poursuivre à Montréal et à Barcelone, consacre son premier succès. Il a également réussi, avec un budget resserré, à enrichir le fond muséal de tableaux essentiels de l’artiste fauve, acquis auprès de la famille.

Le conservateur a été surpris. Son successeur n’a pas été choisi. Même s’il y eut quelques frictions, elles ne peuvent expliquer à elles seules son départ. Il s’avoue«déçu, mais encore davantage si ce geste signifie une remise en cause du projet»auquel il était attaché. La Principauté avait en effet annoncé, à l’horizon 2015, une «grande création architecturale», de 12 000 mètres carrés, pour abriter le nouveau musée, dans l’extension prévue sur la mer.

Ville surdensifiée. Interrogé vendredi soir lors du vernissage d’une autre exposition, «Reines d’Egypte» au forum Grimaldi, le prince Albert nous a confié que cette entreprise n’était plus d’actualité. «Dans cette extension, nous maintenons un bâtiment phare», dont le contenu reste à définir,«mais, finalement, pas le musée», a-t-il annoncé. «Il y aura un musée, centré sur l’art contemporain, nous gardons cette perspective, mais ailleurs», a-t-il poursuivi, en reconnaissant que, naturellement, trouver un espace d’une telle ampleur dans cette ville surdensifiée serait alors difficile.

Jean-Michel Bouhours n’avait pas arrangé son cas, en exprimant ses réserves devant l’idée d’un repli sur un Sporting Club qu’il estimait trop exigu. Il s’était aussi aventuré, en 2004, en gageant que le nouveau musée aurait une vocation encyclopédique et ferait forcément appel «aux plus grands architectes sur la scène internationale».

En attendant d’être fixé sur son sort, le musée tient ses expositions en plusieurs lieux. Dans un an, il devrait ouvrir la villa Paloma, qui surplombe la baie. Placé à côté du Jardin exotique et du Musée d’anthropologie préhistorique, cet édifice des années 1920 est en restauration. Mais l’espace d’exposition y est limité à 700 mètres carrés.

C’est le nouvel épisode d’un feuilleton qui fut toujours difficile. Si, depuis le XIXe siècle, l’architecture, la danse, l’opéra, la musique et l’histoire naturelle occupent une place de choix dans la Principauté, on ne peut en dire autant des beaux-arts. L’histoire a même un vague goût de répétition : en 1936, le musée national avait été ouvert villa Sainte-Cécile, bénéficiant de la collection d’un résident anglais, Charles Wakefield-Mori. Il dut fermer en 1958. La villa, dans laquelle cet ensemble remontant au XIIIe siècle était provisoirement installé, fut détruite pour laisser place au plus grand immeuble de Monaco.

Anomalie. Le musée qui avait été promis au donateur ne fut jamais construit et sa collection finalement reprise, pour être donnée au musée de Menton. Celui-ci ne s’est pas tellement mieux comporté : la collection y fut partiellement volée. On transféra ses Picasso, Derain et Modigliani au centre Pompidou, la partie classique restant à Menton. A Monaco, il ne restait qu’une maigre collection de peintures.

En 2002, le nouveau musée a cependant récupéré le patrimoine historique de l’Opéra et des Ballets. Le manque d’un musée d’art digne de ce nom est certainement une anomalie dans une cité qui s’affiche comme «capitale des arts» sur la Côte. L’ouverture concomitante de ces deux expositions phares (sur lesquelles nous reviendrons) témoigne de cette ambition : près de 2,8 millions d’euros ont été investis dans celle consacrée aux reines d’Egypte. L’an prochain pourrait suivre Jeff Koons (kitsch sur kitsch sur le Rocher ?).

La Principauté, qui consacre 35 millions à la culture (4 % de son budget), vient de nommer à la direction des Affaires culturelles un contrebassiste de 54 ans, Jean-Charles Curau. Dans une ville de 135 000 habitants, de la taille de Dijon, les entités culturelles emploient 500 personnes. Aux Ballets, à l’Opéra et à la Philharmonie s’ajoutent de la danse, du jazz. Mais dans les arts, elle cherche toujours sa voie, prise entre contrainte spatiale et facilités de l’art contemporain.

Liberation
lundi 28 juillet 2008 à 09:55
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Le samedi 26 juillet 2008

Rencontre entre sculpture et religion
Fabien Pagé et Dinah Angers sont les maîtres d’œuvre du bas-relief de saint François de Sales qui sera installé au chevet du chœur de l’église de Neuville. (Collaboration spéciale, Johanne Martin)



Johanne Martin

Le Soleil

Collaboration spéciale

Neuville

Les 26 et 27 juillet, les amateurs d’histoire et d’art ont rendez-vous à Neuville à l’occasion d’un événement qui promet de leur en mettre plein la vue. Organisée par la Société d’histoire de Neuville (SHN), la Rencontre de la sculpture et du religieux propose, en marge des festivités entourant le 400e anniversaire de la ville de Québec, cinq activités originales destinées à séduire et à instruire.


Deux années de planification et de préparation ont été nécessaires pour en arriver à ce qui est qualifié «de rendez-vous unique et mémorable» tant par le président du conseil d’administration de l’organisme promoteur, Rémi Morissette, que par le président d’honneur de l’événement et directeur général de la station CJSQ Radio-Classique Québec, François Paré.

Pendant deux jours, le public aura entre autres l’opportunité de visiter l’exposition du sculpteur neuvillois Henri Angers (1870-1963), qui regroupe près d’une cinquantaine de dessins, sculptures et photographies des œuvres du dernier statuaire religieux au Québec. Un diaporama projeté sur écran géant et intitulé Henri Angers sculpteur, sa vie, ses œuvres figurent également au menu de cette exposition.

En fin de soirée, le samedi 26, une présentation son et lumière du baldaquin de l’église de Neuville, le plus ancien monument religieux du régime français en Amérique du Nord, sera en outre proposée en primeur aux visiteurs.

Baldaquin sous la loupe

«En septembre 2006, une équipe de recherche du Centre de conservation du Québec du ministère de la Culture et des Communications s’est déplacée à Neuville pour expertiser le baldaquin, précise le président de la SHN. On a découvert bien des choses au sujet de cette sculpture qui date de 1695 et trouvé des réponses à bien des interrogations. Ce sont ces révélations que nous offrirons au public.»

On profitera aussi de cette soirée pour procéder au dévoilement d’un bas-relief de saint François de Sales, patron de la paroisse du même nom, réalisé par le sculpteur de renom Fabien Pagé et peint par une artiste neuvilloise bien connue, Dinah Angers. L’œuvre constitue en fait un ex-voto des Fêtes du 400e dans l’église de Neuville.

«La possibilité de feuilleter le terrier de la seigneurie de Neuville représente une autre des activités de l’événement que les visiteurs sauront apprécier, annonce Rémi Morissette. Rédigé en 1834 par le notaire F.-X. LaRue et récemment restauré, le document manuscrit relève le nom des propriétaires de chacune des terres concédées depuis le début de l’occupation du territoire neuvillois. Une belle occasion de satisfaire les curieux!»

Incontournables curés

Enfin, le Musée des curés, une deuxième exposition présentée dans le passage couvert reliant l’église à la sacristie, sera officiellement inauguré à l’occasion de la Rencontre de la sculpture et du religieux.

«Dans l’histoire de la Nouvelle-France, les curés sont des incontournables, reprend M. Morissette. Chez nous, le plus illustre de ces personnages est sans contredit Mgr François Bailly, évêque coadjuteur de Québec et en même temps curé de Neuville de 1777 à 1794.»

À l’exception de la présentation son et lumière du baldaquin et du dévoilement du bas-relief, qui se tiendront de 22h à minuit le samedi soir à l’église de Neuville, toutes les autres activités sont offertes de 10h à 17h le samedi et le dimanche à l’école Courval (758, route 138), à l’église et à la chapelle Sainte-Anne (660, rue des Érables). L’entrée est gratuite et des renseignements supplémentaires sur l’événement peuvent être obtenus en consultant le www.societehistoireneuville.com.


lundi 28 juillet 2008 à 19:57
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Bonjour à tous!

je sais que cela n'a pas de rapport avec le sujet...mais peut etre cela vous detendra quelques instants

Mon équipe et moi participons à un concours sur le forum de secret story, nous souhaiterions que vous votiez pour nous.
Pour cela, cliqué sur ce lien
http://www.comlive.net/Jeu-De-La-Voix-Mission-N-1,176339.htm

et envoyez un message avec le nom de notre equipe, les mauves
avant 21h, ce soir rolleyes.gif

merci d'avance!! bisou.gif
mercredi 27 août 2008 à 11:06
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Picasso, roi de Paris à l'automne
É. B.-R.
26/08/2008 | Mise à jour : 14:38 |
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Pour la première fois, le Grand Palais, le Louvre, Orsay et le Musée Picasso de Paris travaillent ensemble sur un même thème : confronter le maître à son panthéon artistique. Coup d'envoi de cet événement exceptionnel, le 8 octobre. La plupart des œuvres seront exposées au Grand Palais.» En images : Picasso, un peintre sous influence60 ans de préparation pour une expo Picasso

La scène se passe au Louvre il y a trois ans, dans le bureau d'Henri Loyrette. Dans cette vaste pièce aux boiseries Napoléon III encombrée de livres et au décor éclectique -gouaches du XVIIIe, suspension d'un designer italien et tapis d'Andrée Putman -, le président du plus grand musée du monde a convié à une réunion de travail Thomas Grenon, administrateur général de la Réunion des Musées nationaux (RMN), et Guy Cogeval, actuel président du Musée d'Orsay, qui travaillait alors également à la RMN où il assurait la programmation des Galeries nationales du Grand Palais. Henri Loyrette évoque un projet ancien, déjà discuté avec Jean Clair lorsque l'académicien était directeur du Musée Picasso de Paris. Il imagine de monter dans les murs de son institution une exposition sur l'influence qu'eurent les chefs-d'œuvre du Louvre sur le Minotaure.

«À Orsay, le directeur Serge Lemoine souhaitait comparer Picasso à Manet, tandis que je cherchais à renouer avec le succès de «Matisse-Picasso» au Grand Palais en 2002, se souvient Thomas Grenon. Nous avons alors comparé nos agendas et on s'est dit : “Pourquoi pas ?” Faire converger nos projets initialement parallèles allait être une première. Avec le Musée Picasso, nous allions commencer à apprendre à travailler étroitement à quatre.»

Un rêveur unique

Le jeu en vaut la chandelle. Pablo Picasso (1881-1973), artiste hors norme du XXe siècle, mérite bien un événement hors norme. Trois ans plus tard, ce sera donc, du 8 octobre au 2 février 2009, la magistrale confrontation de toute son œuvre (synthétisée en 196 cotes) avec 74 pièces de maîtres historiques issues des plus prestigieuses collections françaises et étrangères, publiques et privées.

La plupart de ces richesses (120 toiles) seront visibles au Grand Palais, et, simultanément, le Louvre regroupera la série quasi complète des variations de l'Espagnol autour de Femmes d'Alger de Delacroix, et Orsay fera de même autour du Déjeuner sur l'herbe de Manet. Pendant ce temps-là, grand prêteur, le Musée Picasso de Paris accélérera son chantier de restauration.

Retour sur la gestation et la naissance de ce qui s'annonce comme une relecture totale de l'œuvre du fondateur du cubisme. Un novateur radical, mais qui était fier de se dire «héritier de Rembrandt, Velázquez, Cézanne, Matisse». Un révolutionnaire, mais qui réclamait qu'on peigne comme Ingres. Un rêveur unique, mais qui s'imaginait ami intime de Goya et de Van Gogh. Un génie enfin, mais qui affirmait modestement qu'«un peintre a toujours un père et une mère, il ne sort pas du néant».

LA GESTATION

Mai 1947. Picasso, sur une suggestion de Georges Salles (directeur des Musées de France) et Jean Cassou (directeur du Musée national d'art moderne), donne dix toiles importantes au Mnam. Avant qu'elles intègrent les murs de cette institution, Georges Salles invite l'artiste à faire vois iner au Louvre ses œuvres avec une de Zurbaran, Scènes des massacres de Scio et Femmes d'Alger, de Delacroix et avec L'Atelier et L'Enterrement à Ornans, de Courbet. Une confrontation de rêve mais trop osée pour être présentée au grand public. Elle n'aura lieu que pour quelques privilégiés, un jour de fermeture.

Octobre 1971. À l'occasion du 90e anniversaire de Picasso, une sélection d'œuvres des collections publiques françaises, aujourd'hui conservées au Centre Pompidou, est présentée dans la Grande Galerie du Louvre. Cet hommage rendu par le gouvernement français est exceptionnel puisque aucun artiste de son vivant n'avait exposé dans ce sanctuaire de l'art. Picasso ne peut cacher sa fierté : «je vais m'accrocher au Louvre ! ».

8 avril 1973. Toute sa vie Picasso fut considéré comme un novateur. Mais depuis sa mort à l'âge de 92 ans, plus le temps passe, plus on mesure ce que son œuvre doit à la tradition ainsi qu'à une certaine forme de classicisme.

1989. Plusieurs expositions préfigurent celle de la rentrée. «Picasso-Braque » à Bâle et aux États-Unis. En 2002 «Picasso dessinateur, Picasso photographe », «Matisse-Picasso » au Grand Palais après Londres et avant New York. C'est déjà Anne Baldassari, actuelle directrice du Musée national Picasso et principale cheville ouvrière de «Picasso et les maîtres », présentée à partir du 8 octobre 2008, au Grand Palais, qui pilote. Elle aura aussi monté, en 2004, Picasso-Ingres au Musée Picasso. Reste que la question du rapport aux aînés demeure posée de manière partielle.

LE PROJET

2004. Le Louvre envisage une confrontation avec sa collection en ses murs mais se heurte à la difficulté de déplacer nombre d'œuvres très fragiles ou dont le déplacement est rendu difficile par certaines clauses dans les contrats de donation. Il se recentre sur un seul grand chef-d'œuvre qui aura fait l'objet de nombreuses variations du Minotaure : les Femmes d'Alger de Delacroix. Simultanément, le Musée d'Orsay réfléchit à un travail identique autour du Déjeuner sur l'herbe de Manet.

Janvier 2006. Prise en compte de cette convergence. Le projet d'une exposition en triptyque, associant comme lieu principal les Galeries nationales du Grand Palais gérées par la Réunion des musées nationaux (RMN), est formulé. Une première qui va plus loin que les simples systèmes de renvois de musée à musée lorsqu'ils ont une actualité comparable. La réservation des Galeries nationales est inscrite du 8 octobre 2008 au 2 février 2009 dans le planning du Grand Palais. Sa programmation (douze expositions) est en règle générale bâtie sur les quatre années à venir. Les premières demandes, informelles, de prêts sont alors formulées à l'occasion de divers déplacements et rencontres entre conservateurs, directeurs d'institution, collectionneurs privés, voire personnalités politiques, en province comme à l'étranger.

Février 2006. Soutien de LVMH Moët Hennessy. Louis Vuitton, déjà mécène de «Matisse-Picasso » au Grand Palais en 2002. Anne Baldassari élabore sa liste idéale d'œuvres, définissant dix sections thématiques qui exploreront les différentes approches de l'artiste : l'Académie et les antiques, la peinture de genre espagnole et française, Paris 1900, les objets, les grands nus, les portraits, la gravure allemande, les tarots.

Printemps 2006. Intensification des contacts. Bonne nouvelle : les premières promesses orales de prêts en favorisent d'autres. Au fur et à mesure que le projet avance, il gagne en crédibilité, ce qui déclenche de nouveaux ralliements parmi les prêteurs hésitants ou réticents lorsque les commissaires reviennent à la charge. Mauvaise nouvelle : décision est prise de ne pas faire tourner l'exposition ce qui aurait permis des coproductions. Les prêts d'un trop grand nombre de toiles ne sont pas susceptibles d'être renouvelés. Toutefois à Londres, la National Gallery fait part de son projet ultérieur de confronter, chez elle, Picasso et sa collection. Elle s'implique donc avec enthousiasme dans le chantier français en espérant des prêts en retour.

LE CHANTIER

Mai 2007. Christine Albanel, toute nouvelle ministre de la Culture, consulte une nouvelle fois Bernard Arnault qui confirme son engagement. Le chantier est lancé. Premières demandes formelles de prêts, choix du muséographe (Jean-François Bodin), début du montage du dossier d'assurances couvrant le transport aller et retour (dit «de clou à clou »), et d'un autre, exceptionnel (pas plus de trois ou quatre en France par an), de réassurance par l'État.

Juin 2007. Conférence de presse de la RMN sur sa programmation et annonce de l'exposition, début de la conception du catalogue. Pas de billetterie commune : les administrations des trois institutions concernées n'ont pu s'entendre sur ce point.

Septembre 2007. Ouverture de la première grande exposition sur la période cubiste au Musée Picasso de Paris. Ce sera la dernière dans ces murs avant travaux.

Octobre 2007. Jean-François Bodin commence à travailler sur des photos, puis des maquettes, des ordinateurs, voire avec des logiciels d'imagerie 3D. Le sommaire du catalogue calé, l'ouvrage comptera 386 pages. Entrée en action des services d'exploitation et communication de la RMN.

Février 2008. À Madrid, le Musée Reina Sofia présente les collections du Musée Picasso de Paris (nos éditions du 29/02/08). Un sacrifice et un pari pour Anne Baldassari qui accepte de dégarnir temporairement son musée d'environ 400 pièces en escomptant un maximum de prêts espagnols en retour (elle en a eu 31).

Mars 2008.Guy Cogeval, nommé président d'Orsay à la suite de Serge Lemoine, double son volume d'exposition, réunissant quatorze des vingt-six Déjeuner sur l'herbe de Picasso. Commissaire : Laurence Madeline.

Mai 2008. Obtention de la garantie d'État soumis au ministère du Budget par voie d'arrêté, sur avis d'une commission d'agrément, laquelle est désignée par les ministères de la Culture et du Budget, et actuellement présidée par Louis Schweitzer. Les œuvres des collections nationales ne sont pas assurées mais pour celles qui viennent de l'étranger, publiques et privées, la garantie de l'État a été créée en 1993 afin d'accueillir des expositions à très gros capitaux (au minimum 250 M€ et pas de plafond). Elle a été utilisée pour la première fois pour les chefs-d'œuvre de la Fondation Barnes présentés au Musée d'Orsay en 1993. Pour chaque projet, l'organisateur bénéficiant de la garantie de l'État paie une redevance forfaitaire au Trésor public de 30 500 € (en plus de la prime d'assurance du courtier). Mais la garantie d'État permet une réduction des coûts d'assurances de plusieurs centaines de milliers d'euros.

Juin 2008. Fin de la plupart des discussions sur la protection physique des œuvres au cours de l'exposition (où seront posées les lignes de mise à distance du public devant les toiles ? Combien d'alarmes ? Combien de gardiens par espace ?, etc.).

Juillet 2008. Fermeture des expositions «Marie Antoinette » e t «Figuration narrative » au Grand Palais. Le 4 juillet, «Picasso et les maîtres» est officiellement placé sous le haut patronage de Nicolas Sarkozy. Quelque 5 000 catalogues seront distribués au Parlement européen comme cadeau de la France, présidente de l'Union européenne. Les audioguides disponibles au Grand Palais donneront des informations dans les 23 langues de l'UE. À Paris, début du chantier muséographique pour une livraison début septembre. La vente en ligne des billets (sur www.rmn.fr) a commencé le 31 juillet.

Et ensuite…À la mi-septembre, arrivée des premières œuvres et début de l'accrochage après vingt-quatre heures d'acclimatation en caisse et un dépoussiérage. Début octobre, fin de l'accrochage, vernissages (presse, ministre, VIP) et ouverture au public pour les trois expositions le 8 de ce mois-là. Le Grand Palais présentera 210 œuvres signées Greco, Vélasquez, Goya, Zurbaran, Ribera, Melendez, Poussin, Le Nain, Dubois, Chardin, David, Ingres, Delacroix, Manet, Courbet, Lautrec, Degas, Puvis de Chavannes, Cézanne, Renoir, Gauguin, Douanier Rousseau, Titien, Cranach, Rembrandt, Van Gogh… Pour lancer l'événement, Guillaume Durand prépare avec Olivier Picasso une émission spéciale pour France 2.

OBJECTIF

Dépasser les 480 000 visiteurs de Courbet, soit une moyenne de plus de 4 000 par jour. Klimt était monté à 6 000. Au-delà, on ne respecte plus la jauge maximale des Galeries nationales. Côté marketing, excepté deux étoles, il n'y aura pas de produits supplémentaires dans la boutique de la RMN : les objets existent déjà et seront à nouveau commercialisés.

«Picasso et les maîtres», du 8 octobre 2008 au 2 février 2009, Galeries nationales du Grand Palais.

«Picasso/Delacroix : Femmes d'Alger», du 8 octobre 2008 au 2 février 2009, Musée du Louvre. «Picasso/Manet : Le déjeuner sur l'herbe», Musée d'Orsay, du 8 octobre 2008 au 1er février 2009.

Vente des billets sur www.rmn.fr
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samedi 06 septembre 2008 à 10:24
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Vous n'avez jamais vu un Bonnard comme ça !", lance Guy Cogeval, président du Musée d'Orsay, devant Jeux d'eaux ou le voyage. La nouveauté, c'est que le tableau de Pierre Bonnard (1867-1947) est accroché sur un mur vert olive "pour faire ressortir les nuances", dit-il. Dans une autre salle, Le Déjeuner sur l'herbe de Manet (1832-1883) est présenté sur fond violet...


Jeudi 4 septembre, le nouveau patron du musée parisien dédié au XIXe siècle - il a été nommé en février - dévoilait à la presse ses projets à l'horizon 2012.

Muséographie, programmations, tout change avec Guy Cogeval. La page Serge Lemoine - son prédécesseur, atteint par l'âge de la retraite - semble tournée. "Ce n'est pas pour le plaisir du changement, mais nous arrivons à la fin d'un cycle", s'est justifié l'ancien directeur du Musée des beaux-arts de Montréal.

Avant de mettre en chantier ce lieu "réputé intouchable", M. Cogeval a pris soin de consulter Gae Aulenti, l'architecte italienne qui avait conçu l'espace dans les années 1980. Outre la couleur, il souhaite modifier la circulation et désengorger les salles où se pressent "1 500 visiteurs par heure". Autre idée, revoir l'éclairage en utilisant au mieux la lumière naturelle. Finis les néons qui "saturent l'oeil de lumière". Exit, aussi, les alignements de Cézanne et autres chefs-d'oeuvre : "Exposer moins et dramatiser plus" est la nouvelle devise.

C'est le grand chambardement à tous les étages. Jusqu'au café du musée, auquel s'attaqueront les frères Campana en 2009. Les travaux majeurs auront lieu dans les salles impressionnistes, en 2010, et seront financés par les recettes attendues des expositions itinérantes.

RÉTROSPECTIVE MONET

Plutôt que créer des "antennes" en région, comme le font le Louvre à Lens ou le Centre Pompidou à Metz, M. Cogeval a préféré fédérer un réseau de musées baptisé Club 19 : celui-ci comprend déjà les établissements de Marseille, Lyon, Lille, etc., et devrait s'étendre aux "frères" européens et américains (à New York, le Metropolitan Museum, etc.).

Quant à la programmation, c'est un mélange de "retour aux fondamentaux" et la confirmation de l'ouverture à d'autres disciplines dont la musique (une exposition Debussy est annoncée pour 2011). Orsay a pour ambition de revenir au "centre des recherches" sur l'impressionnisme et organisera un grand colloque sur le sujet à l'automne 2009, suivi d'une rétrospective Monet, fin 2010. "Pour les visiteurs étrangers, qui représentent 80 % de notre public, Monet est le plus grand peintre français", a expliqué M. Cogeval. L'exposition "ne tournera pas", prévient-il : les amateurs n'auront qu'à venir à Orsay.

L'art contemporain sera toujours le bienvenu : mais, plutôt qu'inviter plusieurs artistes par an, un seul heureux élu bénéficiera d'une carte blanche - parmi les noms qui circulent, Paul McCarthy, Murakami. Au lendemain de son arrivée, M. Cogeval avait aussi envisagé d'inviter les cinéastes Tim Burton, Jack Nicholson ou encore Martin Scorsese. Il semblerait que leur venue ne soit plus d'actualité.
Clarisse Fabre


Ce message a été modifié par sandie72 - samedi 06 septembre 2008 à 10:24.
dimanche 28 septembre 2008 à 08:55
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Francis Bacon à corps et à cri






Deux éléments du triptyque « In Memory of George Dyer» (1972). George Dyer était l’amant de Bacon et son modèle. Il s’est suicidé dans le décor sordide d’un hôtel. (photo: Keystone)
BEAUX-ARTS. Le peintre aurait eu cent ans en 2009. Triptyques écorchés, corps en lutte et portraits font l'objet d'une belle rétrospective à la Tate Britain.

Florence Gaillard, Londres
Samedi 27 septembre 2008


Le centenaire de la naissance de Francis Bacon est tout proche, la dernière rétrospective qui lui ait été consacrée en Grande-Bretagne datait de 1985, soit sept ans avant sa mort en 1992. L'exposition de cette rentrée, susceptible de déplacer les foules et de vendre une masse de produits dérivés, présente plus de 60 toiles couvrant toute la carrière du peintre. Elle découpe en dix salles la chronologie et utilise les tumultes biographiques de Bacon comme fil explicatif de sa production, dans un souci didactique qui pourra agacer le public spécialisé mais contribuera à installer encore davantage Bacon dans le rôle du plus grand peintre du XXe siècle britannique.



Il faut revoir ces noirs, favoris du peintre dans ses œuvres les plus anciennes, durant les années quarante et cinquante. Bacon va chercher leur épaisseur dans sa nuit à lui, mais aussi chez Zurbarán ou Vélasquez. De ce dernier peintre espagnol, Bacon, l'Anglais de Dublin, reprend maintes fois le Portrait du Pape Innocent X, et le plonge dans son siècle. Le XXe, celui du psychisme hurlant, des univers concentrationnaires, des rings de boxe. Sous le noir, l'or, le violet, toute une noblesse d'apparat crie, attachée à son siège, derrière des coulées de pigments.

Il faut voir aussi l'émergence progressive de la distorsion chez Bacon, dès les années cinquante. Sur les visages et dans des corps qui semblent littéralement fondre sur place, qui saignent, copulent ou s'entre-tuent. Voire s'autodétruisent, comme dans le triptyque In Memory of George Dyer (1972), du nom de l'amant, modèle et compagnon qui s'est suicidé dans le décor sordide d'un hôtel, laissant à Bacon la culpabilité et une désolation à expulser, de sa propre chair, vers des surfaces aux dimensions croissantes.

L'homme de Bacon est un homme sans Dieu, un animal parmi d'autres animaux, répondant comme tel à la peur, aux nécessités physiques. Mais, contrairement à l'animal, cet homme aspire à un sens qu'il n'atteint pas. Donc il souffre. Sa chair le torture, il crie, personne n'est là qui puisse davantage pour lui. Dieu n'est pas là, mais le christianisme est omniprésent dans ses toiles: que ce soit à travers les portraits de papes de sa première époque ou dans ses séries de crucifixions, qui ne sont chez Bacon que des formes sophistiquées de boucherie, l'iconographie chrétienne suinte, voire éclate, dans ses aspects sacrificiels mais aussi érotiques. Le choix du triptyque comme support privilégié, à la fin de sa longue vie, va dans le même sens.

Voila pour la métaphysique désespérée. La biographie, telle que présentée à la Tate, relate la haine du père, l'homosexualité non dissimulée mais néanmoins vécue par le peintre «comme une malédiction», et insiste un peu lourdement sur des relations amoureuses violentes. Tout n'est pas totalement noir, pourtant: il y a eu la bohème des années folles de Soho, les voyages en France ou dans la douce Italie, l'exotisme de Tanger, où Bacon a peint des paysages et mis entre parenthèses son leitmotiv de désintégration floutée.

La Tate présente aussi une belle collection de documents et d'archives personnelles de Bacon. Des entretiens filmés révèlent un homme affable et courtois (torturé, certes, mais britannique!). C'est l'occasion de voir des sources explicites. Outre des textes, par exemple de Dylan Thomas, qui lui ont inspiré des œuvres dès la fin des années soixante, la photographie a été un matériel essentiel, quotidien. Portraits de ses proches que l'on retrouve ensuite sur la toile, photos tirées de films expressionnistes - Eisenstein en particulier - ou encore ces extraordinaires images d'Eadweard Muybridge qui, à la fin du XIXe siècle, livrait les détails du mouvement en photographiant des galops de chevaux, des sportifs en train de sauter, des lutteurs au combat. Bacon a largement puisé dans ce répertoire à la frontière de l'art et de la documentation scientifique.

Bacon, peintre de l'esprit et du corps torturés, n'a pu qu'être inspiré par l'imagerie médicale. Dessins d'anatomie, détails de pathologies, chairs humaines ou animales que les os ne soutiennent plus. Boucheries, imagerie chrétienne, laboratoire médical, voilà qui fait écho à une actualité londonienne toute fraîche: les œuvres que Damien Hirst a vendues aux enchères pour des sommes record. Filiation explicite, souhaitée de la part de Hirst, dont la seule idole connue - à part son récent Veau d'or à 20 millions de francs - s'appelle Francis Bacon.

Tate Britain de Londres, jusqu'au 4 janvier 2009. Info: http://www.tate.org.uk. Exposition présentée ensuite au Prado de Madrid, du 3 février au 19 avril, puis au Metropolitan Museum de New York, du 18 mai au 16 août.







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