Actualite de l art

Pages : < 1 2 3 >

jeudi 22 novembre 2007 à 19:04
Citer +Citer
Décès de Maurice Béjart: Pascal Couchepin salue l'artiste

La disparition de Maurice Béjart est une grande perte pour l'art, mais aussi pour notre pays, a réagi Pascal Couchepin. Pour le conseiller fédéral en charge de la culture, le chorégraphe était un "monstre sacré".

Désireux de partager son art avec tous, Maurice Béjart a marqué la vie culturelle, et pas seulement le milieu de la danse, dans tous les lieux où il est passé, a relevé M. Couchepin.

Il s'agissait d'un excellent leader et d'un artiste extraordinaire, a pour sa part déclaré Jean-Frédéric Jauslin, directeur de l'Office fédéral de la culture. Et de relever la fantastique personnalité du chorégraphe. La manière dont il enseignait et traitait ses élèves était "tout à fait impressionnante".

"Le maître a disparu physiquement, mais son oeuvre, son école et sa compagnie vont lui survivre, a pour sa part indiqué Yvette Jaggi, ex-syndique de Lausanne grâce à qui M. Béjart était venu s'installer à Lausanne. Au Béjart Ballet, l'heure est à la tristesse. "Tout le monde, une centaine de personnes, est sous le choc", a expliqué un membre de la direction.

Lausanne éprouve "une immense tristesse" à l'annonce du décès de Maurice Béjart, a déclaré la directrice de la culture de la ville Silvia Zamora. Elle a souligné que l'avenir de la compagnie et de l'école était assuré par contrat pour les trois ans à venir.

Selon les dernières dispositions du maître, une cérémonie laïque sera organisée au plus tard lundi, ou une cérémonie selon le rituel musulman, dans les 24 heures suivant le décès.

Maurice Béjart "est sans doute déjà en train de faire danser les étoiles", a de son côté déclaré l'ancien danseur étoile Patrick Dupond. Il "va laisser une lumière indélébile. Son oeuvre va perdurer à travers tous les danseurs et danseuses qu'il a fait travailler", a-t-il affirmé.

La célèbre ballerine italienne Carla Fracci, 71 ans, a déploré la mort du chorégraphe Maurice Béjart, qu'elle "a beaucoup aimé". "Le dieu de la danse (était) mort", a-t-elle estimé.
(ats / 22 novembre 2007 15:28)

Romandie Newsi

samedi 15 décembre 2007 à 11:37
Citer +Citer
Acquisition d'une lettre illustrée de Gauguin par la Fondation Custodia
http://www.latribunedelart.com/Nouvelles_b...ustodia_778.htm


14/12/07 – Acquisition – Paris, Fondation Custodia – La Fondation Custodia conserve notamment une importante collection de lettres autographes d'artistes (plus de 40 000) et poursuit avec constance sa politique d'acquisition dans ce domaine. Elle vient d'acquérir à New York (le 11 décembre dernier), chez Sotheby's, dans une vente de livres et de manuscrits, une importante missive de Paul Gauguin (ill. 1) destinée à Georges-Daniel de Monfreid, pour la somme de 361 000 dollars (frais inclus). Datée du 11 mars 1892, cette lettre est illustrée d'une esquisse (ill. 2) avec de nombreuses variantes du tableau la Orana Maria peint à Tahiti et aujourd'hui conservé au Metropolitan Museum de New York. Il s'agit de la cinquième lettre de Gauguin à entrer dans la collection Frits Lugt qui possède également la dernière lettre de Monfreid envoyée à Gauguin. Arrivée après la mort de ce dernier le 8 mai 1903, elle porte la mention décédé.


Autre actualité Gauguin à laquelle il est difficile d'échapper ces jours-ci, la révélation par l'Art Institute de Chicago qu'une œuvre de leur collection, Le Faune (ill. 3) est en réalité un faux moderne. Cette céramique avait été vendue par Sotheby's à Londres en 1994, puis acquise par le musée en 2001 auprès des marchands londoniens Howie and Pillar pour environ 125 0000 dollars.
L'objet avait été publié plusieurs fois et passait pour un chef-d'œuvre. Les détails de cette histoire insolite peuvent se lire dans cet article de Colin Bailey sur le site de The Art Newspaper. Si les changements d'attribution sont fréquents dans les musées, une telle mésaventure, la découverte qu'une acquisition récente est en réalité un faux, est plutôt rare.


Ce message a été modifié par sandie72 - samedi 15 décembre 2007 à 11:38.
samedi 15 décembre 2007 à 11:39
Citer +Citer




Une exposition regroupant une soixantaine d'œuvres plastiques de 29 artistes nationaux et autant de plasticiens internationaux se tient actuellement à Casablanca sous le signe "Convergences".


Cette exposition se cristallise autour de la notion de dialogue et de partage et donne à voir une sélection d'œuvres du groupe Société générale à Paris et de la Société générale au Maroc.

‘Convergences' reflète une médiation à plusieurs voix sur la notion de peinture abstraite ou semi figurative et les possibilités qu'elle ouvre à d'autres formes et expressions y compris à l'art contemporain, selon le commissaire de l'exposition et critique d'art, Aziz Daki.

Selon lui, parler des traits communs ne veut pas dire que l'exposition repose uniquement sur des convergences comme le laisse supposer son titre, au demeurant pertinent parce qu'il rend compte des liens dominants entre les artistes exposés.

Il existe, a-t-il ajouté, des parentés d'ordre esthétique, des préoccupations communes, des proximités formelles, des similitudes techniques, des communautés en vue, un engagement dans la société, des rencontres personnelles, une filiation à une même école ou une convergence théorique entre les artistes des deux collections.

Il s'agit de confronter deux artistes des deux collections et d'expliquer les points qui cristallisent le dialogue fécond entre leurs œuvres.

Du point de vue de l'histoire de l'art, a-t-il estimé, cette exposition enrichit la compréhension des œuvres et des trajectoires d'artistes marocains dont la production ne cesse de se nourrir d'une histoire occidentale tout en essayant de maintenir un ancrage local.

Quarante-quatre ans après l'exposition de 1963, ‘Convergences' convie les visiteurs à un nouveau rendez-vous avec l'histoire. Les questions qui étaient au cœur de l'exposition de 1963 (la dette envers l'Occident, l'héritage d'une forme étrangère à la culture locale, l'originalité des arts plastiques au Maroc) sont encore d'actualité.

Elles sont toutefois de moins en moins visibles au profit d'une pratique des arts plastiques comme allant de soi, sans s'embarrasser de l'autre.

(Le Matin)
dimanche 16 décembre 2007 à 17:40
Citer +Citer
15 décembre 2007 - 13:31

Italie: un Caravage a été présenté pour la première fois au public


Rome - Un tableau du Caravage a été présenté pour la première fois au public dans une exposition organisée à Trapani en Sicile. Cette oeuvre a longtemps été attribuée à l'un de ses disciples du célèbre maître italien du Baroque, puis reconnue en 2006 comme étant de sa main.

"Les tricheurs" ont été formellement identifiés récemment comme une première version d'une autre oeuvre du même nom de Michelangelo Merisi dit "Le Caravage", datée de 1594 et actuellement exposée au Kimbell Art Museum de Fort Worth (Texas).

La toile exposée en Sicile a été achetée durant des enchères en 2006 pour 50'400 livres sterling (117'425 francs) par Sir Denis Mahon, un collectionneur et historien britannique. Elle est évaluée aujourd'hui à un prix presque mille fois supérieur soit 50 millions de livres (plus de 116 millions de francs).

L'exposition intitulée "Le Caravage, images du divin", a été organisée pour célébrer le 400e anniversaire du bref passage de l'artiste en Sicile. Elle reprend une exposition présentée cet automne à Malte - mais sans "Les tricheurs" - qui durera jusqu'au 30 mars au Museo Regionale conte Agostino Pepoli de Trapani.

Considéré comme l'inventeur et le maître du clair-obscur, le Caravage a mené une vie agitée et querelleuse qui a culminé dans la mort au cours d'une rixe de l'un de ses adversaires, Ranuccio Tomassonio, en 1606 à Rome. Sa tête mise à prix, Le Caravage se réfugia à Malte d'où il fut chassé en 1608 vers la Sicile pour avoir à nouveau troublé l'ordre public.

L'année suivante il échappa de peu à la mort au cours d'une bagarre à Naples qui avait sans doute été provoquée pour se débarasser de lui. Le Caravage est mort en 1610 à l'age de 38 ans.



Ce message a été modifié par sandie72 - dimanche 16 décembre 2007 à 17:46.
vendredi 21 décembre 2007 à 11:13
Citer +Citer
Naissances, disparitions, expos-événements: 2007 fut une année riche en surprises.

http://www.voir.ca/publishing/article.aspx...p;article=55736

L'année a débuté avec la disparition de l'une de nos institutions et s'est achevée par une bien triste nouvelle. En janvier, paraissait le 125e et dernier numéro de la revue Parachute, dont le comité de rédaction avait annoncé la "suspension" des activités, mais qui depuis ne donne plus aucun signe de vie... La fin de l'année fut très assombrie par la disparition de la galeriste Thérèse Dion qui a défendu bien des artistes.

Entre ces deux sombres événements, notre ville a été heureusement rythmée par de nombreux moments forts. En octobre, un nouvel espace y ouvrait ses portes. La Fondation DHC/Art, dédiée à l'art contemporain, voyait le jour dans le Vieux-Montréal. Certes, les activités de ce lieu ont débuté avec une expo de l'artiste britannique très à la mode Marc Quinn (ses tableaux de fleurs étaient stupéfiants de kétainerie). Néanmoins, il est très heureux de voir un nouveau lieu pour l'art contemporain aussi dynamique à Montréal. Cette fondation a de plus ponctué notre vie culturelle en dehors de ses nouveaux locaux. En mars, elle permettait la présentation du film sur le joueur de foot Zidane réalisé par Douglas Gordon et Philippe Parreno. En avril, elle projetait Drawing Restraint 9 de Matthew Barney.

Le Musée d'art contemporain ne fut pas en reste. Il a mené une année tambour battant (voir Top 5), et ce, malgré un bémol, la faiblesse de la présentation du vidéo de Darren Almond. Le visiteur a pu y admirer les pièces de Thomas Hirschhorn, Jean-Pierre Gauthier, Bruce Nauman, Vik Muniz, Guy Ben-ner, Jérôme Fortin... Très peu de femmes, mais bon, qui s'intéresse encore à ces questions féministes dépassées?

Le Musée des beaux-arts a, quant à lui, proposé des expos intéressantes, mais moyennement emballantes. L'expo Disney s'est montrée très peu critique par rapport à son sujet. Les oeuvres d'Emily Carr et de Maurice Denis furent très intelligemment abordées, mais il s'agissait néanmoins d'artistes assez éloignés des valeurs esthétiques de notre époque. Plusieurs défis attendent la nouvelle directrice Nathalie Bondil, dont celui de monter des expos d'envergure qui plaisent autant aux spécialistes qu'au grand public, tout en étant d'une grande actualité.

CÔTÉ BIENNALES

En mai et juin, la Biennale de Montréal, sous le commissariat de Wayne Baerwaldt, s'est avérée être une bonne cuvée avec les interventions remarquées de 2boys.tv, Michael Awad et Evan Penny, David Hoffos, Paul P., Theo Sims... Mais malheureusement, elle était peu soignée dans sa présentation (avec, par exemple, des cartons d'identification collés un peu n'importe comment) et comptait très peu d'oeuvres réalisées pour l'événement. Le 10e Mois de la photo fut lui aussi de haut niveau avec Marie Fraser à la barre. Le nombre élevé de vidéos est peut-être le signe d'un tournant esthétique et intellectuel qui demande un changement de nom pour cet événement.

DES GALERIES UNIVERSITAIRES BIEN ACTIVES

Un artiste né à Montréal, mais travaillant maintenant à Londres et à New York, a représenté le Canada à la Biennale de Venise. Nous avons pu voir en juin les installations sculpturales de David Altmejd à la Galerie de l'UQÀM, institution qui avait d'ailleurs soutenu son dossier pour Venise. Dans ce même lieu, nous avons pu voir Michel de Broin, Lucie Robert et même l'artiste écossais Douglas Gordon. La galerie de Concordia a elle aussi continué de faire un excellent travail. L'amateur a pu y voir 9 Evenings (qui parlait de John Cage, Yvonne Rainer...), les expos d'Adad Hannah et d'Harun Farocki, mais aussi La Tête au ventre, montée par Mathieu Beauséjour.

DES ARTISTES TRÈS PROLIFIQUES

Parlant de Mathieu Beauséjour, il faut dire qu'il a encore eu une année exceptionnelle (comment fait-il pour être aussi productif?) en tant que commissaire, mais aussi en tant qu'artiste avec une expo intitulée Monument (à la Fonderie Darling), qui exhibait une imposante guillotine... L'année fut aussi ponctuée par l'art conceptuel de Bill Vazan (chez VOX), l'installation photographique de Yan Giguère (chez Occurrence), des sculptures et oeuvres sur papier de Patrick Coutu (chez René Blouin) ainsi que des oeuvres postcoloniales de Kent Monkman (chez Pierre-François Ouellette).

Montréal en 2007 s'est donc révélée une ville très active dans le domaine des arts visuels, et ce, même si lors des Rendez-vous de novembre de Montréal, métropole culturelle, on a à peine parlé de cet atout considérable qui mériterait une reconnaissance plus marquée.

ooo

FLIP/FLOP

FLIP /

LES COLLECTIONNEURS PRIVÉS DE MONTRÉAL

Le travail des collectionneurs privés montréalais, qui est montré depuis le début du mois au Musée des beaux-arts, s'est révélé passionnant. Alors que l'on se plaint souvent d'un nombre limité d'acheteurs dans notre métropole, cette exposition a montré leur vitalité. Malgré un sujet un peu casse-gueule (cela risquait d'être complètement hétéroclite), cette présentation s'est avérée fort agréable.

FLOP /

LA COLLECTION LOTO-QUÉBEC

En début d'année, la présentation des oeuvres de la collection Loto-Québec dans son Espace création fut très décevante. Le visiteur y a découvert 38 pièces tirées d'acquisitions très conservatrices pourtant élaborées sur près de 30 ans avec des moyens assez considérables... Un bilan moins que moyen, montrant les lacunes importantes de cette collection montée par une société d'État qui devrait et pourrait facilement avoir un rôle de leader sur la scène culturelle québécoise...


Ce message a été modifié par sandie72 - vendredi 21 décembre 2007 à 11:14.
lundi 24 décembre 2007 à 10:59
Citer +Citer
L’art fera école
Education. Selon un rapport que s’est procuré «Libération», l’histoire des arts deviendrait obligatoire dans le primaire et le secondaire dès la rentrée 2008.
VINCENT NOCE
QUOTIDIEN : lundi 24 décembre 2007
liberation

«A l’école, les enfants apprennent à lire mais pas à voir.» Dans ces colonnes, au lendemain de l’élection présidentielle, l’historien de la peinture Pierre Rosenberg, ancien président du Louvre, rappelait au candidat Sarkozy sa promesse de faire entrer l’histoire de l’art à l’école. Si l’on en croit un rapport dont Libération a pu avoir copie, «dès la rentrée 2008, l’enseignement de l’histoire des arts» deviendrait «obligatoire» dans le secondaire et même le primaire.

Détermination. Chargé fin juillet d’une mission de réflexion par Christine Albanel et Xavier Darcos, Eric Gross, inspecteur général de l’Education nationale, a rendu le 14 décembre son devoir aux ministres de la Culture et de l’Education ainsi qu’à l’Elysée et Matignon, concluant par «28 propositions et recommandations» qui ne manqueront pas de faire débat.

L’unanimité devrait se faire sur un constat : l’absence de l’art à l’école est une aberration dans un pays dont chaque grande période est imbriquée avec la création et qui en a hérité du patrimoine le plus riche au monde. C’est la première fois qu’on sent une détermination politique aussi forte à sortir de cette triste exception française. Parallèlement, le gouvernement a confié une autre mission, sur le contenu des programmes, à un professeur, Pierre Baqué, lequel a déjà rendu une note d’étape.

Eric Gross reste prudent, choisissant de ramener cette ambition à l’aune des moyens. Ce pragmatisme se nourrit de la répétition des échecs : le corps enseignant a toujours résisté à une innovation qu’il conçoit mal, surtout sans moyens ni formation attachés. Le rapport répond par la mise en place d’une académie ouverte du XXIe siècle, mais risque de frustrer par la modestie des mesures immédiates. Chaque mot compte dans ses formules : «histoire des arts», alors que l’Elysée et Matignon dans leur lettre de mission parlaient, à dessein, d’«histoire de l’art». Manière de ne pas se cantonner à la grande peinture. Mais aussi réticence de l’éducation nationale, habituée à ses pratiques du dessin et de la musique. Surtout, «enseignement» ne veut pas dire «discipline». Les élèves n’auraient donc pas, lundi de 10 à 11 heures, cours sur les mains négatives du néolithique, et, la semaine d’après, sur l’esthétique mortuaire de la pyramide. En pleine réduction d’effectifs, appelé à alléger des programmes déjà trop lourds, le ministère n’a nul moyen de recruter des professeurs d’histoire de l’art en un délai si court. Il faudrait 10 000 postes.

Gratuité. Même si le rapport précise que l’histoire de l’art ne peut être instaurée en discipline séparée «à ce stade», on aurait aimé que l’objectif soit posé, alors que cet apprentissage est courant dans les autres pays occidentaux. Il préconise cependant la création d’un Capes et d’une agrégation du genre afin de former des formateurs d’enseignants et de composer un bassin d’expertise dans chaque académie.

En attendant, le rapport suggère de «mettre l’accent sur la dimension artistique et culturelle» des disciplines existantes : en histoire, on parlerait davantage de Le Brun et Lully, en philo de l’esthétique de Hegel et en géométrie de l’architecture palladienne. En lettres, les enseignants seraient incités à se distancier d’une approche formaliste du texte pour redonner sens au contexte. La formation et les concours, surtout en sciences humaines, seraient revus pour prendre en compte cette exigence. Eric Gross appelle ainsi les deux ministères à fonder un nouveau partenariat pour assurer la formation continue des maîtres. Il propose la mise en place de «directions régionales de l’éducation artistique», qui, logiquement, pourraient être mises en commun. Il recommande le rétablissement pour les enseignants de la gratuité des musées et monuments, ce à quoi Christine Albanel est favorable.

L’objectif est de faire entrer la culture à l’école et de sortir l’école vers la culture. La France se doterait d’une bibliothèque numérique des arts, lance le rapporteur, qui insiste sur le principe d’une «gratuité» des services. Il souligne que cette base apporterait, dans la confusion du Net, une validation «juridique et scientifique» des données. Sans préjuger de l’impact de cette intention sur les éditeurs de livres d’art, il revient sur le volet de «l’exception pédagogique» au droit d’auteur prévu par la loi Donnedieu. Avant même son entrée en vigueur prévue en 2009, il recommande d’en abandonner les dispositions «confuses» et «inapplicables». Pour «mieux protéger usagers et ayants droit», il propose une mesure législative instituant la «gestion collective» des droits plutôt que de laisser chaque enseignant se débrouiller.

Tension. La télévision publique pourrait jouer sa part dans cette mobilisation, à l’occasion des révisions du cahier des charges. Est lancée l’idée d’un site de vidéos éducatives proposées aux écoles, commun aux chaînes publiques et fédéré par France 5. Le rapporteur souhaite une rencontre de l’école avec les artistes et un renfort des pratiques artistiques, tout en notant l’écueil des moyens.

Sur ce point, plutôt qu’un programme dicté d’en haut, il en appelle à l’éclosion de mille fleurs : sorties dédiées au patrimoine de la région, invitations d’artistes, incitations au mécénat. A travers la «généralisation de contrats de développement de l’éducation artistique et culturelle», les collectivités seraient conviées à devenir des «partenaires à plein titre» de cette mobilisation pour une nouvelle école de l’art. Une certaine prudence du rapport s’explique par les risques de blocages, qui ne sont pas insignifiants.

La tension était déjà perceptible dans certaines auditions. Evidentes, les difficultés matérielles se doublent de querelles programmatiques plus sourdes. Les historiens de l’art aimeraient bien profiter de la brèche ; professeurs et artistes se retranchent sur la pratique. C’est la bataille des Abstraits et des Concrets. Ce débat, qui peut déconcerter par ses aspects techniques, est crucial si l’on veut espérer que les générations à venir puissent reprendre goût aux églises et aux musées : 60 % de Français n’ont jamais mis le pied au Louvre.
mercredi 26 décembre 2007 à 21:07
Citer +Citer
Jean Carriès sculpteur, la matière de l’étrange
Petit Palais, Musée des Beaux-Arts de la Ville de Paris (du 11 octobre 2007 au 27 janvier 2008)


Expérimentateur, en quête de perfection, travailleur acharné que sa passion finit par détruire, Carriès meurt à 39 ans en pleine gloire. Ses œuvres renvoient à un imaginaire peuplé de songes fantastiques. L’exposition révèle ce monde à la frontière du rêve et du cauchemar en présentant près de 200 sculptures et objets d’art de l’artiste.

Artiste de la fin du XIXe siècle, Carriès se distingue de ses contemporains par son goût pour la matière et son travail de la patine. Il met en évidence la matière de ses œuvres, qu’elles soient en plâtre, en cire, en bronze ou en grès, et y laisse visible son empreinte, la marque de ses doigts.

Le trait est puissant et les détails ciselés, Jean Carriès travaille et expérimente la couleur et les effets de surface - lisses, heurtés, mats, luisants, grumeleux - sur ses plâtres, ses bronzes et ses grès émaillés.

Modeleur talentueux, il travaille par série : d’abord portraitiste, par opportunité autant que par goût, il est repéré au Salon de 1881 par les critiques d’art pour sa série des Désespérés, figures de bohême et de misère ; il enchaîne avec des bustes de fantaisie, portraits imaginaires tirés de ses rêves et autoportraits déguisés, et enfin des animaux en métamorphose, faits d’associations improbables – ainsi ses Grenouilles, dotées d’oreilles de lapin et d’ongles acérés.

Carriès se découvre une passion pour le grès émaillé et les céramiques à la suite de l’Exposition Universelle de Paris en 1878, où il découvre des exemples d’œuvres japonaises réalisées dans cette matière. Il travaille alors en statuaire ce matériau de potier et sous l’influence de l’art japonais, il abolit les frontières entre sculptures et objets d’art. Il multiplie les recherches de terres et d’émail sur ses pots.

En 1890, il s’attaque à un projet gigantesque pour l’atelier parisien de Winaretta Singer, musicienne américaine et peintre amateur : la Porte monumentale. Cette structure gothique qu’il n’a pu achever, est envahie d’animaux mutants aux peaux visqueuses, de trognes ridées et de figures grimaçantes est reconstituée et présentée dans l’exposition.


Plus d'infos:
http://www.artactu.com/jean-carries-sculpt...ticle00101.html
vendredi 28 décembre 2007 à 11:34
Citer +Citer
Quand les peintres américains transfigurent la légende de l'Ouest
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-...1-993624,0.html
LE MONDE | 26.12.07

L'exposition est petite - moins d'une soixantaine d'oeuvres dans les modestes salles temporaires du Musée des beaux-arts de Rouen -, mais elle est dense, et parfois drôle, comme dans sa dernière partie retraçant le voyage en France du cirque de Buffalo Bill. Surtout, elle révèle au public français un pan méconnu de l'art made in USA. Celui de ces artistes qui, de 1830 à 1940, s'ingénièrent à restituer l'indescriptible : les paysages et les peuples de l'Ouest. S'il en fallait un symbole, ce serait ce tableau peint en 1860 par William Jacob Hays : des collines ceinturant l'horizon de la vallée du Missouri, un immense troupeau de bisons galope vers le spectateur. Au loin, il ressemble à une colonie de fourmis, la masse et la stature des bêtes ne se révélant qu'au premier plan.


La migration annuelle des bisons, vitale pour les peuples amérindiens, est renforcée par la présence du crâne blanchi d'un de ces bovidés, victime d'une précédente transhumance. Elle transfigure un tableau apparemment animalier en une méditation sur le cycle de la vie, et anticipe la disparition des grands troupeaux à la fin du XIXe siècle.

Avec eux disparaît aussi le mode de vie des Indiens des plaines. Ceux-ci sont présents dès le début de l'exposition, avec des toiles de leur premier portraitiste, George Catlin. Entre 1832 et 1834, celui-ci visita et peignit les tribus Blackfeet, Crow, Cree, Cherokee et autres Mandans, pour constituer ce qu'il nomma sa "galerie indienne". Il la présenta en 1845, avec une troupe de danseurs Iowas, au roi des Français, Louis-Philippe. Qui lui commanda quinze tableaux, salués par Baudelaire, et conservés aujourd'hui au Musée du quai Branly, qui les prête pour l'exposition.

PENTE VERTIGINEUSE

Mais Laurent Salomé, le conservateur du Musée de Rouen, ne s'est pas contenté d'emprunter sur les bords de Seine. Grâce au soutien du French Regional and American Museum Exchange (Frame), qui fédère des musées régionaux en France et aux Etats-Unis, il a écumé l'Ouest, du Musée de Denver (Colorado) au Buffalo Bill Historical Center, à Cody (Wyoming), en passant par le Gilcrease Museum de Tulsa (Oklahoma).

Bref, des cow-boys, des Indiens, des paysages sublimes. Un brin de naïveté aussi, souvent, mais aussi des traces de génie, grâce à des cadrages parfois proprement diaboliques, comme dans cette toile de Conrad Buff où des émigrants hissent à bout de bras un chariot sur une pente vertigineuse.

Mort en 1975, Conrad Buff n'est pas le plus connu des artistes de cette exposition. Il est moins populaire que son contemporain Norman Rockwell, par exemple. Il partage pourtant avec lui une caractéristique : le regard fixé sur le mode de vie traditionnel et quotidien des Américains, ils méprisaient souverainement les recherches de l'avant-garde new-yorkaise des années 1950. L'histoire de l'art les a donc négligés, voire oblitérés de ses manuels. L'exposition de Rouen montre qu'elle a eu tort.

"La Mythologie de l'Ouest dans l'art américain, 1830-1940", Musée des Beaux-Arts, esplanade Marcel-Duchamp, Rouen. Tél. : 02-35-52-00-62. De 10 heures à 18 heures, fermé mardi. Jusqu'au 7 janvier 2008. Catalogue, Silvana Editoriale, 240 p., 28 €.
lundi 31 décembre 2007 à 10:59
Citer +Citer
Le plasticien accuse l’Etat de laisser à l’abandon «les Deux plateaux», son œuvre du Palais-Royal. Et pousse un cri d’alarme.
Sean James Rose
libération
Si aujourd’hui le Palais-Royal côté cour, place Colette, est lié à l’art contemporain au travers de sa bouche de métro, délire de perles rococo signé Jean-Michel Othoniel, côté jardin, ce haut lieu de la prostitution à l’âge des libertins est surtout depuis vingt ans indissociable des fameuses colonnes de Buren.

Classé au patrimoine. Jadis dénoncé comme un «furoncle» par les grincheux (l’œuvre de Buren se substituait quand même à un parking) ou pour l’«aspect véritablement cancérigène de ce système de rayures à la fois puritain et mécaniste» par certains critiques (1), les Deux Plateaux, nom véritable de l’œuvre in situ du plasticien français né en 1938, est au centre d’une nouvelle polémique. Et ce, après que le public a choisi définitivement de se l’approprier : badauds autochtones, tricycles de rejetons bobo, teenagers à roulettes sur skate ou rollers et touristes du monde entier venus se photographier… tous circulent gaiement parmi cette installation de 3 000 m2 portant la marque de Daniel Buren - les bandes de blanc et de couleur alternés de 8,7 cm, un standard d’un tissu trouvé dans les années 60 au marché Saint-Pierre - et désormais classée au patrimoine.

Alors quel est le problème ? Rien, si ce n’est que l’artiste menace de détruire son œuvre faute d’entretien de celle-ci par les autorités concernées. Traduire : il préfère une destruction à «ce vandalisme d’Etat». Si les colonnes ont été récemment repolies, la fontaine est asséchée et l’électricité ne marche plus depuis huit ans… Or les colonnes de Buren ne se résument pas aux 260 colonnes rayées noir et blanc. Les Deux Plateaux est un dispositif, au sens foucaldien, interrogeant le lieu d’où l’on regarde et formant un tout : colonnes, fontaine, lumières.

Poubelle. Le surgissement marmoréen, qui est certes un écho au site du Palais-Royal et de sa galerie d’Orléans, ne fonctionne pas uniquement comme simple citation des colonnades historiques. Rien de postmoderne chez Buren. Jouant sur les deux plans aérien et sous-terrain, les polygones bichromes dans leur quadrillage lumineux répondent à un réseau similaire en sous-sol. Telle une réflexion sur le positif et le négatif, l’œuvre est pensée dans un jeu d’alternance entre le jour et la nuit, entre la pierre et l’eau, avec ses effets de lumière et de chuintement aquatique. La triple intention d’origine qui fut le son, la visibilité de l’eau coulant sous les pieds des visiteurs et l’évacuation du fond des égouts est manquée, le bassin où les touristes jetaient des pièces est devenu une poubelle.

Le plasticien français le plus notable de sa génération, récemment lauréat du prix Praemium Imperiale, a poussé une gueulante. «Est-ce qu’on ne montre que 50 % d’une œuvre dans un musée ? Sans vouloir me comparer à la Concorde, dont les fontaines ne sont pas en panne sèche, aucun bassin de Paris n’est laissé comme ça sans eau. Franchement, n’importe quel trottoir est mieux entretenu !» s’insurge-t-il.

Pourtant, le ministère de la Culture, sous Aillagon comme sous Donnedieu de Vabres, avait bien chiffré un projet de restauration du site comprenant les galleries, le péristyle et bien sûr l’œuvre contemporaine. Des travaux s’échelonnant sur quatre ans, de 2007 à 2011. On avait, pour cette dernière partie, fait appel à l’architecte Patrick Bouchain, qui avait construit l’installation d’origine. Les fonds, au temps de Donnedieu, avaient même été débloqués, sans résultat. Et l’artiste de s’interroger, amer : «Où est passé l’argent ?» Pis, à cause de l’étanchéité d’un système qui laissait à désirer (un choix à court terme), il y eut un court-circuit qui fait aujourd’hui monter le devis de réparation à environ 1,5 million d’euros. «ça déborde les 9 millions de francs du prix de l’œuvre», précise Buren.

Cette seconde affaire des colonnes souligne le problème de la conservation des œuvres contemporaines et du coût de la restauration. Daniel Buren y voit le symptôme d’un dysfonctionnement plus général : «Si les Deux Plateaux, qui sont placés au coeur de Paris, sous les yeux du Conseil d’Etat et du Conseil constitutionnel sont laissés au délabrement, qu’est-ce que cela doit être ailleurs en France ?» Bilan pour Buren : le statu quo, rien ne bouge ou presque.

Cette restauration très partielle, le polissage des seules colonnes (la deuxième fois en vingt-deux ans), trahit en outre un autre trait de l’époque : le service minimum cosmétique qui permet de garder les apparences sauves et de ne retenir que l’aspect ludique.

(1) La Métamorphose des médias, sens et non-sens de l’art contemporain de P. Rivière, L. Danchin, la Manufacture, 1990.


Ce message a été modifié par sandie72 - lundi 31 décembre 2007 à 10:59.
mardi 01 janvier 2008 à 12:02
Citer +Citer
Gabon: Des tableaux de grande Chantal Olagot racontent le Cinquantenaire de Port Gentil

Port-Gentil, 31 décembre (GABONEWS) – Mettant à profit les cérémonies marquant le 50ème anniversaire de la ville de Port Gentil samedi dernier, l’artiste peintre Chantal Olagot a présenté au public de la capital économique du Gabon, une exposition de tableaux de grande valeur retraçant l’évolution de la ville pétrolière, a constaté GABONEWS.
Actualité du :31/12/2007

Exposés sur la place du cinquantenaire, les objets présentés par l’artiste étaient, selon des personnes rencontrées sur stands, une représentation imagée du parcours de la vie et de la transformation de la ville depuis son état de comptoir négrier jusqu’à l’avènement d’une cité libre et prospère. L’on pouvait alors, à travers certains tableaux, suivre le parcours du commerce de la « Honte » encore appelé la traite négrière qui a vidé le continent Africain de ses bras les plus valeureux.

A travers ces peintures, l’artiste explique que dans la déportation qu’a connu le continent, les ressortissants de Port Gentil aussi en ont été victimes, d’où cette inspiration qui tend à rappeler aux visiteurs, à l’occasion des cinquante ans de la ville, ces moments douloureux qu’a connu la cité pétrolière du Gabon et qui doivent lui servir pour la construction d’un avenir meilleur.

Plongeant le public dans le passé, l’artiste déclaré vouloir coller à l’actualité de l’évènement en effectuant un long voyage dans le passé. Chantal Oloagot retrace aussi, à travers sa peinture, la culture de l’époque, les objets d’art surtout et offre au public, le souvenir d’un peuple qui n’a que trop souffert des affres de la colonisation.

On rappelle que le cinquantenaire de la ville de Port Gentil a été célébré samedi dernier à travers diverses manifestations culturelles, artistiques et ecclésiastiques, coordonnées par le bureau du Conseil municipal et les autorités administratives de la ville.

http://www.gabonews.ga/actualite/actualite...hp?Article=1456
mercredi 09 janvier 2008 à 10:42
Citer +Citer

L'agence France-Muséums et son homologue d'Abou Dhabi, la TDCI (Tourism Development and Investment Company) ont signé lundi une convention précisant le calendrier et les modalités de leur coopération dans la mise en place du futur musée du Louvre à Abou Dhabi.


Cette convention, à caractère technique, a été signée par les responsables des deux agences, Bruno Maquart pour France-Muséums et Cheikh Sultan Ben Tahnoun pour la TDCI, dans un salon du luxueux hôtel Emirates Palace, en présence de la ministre française de la Culture et de la Communication, Christine Albanel.

Cette signature fait suite à l'accord historique passé entre la France et Abou Dhabi le 6 mars 2007 qui établissait le projet d'un musée universel portant le nom de Louvre Abou Dhabi. L'accord rapportera aux musées de France, sur trente ans, un milliard d'euros en échange notamment de savoir-faire et de prêts d'oeuvres.
Le document signé lundi détaille année après année les quelque 320 types de prestations que devra fournir France-Muséums aux Emiratis, de l'aide à la constitution des collections à la formation des équipes, la signalétique, l'accueil du public, les clauses d'assurance ou le règlement des différends. Cheikh Sultan Ben Tahnoun, par ailleurs ministre du Tourisme, a salué cet accord, "pierre angulaire d'un immense projet qui n'existerait pas sans le Louvre".

La ministre Albanel a ajouté qu'elle serait "très heureuse si notre expertise était prise en compte" dans d'autres domaines, tels que la musique ou l'archéologie, sujets qu'elle a évoqués lors d'un long entretien avec les responsables émiratis avant la signature. Le futur "Louvre Abou Dhabi", qui doit ouvrir à l'horizon 2012-2013, est la composante d'un vaste projet culturel portant sur la construction de quatre musées et d'un centre de spectacles qui formeront un "district culturel" sur l'île de Saadiyat, lui-même partie d'un gigantesque complexe touristique.
----------------------------------------------
Une polémique acharnée
Rappelons-nous, le projet
« Louvre d'Abu Dhabi » avait déclenché une véritable levée de boucliers en France, qui a partagé le monde des musées en "pro" et "anti" Louvre-Abou Dhabi. D'éminentes personnalités du monde culturel français, s'inquiétant des risques de dérive commerciale, de menaces sur l'intégrité des oeuvres ou des risques de censure, avaient signé une pétition estimant que «les musées (n'étaient) pas à vendre» et que cette initiative est une manière de brader ce que la nation possède de plus précieux.

La polémique était vive, conduite par Françoise Cachin, ancienne directrice des musées de France, Jean Clair, ancien directeur du musée Picasso, Roland Recht, professeur au Collège de France et relayée par Didier Rykner passionné fondateur-directeur de La Tribune de l'art.
http://www.lematin.ma/Actualite/Journal/Ar...15&id=78711
mercredi 16 janvier 2008 à 15:10
Citer +Citer
S. POUZET / 20 MINUTES ¦ L'oeuvre de Jean-Pierre Raynaud, achetée par la société Neubauer, pendant sa phase de destruction

Fait rare. Ce mardi à 15 heures, une œuvre d’art a été détruite. Il s’agit d’une sculpture de plusieurs tonnes en béton et faïence, signée Jean-Pierre Raynaud — auteur de l’énorme pot devant le centre Pompidou à Paris— qui ornait depuis 1987 le hall de l’immeuble Neubauer, concessionnaire de voitures dans le 17ème arrondissement de Paris.

Ok pour anéantissement, pas pour le transfert

«Au départ, notre société voulait simplement changer l’œuvre de place, le temps de faire des travaux de rénovation dans l’immeuble, explique à 20minutes.fr Eric Neubauer, le président de la société. Conformément à la loi, Jean-Pierre Raynaud devait donner son accord pour ce déplacement.» Selon Neubauer, l’artiste a d’abord refusé, «puis, après plusieurs mois de négociation, il nous y a autorisé, mais à plusieurs conditions: que ses maçons s’occupent du transfert, un service facturé environ 20.000 euros, et que, si nous décidions de mettre l’œuvre dans une salle de ventes, Raynaud récolte 70% du montant. Cela aurait voulu dire que nous lui payions deux fois la sculpture !»

Eric Neubauer, qui se dit «amoureux de l’art», juge la situation «ubuesque»: «j’ai besoin de l’accord de Jean-Pierre Raynaud pour déplacer cette sculpture. Ne pouvant l’obtenir, la loi et l’attitude de l’artiste me contraignent à la détruire.»

Accord ultime

Pourtant, quelques minutes avant le début de l’opération d’anéantissement, Jean-Pierre Raynaud a donné, par mail, son accord à Eric Neubauer. Un mail de trois lignes: «je vous confirme mon accord concernant votre désir de détruire l’oeuvre que j’avais réalisée pour le compte de Neubauer SA.»
Confiant que «cela lui est égal» de voir l'oeuvre détruite, Jean-Pierre Raynaud a rappelé que, pour la justice, la destruction d'une oeuvre d'art était un acte aussi grave que «celui de tirer sur quelqu'un avec un revolver».

Par ailleurs la société Neubauer fera un chèque de 4% (soit 4.000 euros) du montant de la valeur estimée de l’œuvre à Raynaud, ce que celui-cie nie. «Cette indemnisation n’est pas fixée à l’avance, souligne Emmanuel Pierrat, avocat spécialiste du droit de la culture. Il faut que les deux parties se mettent d’accord à l’amiable ou bien qu’un juge tranche pour eux au tribunal.»

De son côté, Eric Neubauer ne craint pas d’être attaqué pour violation de droit moral: «Vous pensez bien que je me suis renseigné. Mon obligation légale est consternante: je ne peux pas déplacer cette œuvre mais j’ai le droit de la casser, à condition que la destruction se fasse devant un huissier.»
Qui doit acter que les débris seront bien envoyés à la décharge et qu’ils ne seront pas revendus sous forme de pièces détachées, une tactique qui peut se révéler fructueuse. Jean-Pierre Raynaud avait lui-même exposé, au musée d’art contemporain de Bordeaux, des bouts de sa maison-oeuvre d'art après l’avoir broyée en 1993. «Dans la logique artistique de Jean-Pierre Raynaud, une œuvre d’art, même faite en dur, peut être éphémère», rappelle Emmanuel Pierrat.

Qu’y aura-t-il à la place?

Une fois rénové, l’immeuble Neubauer accueillera-t-il une nouvelle œuvre d’art à la place de celle de Raynaud? «Cette histoire nous aura servis de leçon, jure Neubauer. Nous l’avons appris à nos dépens: si nous remettons une œuvre d’art, nous en choisirons une qui sera facilement mobile.»





Alice Antheaume


20Minutes.fr, éditions du 15/01/2008 - 14h24
mardi 22 janvier 2008 à 10:39
Citer +Citer
Les différentes facettes de Goya dévoilées
Caprices, Goya

Du Goya graveur au Petit Palais, à partir du 13 mars, au Goya satirique au musée des Beaux-arts de Lille, à partir du 25 avril, découvrez les œuvres de ce peintre majeur de l’école espagnole.

A travers plus de 280 œuvres qui retracent le parcours du peintre, le Petit Palais aborde les influences de l’artiste, de Rembrandt à Vélasquez, ainsi que le processus de création et la subtilité de son travail. L’impact majeur de Goya sur les artistes français du XIXe siècle comme Delacroix, Manet et Redon, les techniques de gravure de l’époque complètent cette exposition.

Le musée des Beaux Arts de Lille témoigne quant à lui de l’héritage satirique de Goya, en lien avec sa série des Caprices. Ces 80 estampes peuvent être divisées en trois grands thèmes explorant l’âme humaine : la satire sociale, les relations amoureuses et la sorcellerie. En correspondance avec cette exposition, le musée expose les frères Chapman et Yasumasa Morimura, artistes contemporains.

http://www.latitude-gallimard.com/portail/..._goya_devoilees
dimanche 27 janvier 2008 à 11:44
Citer +Citer
VISITER UN MUSÉE
Un art de vivre
Bruno Lapointe
26-01-2008 | 04h00
Les expositions devraient être une priorité culturelle au même titre que le cinéma, estime le directeur du Musée d’art contemporain de Montréal, Marc Mayer. « Ça fait partie de la richesse et du plaisir de vivre dans une ville comme Montréal », soutient-il.

Le MACM misera de plus en plus cette année sur son site Web, qui promet de rejoindre les gens à même leur domicile ou leur bureau. Tout ceci dans le but de permettre aux amateurs d’art de se reconnaître.

« On souhaite s’assurer que tous les gens qui sont susceptibles d’aimer l’art viennent régulièrement visiter notre musée. C’est quelque chose à faire trois ou quatre fois par année, s’assurer de voir les meilleures expositions au même titre que les gens qui souhaitent voir dans une année les meilleurs films », explique Marc Mayer, confiant qu’il peut accroître le nombre de visiteurs annuels, qu’il estime aujourd’hui à un peu plus de 200 000.

EMPLACEMENT STRATÉGIQUE

Situé en plein coeur du centre-ville de Montréal, adjacent à la Place des Arts, le Musée d’art contemporain jouit d’un emplacement stratégique pour attirer une clientèle des plus variées. En effet, les gens qui y visitent ses multiples expositions sont bien différents de ce à quoi on peut s’attendre.

«L’élite intellectuelle snobinarde, ça n’existe plus. C’est étonnant de voir les personnes qui fréquentent le musée. Plusieurs n’adhèrent pas du tout aux idées préconçues que l’on peut avoir de la clientèle typique. Les amateurs d’art contemporain viennent de toutes les strates économiques et sociales», précise Marc Mayer.

L’art contemporain deviendrait donc de plus en plus accessible. À une certaine époque, rappelons que les jeunes boudaient l’art contemporain, l’estimant réservé à des gens qui avaient une formation artistique plus poussée. Aujourd’hui, on remarque que la vapeur est renversée.

Les artistes plus indépendants semblent être très intéressés par les arts visuels, créant ainsi une certaine curiosité chez les jeunes qui suivent leur carrière.

SE LAISSER HABITER PAR L’ART

Marc Mayer le reconnaît, l’art contemporain demande une plus grande disponibilité d’esprit, une propension à se laisser habiter par l’oeuvre avant d’en tirer des conclusions. Mais c’est selon lui ce qui en fait la richesse.

«C’est normal de se poser des questions, qu’il y ait des choses qu’on ne comprend pas. Moi, quand je ne comprends pas tout de suite, je n’aime pas ça! L’art contemporain est là pour nous faire réfléchir, pour nous dépayser un peu. Si on ne comprend pas, c’est que l’artiste a bien fait son travail en ne nous dévoilant pas tous ses secrets d’un seul coup», explique-t-il.

Quoi qu’on puisse en penser, l’art – contemporain ou autre – n’a donc rien d’élitiste ou d’obscur. Tous les publics peuvent l’apprécier. Tout ce qu’il demande, c’est un peu de concentration et une ouverture d’esprit.

«Ça doit nous habiter, nous faire vivre une expérience», conclut Marc Mayer.

Le MAC de Montréal

Le Musée d’art contemporain compte bien profiter de l’année 2008 pour établir Montréal comme métropole culturelle internationale.

À partir du 8 février, et ce, jusqu’au 20 avril, le MACM proposera trois expositions d’artistes québécois et canadiens.

Geoffrey Farmer, artiste originaire de Vancouver, emprunte à l’art conceptuel tout comme à l’installation. Il s’intéresse tant à l’histoire qu’à la culture populaire, comme en témoigneront la vingtaine d’oeuvres réunies dans cette plus grande exposition consacrée à Geoffrey Farmer.

En simultané, les visiteurs du Musée d’art contemporain pourront voir sérigraphies, sculptures et installation architecturale signées Yannick Pouliot. Il s’agit de la première exposition personnelle de l’artiste montréalais dans la métropole.

Pour compléter ce trio d’expositions, Nomenclature propose deux corpus photographiques récents d’Arnaud Maggs. L’artiste d’origine montréalaise désormais établi à Toronto y questionne notre subjectivité face à la nature et aux limites de la science.

L’ART DE LA NUIT

Le MACM continue ses nocturnes tous les premiers vendredis soir du mois, durant lesquelles il demeure ouvert jusqu’à 21 heures. Le musée participera également à la Nuit blanche organisée dans le cadre du Festival Montréal en lumière. Dans la nuit du 1er au 2 mars, expositions, performance de DJ et musique en direct sont offertes gratuitement.

Puis, à compter du 24 mai, les amateurs d’art sont conviés à La Triennale québécoise, exposition consacrée à l’actualité de l’art contemporain québécois. Le travail de plus d’une trentaine d’artistes sera regroupé.

L’année se terminera avec Sympathy for the Devil: Art et rock and roll depuis 1967, présentée du 9 octobre au 11 janvier 2009. Organisée par le Museum of Contemporary Art de Chicago, cette exposition porte sur l’histoire des liens qui se tissent entre l’art d’avant-garde et la musique rock depuis 40 ans. Des Beatles à Velvet Underground, plus de 100 oeuvres réalisées par 60 artistes et collectifs sont réunies afin d’illustrer le croisement entre les deux entités culturelles.

http://www2.canoe.com/divertissement/arts-...794286-jdm.html
mardi 29 janvier 2008 à 23:49
Citer +Citer
26/01/2008

- Musée de l'Hospice Comtesse Lille
Originale et de Qualité!!
L’exposition est originale et unique par la qualité des oeuvres présentées. (Warhol, Vasarely, buffet, Klimt, Le Corbusier etc...) Elle est conçue à partir de tableaux et dessins du XXème siècle provenant de collections particulières n’ayant jamais été dévoilées au public. Elle reflète et témoigne de la passion que les collectionneurs lillois ont toujours portée à l’Art, notamment du XXème siècle. Ces 69 oeuvres sont présentés au public pour la modique somme de 3€ (somme reversé à la ville de Lille dans le cadre de Lille - Ville de Solidarité). Pas cher et Rapide à faire!


vendredi 01 février 2008 à 11:11
Citer +Citer
Patrimoine mondial de l'UNESCO: la France propose Le Corbusier



PARIS (AFP) — La ministre de la Culture Christine Albanel a signé mercredi, au nom de la France et en association avec cinq autres pays, le dossier de candidature à l'inscription en 2009, dans la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO, de l'oeuvre architecturale et urbaine de Le Corbusier.

La signature a eu lieu en présence des ambassadeurs auprès de l'UNESCO des pays associés, Allemagne, Argentine, Belgique, Japon et Suisse, où se trouvent, avec la France, les 22 oeuvres présentées.

Selon le projet, initié en 2002 par la Fondation Le Corbusier à Paris et le ministère de la Culture français, l'oeuvre de Le Corbusier "possède un caractère universel sur le plan historique, comme contribution fondamentale à l'architecture et à l'urbanisme moderne du XXe siècle". Ses réalisations sont reconnues comme autant d'"oeuvres majeures et constituent autant de dates-clefs de l'histoire de l'architecture", ajoute le dossier.

Charles Edouard Jeanneret-Gris, né à La Chaux De Fonds (Suisse) le 6 octobre 1887, et connu sous le pseudonyme de Le Corbusier (1887-1965) a été l'un des premiers, sinon le premier architecte, à construire dans le monde entier.

Architecte, urbaniste, mais également peintre, sculpteur et écrivain, il a construit principalement en France, en Inde et en Suisse, mais également en Allemagne, en Argentine, en Belgique, au Japon, en Russie, aux Etats-Unis, en Irak et en Tunisie.

Les oeuvres présentées selon sept catégories, sont les suivantes :

La résidence-atelier : Maison Guiette, Anvers, Belgique, Maison Cook, Boulogne-sur-Seine, France

La maison individuelle : Maison Jeanneret-Perret et Maison Schwob, La Chaux-de-Fonds, Suisse ; Maisons La Roche et Jeanneret, Paris, France ; Villa le Lac, Corseaux, Suisse ; Villa Savoye, Poissy, France ; Maison du Docteur Curutchet, La Plata, Argentine ; Maisons Jaoul, Neuilly-sur-Seine, France.

L'habitat standardisé: Cité Frugès, Pessac, France ; Maisons du Weissenhof-Siedlung, Stuttgart, Allemagne ; Cabanon de Le Corbusier, Roquebrune-Cap-Martin, France.

L'habitat collectif : Cité de refuge de l'Armée du Salut, Paris ; Immeuble Clarté, Genève, Suisse ; Pavillon Suisse à la Cité universitaire, Paris ; Immeuble Molitor/ Appartement LC, Paris ; Unité d'habitation, Marseille.

L'architecture sacrée : Chapelle Notre-Dame-du-Haut, Ronchamp, France ; Couvent Sainte-Marie-de-la-Tourette, Eveux-sur-Arbresle, France.

Les grands programmes standards type : Usine Claude et Duval, Saint-Dié, France ; Musée des beaux Arts, Tokyo, Japon.

Urbanisme: Site de Firminy-Vert, Firminy, France

http://afp.google.com/article/ALeqM5iHW6jG...8A8-5gvWAdN_DRQ
dimanche 03 février 2008 à 11:48
Citer +Citer
Laurent Busine
Des fantômes et des anges. Extraits des collections du musée d'art moderne Lille Métropole au Grand-Hornu
Le Mac's du Grand Hornu, en Belgique, a accueilli cet hiver une sélection d'œuvres, de Georges Braque à Annette Messager, provenant du musée d'art moderne Lille Métropole, institution voisine incluse dans la même dynamique.


— Titre : Des fantômes et des anges. Extraits des collections du musée d'art moderne Lille Métropole au Grand-Hornu
— Auteurs : Laurent Busine
— Année : 2007
— Format : 19 x 17 cm
— Illustration : oui
— Pages : 192
— Langues : Français
— ISBN : 2-869610-767
— Prix : 18 €


PRÉSENTATION DU LIVRE
SOMMAIRE

Présentation
Commissaire de l'exposition : Laurent Busine
Des fantômes et des anges. Extraits des collections du musée d'art moderne Lille Métropole au Grand-Hornu

Ce catalogue a été publié à l'occasion de l'exposition des collections du Musée d'art moderne Lille Métropole au Mac's Grand-Hornu (Belgique), du 7 octobre 2007 au 14 janvier 2008.

Toute collection parle d’elle-même à travers les œuvres qui la composent. Les collections du Musée d’art moderne Lille Métropole sont singulières car elles rassemblent des artistes apparemment éloignés les uns des autres (art moderne, art contemporain et art brut), dans des œuvres remarquables.

Comment concilier les propos de Braque, Modigliani, Picasso, etc., avec ceux de Baldessari, Deacon, Mac Collum, et ceux d'Aloïse, Chaissac, Lesage, est la question que posent les auteurs de cet ouvrage.

Les réponses sont, on s’en doute, diverses mais la moindre des surprises ne réside pas dans la proposition annoncée par le titre du livre : y voir apparaître des fantômes et des anges !

Le catalogue est complété de textes de Jérôme André, Christophe Boulanger, Laurent Busine, Savine Faupin et Nicolas Surlapierre.
http://www.paris-art.com/livres/-/d_livre/...Hornu-4715.html
lundi 04 février 2008 à 12:08
Citer +Citer
Un 13e Bol d’Art tout image

3 février 2008

Un 13e Bol d'Art tout image
Les 9 et 10 février 2008 au Lavandou

Aux côtés de Frank Horvat, quatorze jeunes photographes sont annoncés

Perpétuant son concept d’un événement parrainé par un artiste majeur attaché au Var, le Réseau Lalan a proposé en 2008 au photographe Frank Horvat (fidèle de Cotignac depuis plus de 30 ans) d’être l’invité d’honneur de notre Bol d’Art. Cette treizième édition, légitimement placée sous le signe de l’image, accueillera donc quatorze jeunes photographes dont les oeuvres côtoieront celles de Frank Horvat sur les cimaises de l’Espace culturel du Lavandou, le temps d’un week-end. À cette occasion, Frank Horvat s’est replongé dans ses archives et a sélectionné vingt photos prises au Pakistan en 1952. Certaines sont connues et figurent dans de nombreux ouvrages mais d’autres sont totalement inédites et ne manqueront pas de résonner avec l’actualité violente qui ensanglante cette république islamique.

“Plage du Lavandou 2004” par le Toulousain Guillaume Rivière.

Parallèlement à l’exposition, les visiteurs pourront assister à la conférenceprojection de Christian Ramade - “Du sel aux pixels” - qui présentera l’histoire de la photographie, de ses origines jusqu’à la révolution numérique contemporaine. Cette intervention se déroulera le samedi à 16h30 dans l’Espace culturel du Lavandou.

Les photographes annoncés aux côtés de Frank Horvat sont : Delphine Balley (Lyon), Anaïs Brochiero (Nice), Gilles Boudot (Toulon), Luc Boutria (Draguignan), Marc Chostakoff (Marseille), Céline Constant (Toulon), Cristelle Daniel (La Seyne-sur-Mer), Franck Fernandes (Nice), Jochen Sacha Frey (Fréjus), Kerstin Liffers (Bormes-les-Mimosas), Tadzio Pacquement (Paris), Éric Principaud (Toulon), Fabien Rigal (La Garde) Guillaume Rivière (Toulouse). On remarquera dans cette programmation la récurrente volonté de promouvoir des jeunes artistes de la région et de les réunir avec divers créateurs d’autres départements. Une initiative toujours soutenue par les institutions départementales et régionales. Enfin, que nos fidèles visiteurs se rassurent : notre camion à pizzas et le “vin du Lavandou” viendront une nouvelle fois entretenir la convivialité de cette manifestation. Inauguration le samedi 9 février à 18 heures en présence des artistes et avec la participation du “Bernard Stern Trio”.

http://www.yaquoi.com/Un-13e-Bol-d-Art-tout-image,8301
mercredi 06 février 2008 à 12:03
Citer +Citer
samedi 09 février 2008 à 11:19
Citer +Citer
Expo Première Collection au Studio Art and You
Écrit par Boussemaer Jean-David
07-02-2008
« Première Collection » réunit des œuvres de Robert Combas, Ben, Jérôme Mesnager, Alexis Robiou et Benedicte Toft Andersen, Dominique Fury, Fred Bred, Igor Andreev et Arnaud Prinstet, ainsi que Delphine Courtois.

Ces œuvres offrent à voir plusieurs facettes d’une collection personnelle, en l’occurrence celle de Nicolas Laugero Lasserre, dans le cadre des 10 ans d’ArtistikRezo, dont il est le fondateur, en plus d’être le directeur de l’Espace Cardin.

L’association ArtistikRezo génère, depuis dix ans donc, la première et plus importante Newsletter culturelle en France. La nouvelle version de son site offrira une plus large place aux arts plastiques et à l’actualité des expositions. Leurs valeurs (« Culture pour tous », « Ouverture d'esprit ») sont très proches de celles proposées par les fondateurs d’Art and You en matière d’art contemporain.

« On ne décide pas d’être collectionneur, on le devient par la force des choses », nous confiait l’année dernière Antoine de Galbert. Le coup de foudre et l’élan quasi divin qui font levier et transforment l’amateur en acheteur, ont rarement à voir avec des moyens financiers, contrairement à ce que l’on pourrait croire.

La relation du collectionneur envers les (souvent obscurs) objets de son désir suscite, depuis longtemps, les questions les plus folles. La sélection présentée au Studio s’est donc faite parmi les premières œuvres collectionnées par Nicolas. Elles sont emblématiques de ses débuts, et à cet égard sont une invitation pour tous à débuter une collection, quelle qu’en soit sa taille, ou sa valeur globale.

En tant que tout jeune, à l’époque, attaché de presse de l’Espace Cardin, Nicolas Laugero Lasserre a l’opportunité de découvrir l’Art de plein pied. Parmi les principales personnalités qui l'introduisent dans le milieu de l'art contemporain, figure la galeriste et grande amie de Pierre Cardin, Sylvana Lorenz. Il s’aventure dès lors, à 24 ans, dans un monde insoupçonnable ; le jeune homme candide était initialement venu à Paris pour devenir comédien, et intégrer le Cours Florent.

Ce sont ses rencontres, ses coups de foudre pour les artistes qui le pousseront à faire le pas, à acheter, parfois en dépit du bon sens financier, précise-t-il aujourd’hui avec le sourire. Durant toute l’exposition, chaque œuvre sera accompagnée de la petite histoire qui lui est liée, comme autant de témoignages de l’amour de leur propriétaire actuel, pour leurs créateurs d’origine.

Cette introduction à la première collection est l’aboutissement logique, donc, de la rencontre entre les responsables d’Art and You et Nicolas Laugero Lasserre. À l’exposition au Studio, s’ajoute une conférence à l’intitulé identique, le vendredi 22 février, à 14h30, à laquelle vous convient Art and You et Drouot Formation.



http://www.categorynet.com/v2/communiques-...-2008020760008/

Repondre  Fast ReplyUp
< 1 2 3 >
Note 5 V