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Livenet > Forum > Histoire
Thursday 15 February 2007 à 13:04
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Eux sont plus connus grâce au journal, évidemment.
Bon, j'ai pas mal d'articles à poster, alors je recommence ici ! wink.gif


Découverte de deux sarcophages de 4.000 ans près du Caire


LE CAIRE (AFP) - Une équipe d'archéologues japonais a découvert dans la nécropole de Saqqara, près du Caire, trois sarcophages en bois peint, dont deux datant de plus de 4.000 ans et de l'époque mal connue du Moyen Empire, ont annoncé samedi les autorités égyptiennes.

"La mission japonaise a découvert ces sarcophages dans des tombes situées dans le sud du site", a déclaré Zahi Hawass, directeur du Conseil supérieur des antiquités égyptiennes (CSAE).

"Il s'agit d'une découverte significative car nous avons retrouvé deux sarcophages du Moyen Empire", a déclaré le chef de l'équipe japonaise Sakuji Yoshimori.

L'immense nécropole de Saqqara, qui été utilisée de manière quasi continue durant toute l'Egypte antique, jusqu'à l'époque romaine, abrite la première pyramide jamais construite, la pyramide à degrés édifiée par Imhotep pour le roi Djéser vers 2.700 avant J.-C.

De nombreux objets datant de l'Ancien et du Nouvel Empire ont été retrouvés par les archéologues, mais les découvertes relatives au Moyen Empire (vers le 20ème siècle avant J.-C), sont assez rares.

L'un des sarcophages du Moyen Empire, incrusté de verre noir, se trouvait à l'intérieur d'une boîte plus grande, peinte avec des couleurs vives et est consacré à un homme nommé Sabak Hatab. L'autre de la même époque était destiné à une femme, Sint Ayt Ess.

Le troisième cercueil de couleur noire, décoré de représentations des quatre fils du dieu faucon Horus, renferme une momie. Il date du Nouvel Empire et du règne de la 18ème dynastie (15ème siècle avant J.-C).

Les Japonais, présents sur le site depuis la fin des années 1990, y ont rejoint des équipes d'archéologues venues de Pologne, d'Italie, d'Allemagne et de France, qui travaillent aux côtés des Egyptiens.
Thursday 15 February 2007 à 13:06
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Une biographie de Jean Moulin relance le débat sur le chef de la Résistance


PARIS (AFP) - Une nouvelle biographie, déjà controversée, de Jean Moulin relance le débat sur les conditions de l'arrestation, en juin 1943, du chef de la Résistance française, et ses rapports complexes avec le général De Gaulle.

Dans "Présumé Jean Moulin" (Grasset), une somme de plus de 900 pages, l'historien Jacques Baynac affirme que, contrairement à la thèse généralement admise, l'arrestation de Jean Moulin par la Gestapo, le 21 juin 1943 à Caluire, près de Lyon, n'est pas due à une trahison.

Déjà auteur en 1998 des "Secrets de l'affaire Jean Moulin", qui avaient suscité une vive polémique, il s'appuie sur quantité de nouveaux documents, notamment anglais et américains, qui n'avaient pas encore été exploités.

"Au total, examiné sans parti pris, le dossier de l'affaire de Caluire proprement dite ne contient aucun élément susceptible de soutenir rationnellement, faits prouvés et témoignages à l'appui, l'accusation de trahison portée contre (René) Hardy", écrit-il.

"L'arrestation de Jean Moulin ne fut donc ni le fait du hasard ni celui d'une trahison. Ce fut le résultat d'un long travail policier basé sur plusieurs filatures, dont la sienne", poursuit l'historien.

Baynac dénonce aussi "une sorte d'histoire pieuse de la vie de Moulin", née selon lui avec l'entrée du chef de la Résistance au Panthéon, le 19 décembre 1964.

Personnage clé de la mémoire collective française, Jean Moulin n'en finit pas de susciter le débat, parfois très vif, plus de soixante ans après sa mort.

"Il a été l'intermédiaire forcé, à partir de 1942, entre la France libre et les Mouvements de Résistance intérieure qui pensaient qu'ils pouvaient représenter une relève politique quand interviendrait la Libération", résume l'historien Jean-Pierre Azéma, auteur lui-même d'une biographie de Jean Moulin en 2003, interrogé par l'AFP.

Chaque nouveau livre sur lui attise la controverse. Dans "Présumé Jean Moulin", Jacques Baynac dénonce ainsi l'"historiquement correct", qui fait de Moulin l'homme de De Gaulle et s'en prend durement aux auteurs des principaux travaux sur la question.

Biographe du général, Eric Roussel lui reproche pour sa part d'être "animé du désir de régler des comptes" avec De Gaulle et de méconnaître les "principes fondamentaux" de la recherche. "Après avoir été accusé autrefois de collusion avec l'Union soviétique, voici donc Moulin affublé d'une casquette bien différente", écrit-il dans Le Figaro du 8 février, en soulignant que "si ce livre ouvre quelques pistes, il est loin de clore le dossier Jean Moulin".

Dans le magazine Historia, Rémi Kauffer, professeur à l'IEP de Paris, juge quant à lui l'oeuvre de Baynac "originale mais discutable sur beaucoup de points".

("Présumé Jean Moulin - Juin 1940-Juin 1943 - Esquisse d'une nouvelle histoire de la Résistance" de Jacques Baynac - Grasset - 924 p. - 33 euros)
Thursday 15 February 2007 à 13:06
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Pour continuer sur les découvertes archéologiques, j'ai entendu qu'en Italie ils ont découvert les ossements d'un couple entrelacé mais je n'arrive pas à trouver un article dessus, pourtant c'est une découverte importante d'après les scientifiques...
Thursday 15 February 2007 à 13:08
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Une exceptionnelle campagne de fouilles pour comprendre la Nîmes romaine

NIMES (AFP) - Une exceptionnelle campagne de fouilles menée en plein centre-ville sur un ruban de 400 mètres de long devrait permettre aux archéologues de mieux comprendre le développement de la Nîmes romaine, alors l'une des plus grandes villes du pays.

Explorer une zone aussi importante, en plein coeur d'une métropole romaine, est une occasion comme on en rencontre "une ou deux fois par décennie", explique à l'AFP Jean-Paul Demoule, président de l'Institut national de recherches archéologiques préventives (Inrap), en charge des travaux.

De la Nîmes romaine, on connaît surtout l'amphithéâtre (les arènes) et un temple dédié aux descendants de l'empereur Auguste (la Maison carrée), ainsi qu'un réseau d'aqueducs dont l'élément le plus emblématique est le fameux pont du Gard. Mais seule une fraction des 220 hectares ceints par la muraille romaine a été fouillée à ce jour selon les critères modernes.

Ici, le site exploré - depuis octobre et jusqu'en juillet - couvre 6.000 mètres carrés. Par comparaison, à Paris (l'antique Lutèce), "où tout a été détruit par le baron Haussmann et ses continuateurs, on était content lorsqu'on a mené une fouille sur 800 m2, rue Saint-Jacques", relève M. Demoule.

L'occasion a été fournie par la volonté de la municipalité nîmoise de construire un parking sous le terre-plein central de l'avenue Jean-Jaurès, l'ample artère ouverte au XVIIIè siècle perpendiculairement à la source de la Fontaine, autour de laquelle s'est structurée la ville originelle.

S'il ne mesure que 15 mètres de large, le site des fouilles s'étire sur 400 mètres, entre l'enceinte gauloise et l'enceinte romaine. "Cette linéarité est très intéressante, car elle permet d'effectuer une grande coupe sur la ville romaine et ses origines", relève Marc Célié, adjoint scientifique et technique à l'Inrap. Généralement, les fouilles urbaines se font sur des surfaces beaucoup plus ramassées. "Là, on va pouvoir étudier comment la campagne gauloise hors les murs a été progressivement recouverte par la ville romaine".

Seule la première tranche des fouilles a été menée à bien. Mais elle a déjà permis de mettre au jour rues, vestiges de maisons et de monuments.

"Un certain nombre de vestiges ne sont pas ceux que l'on attendait, avec plusieurs édifices publics que l'on n'a pas l'habitude de rencontrer avec un tel degré de conservation", relève le chef du chantier Jean-Yves Breuil.

Après l'abandon progressif du site, à partir du IIIè siècle de notre ère, la zone est en effet revenue à l'état de friches ou de terres agricoles. Et le percement de l'avenue au XVIIIè siècle n'a pas endommagé le site. Au contraire, puisqu'on a alors apporté des remblais qui ont protégé les ruines.

Sous la conduite de M. Breuil, l'organisation de la ville antique se dévoile: ici un carrefour, là des maisons aux sols couverts de mosaïques, plus loin encore un bassin à la finition soignée agrémenté d'une niche arrondie où était peut-être placée la statue d'Hercule retrouvé brisée tout à côté.

On découvre les restes d'une porte cochère, d'égoûts ou d'un portique. La base de murs présente encore des signes de polychromie. Des enduits peints, aux motifs floraux, qui recouvraient les murs de terre depuis longtemps effondrés ont pu être soigneusement prélevés et reconstitués.

Le site est fouillé par 35 archéologues, pour la plupart en statut précaire, qui ont profité de la venue de la presse pour faire connaître leur revendications et réclamer plus de moyens pour l'archélogie préventive.
Thursday 15 February 2007 à 13:09
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QUOTE (Hadora @ 15 Feb 2007 à 12:06)
Pour continuer sur les découvertes archéologiques, j'ai entendu qu'en Italie ils ont découvert les ossements d'un couple entrelacé mais je n'arrive pas à trouver un article dessus, pourtant c'est une découverte importante d'après les scientifiques...

Regarde en page 2, j'avais posté un article dessus il me semble ! wink.gif
Thursday 15 February 2007 à 13:10
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Découverte dans une église d'Isère d'immenses peintures murales du XIVe siècle


VIF (Isère) (AFP) - Des sondages réalisés en janvier dans l'église Saint Jean-Baptiste de Vif (Isère) ont permis de découvrir des peintures murales datant du XIIIe et surtout du XIVe siècle, recouvertes de badigeon et couvrant plusieurs centaines de m2.

Quelques m2 de ces peintures ont été mises au jour, avec des scènes représentant une résurrection des morts, des images de saints sur fond rouge, une sorte de dragon crachant de la fumée, et des motifs géométriques, comme l'a présenté la maire de la commune, Brigitte Perillié, au cours d'une conférence de presse jeudi sur le site.


"Ces peintures, par l'ampleur des surfaces qu'elles recouvrent, et par leur état inespéré de conservation sont un patrimoine exceptionnel au niveau français", a affirmé le conservateur du conseil général de l'Isère, Alain de Montjoye.

L'église, construite au XIIème siècle dans le style roman, puis considérablement modifiée au XIII et XIVème avec des influences gothiques, avait été entièrement peinte à l'intérieur. Ces peintures ont disparu au niveau du sol mais ont été recouvertes, lorsqu'elles étaient en hauteur, à différentes époques, de cinq couches de badigeon qui les ont protégées.

"L'église a été inoccupée pendant 80 ans au moment des guerres de religion, puis au siècle dernier lorsque le curé, qui refusait de payer le loyer pour son presbytère, a été expulsé et son église fermée de 1927 à 1950, mais les peintures originales ont encore des couleurs éclatantes", a expliqué Séverine Haberer, restauratrice de peinture ancienne.

Selon elle, les peintures "couvrent environ 550 m2 et il faudrait une première tranche d'un million d'euros pour les sauver".

Le vice-président du conseil général, Claude Bertrand, a souhaité que ces peintures "soient classées en décembre prochain comme monument historique". "Un classement permet d'obtenir des subventions pour la restauration allant de 50 à 60% des travaux et dans ce cas le conseil général prendrait à sa charge la moitié des dépenses qui incombent à la commune", a-t-il dit.
Tuesday 20 February 2007 à 15:14
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HISTOIRE



Colomb était parti avec de l’argent en poche

NOUVELOBS.COM | 20.02.2007 | 11:49



Du minerai contenant de l’argent retrouvé en république dominicaine, là où Christophe Colomb s’était établi avec une expédition en 1494, avait en fait été apporté d’Espagne, montrent des chercheurs. Aucun métal précieux n’aurait donc été trouvé dans cette colonie pourtant considérée comme le premier site d’extraction de l’argent par les conquistadors du Nouveau Monde.





Echantillons de galène retrouvés sur le site de La Isabela. (Copyright 1998. James Quine, Florida Museum of Natural History, University of Florida)
Parti une seconde fois vers le Nouveau Monde en espérant y trouver des mines de métal précieux, Christophe Colomb s’est établi en 1494 sur la côte nord de l’actuelle République dominicaine, fondant la ville de La Isabela. Au lieu de la fortune espérée, les 1.500 membres de l’expédition auraient trouvé la faim, les maladies et les ouragans, selon des anthropologues et des spécialistes des métaux.

Le minerai retrouvé sur le site de La Isabela avait été au départ considéré comme la preuve de la première prospection d’argent dans le Nouveau Monde. Les analyses isotopiques ont révélé que ce minerait contenant de l’argent avait été apporté d’Espagne par l’expédition, expliquent Alyson Thibodeau (University of Arizona, US) et ses collègues dans les Proceedings of the National Academy of Sciences publiés aujourd’hui.

Dans les années 80 et 90 les archéologues avaient trouvé sur le site de la Isabela plus de 40 kilos de galène, un sulfure de plomb qui existe à l’état naturel et qui contient souvent de l’argent, ainsi que plus de 90 kilos de scories près d’un petit four. Il semblait donc clair que les Espagnols avaient tenté d’extraire l’argent de la galène. Ce minerai étant présent dans plusieurs îles autour de La Isabela, Thibodeau et ses collègues ont voulu savoir d’où il provenait exactement.

C’est là que la magnifique preuve de la première extraction d’argent par les conquistadors s’est effondrée. La galène était originaire d’Espagne. Au XVème siècle, il était courant de mélanger de la galène avec du minerai réduit en poudre pour trouver les traces éventuelles d’or ou d’argent, expliquent les chercheurs. Parti en quête de métal précieux, il était logique que Colomb et ses troupes en apportent avec eux pour tester le minerai extrait au Nouveau Monde.

Colomb fut rappelé en Espagne dès 1496 et le site fut abandonné par les derniers colons désespérés en 1498. La prospection minière des Espagnols au Nouveau Monde connu plus tard sont heure de gloire, notamment avec la découverte des mines de Potosi, en Bolivie, au milieu du XVIème siècle.

Cécile Dumas
Sciences et Avenir.com
(20/02/07)
Wednesday 21 February 2007 à 14:01
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ARCHÉOLOGIE



De nouveaux trésors sous les sables de Saqqarah

NOUVELOBS.COM | 20.02.2007 | 17:44



De nouvelles tombes ont été découvertes dans la nécropole de Saqqarah, dont la tombe d’un échanson de la période du nouvel empire, sous le règne d’Akhenaton. Zahi Hawass, chef des antiquités égyptiennes, a présenté ces découvertes cette semaine.





Gros plan sur la statue de bois du scribe retrouvée dans une tombe de Saqqarah. A droite les dessins du bas-relief de la tombe de l’échanson de la période amarnienne. (AP Photo/Ben Curtis)
La nécropole de Saqqarah cache sous ses sables une très longue période de l’histoire de l’Egypte ancienne, comme en témoigne la découverte récente de la tombe d’un échanson qui officia sous le règne d’Akhenaton (1372-1354 av.JC). Mise au jour par une équipe hollandaise dirigée par Maarten Raven, cette tombe est ornée de bas-reliefs sculptés qui ont conservé une partie de leurs couleurs.

Présentant cette découverte à la presse, le chef des antiquités égyptiennes Zahi Hawass a constaté que les nobles et les membres de l’élite ont continué à être enterrés dans la nécropole de Saqqarah bien après la fin de l’ancien empire, période phare de Saqqarah. Akhenaton avait fondé une nouvelle capitale, Amarna, au centre du pays. Malgré cela, l’un de ses échansons –chargés de servir les boissons aux tables royales ou princières- a été enterré il y a 3.500 ans à Saqqarah, qui se situe aujourd’hui aux portes du Caire.

Dans la même partie de la nécropole, au sud de la pyramide à degrés de Djoser (la plus ancienne d’Egypte), d’autres archéologues ont mis au jour la tombe d’un scribe et de sa femme datant de 2.200 avant JC. Le tombeau fait de briques de terre contenait trois statues de bois représentants les morts.

Deux sarcophages de bois vieux de 4.000 ans, abritant les momies d’un prêtre et de sa compagne, ont également été découverts récemment dans ce cimetière situé au sud de la pyramide de Djoser. Inutile de dire que les fouilles se poursuivent sous les sables de Saqqarah. Zahi Hawass estime que seuls 30% des tombes de la nécropole ont été découvertes.

C.D.
Sciences et Avenir.com
(20/02/07)
Wednesday 21 February 2007 à 16:38
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QUOTE (Hadora @ 15 Feb 2007 à 12:06)
Pour continuer sur les découvertes archéologiques, j'ai entendu qu'en Italie ils ont découvert les ossements d'un couple entrelacé mais je n'arrive pas à trouver un article dessus, pourtant c'est une découverte importante d'après les scientifiques...



Des archéologues italiens ont mis au jour près de Mantoue, dans le nord de la Péninsule, un couple enlacé dont l'étreinte remonterait à 5.000 ou 6.000 ans.

Le couple - très vraisemblablement un homme et une femme, sous confirmation des analyses scientifiques - serait mort en pleine jeunesse en raison de l'excellent état de leur dentition. (...)

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http://fr.news.yahoo.com/06022007/290/etre...-en-italie.html
Wednesday 21 February 2007 à 21:03
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Merci pour cette photo c'est vrai que c'est assez impressionant...
Wednesday 21 February 2007 à 21:28
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ca me fait penser a ce passage de Notre dame de Paris de Victor Hugo


Deux ans environ ou dix-huit mois après les événements qui terminent cette histoire, quand on vint rechercher dans la cave de Montfaucon le cadavre d'Olivier le Daim, qui avait été pendu deux jours auparavant, et à qui Charles VIII accordait la grâce d'être enterré à Saint-Laurent en meilleure compagnie, on trouva parmi toutes ces carcasses hideuses deux squelettes dont l'un tenait l'autre singulièrement embrassé. L'un de ces deux squelettes, qui était celui d'une femme, avait encore quelques lambeaux de robe d'une étoffe qui avait été blanche, et on voyait autour de son cou un collier de grains d'adrézarach avec un petit sachet de soie, orné de verroterie verte, qui était ouvert et vide. Ces objets avaient si peu de valeur que le bourreau sans doute n'en avait pas voulu. L'autre, qui tenait celui-ci étroitement embrassé, était un squelette d'homme. On remarqua qu'il avait la colonne vertébrale déviée, la tête dans les omoplates, et une jambe plus courte que l'autre. Il n'avait d'ailleurs aucune rupture de vertèbre à la nuque, et il était évident qu'il n'avait pas été pendu. L'homme auquel il avait appartenu était donc venu là, et il y était mort. Quand on voulut le détacher du squelette qu'il embrassait, il tomba en poussière.

Ce message a été modifié par sandie72 - Wednesday 21 February 2007 à 21:33.
Tuesday 27 February 2007 à 14:58
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Adolf Burger, 89 ans, faussaire et vrai témoin des camps nazis


PRAGUE (AFP) - A 89 ans, Adolf Burger a longtemps oblitéré son passé de faussaire, complice forcé des plans secrets du 3e Reich, quand il témoignait sur l'horreur des camps de concentration nazis en sillonnant les écoles d'Allemagne et de République tchèque.

Cependant, ses activités de faux-monnayeur dans le camp de Sachsenhausen lui valent aujourd'hui une notoriété soudaine avec la sortie d'un film tiré de son autobiographie qui raconte l'"Opération Bernhard" fomentée par le régime hitlérien pour ruiner l'économie britannique.

"Les gens vont savoir que les nazis n'étaient pas seulement des meurtriers mais aussi des faussaires ordinaires: c'était mon objectif, il est atteint", se félicite le vieil homme, aussi alerte que pugnace malgré son âge et son physique fluet.

Dirigé par l'Autrichien Stefan Ruzowitzky, le film "Die Fälscher" (Les Faux-monnayeurs) a été présenté à la 57e Berlinale et sortira sur les écrans de différents pays européens, en commençant par l'Allemagne, à la mi-mars.

L'histoire que relate le film, Adolf Burger l'a vécue: ce militant communiste juif slovaque passa deux ans de sa vie dans "l'atelier du diable", une imprimerie ultra-secrète installée au coeur du camp de Sachsenhausen, où avec 139 autres typographes juifs, il fabriqua de la fausse monnaie et des faux documents destinés aux espions nazis.

"Nous n'aurions pas dû survivre, c'est pour ça qu'il n'y avait que des juifs, on aurait du finir en fumée, mais finalement tout s'est terminé différemment", raconte Adolf Burger, qui vit à Prague depuis la fin de la seconde guerre mondiale.

A l'origine, ce sont ses talents de faussaire qui lui valurent d'être arrêté à Bratislava, le 11 août 1942: imprimeur de métier, il fabriquait alors de faux certificats de baptême pour sauver les juifs des griffes du régime fasciste de Jozef Tiso.

Déporté à Auschwitz, puis à Birkenau, il pesait dans les 35 kg quand les nazis décidèrent de le transférer en Allemagne pour utiliser son savoir-faire.

Entre 1943 et 1945, les faussaires juifs fabriquèrent 131 millions de livres britanniques. La production de faux dollars commençait quand l'avancée des troupes russes poussa les nazis à transférer l'équipe en Autriche.

Finalement conduit avec ses compagnons dans le camp d'Ebensee, Adolf Burger réussira à s'enfuir en profitant de la déroute générée par l'avancée des troupes alliées.

A son arrivée à Prague, en 1945, il dévoile à la police tchécoslovaque les secrets de la plus grosse opération de contrefaçon jamais menée au monde. "Ils ont appelé une banque, on a amené une valise de billets considérés comme authentiques, et comme nous, les typographes, savions ce que personne d'autre ne savait, j'ai pu reconnaître des faux que nous avions fabriqués, il y en avait au moins 200", raconte-t-il avec fierté.

Sur son cursus d'après-guerre, celui que le film de Ruzowitzky présente comme un militant communiste idéaliste préfère garder un certain flou: "j'ai été imprimeur et puis j'ai fait d'autres travaux dont je ne veux pas parler", dit-il.

Depuis quelques années, l'ancien faussaire se consacre "aux nouvelles générations" en sillonnant les lycées pour raconter "ce qu'étaient vraiment les camps de concentration et ce qui s'y passait", pour contrecarrer les thèses révisionnistes et dénoncer les mouvements néo-nazis.

Fidèle à sa mission de témoin, Adolf Burger a largement participé à la promotion du film lors du festival de Berlin. Peu importe, pour lui, que le film n'ait pas été primé.

"Je ne comptais même pas qu'un film de ce type soit sélectionné... l'important n'est pas de recevoir un prix mais de participer", dit celui qui dit lui-même préférer les documentaires aux fictions.

Exigeant, soucieux d'exactitude, le vieil homme a exigé quatre modifications successives du script avant de donner son feu vert. Et il n'a aucune intention d'utiliser le film comme matériel pédagogique dans ses tournées scolaires: il préfère la mémoire vive.
Tuesday 27 February 2007 à 15:00
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Une guerre napoléonienne exhumée au coeur de l'Amérique latine

COLONIA DEL SACRAMENTO (AFP) - Des paysans uruguayens ont longtemps joué avec d'insolites objets de plomb enfouis dans la pampa, avant de découvrir qu'ils venaient d'exhumer les rares vestiges d'une guerre napoléonienne au coeur de l'Amérique latine.

Au gré des labours et des intempéries, les paisibles pâturages, parsemés de balles et d'obus, ont restitué peu à peu le vacarme d'un affrontement sanglant qui opposa, il y a deux siècles, plus d'un millier de soldats anglais à autant de défenseurs de la couronne d'Espagne, alliée à l'Empereur.

Javier Pessio, un éleveur de vaches de 37 ans, se souvient de "ces drôles de boules qui traînaient partout" sur les terres familiales, près de Colonia del Sacramento, cité stratégique située à l'embouchure du Rio de la Plata, l'immense fleuve séparant l'Uruguay de l'Argentine.

"Cela nous faisait rire, on s'amusait avec tous ces objets, sans avoir la moindre idée de leur importance. Maintenant, je sais qu'il y a eu beaucoup de morts et je n'ose plus trop venir ici le soir", confie à l'AFP ce petit homme affable.

C'est seulement l'an dernier que les habitants ont vu débarquer un historien résidant dans les environs.

Alerté par cette étrange moisson, Diego Lascano n'a pas tardé à comprendre qu'il foulait le sol de la "bataille de San Pedro", du nom du cours d'eau voisin, menée à l'aube du 7 juin 1807 par les Anglais, lancés à la vaine conquête des colonies du nouveau continent.

"Ce fut un carnage qui se solda par plus d'une centaine de victimes en une demi-heure. Les envahisseurs avaient envoyé un commando d'élite tandis que les Espagnols disposaient de troupes inexpérimentées, à peine recrutées", raconte cet Argentin de 44 ans.

Les alliés de Napoléon, des milices autochtones et une poignée de Français, ont "sans doute fui en courant" face aux terrifiants fantassins du 95e régiment britannique, futurs héros de Waterloo, poursuit l'historien, en soulignant les laborieuses conditions de combat de l'époque.

Ballottées par le vent, les balles des carabines ne parcouraient guère que soixante-dix mètres et il fallait recharger régulièrement la poudre dans le canon des mousquets, selon une cadence de trois tirs à la minute.

Pour Lascano, ce butin de munitions et autres insignes d'uniforme offre une "reconstitution" inédite permettant de "retracer les mouvements des soldats, savoir d'où venaient ces combattants, mieux connaître l'armement".

L'équipe scientifique qu'il dirige partage son enthousiasme. "C'est un terrain d'investigation unique, le seul champ de bataille napoléonien resté intact dans le sous-continent", s'exclame Virginia Pereira, une archéologue uruguayenne de 29 ans, à la recherche d'une éventuelle fosse humaine.

Les autres invasions britanniques, de Montevideo à Buenos Aires, ne peuvent révéler leurs secrets, scellés sous le ciment des villes qui a enseveli toute trace des combats.

Grâce au soutien financier d'une fondation bancaire et de l'ambassade britannique d'Uruguay, de larges fouilles, dotées d'un budget de 8.000 dollars, doivent démarrer à Colonia, dans l'espoir d'ouvrir un musée.

Des abondantes récoltes de plomb du passé, les paysans n'avaient hélas conservé qu'une dizaine d'objets. La plupart d'entre eux ont été fondus pour les plaisirs de la pêche quand ils n'ont pas été simplement jetés.

Le clou de cette collection, un boulet de canon intact de trois kilos, propulsé par les fameux Six-Pounders anglais, avait surtout contribué, durant des années, au bonheur d'un sportif de la région, féru de lancer du poids.
Thursday 01 March 2007 à 13:43
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Décès de l'historien américain Arthur Schlesinger à l'âge de 89 ans



NEW YORK (AP) - Arthur Schlesinger, l'historien américain et ancien conseiller spécial de John Kennedy, est mort mercredi soir, a annoncé son fils. Il était âgé de 89 ans.

Stephen Schlesinger a précisé que son père avait succombé à une attaque cardiaque alors qu'il dînait avec des membres de sa famille à Manhattan. Il a été transporté à l'hôpital central de New York où il est mort.

Considéré comme un des plus grands historiens de son temps, Schlesinger avait notamment obtenu deux fois le prix Pultizer pour sa chronique des 1.000 jours passés dans l'administration Kennedy. Il s'était vu décerner le Pulitzer une première fois en 1946 pour son livre sur Andrew Jackson, le septième président des Etats-Unis
Friday 02 March 2007 à 18:21
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ARCHÉOLOGIE



Le plus ancien calendrier solaire du continent américain découvert au Pérou

NOUVELOBS.COM | 01.03.2007 | 21:34



L’observatoire solaire de Chankillo, au Pérou, est le plus ancien calendrier monumental connu du Nouveau Monde, affirment aujourd’hui des chercheurs dans la revue Science. Cet alignement de treize tours construit il y a 2.300 ans servait à déterminer les saisons agricoles et les fêtes religieuses.






Les treize tours de l’observatoire de Chankillo, au Pérou, à 400 km au nord de Lima.

[Image courtesy of Ivan Ghezzi]
Au milieu d'un complexe religieux péruvien du 4e siècle av. JC, treize monticules alignés du nord au sud au sommet d’une colline demeurait une énigme depuis le 19ème siècle. Grâce à Ivan Ghezzi et Clive Ruggles (University of Leicester, GB), ce site est devenu le plus ancien observatoire solaire du continent américain. Au départ, les archéologues pensaient que les tours formaient une fortification ou les reliques d’un édifice religieux. La mise au jour de postes d’observation a révélé la véritable utilité de l’alignement: connaître avec précision la période de l’année.

L’observatoire est composé de trois parties : treize tours alignées et deux bâtiments d’observation. Les monticules mesurent de 2 à 6 mètres et sont espacés de 5 mètres de distance, formant des créneaux réguliers. Chaque tour possède une paire d'escaliers –aux faces nord et sud- menant à son sommet. L’alignement est cerné par des fortifications comportant murs, portes et larges parapets.

Les deux bâtiments d’observation, en miroir à l’ouest et à l’est de l’alignement, permettent de suivre la course du Soleil. Depuis le bâtiment occidental, les créneaux coïncident avec les solstices d’été et d’hiver et les équinoxes au levant tandis que le bâtiment oriental permet la détermination des mêmes événements au couchant.

Les chercheurs pensent que le calendrier avait une grande importance cultuelle. En effet, des offrandes ont été découvertes dans les bâtiments d’observation : poteries, coquillages, statuettes… Les prêtres devaient les déposer pendant l’observation des périodes clefs de l’année.

Des rituels et des fêtes, directement liées au cycle solaire, avaient lieu dans le complexe religieux voisin. Cependant, l’observation du soleil lui-même semblait être réservé aux notables et aux chefs de guerre. En effet, de nombreuses figurines de guerriers ont été trouvées sur le site, marquant la suprématie d’une élite. Comme dans l’empire Inca, 2.000 ans plus tard, les cycles solaires et l’astronomie auraient servi à légitimer l’autorité des seigneurs.

Ces travaux sont publiés dans la revue Science datée du 2 mars 2007.

Philippe Salomon
Sciences et Avenir.com
(02/03/07)


Friday 02 March 2007 à 19:07
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QUOTE (Gilcad @ 27 Feb 2007 à 13:58)
Adolf Burger, 89 ans, faussaire et vrai témoin des camps nazis

J'avais déjà entendu parler de cette opération ! Il parait que les Livres Sterlings étaient si bien reproduites qu'on en trouvait encore en circulation dans les années 60 !
Thursday 15 March 2007 à 12:03
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Décès de la résistante Lucie Aubrac, à 94 ans

Lucie Aubrac, figure de la Résistance, est morte à l'âge de 94 ans à l'Hôpital suisse de Paris à Issy-les-Moulineaux, apprend-on auprès de sa famille.

"Elle était hospitalisée depuis deux mois et demi. Elle est décédée ce soir (mercredi) à 20h30", a déclaré à Reuters sa fille Catherine, jointe par téléphone.

Jacques Chirac a fait part jeudi de sa "tristesse" et de son "émotion" et dit dans un communiqué qu'"une lumière de la Résistance s'est éteinte cette nuit". Le chef de l'Etat, qui a téléphoné au mari de Lucie Aubrac, Raymond, a salué "une figure emblématique de l'engagement des femmes dans la Résistance".

Le Premier ministre, Dominique de Villepin, a estimé que "Lucie Aubrac restera à jamais dans nos mémoires et celle de nos enfants comme un symbole d'honneur et un idéal pour tous les Français".

Pour Ségolène Royal, candidate présidentielle du Parti socialiste, Lucie Aubrac "a incarné la lutte des Français pour la liberté et dans ce combat a illustré la participation des femmes".

Nicolas Sarkozy, candidat de l'UMP, a salué celle qui "refusa la soumission de la France, la haine et l'antisémitisme", soulignant qu'"au nom du courage et de l'amour, elle prit tous les risques".

Née en juin 1912 près de Mâcon, Lucie Bernard dite Aubrac avait obtenu l'agrégation d'histoire à la fin des années 1930 et épousé Raymond Samuel en 1939.

Après avoir milité contre la montée du fascisme, elle rejoint les rangs de la résistance à l'occupation allemande en 1940 en participant à la création du mouvement Libération-Sud, qui publie le journal Libération.

Lucie Aubrac effectue des missions d'information puis joue, enceinte de son deuxième enfant en 1943, un rôle majeur dans l'évasion de son mari lors d'un transfert, après son arrestation à Caluire avec Jean Moulin et d'autres chefs de la Résistance par la Gestapo dirigée pour la région de Lyon par Klaus Barbie.

En février 1944, le couple gagne Londres.

Après la guerre, Lucie Aubrac reprend son métier d'enseignante qu'elle avait interrompu en entrant dans la clandestinité après l'évasion de 1943.

Elle ne cesse alors de militer en faveur de la paix et de livrer, à travers de nombreuses conférences, le témoignage de son engagement dans la Résistance.

Elle avait écrit plusieurs livres, dont "Ils partiront dans l'ivresse" (1984) et "La résistance expliquée à mes petits enfants" (2000).

Sa vie a été adaptée au cinéma par le réalisateur Claude Berri en 1997. Elle était incarnée à l'écran par Carole Bouquet.

Source : Reuters.

Une grande femme vient de nous quitter crying.gif
Monday 19 March 2007 à 16:25
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Le barrage de Méroé sort l'archéologie soudanaise de l'ombre


MEROE (AFP) - L'archéologie soudanaise, avec une course contre la montre pour sauver des eaux du barrage de Méroé des vestiges de civilisations anciennes de la Vallée du Nil, s'affranchit de l'ombre de sa grande soeur d'Egypte.

"Grâce au projet de sauvetage, l'archéologie soudanaise est en train de se faire connaître", souligne le chef des antiquités du Soudan, Salah Ahmed, qui tranche par son style calme avec son collègue médiatique égyptien, Zahi Hawas.

Le barrage de Méroé, projet controversé mené par les Chinois dans le nord du Soudan sur la quatrième cataracte du Nil, va former un lac de 160 km de long.

Les archéologues reconnaissent que des vestiges inestimables seront perdus à jamais même s'ils mènent le plus important projet depuis celui qui a précédé la mise en eau du barrage d'Assouan dans le sud de l'Egypte dans les années 60.

"La zone est complètement inconnue des archéologues. Elle renferme un chapitre inconnu de l'histoire du Soudan et y aller était difficile en raison de problèmes logistiques", ajoute M. Ahmed.

Les civilisations anciennes du Soudan ont érigé plus de pyramides que celles d'Egypte mais n'ont suscité que peu d'intérêt depuis leur défaite de la main du pharaon égyptien Touthmosis I (15e siècle avant JC).

"Bien sûr, il n'y a pas d'Abou Simbel ici", note M. Ahmed en référence au chantier gigantesque qui avait consisté à démonter et reconstituer le temple pharaonique du même nom près d'Assouan.

Il n'en reste pas moins que des équipes de Grande-Bretagne, de France, d'Allemagne, de Pologne et d'une dizaine d'autres pays, s'activent depuis cinq ans à fouiller la zone de Méroé avec des découvertes significatives.

Des découvertes permettent aux archéologues de comprendre le mode de vie d'anciens royaumes, dont celui de Kerma des "pharaons noirs" en Nubie (2.500 et 1.500 avant JC) qui dominèrent une partie de l'Egypte.

Elles permettent par exemple, selon M. Ahmed, d'établir que ce royaume était plus étendu et qu'il avait érigé des pyramides.

"La quatrième cataracte est un cas de figure très intéressant pour travailler sur les périodes de transition, qui ne sont jamais très sures", souligne un archéologue de la mission française (SFDAS), Vincent Francigny.

Les archéologues sont sous pression, les conditions de travail sont pénibles et les tensions entre le gouvernement et les populations qui s'estiment lésées par le barrage ajoutent aux difficultés.

Les missions archéologiques peuvent conserver une partie de leurs découvertes, "surtout lorsqu'elles existent en plusieurs exemplaires", indique M. Ahmed, un francophone, tandis que l'Egypte tente de récupérer dans les musées du monde des pièces découvertes sur son territoire.

Au Soudan contrairement à l'Egypte, "toutes les équipes travaillent ensemble. Il y a une volonté de coopération, ce n'est pas une archéologie de compétition, c'est comme une grande famille", note M. Francigny.

L'immersion de la zone de recherche mettra fin aux campagnes en cours et une exposition des découvertes sera organisée en novembre 2008.

Mais une interrogation continuera de hanter les archéologues: existe-t-il ou non au fond des eaux une pierre de Rosette soudanaise ? Car l'une des plus vieilles écritures de l'humanité, le méroitique, n'a pas encore été déchiffrée.

Les découvertes faites jusqu'ici n'ont pas permis de déchiffrer cette écriture alors que la pierre de Rosette mise au jour dans le nord de l'Egypte en 1799 avait permis de comprendre les hiéroglyphes.
Tuesday 20 March 2007 à 14:42
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Le Louvre présente Praxitèle, le sculpteur grec dont il ne reste presque rien

PARIS (AFP) - Le musée du Louvre part à la recherche de Praxitèle, sculpteur grec du IVe avant J.-C. qui fut le premier à représenter le nu féminin, immensément connu dans l'Antiquité et dont il ne reste aujourd'hui presque rien.

Du 23 mars au 18 juin, le Louvre présente une centaine de sculptures dont une seule pourrait, peut-être, être attribuée au sculpteur "dont la renommée fut chantée dans toute la littérature antique", dit Alain Pasquier, patron du département des antiquités grecques, étrusques et romaines du Louvre.


"Nous ouvrons le dossier au public", ajoute le co-commissaire de l'exposition avec Jean-Luc Martinez, également conservateur au Louvre, pour qui la manifestation est aussi l'occasion de faire le point sur l'état de la recherche.

C'est grâce aux sources écrites anciennes, Pausanias, Pline l'Ancien ou Lucien, que l'on en sait un peu sur ce fils de sculpteur, qui vécut à Athènes probablement entre 400 et 330 av. J.-C. et travaillait surtout le marbre.

Pline a dressé une sorte de répertoire d'oeuvres et Lucien a relaté "l'admiration totale" qu'il ressentait pour l'Aphrodite de Cnide, premier nu féminin de la sculpture et statue la plus célèbre de Praxitèle, que l'on peut voir déjà reproduite sur des monnaies antiques de Cnide, ville d'Asie mineure (Turquie actuelle).

Elle "devait avoir l'apparence", dit M. Pasquier, de la Vénus du Belvédère, cette célèbre déesse légèrement déhanchée, tête penchée, posant pudiquement sa main droite devant son sexe, dont une copie en bronze de la Renaissance accueille le visiteur.

Car il ne reste quasiment rien de Praxitèle, comme d'ailleurs de la sculpture grecque en général, dont la plus grande partie a disparu. C'est à la "passion et au goût effréné des Romains, qui se sont extasiés, ont pris les objets en Grèce ou en ont fait exécuter des répliques, que nous devons de la connaître", précise M. Pasquier.

C'est donc avec "un rassemblement extraordinaire" de chefs d'oeuvres venus de toute l'Europe et notamment de Grèce, des répliques d'époque romaine, des pastiches antiques et des oeuvres du XVIe au XIXe que le Louvre enquête sur un artiste dont on ne connaît même pas l'apparence exacte des originaux.

Et la seule présence tangible du sculpteur est celle de son simple nom gravé - "Praxitèle a fait" - sur deux ... socles de statues disparues, présentés dans la première salle.

Un peu plus loin, une tête, très abîmée, serait selon un chercheur grec, un original. Mais cette Artemis "n'a pas l'air particulièrement aimable, et Praxitèle est le sculpteur de la grâce, des formes souples, du repos un peu rêveur", dit M. Pasquier,

L'Apollon Sauroctone (tueur de lézard) à peine pubère, dont l'original en bronze fut décrit par Pline, est un autre type d'oeuvre exposée, qui fut répliquée pendant des siècles aux côtés de Satyres ou d'Hermès.

Praxitèle "contamine" aussi les temps modernes, quand Primatice reproduit, sans le savoir, l'Aphrodite de Cnide, que circulent des faux signés Praxitèle - "Richelieu s'est fait rouler" - ou que le sculpteur de Louis XIV Girardon rajoute un bras à la Venus d'Arles, attribuée au XIXe à l'artiste d'Athènes.

Le XIXe "un peu égrillard" choisit de reproduire la "plastique impeccable" de Phryné, courtisane, amante et peut-être modèle du sculpteur, ajoute le commissaire, dont l'exposition se clôt sur un bronze récemment trouvé et discuté, montrant que "le dossier Praxitèle n'est jamais fermé".
Monday 26 March 2007 à 15:31
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Les pillards et les trafiquants volent au Yémen ses trésors anciens
Par Khaled Fazaa AL-HAMMADI


SANAA (AFP) - Pratiquement pas un mois ne se passe au Yémen, pays héritier d'anciennes civilisations, sans que les autorités annoncent avoir déjoué une nouvelle tentative de contrebande d'antiquités vers l'étranger.

Le fléau, qui s'explique par des facteurs allant d'un manque de mesures de protection à l'implication de responsables, a atteint des proportions telles que le président Ali Abdallah Saleh l'a publiquement dénoncé en janvier.

"Il y a des intermédiaires et des trafiquants qui n'apprécient pas la valeur d'un manuscrit ou l'importance des trésors anciens. Tout ce qui les intéresse, c'est de se faire de l'argent", a-t-il déclaré.

"Certaines pièces sont sorties en contrebande, notamment vers des pays voisins et européens (...). On peut maintenant retrouver ces antiquités dans des musées en Grande-Bretagne et en Allemagne, ainsi que dans certains musées arabes".

En 2006, les forces de sécurité yéménites ont mis en échec des tentatives pour faire sortir clandestinement 1.026 pièces anciennes par l'aéroport de Sanaa et deux postes-frontières, selon l'agence officielle Saba.

Interrogé en janvier au Parlement sur l'incapacité de ses services à protéger les trésors du pays, le ministre de la Culture, Khaled al-Ruweishan, a riposté en accusant des ambassades et centres culturels étrangers d'être impliqués dans cette contrebande, en plus de réseaux organisés étrangers et locaux comprenant des officiels.

Le ministre, dont les propos ont été mis en ligne sur le site internet du Congrès populaire général (CPG), le parti au pouvoir, a indiqué que son département avait dépensé depuis trois ans plus de 100 millions de riyals (environ 550.000 dollars) pour racheter des milliers d'antiquités et de manuscrits à des habitants afin de prévenir leur sortie.

M. Ruweishan a expliqué à l'AFP que cet argent dépensé pour racheter des objets "qui sont en fait la propriété de l'Etat" absorbait la moitié du budget de son ministère.

Il a toutefois justifié cette politique en affirmant que ceux qui vendaient ces pièces à l'Etat plutôt qu'à des trafiquants faisaient preuve d'un "comportement exemplaire".

Selon Hisham Ali al-Thawr, chef du département de la protection des sites archéologiques à l'Autorité générale des Antiquités, ce trafic est surtout répandu dans les zones tribales comme Al-Jawf, Marib et Chabwa, où les sites ne sont pas gardés et où la population n'a pas conscience de l'importance des objets.

Les vestiges de la civilisation pré-islamique Maeen à Al-Jawf ont ainsi été totalement détruits, a-t-il déclaré.

Situé dans le sud-ouest de la Péninsule arabique, le Yémen, l'un des pays les plus misérables du monde, est le pays de la légendaire civilisation de Saba. Plusieurs villes sont inscrites sur la liste du patrimoine mondial de l'Unesco.

Selon M. Thawr, de nombreux objets ont été récupérés par la voie diplomatique alors qu'ils se trouvaient en Jordanie, à Oman, en Arabie saoudite ou en Grande-Bretagne.

Le dernier trésor rapatrié, une statue en marbre symbolisant le Dieu de la fertilité datant de l'ère du royaume de Saba, a été ramené par le président Saleh à son retour des Etats-Unis en novembre 2005, a affirmé M. Thawr.

Une unité spéciale de lutte contre la contrebande, mise sur pied par l'Autorité générale des Antiquités en 2003, dispose d'agents à tous les points de sortie du pays et travaille en étroite coopération avec les forces de sécurité, a-t-il dit.

"A l'aéroport de Sanaa, par exemple, trois ou quatre pièces en route pour l'étranger sont saisies chaque semaine", a-t-il précisé, affirmant que de nombreux trafiquants avaient été remis aux tribunaux, où ils encourent jusqu'à cinq ans de prison.

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