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Livenet > Forum > Histoire
mardi 08 juillet 2008 à 07:55
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Comment vivaient nos ancêtres
Jean Sévillia
07/07/2008 | Mise à jour : 13:00 |


Les chercheurs sont de plus en plus nombreux à faire parler les archives sur la vie quotidienne d'autrefois. En témoignent les travaux consa crés à l'Ancien Régime.

En 2005, le Musée national des arts et traditions populaires a fermé ses portes. Créé au Trocadéro en 1936 - avec la bénédiction du Front populaire -, il visait à conserver des objets d'autrefois, témoins d'une France rurale, essentiellement paysanne. Installé en 1972 au bois de Boulogne, l'établissement avait vu sa fréquentation décroître : 125 000 entrées en 1978, 22 000 en 2003. Il est vrai que, pendant trente ans, les autorités avaient peu fait pour en assurer la promotion, quand la moindre exposition d'art « premier » ou d'art contemporain avait bénéficié de toutes les faveurs, et accessoirement de la manne publique.

La raison véritable de la condamnation du musée des Arts et Traditions populaires, c'est qu'il n'était plus dans le ton, à l'heure où il convenait de s'incliner devant les « cultures autres ».

Défiant, fût-ce sans le savoir, le politiquement et le muséalement correct, les foules, spécialement les foules estivales, n'hésitent cependant pas à se presser dans les lieux qui évoquent la France profonde de jadis. Du spectacle du Puy-du-Fou aux innombrables festivités où l'on ressort les vieilles charrues et les produits du terroir, le désir de racines ne désarme pas.

Mais, dans ce domaine, il n'y a pas que l'engouement populaire. Voici que s'amorce un courant historiographique qui s'intéresse de près à la vie de tous les jours, non seulement la vie d'hier, non seulement la vie au Moyen Age (période à la mode depuis deux ou trois décennies), mais aussi la vie sous l'Ancien Régime. Le phénomène est d'autant plus marquant qu'il se manifeste chez des chercheurs qui s'inscrivent dans la tradition de l'école des Annales, haut-lieu républicain.

On se rappelle que, dans l'entre-deux-guerres, refusant l'histoire événementielle à la Lavisse - batailles et grands hommes -, Lucien Febvre, fondateur des Annales d'histoire économique et sociale, avait privilégié une approche économique du passé. Des années 50 aux années 70, la génération suivante, celle des Fernand Braudel et des Georges Duby, restera imprégnée de cette vision. A la fin des années 70, la troisième génération des Annales donnera naissance à la Nouvelle Histoire, représentée par Jacques Le Goff et Pierre Nora, école qui se dégagera de l'économisme des origines pour discerner dans les variations des mentalités un facteur capital d'explication de l'Histoire. Une quatrième génération de chercheurs est à l'oeuvre. Mêlant l'histoire sociale et l'histoire culturelle, l'histoire de l'art et l'histoire des techniques, elle s'attache à reconstituer la « civilisation matérielle ». Alimentation, habillement, ameublement, hygiène, travail, distractions : comment nos ancêtres vivaient-ils au jour le jour ?

« Au moyen de cette quête permanente de nouvelles sources et de nouvelles perspectives, souligne Michel Figeac, des pans entiers d'histoire, dans leur fourmillement de détails, se sont progressivement dévoilés, et le moment est venu de faire le bilan de ces apports. » Professeur à l'université de Bordeaux III, celui-ci a donc dirigé un dictionnaire dont les 200 entrées couvrent la palette de la vie quotidienne sous l'Ancien Régime (1). Plus de 20 spécialistes ont collaboré à ce volume. De l'auberge à la boulangerie, du chauffage à l'éclairage, de l'évacuation des eaux aux intempéries, des lunettes aux parfums, des salines aux voitures, c'est un autre monde qui défile, riche en couleurs, en saveurs et en odeurs. Au-delà des objets, c'est l'esprit de leurs utilisateurs qui est analysé ici. Et, pour le coup, on plonge dans un univers radicalement différent du nôtre : là où notre société est individualiste, l'Ancien Régime est communautaire ; là où notre temps est égalitaire, l'Ancien Régime est hiérarchique ; là où notre époque est sceptique, l'Ancien Régime est religieux.

Antoine Follain, professeur à l'université Marc-Bloch de Strasbourg, a, de son côté, fouillé vingt-cinq ans durant dans les archives villageoises des XVIe et XVIIe siècles. De cette quête est né un livre érudit jusqu'à l'austérité, dans lequel l'auteur décrit l'organisation de la société, de 1450 à 1780, en scrutant le cadre d'existence de plus de 80 % de la population : le village (2). Cette chronique savante s'appuie sur l'exemple de la Haute-Normandie, tout en le débordant largement. Des échevinages du nord de la France aux syndicats municipaux du Midi, Follain décrypte des institutions dont peu soupçonneraient l'existence dans un pays gouverné, selon le cliché tenace, par un régime absolutiste. Biens communaux, assemblées de village délibérant « indépendamment de toute autorité », conseils paroissiaux : de cet examen minutieux, mené pièces d'archives en main, il découle que le village, sous l'Ancien Régime, formait une authentique cellule politique où s'exerçait, même si le mot n'y était pas, la démocratie locale.

« On aurait bien tort de croire, écrivait déjà Tocqueville, que l'Ancien Régime fut un temps de servilité et de dépendance ; il y régnait plus de liberté que de nos jours. » La formule ne choquera que ceux qui réduisent l'Histoire à des clivages manichéens. Au-delà de la rupture de la Révolution française, incontestable, les historiens d'aujourd'hui montrent quelle part de continuité court à travers le temps : de l'Ancienne France, nous sommes aussi les héritiers.

http://www.lefigaro.fr/lefigaromagazine/20...os-ancetres.php

mardi 08 juillet 2008 à 11:27
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Douze fortifications de Vauban au Patrimoine mondial de l'Unesco

Le comité du Patrimoine mondial de l'Unesco a annoncé, lundi 7 juillet, qu'il ajoutait douze fortifications construites au XVIIe siècle par l'architecte militaire français Vauban. Le comité d'experts, représentant les 21 Etats membres de l'organisation internationale, se réunit une fois par an et choisit les dossiers en fonction de la "valeur exceptionnelle universelle" du site et de son plan de protection.

La ville de Besançon, dont le maire est président de l'association Réseau des sites majeurs de Vauban, a été à l'origine du projet en janvier 2005.

L'Unesco a ajouté, dimanche soir, le site archéologique saoudien anté-islamique d'Al-Hijr, le paysage culturel du Morne, à l'île Maurice, et les maisons de terres du Fujian, en Chine, à sa liste du patrimoine mondial. Le comité doit encore évaluer jusqu'à mardi les candidatures d'une trentaine d'autres sites.

source : le monde
mercredi 09 juillet 2008 à 08:29
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Publié le 07/07/2008 à 15:09 Le Point.fr
Une stèle pourrait bouleverser la perception du christianisme

AFP

Un décryptage d'une stèle mystérieuse, censée remonter au 1er siècle avant JC, pourrait bouleverser la perception du christianisme des origines en révélant que des juifs croyaient déjà avant Jésus à la venue d'un messie ressuscité. C'est ce dont est convaincu le chercheur Israël Knohl qui affirme que le décryptage qu'il a effectué d'un texte en hébreu inscrit sur la stèle pourrait "bouleverser la vision qu'on a du personnage historique de Jésus".

En revanche, d'autres chercheurs s'abstiennent de tirer des conclusions aussi radicales du texte dont ils donnent d'autres interprétations, certains doutant même de l'authenticité de la stèle."Ce texte peut constituer le chaînon manquant entre le judaïsme et le christianisme, dans la mesure où il inscrit la croyance chrétienne en la résurrection du messie dans la tradition juive", a déclaré ce professeur d'études bibliques de l'université hébraïque de Jérusalem.

Un texte de nature apocalyptique

La stèle se trouve entre les mains d'un collectionneur, David Yislsohn, vivant à Zurich qui a déclaré l'avoir acquise à Londres auprès d'un marchand d'antiquités jordanien. Elle proviendrait du côté jordanien des rives de la mer Morte. Le texte en hébreu, de nature apocalyptique, se présente comme la "révélation de l'archange Gabriel". Il est inscrit à l'encre sur la pierre, sur 87 lignes, certaines lettres ou mots entiers étant effacés par l'usure du temps.

L'analyse du chercheur repose essentiellement sur le décryptage de la ligne 80 où figurent les termes "dans les trois jours" suivis par un mot à moitié effacé qui, selon le professeur Knohl , signifie "vis", du verbe "vivre". Selon le chercheur, le texte annonce que l'ange Gabriel ressuscitera trois jours après sa mort le "prince des princes" ("sar hasarim"), une formule s'appliquant au messie dans la tradition juive.

"Cette stèle confirme mes théories sur la naissance du christianisme telles que je les aies développées dans mon livre Un autre Messie ", souligne-t-il. La paléographe Ada Yardeni est plus prudente, concernant le mot clé: "vis"."La lecture du professeur est plausible bien que l'orthographe employée est rarissime", déclare cette spécialiste des écritures anciennes qui a publié la première description de la stèle en 2007 dans la revue d'histoire et d'archéologie israélienne Cathedra. Elle s'était alors contenté de dessiner le terme sans décider de son sens.


Doutes sur l'authenticité de ce vestige


De son côté, le chercheur israélien Yuval Goren, spécialisé dans la découverte des faux, affirme n'avoir pas "décelé de signe d'un faux dans la texture même de la stèle", qu'il a inspectée. "Toutefois mon analyse n'a pas porté sur l'encre elle-même", souligne le directeur du département d'archéologie et de cultures anciennes de l'université de Tel-Aviv.

Une archéologue, qui a demandé à ne pas être identifiée, exprime quant à elle des doutes sur l'authenticité de ce vestige archéologique. "C'est très étrange qu'un texte ait été écrit à l'encre sur une stèle et qu'il se soit conservé jusqu'à nos jours. Pour être certain qu'il ne s'agit pas d'un faux il faudrait savoir dans quelles conditions la stèle a été découverte et où exactement, ce qui n'est pas le cas", relève-t-elle. Elle rappelle que les faussaires d'antiquités ont recours à des moyens de plus en plus sophistiqués pour placer leur production sur le marché. Le professeur Knohl doit présenter mardi son interprétation dans le cadre d'un colloque à Jérusalem pour le 60e anniversaire de la découverte des Manuscrits de la Mer morte. Cette découverte sensationnelle avait été dans un premier temps considérée comme un faux.
vendredi 11 juillet 2008 à 03:02
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Un sarcophage exhumé à coup de pelleteuse




Une pièce archéologique de valeur détériorée sur un chantier (9e). Mardi matin, un sarcophage en plomb datant du IVe ou Ve siècle et contenant un squelette a été découvert et, dans le même temps, sérieusement abîmé, au cours de travaux de construction menés sur un terrain de la rue Mont-d'Or appartenant à un promoteur immobilier. Un coup de pelleteuse malheureux qui aurait pu être évité si le site avait pu, comme le recommandait l'Institut national de recherches archéologiques préventives, être fouillé.

« Mais l'Etat a rendu trop tard ses prescriptions de fouilles. Le promoteur a déposé un recours auprès de la justice qui, en janvier, l'a autorisé à lancer les travaux », explique, amer, un archéologue lyonnais. Le Conseil d'Etat, saisi en appel, devait se prononcer hier sur cette affaire et décider de l'arrêt ou de la poursuite du chantier. « Les fouilles n'auraient pas pu éviter ce qui s'est passé, car le sarcophage était mal placé », tempère Anne Le Bot-Helly, conservatrice régionale de l'archéologie à la direction régionale des affaires culturelles Rhône-Alpes. Dès aujourd'hui, la pièce sera sortie de terre de terre afin d'être étudiée et restaurée.


http://www.20minutes.fr/article/241547/Lyo...-pelleteuse.php
mercredi 16 juillet 2008 à 09:08
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Fouilles archéologiques toujours fructueuses dans les A.-M.


« Notre région est un chantier archéologique à ciel ouvert », a rappelé Xavier Delestre, le conservateur régional de l'archéologie en présentant, à Aix-en-Provence, le bilan scientifique de l'année écoulée. Avec 284 chantiers ouverts en 2007, (dont 71 dans le Var et 39 dans les Alpes-Maritimes), la région PACA est encore la plus riche en nombre d'opérations programmées.

Parmi les résultats les plus significatifs de l'année, ceux obtenus par les chercheurs du laboratoire départemental de préhistoire du Lazaret à Nice sont une nouvelle fois mis en valeur par le bilan régional.

Les dernières campagnes de fouilles dans la grotte du Lazaret ont livré trois foyers, ainsi que de nombreux vestiges fauniques et lithiques en superbe état de conservation, tels que bois de cervidés et bifaces entiers. « La poursuite des travaux sur ce site majeur contribue à alimenter notre compréhension des évolutions bioclimatiques et techno culturelles qui marquent la transition entre le Paléolithique inférieur et le Paléolithique moyen », a souligné Xavier Delestre.

Parmi les autres sites préhistoriques du département, la grotte du Merle à Tourrette-Levens a livré des vestiges osseux d'Homo sapiens, une petite industrie du paléolithique supérieur et une très intéressante faune composée d'ours des cavernes et de rhinocéros de prairie.

Sospel, Nice, Cannes

L'ours des cavernes est également très présent, ainsi que l'hyène, dans la grotte de l'Albaréa à Sospel. On y a également trouvé des lamelles à dos en silex attribuables aux hommes du Paléolithique supérieur.

Pour la période historique, ce sont les fouilles du tramway à Nice qui ont fourni le plus d'activité aux chercheurs l'an dernier, avec notamment le pont médiéval de la bien nommée rue du Pont Vieux, ouvrage d'art qui permettait de franchir le Paillon entre le XIIe et le XIXe siècle.

Signalons, enfin, le dégagement d'une sépulture de prêtre datant de la fin du Moyen-Âge dans les vestiges de la chapelle Saint-Sauveur sur l'île de Saint Honorât. Les premiers résultats de cette fouille, toujours en cours, offrent des informations remarquables sur l'occupation monastique de l'île pendant le haut Moyen-Âge.

Malgré ces excellents résultats, l'archéologie régionale souffre toujours d'un manque de moyens criant. « Cette situation, qui rejoint le problème du renouvellement des postes de chercheurs dans diverses structures, reste l'une des priorités pour garantir, tout à la fois, un excellent niveau de recherche et la permanence des savoirs », a rappelé le conservateur régional.
Ph. D. Et E. D
Nice-Matin
http://www.antibes.maville.com/-Fouilles-a...-----_actu.html
samedi 19 juillet 2008 à 11:28
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Sous les résineux, la Gaule ressuscitée

par Dominique Raizon

Article publié le 10/07/2008



Bibracte est l’ancienne capitale fondée par les Eduens, un des peuples les plus puissants à l’époque de la guerre des Gaules, au sommet du mont Beuvray, en Bourgogne (est), à la fin du IIème siècle avant notre ère. Si de nos jours ce mont, qui culmine à 821 mètres, est couvert de sapinières et de profondes futaies de hêtres, ce ne fut pas toujours le cas. A la fin de l’Age de Fer, en effet, un oppida y était installé, qui abritait alors cinq à dix mille habitants, préservés par des fortifications. En fouillant le sous-sol, des archéologues de toute l’Europe exhument du silence leur organisation et leur mode de vie.



« Le paysage a continuellement évolué au fil des ans. Le mont devait être passablement dénudé il y a vingt siècles, lorsque s’y déployait Bibracte, une ville que César définit comme ‘de beaucoup la plus grande et la plus riche’ dans son Bellum Gallicum (I,23) », explique Vincent Guichard à la fois directeur des recherches archéologiques à Bibracte et du site même. Car, précise-t-il, « aux heures de sa pleine prospérité, la capitale des Eduens occupait alors un cinquième de la superficie du mont Beuvray », estimée quant à elle à quelque 1 000 hectares.


Bibracte est, aux yeux des archéologues, un représentant parfait des oppida, ces vastes agglomérations fortifiées qui parsemaient l’Europe moyenne aux IIè et Ier s. avant notre ère. « La ville est ceinturée d’une fortification monumentale, longue de 5 kilomètres, formée d’un rempart armé de poutres et parementé de pierres (murus gallicus), précédée d’un fossé », souligne le chercheur. Mais, les recherches récentes ont montré que le site était en fait initialement ceinturé par un rempart beaucoup plus important : « des prospections extensives dans les campagnes proches montrent l’existence de véritables agglomérations satellites de l’oppidum, notamment aux sources de l’Yonne », à 4 kilomètres des remparts de Bibracte, poursuit-il.
Vincent Guichard

Directeur de recherche et du site de Bibracte

« Bibracte était une ville de 5000 à 10 000 habitants. Elle faisait une dizaine de kilomètres de diamètre. »





A ce jour Bibracte n’a livré que 10% de ses secrets

A ce jour pourtant, seuls 10% de ces 200 hectares occupés ont fait l’objet de fouilles archéologiques et Anne Flouest, géologue et paléoclimatologue, en appelle à l’imagination : « L’espace, aujourd’hui couvert des sapinières et de futaies de hêtres, était tout à fait modelé autrement par les Gaulois. Bibracte était probablement une sorte d’acropole comportant des fossés, des talus et des espaces urbanisés. Plusieurs emplacements bombés, portant peu de traces d’architecture, laissent penser qu’ils étaient réservés aux réunions. En d’autres endroits, l’oppidum est traversé par plusieurs voies qui structurent l’urbanisme », fait-elle remarquer en arpentant les chemins en forêt.
Vincent Guichard

« Les constructions gauloises n’avaient rien à envier en complexité, voire même en ornementation, aux architectures urbaines à pans de bois de la fin du Moyen-Age ».



Haut lieu de différents épisodes importants de la guerre des Gaules, Bibracte garde l’empreinte des influences de l’envahisseur romain et les dégagements des vestiges permettent de mesurer cet impact progressif.






Dans une première phase, fin du IIe siècle/début du Ier s. av.J.-C., l’architecture n’utilise que la terre et le bois. De cette période, les vestiges enfouis sont ténus et les scientifiques se penchent sur les pollens piégés dans les tourbières pour enquêter sur l’environnement. En revanche, les archéologues ont pu dégager des maisons spacieuses de plan romain, plus récentes, qui font écho aux techniques de construction méditerranéennes introduites à partir du milieu du Ier s. av. J.-C., à quelques mètres d’une fontaine maçonnée à l’époque romaine.
Anne Flouest

Paléontologue, climatologue

« C’est un site important car on y voit bien le passage de la ville gauloise, en terre et en bois, à la ville romaine avec ses murs en pierre et ses toits de tuile rouge ».




Vincent Guichard

« Au moment où la ville est créée, on est à moins de 200 kilomètres des limites de l'Empire romain. »






« Les queules »




«Cette belle forêt, qui habille les flancs du mont Beuvray n’a rien d’« historique », souligne Vincent Guichard, qui poursuit : « même si, à l’époque, la ville comprenait certainement des îlots de forêts protégées, de bois sacrés en quelque sorte ». De la mémoire du passé, restent cependant, ici et là, quelques « queules », vestiges de haies plessées, abandonnées qui ont repris leur liberté pour redevenir des arbres. Ces haies étaient constituées de jeunes pousses de hêtres, jadis déviées de leur croissance pour empêcher le bétail de passer. Associées aux pâturages, elles occupaient la plus grande partie du sommet du mont avant la Première Guerre mondiale et correspondaient à l’héritage d’antiques pratiques culturales, en vigueur dès le néolithique, et encore d’actualité du temps des Gaulois...

Techniquement, les branches des hêtres, entrelacées à l’horizontale, se redressaient à angle droit pour poursuivre leur croissance, créant de la sorte un effet de chandelier. Entre les hêtres, d’autres essences étaient plantées à intervalles réguliers, destinées quant à elles à croître en hauteur : ainsi, les souches des premiers s’étoffaient en largeur, tandis que houx et noisetiers prenaient de la hauteur, constituant ainsi des barrières infranchissables pour les animaux.

Sous la végétation, affleurent des bribes du passé qui pallient largement l’absence de sources écrites et qui permettent de visualiser le mode de vie de ces populations. Ainsi, à Bibracte, divers outils et fours destinés à fabriquer ou fondre des alliages de métaux ont été mis à jour par les archéologues.

S’il semble que les Gaulois ne faisaient qu’un usage parcimonieux de l’écriture, les vestiges témoignent de leur savoir-faire relatif à l’exploitation minière des richesses du site et de leur habileté à travailler les métaux dans des ateliers. D’autres vestiges, plus sophistiqués, tels que fibules à décor d’applique, coupe italique à vernis rouge ou bien encore rivet incrusté d’émail ou pendeloque-amulette avec galet de quartz etc témoignent d’une maîtrise de la céramique et du verre.

En somme, résume Vincent Guichard, « le sous-sol de Bibracte, prolixe en informations, permet de relire le passé et de rectifier l’idée selon laquelle sans les Romains, les Gaulois auraient continué à survivre tant bien que mal dans de sombres huttes. »
Vincent Guichard

« L’Europe du nord des Alpes était totalement organisée, mise en valeur et exploitée de manière intensive, avant l’arrivée des Romains. »




Bibracte et le mont Beuvray en 6 dates

(extrait de l’ouvrage d’Anne-Marie Romero, Archéologie d’une ville gauloise, Bibracte)



- 150 av. J.-C. (au plus tard)
signature d’un traité d’alliance entre Rome et le peuple gaulois eduen, sans doute pour des raisons économiques : les Eduens contrôlaient alors les voies de commerce majeures de la Saône et de la Loire).


- 118 av. J.-C.
Rome annexe le sud de la Gaule. Dans les mêmes années, une population importante commence à se regrouper sur le mont Beuvray.


- 58 av. J.-C.
Première intervention de Jules César en Gaule. Il stoppe la migration du peuple helvète, lors d’une bataille qui se déroule à peu de distance de Bibracte.


- 52 av. J.-C.
Vercingétorix est proclamé à Bibracte chef de la coalition gauloise contre César. Après sa victoire à Alésia, César établit ses cantonnements d’hiver à Bibracte et y écrit ses Commentaires sur la guerre des Gaules.


- 27 av. J.-C.
Les territoires conquis par César en gaule sont organisés en trois provinces (Gaule aquitaine, belge et lyonnaise) par son successeur, Octave Auguste. A cette époque, Bibracte connaît son plein développement.


- 15 av. J.-C. (environ)
Fondation d’Autun - Augustodunum, qui marque le déclin de Bibracte.

Pour en savoir plus :

Du celte Mar (« noir ») et Vand (« montagne »), le massif français du Morvan est situé en Bourgogne (est) -aux confins des départements de l’Yonne, de la Nièvre, de la Côte d’Or et de la Saône et Loire.

Mont-Beuvray
St Léger sous Beuvray - 71990
Téléphone renseignement : 03 85 86 52 35
Télécopie : 03 85 82 58 00


Site internet : http://www.bibracte.fr/index.php
lundi 21 juillet 2008 à 11:51
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Une étude est en cours pour rouvrir au public le centre de Pincevent, un lieu archéologique exceptionnel pour les chercheurs.

DEPUIS 1994, le centre archéologique de Pincevent, situé près de Montereau sur la commune de La Grande-Paroisse, est fermé au public pour raisons de sécurité. Mais les chercheurs continuent les fouilles entamées en 1964 sur ce site préhistorique exceptionnel. En 2007, une étude cofinancée par la Direction régionale des affaires culturelles et le conseil général est lancée afin de rouvrir ce site, extraordinaire par bien des aspects.



Un site mondialement connu. Les fouilles ont commencé en 1964 avec la découverte des vestiges d'un campement de chasseurs de rennes remontant à environ douze mille trois cents ans. C'est le premier habitat paléolithique de plein air connu en Europe, qui plus est conservé dans un état exceptionnel. Compte tenu de l'étendue (10 ha) et de l'intérêt du site, le terrain fut acheté par l'Etat. Jusqu'en 1985, les fouilles sont dirigées par André Leroi-Gourhan, qui a inventé les méthodes modernes de l'archéologie préhistorique, méthodes qui ont fait école dans le monde entier. En 1988, le site a été classé Monument historique et déclaré en 1995 Site archéologique d'intérêt national.

Les chercheurs sont pour. Depuis la fermeture du site au public, les campagnes de fouilles se poursuivent avec dix chercheurs du CNRS et une vingtaine d'étudiants venus du monde entier (Argentine, Espagne, Russie, Etats-Unis, Australie...), accueillis chaque année. Et, sur place, les équipes souhaitent le retour du public. C'est un des grands intérêts de Pincevent, celui de pouvoir observer des archéologues en plein travail et de pouvoir discuter avec eux. « Les visiteurs auront accès aux fouilles et pourront visiter nos installations, voir les différentes étapes de lavage, marquage des pièces, stockage... », s'enthousiasme Gilles Gaucher, président du centre archéologique.

Un projet ambitieux. Outre le contact avec les chercheurs, le projet d'ouverture au public comprend la reconstitution d'habitats préhistoriques, un espace nature sur l'évocation de la faune locale et un espace animalier, où l'on retrouverait les espèces qui vivaient sur le site il y a douze mille ans (loups, rennes, cerfs...). Le musée, qui existe déjà avec notamment un grand moulage, le premier réalisé au monde, du premier site découvert à Pincevent, l'exposition de très nombreux objets, silex, bois de rennes, serait modernisé et agrandi. Enfin, des activités, telles que des démonstrations de taille du silex, le travail des bois de cervidés... sont envisagées. Un véritable musée vivant et à ciel ouvert. Mais il reste à trouver les financements pour ce projet évalué à environ 4 millions d'euros hors taxe.


http://www.leparisien.fr/home/maville/sein...cleid=298640842
jeudi 24 juillet 2008 à 09:42
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Les médias annonçaient récemment l'accès du public à des fouilles archéologiques à Cap-Rouge, près de Québec. Sur le site dit Cartier-Roberval, la population a maintenant accès aux vestiges d'établissements érigés par Jacques Cartier et Jean-François de La Rocque, sieur de Roberval, entre 1540 et 1543.

Aux dires des experts, à l'exception de l'arrivée des Vikings à Terre-Neuve en l'an 1000, le site de Cap-Rouge serait la plus ancienne colonie européenne en Amérique du Nord. «C'est une des plus grandes découvertes de l'histoire du Québec», a déclaré le premier ministre Jean Charest.

Au risque de décevoir M. Charest et de faire retourner Jacques Cartier dans sa tombe, on peut affirmer sans hésitation que des Européens se sont établis au Québec bien avant la venue de l'explorateur malouin en 1534.

Le moulin du site Jones

Dans le hameau Vale Perkins du canton de Potton, situé sur les rives du lac Memphrémagog, les ruines d'un ancien moulin à eau se cachent au pied d'une cascade, sur la terre de la ferme Jones. Cette famille, établie en 1850, n'avait jamais entendu parler d'un moulin à l'arrière de sa maison et répétait que ces imposantes fondations de pierre «avaient toujours été là».

De plus, selon la tradition orale, les pionniers du coin étaient allés y chercher des pierres pour bâtir leurs maisons. Tout suggérait donc qu'à cette date, le lieu était déjà abandonné et que l'édification du moulin avait débuté bien avant l'arrivée des Jones sur leur terre.

L'hypothèse selon laquelle des bâtisseurs avaient taillé et placé des pierres de trois et quatre tonnes métriques chacune, bien avant 1850, peut faire sursauter. Pourtant, ces vestiges témoignent d'une très ancienne occupation du territoire par des constructeurs de pierre.

Une fouille archéologique controversée

Avec l'espoir de résoudre l'énigme du moulin du site Jones, une fouille archéologique fut commanditée par le ministère de la Culture et des Communications du Québec et la municipalité du canton de Potton, en 1992. À l'époque, à titre de président de l'Association du patrimoine de Potton, je fus invité à participer à la recherche. Ce qui m'a permis de mieux connaître le site et de suivre la démarche des archéologues.

Deux artefacts d'origine humaine datables furent découverts au cours de la fouille: du charbon de bois au pied des fondations et la base d'un piquet de bois travaillé. J'étais à l'époque très heureux de cette trouvaille qui permettrait de situer sans équivoque la date de l'érection des imposantes assises de ce moulin.

Les archéologues ont tout de suite considéré ces artefacts comme provenant de la période dite coloniale, soit vers 1850. Par contre, ils ont ignoré la tradition orale de l'endroit et de nombreux indices témoignant que le moulin ne fut jamais complété. À mon avis, contrairement à ce qu'avançaient les archéologues, ce bâtiment ne fut jamais parachevé parce qu'abandonné en catastrophe.

À quand remontaient ces ruines?

En archéologie, il est courant de confirmer l'époque d'occupation d'un site ancien par des datations au radiocarbone sur des vestiges trouvés en contexte. C'est une approche objective, dénuée de préjugés historiques ou culturels. À ma grande déception, on refusa de soumettre les artefacts mentionnés plus haut aux datations radiocarbone sous prétexte d'épargner de l'argent au gouvernement!

On m'a toutefois permis de procéder moi-même aux datations, ce que j'ai fait à mes frais. Les échantillons de charbon de bois (identifiés comme provenant de feuillus) et de piquet de pruche ont été préparés par le laboratoire de palynologie et de paléobiogéographie de l'Université de Montréal, puis les datations au radiocarbone furent effectuées par le Isotrace Laboratory de l'Université de Toronto. Résultats? Le charbon de bois et le piquet furent tous les deux datés autour de l'an 1500 de notre ère, ce qui situait la construction du moulin.

Base d'une controverse

C'est à ce moment qu'est née la controverse. Se basant sur la découverte d'un bouton de fabrication Goodyear marqué 1850, les archéologues conclurent à une date de construction du moulin vers 1855 et de son utilisation durant une vingtaine d'années. Une conclusion absolument non fondée et dirigée par le préjugé, très répandu dans l'establishment de l'archéologie et de l'histoire, qu'il n'y a eu aucune colonie européenne en Amérique avant l'arrivée de Christophe Colomb, en 1492.

Un mythe! Pour ce qui est du canton de Potton, on maintenait que la colonisation n'avait débuté que vers 1790. Je répliquais qu'au contraire, les datations situaient ces ruines à une époque beaucoup plus ancienne.

L'argument que l'on m'opposait consistait à avancer que des datations au radiocarbone n'étaient pas appropriées pour ces vestiges qu'ils présumaient sans fondement historique. Les archéologues étaient convaincus que le moulin remontait aux alentours de 1850. Ils refusaient de considérer une possible occupation précédente et ce, malgré les témoignages contraires venant des Jones. Comment le savoir sans procéder à des tests au radiocarbone? C'était de la présomption!

Datations au radiocarbone à Cap-Rouge

Or, voilà que 15 ans plus tard, on annonce à grand renfort de publicité qu'on a enfin localisé, à Cap-Rouge, l'endroit du premier emplacement de colonisation française par Roberval et Cartier. Les témoignages historiques écrits et les datations au radiocarbone prises confirment une occupation en 1543. Les datations que j'avais obtenues au site Jones à Vale Perkins n'étaient pas considérées recevables, mais voilà que, pour la même période historique, celles de Cap-Rouge le sont! Deux poids, deux mesures!

Au site Jones, j'ai localisé de nombreux pétroglyphes dont ceux de la «pierre celtique de Potton», (anciennement connue comme la «pierre indienne de Potton»). Elle est gravée de caractères en tous points semblables à l'ogham irlandais du XIVe siècle, un alphabet couramment utilisé par les Celtes. Ceux-ci ou d'autres immigrants qui connaissaient cette écriture furent les constructeurs potentiels du moulin vers l'an 1500. Qu'est-il advenu d'eux? Vraisemblablement décimés par la maladie et les Indiens, comme ce qui est arrivé à la colonie de Cap-Rouge.

Épilogue

Au moment où Cartier et Roberval tentaient d'établir une colonie à Cap-Rouge, des inconnus érigeaient, il y a environ 500 ans, de formidables fondations de pierre pour un moulin à eau au coeur des Cantons-de-l'Est. Qui dit moulin, dit une collectivité à desservir, une activité agricole, des maisons, etc. Voilà de troublantes questions...

Les Amériques n'étaient pas des terres inconnues de l'Ancien Monde comme certains le prétendent encore aujourd'hui et, après les Vikings, Jacques Cartier ne fut certainement pas le premier Européen à mettre le pied au Québec. L'environnement du Nord-Est américain recèle d'innombrables vestiges abandonnés par les anciens constructeurs de pierre et nous faisons face à une dimension cachée de notre préhistoire que l'establishment se refuse d'explorer. On ferme les yeux. C'est la conspiration du silence.


http://www.ledevoir.com/2008/07/23/198832.html

vendredi 25 juillet 2008 à 08:42
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ARCHEOLOGIE: LES PREMIERS VALDOTAINS ONT ONZE MILLE ANS
(ANSA) - SAINT PIERRE (AOSTE), 24 JUI - Les archéologues de la Région et de l'Université de la ville de Ferrara, sous la direction du professeur Antonio Guerreschi, viennent de découvrir, auprès de l'alpage Verojan à Saint-Pierre, des présences humaines datant d'ici onze-mille ans, témoignant d'une activité de chasse pratiquée, en la saison d'été, entre Vetan et les pieds du Fallère.

Les retrouvailles déplaceraient de quelques six-mille années en arrière la date des premières installations de l'homme en Vallée d'Aoste, jusque là établie autour du troisième millénaire av. J. C.

En dehors de la période de chasse et de récolte, allant de juin à septembre, ces premiers Valdotains auraient habité le fond de la Vallée, en un milieu différent et plus confortable. L'importance de la découverte prévoit prochainement des fouilles intéressant une aire de quelques deux-mille mètres carrés. (ANSA).

Jules César cherche mécène...
Source : AFP
23/07/2008
Les archéologues à l'origine de l'exceptionnelle découverte, dans le Rhône à Arles, d'un buste de Jules César exécuté de son vivant, cherchent des mécènes pour pouvoir effectuer dans les meilleures conditions les prochaines fouilles, ont-ils annoncé.
L'association 2ASM (Association archéologie sous-marine), qui gère le budget et la logistique de ces fouilles sous-marines, a lancé "un appel au mécénat, national et international", destiné à récolter des fonds "pour réaliser les fouilles prometteuses de 2008 et restaurer les découvertes majeures de 2007".

La deuxième campagne de fouilles, qui va commencer début août pour une durée prévue de deux mois et demi, coûtera 400.000 euros, avec la restauration des pièces déjà trouvées, a précisé l'archéologue Luc Long, qui a dirigé les fouilles.


Le Figaro
dimanche 27 juillet 2008 à 10:25
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Abattu par les Allemands en 1943, un avion anglais a été mis au jour

samedi 26.07.2008, 04:54 - La Voix du Nord


http://www.lavoixdunord.fr/Locales/Dunkerq...3-un-avio.shtml
La fouille menée par l'association Antiq'Air Flandre-Artois a permis de retrouver des débris de l'avion et une partie de l'équipement du pilote comme son parachute.


Une pale et le moyeu de l'hélice, les débris du radiateur, plusieurs pièces provenant de la cabine de pilotage, les restes du radeau de survie, le parachute encore empaqueté : la fouille menée par l'association Antiqu'Air Flandre-Artois s'est révélée fructueuse en juin dans l'arrière-cour d'une ferme au hameau des Neiges.

« Une pointe de regret » cependant pour Jocelyn Leclercq, son président : n'avoir pas retrouvé les ailes et le moteur du Typhoon, un chasseur-bombardier de la Royal Air Force abattu par les Allemands le 10 novembre 1943. Aucune trace non plus de la jambe du train d'atterrissage alors qu'un pneu a été découvert.

« Nous avons constaté des traces de remblai dû aux équipes de récupération qui travaillaient pour les Allemands, à la recherche du métal et des munitions », indique M. Leclercq.

Des deux bombes de 250 livres que transportait l'appareil, seule une a été trouvée, ainsi que deux canons Hispano de 20 millimètres. Les démineurs d'Arras et de Calais, avertis de la présence éventuelle de munitions, assistaient à cette fouille, encadrée par le service régional d'archéologie. Ils ont neutralisé le détonateur de la bombe, non armée.

« Ce Typhoon, un gros monomoteur, avait décollé à 19 h 45 de Manston, près de Ramsgate dans le Kent, précise M.

Leclercq. Il devait bombarder l'aérodrome de Coxyde en Belgique. Il volait seul. Vers 20 h, la défense contre avions allemande l'a abattu. Le pilote, le sous-lieutenant néo-zélandais Wallis Tyerman, a été tué. »
« Un commencement d'incendie »

Les archives françaises mentionnent l'événement sous la forme d'un rapport de la gendarmerie de Dunkerque et d'un autre du commissariat central de police. Ce dernier indique : « Vers 20 h, un avion anglais s'est abattu sur le territoire de la commune de Téteghem, route des Neiges, à quelques mètres de la ferme de M. Delattre Marcel. Un commencement d'incendie s'est déclaré dans un tas de récolte qui se trouvait devant la ferme. Il a été rapidement maîtrisé par les pompiers de Rosendaël aussitôt accourus sur les lieux. Soixante tonnes de betteraves, clôtures de pré et bois de chauffage ont été brûlés ou détériorés. Les autorités occupantes se sont occupées elles-mêmes du déblaiement et du service d'ordre, refusant toute immixtion de nos services. » Pierre Baes, un Téteghémois aujourd'hui décédé, se souvenait de la chute du chasseur-bombardier. Membre des volontaires de la Croix-Rouge, il s'était rendu sur les lieux. Selon M. Leclercq, « il a jeté de la terre sur des paillettes qui s'enflammaient, avant que les pompiers de Dunkerque et de Rosendaël n'arrivent sur place ».

En 1951, M. Baes s'était installé dans cette ferme du hameau des Neiges. En décembre 2000, il avait indiqué l'endroit avec précision, mais la fouille n'avait pu être programmée. C'est sa veuve qui a souhaité qu'elle soit quand même réalisée. Antiq'Air « la remercie vivement pour sa gentillesse ».

Les morceaux de l'avion se trouvent désormais entreposés dans un hangar à Aubers, près de La Bassée, siège de l'association. • L. L.

> L'association Antiq'Air Flandre Artois recherche des témoignages concernant les chutes d'avions pendant la Deuxième Guerre mondiale. Contact : Jocelyn Leclercq, 51, route de Fromelles 59249 Aubers.
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La spendeur retrouvée
des cités grecques

Gilles Mermet

25/07/2008 | Mise à jour : 16:02 |
le Figaro

Campagne après campagne, les archéologues italiens et français révèlent le passé gréco-romain de la Libye. Apollonia, la cité portuaire, et Cyrène, l'Athènes africaine, sortent lentement de l'oubli.

Un jour, j'ai découvert le pied d'une statue qui sortait du sol, dans une zone vierge près de la nécropole sud de Cyrène. J'étais encore étudiant. Je l'ai noté sur mon carnet. C'était en septembre 1970. Je l'ai immédiatement signalé à mon professeur, l'archéologue Sandro Stucchi, mais il m'a demandé de me consacrer exclusivement aux fouilles du gymnase grec. C'est ce que j'ai fait pendant douze ans ! » Mario Luni, professeur à l'université d'Urbino, barbe blanche et silhouette à la Orson Welles, enjambe les fûts de colonnes éclatées, les stylobates renversés, les chapiteaux brisés. « Lorsque je suis devenu directeur de la mission italienne de Cyrène en 1995, Abdel Kader Mzaïni, le contrôleur des antiquités de Cyrénaïque, a accepté de m'accorder une nouvelle concession de fouilles, extra-muros. Et j'ai pu enfin m'occuper de ce fameux pied... »

Commence alors une extraordinaire aventure archéologique. En dégageant et en rassemblant patiemment les morceaux de la statue, l'archéologue italien reconnaît Déméter, la déesse de la fertilité et de l'agriculture. Puis, en fouillant alentour, il découvre des statuettes en céramique dédiées au culte de la déesse, des centaines de lampes à huile et d'autres sculptures plus exceptionnelles encore. Et enfin, sortant peu a peu de terre, un chaos de marbre laissant deviner la majesté de l'architecture grecque. Un temple de l'époque archaïque venait de revoir le jour ! Un des tout premiers temples construits à Cyrène, au Ve siècle avant J.-C. Et au-delà, d'autres temples encore, formant un sanctuaire d'une vingtaine d'hectares, le plus grand de toute la Méditerranée, dédié à Déméter.

« Le travail que nous réalisons ici avec le département des antiquités de Libye est unique au monde, s'enthousiasme l'archéologue italien. A Cyrène, nous sommes dans une situation aussi extraordinaire que celles qu'ont connues les archéologues qui fouillaient en Italie, en Sicile ou en Grèce au XIXe siècle. »

Ici, contrairement à Carthage, les ruines n'ont pas servi de carrière

Pendant plusieurs campagnes de fouilles, le professeur Luni, accompagné d'une dizaine de ses étudiants, a fait le relevé détaillé de chaque bloc du temple de Déméter et en a déjà remonté les premières colonnes. Un gigantesque puzzle à reconstruire avec l'aide de 40 ouvriers libyens. « Lorsque le temple s'est écroulé, explique l'archéologue, les quatre colonnades ont basculé vers l'extérieur, comme les pétales d'une fleur qui s'ouvre. Mais tout est resté dans l'état. Ici, contrairement à Carthage, les ruines n'ont pas servi de carrière. » Ce chantier titanesque est en fait un instantané des ravages du tremblement de terre de 365 après J.-C. Une catastrophe qui porta un coup fatal au monde antique du Sud méditerranéen et qui mit fin à l'histoire de Cyrène.

Une histoire qui avait commencé dix siècles plus tôt, dans une île de la mer Egée, à Théra (l'actuelle Santorin), au sud des Cyclades. Hérodote, dans le livre IV des Enquêtes, raconte : « Pendant sept ans, Théra ne reçut pas une goutte de pluie et tous les arbres de l'île se desséchèrent (...) Les Théréens, conduits par leur roi, Battos, se rendirent à Delphes pour consulter l'oracle. La Pythie dit à Battos : "Le seigneur Phébus Apollon t'envoie dans la Libye riche en troupeaux fonder une cité." » La Libye ? Mais où pouvait bien se trouver cette lointaine contrée que vantait l'oracle ? La tradition voulait que les Argonautes y soient passés, chargés de la Toison d'or... Les Grecs de Théra, après bien des incertitudes et des changements de cap, trouvèrent enfin la terre libyenne. Ils s'installèrent quelques années à l'embouchure de l'actuel oued el-Khalig (à l'est de Derna). « De cet endroit, raconte Hérodote, les Libyens conduisirent les Grecs en direction du couchant auprès d'une source : "Voici, Grecs, un lieu favorable où vous installer, car ici, le ciel est percé." »

L'oracle avait dit juste : ce plateau, le djebel Akhdar (la montagne Verte), arrêtant les vents marins, recevait des pluies abondantes. Une terre fertile à 600 mètres d'altitude et qui allait tenir toutes ses promesses. En 631 avant J.-C., 200 colons grecs menés par Battos fondèrent ainsi Cyrène (actuellement Shahat) et dédièrent leur ville à Apollon. Le blé, l'orge, la vigne, les boeufs, les chevaux et les moutons offraient aux Grecs et aux tribus libyennes des ressources suffisantes. Le silphion, une ombellifère (aujourd'hui disparue), condiment et véritable panacée du monde antique, rapportait tant d'or qu'on la retrouva en effigie sur les monnaies. Mais Cyrène manquait encore de bras. Battos II encouragea les Grecs à immigrer vers la Libye en promettant des terres. Il fut aidé en cela par un nouvel oracle : « Qui viendra trop tard dans la Libye charmante, je dis qu'un jour, il s'en repentira », annonça la Pythie.

Pour voir le port comme il y a 2 000 ans, il faut prendre un masque et un tuba !

Les nouveaux colons affluèrent alors par milliers. Ils fondèrent Barca, Taucheira et Hespérides (l'actuelle Benghazi), où la légende situa le jardin aux pommes d'or. Cyrène se couvrit de monuments somptueux. Autour de la source d'Apollon, on construisit un vaste sanctuaire dédié au dieu tutélaire, des propylées, des théâtres, des fontaines. Sur une colline, dominant de toute sa masse, un temple de Zeus plus grand que celui d'Olympie. A l'intérieur, une statue de culte colossale, réplique de l'oeuvre de Phidias. Et au-delà, vers le sud, sur un deuxième niveau, une vaste agora, puis un gymnase et d'autres théâtres encore.

Deux siècles après sa fondation, Cyrène comptait plus de 100 000 habitants. Elle était devenue la plus grande cité grecque d'Afrique et la troisième ville méditerranéenne après Athènes et Syracuse. Ainsi qu'un port de commerce florissant, installé dans une baie, baptisé Apollonia. « Nous avons retrouvé le port dans l'état dans lequel il était il y a deux mille ans, s'enthousiasme André Laronde, directeur de la mission archéologique française en Libye. Mais pour le voir, il faut prendre un masque et un tuba ! » Nager au-dessus d'Apollonia, s'immerger dans l'Histoire. L'impression est irréelle : à plus de 3 mètres de profondeur, le port antique est entièrement visible. C'est de là qu'appareillaient pour Le Pirée les navires chargés d'or, d'ivoire, de produits agricoles, de chevaux, d'esclaves, d'athlètes partant pour les Jeux...

Les plongeurs de la mission française ont dégagé des structures de quais et des cales sèches. Un travail de longue haleine commencé en 1986 et qui a permis de comprendre l'évolution topographique du site. Mais toute la ville n'est pas sous l'eau. Le long du rivage, Apollonia offre encore aux embruns les colonnes de marbre de ses églises byzantines du VIe siècle. Ici, contrairement à l'éclatante Cyrène, la ville grecque n'est presque plus visible. Mais elle sommeille en dessous. Et ce sont les Français, campagne après campagne, qui en découvrent les trésors : le grand helléniste François Chamoux en fut l'un des révélateurs. Son successeur, André Laronde, professeur d'histoire grecque à la Sorbonne et membre de l'Institut, dirige depuis 1981 la mission archéologique française en Libye, financée par le ministère des Affaires étrangères et le Sénat. « André Laronde a son coeur en Libye et ici, il a toute notre confiance », dit de lui Giuma Anag, le directeur général du département d'archéologie de Libye.

La mission française oeuvre pour une nouvelle « mare nostrum »

Dans les réserves de la mission d'Apollonia, le professeur enlève délicatement les grands sacs plastiques qui coiffent ses découvertes : des vases grecs dignes des plus grands musées du monde. « L'une de mes fiertés, confie-t-il avec émotion, ce sont ces amphores panathénaïques, offertes aux vainqueurs des Jeux en l'honneur d'Athéna. Elles étaient dans des tombes et nous les avons sauvées in extremis des bulldozers qui préparaient les fondations du nouvel hôtel d'Apollonia. J'ai confié leur restauration à Paolo Nadalini, un expert de la céramique grecque qui, chaque été, quitte son atelier du Louvre pour venir passer un mois avec nous à la mission. » On revient toujours à la mission française d'Apollonia, année après année, saison après saison. La « terra rossa » de Cyrénaïque exerce une attraction irrésistible sur les archéologues. Qu'il s'agisse de Vincent Michel, spécialiste des premières églises chrétiennes, et de l'architecte Jacques Vérité qui restaurent les basiliques byzantines de Latrun (l'ancienne Erythron) à 30 kilomètres plus à l'est, d'Elodie de Faucamberge, une jeune et prometteuse préhistorienne, qui fouille la grotte d'Abu Tamsa dans le djebel Akhdar, de Jean-Sylvain Caillou, spécialiste de l'archéologie de l'Orient gréco-romain, et de Sophie Marini, qui découvrent, strate après strate, les civilisations qui ont fait et défait Apollonia.

Cyrène et Apollonia ont façonné l'esprit méditerranéen. « Il y a une route moyenne où j'essaie de marcher, disait à Socrate Aristippe de Cyrène. Cette route ne passe ni par le pouvoir, ni par l'esclavage mais par la liberté, qui est le grand chemin du bonheur. » Il y a deux mille cinq cents ans, Cyrène, la cité grecque d'Afrique, nous montrait déjà la voie.
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Ce message a été modifié par sandie72 - dimanche 27 juillet 2008 à 10:25.
dimanche 27 juillet 2008 à 10:39
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La barque solaire d’un Pharaon

Les barques solaires des Pharaons sont enterrées dans de grandes fosses près des chambres mortuaires. Pour cette raison, il est très difficile d’extraire une barque sans l’endommager. Une équipe scientifique japonaise de l’Université Waseda a néanmoins trouvé une parade. Le samedi 19 juillet, les chercheurs ont présenté à la presse une embarcation en bois vieille de 4500 ans, reposant sous le plateau de Guizeh au Caire. La barque n’a pas été extraite, les journalistes ont pu admirer la trouvaille via une caméra-sonde.

Source : le monde < br> Photo : La barque de Khoufou, découverte intacte en 1954. Elle avait été démontée et ses 1224 pièces déposées à l'intérieur d'une tombe. Crédit, Thierry Benderitter

lundi 04 août 2008 à 05:49
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Histoire
Canons : 300 ans d’histoire pointés vers l’oubli ?
CLICANOO.COM | Publié le 3 août 2008
Des centaines de canons, éparpillés dans l’île, racontent trois siècles d’Histoire de l’artillerie et de La Réunion. Leurs rangs comptent d’ailleurs des spécimens rarissimes dans le monde. Pourtant, ces vestiges sont encore aujourd’hui laissés à l’abandon, méconnus et oubliés.


Les églises, les bâtiments coloniaux… On connaît. Mais les canons, disséminés un peu partout dans l’île, absolument pas. Et pourtant, ces pièces d’artillerie sont elles aussi des témoins essentiels du passé local mais aussi mondial. D’autant plus qu’à la différence de la métropole, La Réunion a gardé des traces nombreuses retraçant “300 ans d’histoire de l’artillerie et de la défense”, souligne Olivier Fontaine, qui planche depuis quinze ans sur une thèse sur l’histoire maritime et la défense de l’île. Également historien de la Confrérie des gens de la mer, il poursuit : “C’est loin d’être le cas ailleurs et notamment en Europe. Si La Réunion possède encore ces canons, c’est parce qu’il n’y a jamais eu de fonderies dans l’île. En France, les canons désuets étaient sans cesse refondus pour réutiliser le métal”. Ces pièces, “intimement liées à l’histoire maritime car elles défendaient les rades et les navires et qui pour 99 % avaient déjà servi à bord de bateaux”, racontent l’histoire de pratiquement toutes les puissances coloniales installées dans l’océan Indien. Ils sont de fabrication française, anglaise, hollandaise et même suédoise, puisque “ce dernier pays en vendait à tous les autres”. Il ne manque à l’appel que des canons portugais, retrouvés en revanche aux Seychelles. Ces pièces d’artillerie ont soit été débarquées à La Réunion au gré des prises de navires ou tout bonnement amenées par la Compagnie des Indes voire l’État afin de défendre leurs terres. Et l’île recèle de véritables trésors. C’est le cas d’un canon suédois de 1752. “Il n’en existe que deux pièces recensées à travers le monde selon mes investigations. L’autre se trouve quelque part en Afrique sans qu’il y ait plus de précisions”, avance l’historien qui est en contact avec nombre de spécialistes.

Des canons rarissimes

Un modèle hollandais du XVIIe trône à Saint-Paul. La France n’hésitait pas a en acheter à cette puissance, faute de fabricants nationaux. “Nous avons également l’un des derniers exemplaires du Gover anglais de la fin du XVIIIe siècle, ajoute-t-il. Ce modèle a été imaginé pour raccourcir la longueur des canons de marine, afin de diminuer l’encombrement à bord. Il signe la transition entre le canon classique du milieu du XVIIIe et la caronade (1). Il avait notamment le défaut d’avoir encore beaucoup trop de recul lors du tir. Il n’y a eu que très peu de pièces mises en circulation et ce, dans la marine anglaise”, note le spécialiste. Ce dernier estime à plusieurs centaines le nombre de canons présents dans l’île, mais il est difficile d’énoncer un chiffre précis. Et pour cause, faute de fonderie, ces pièces de fer ont été réutilisées dès le XVIIIe siècle comme “chasse-roues (ndlr : aux angles des rues) à Saint-Paul ou à Saint-Denis, comme décoration dans les jardins et villes, comme remblais…”

Quid de l’avenir de ce patrimoine ?

Beaucoup de ces pièces dorment dans les services techniques des mairies ou de la DDE ou sont encore enterrées six pieds sous terre. “Il y en a notamment sous le Barachois, à côté de l’actuelle piscine. Je pense que si les travaux prévus imposent de creuser, on va en retrouver à la pelle”, prédit Olivier Fontaine. Sous la RN1, notamment devant les locaux actuels de la DDE et de RFO, qui n’étaient qu’une caserne et un parc d’artillerie, gît la plus importante ligne de défense de Saint-Denis. “Dans les années 30, la plus grande batterie de Saint-Denis a été précipitée, terre, affûts de canons et pièces d’artillerie compris, dans le bassin existant à l’époque afin de le combler”, renchérit Olivier Fontaine. Les canons représentaient en ces temps de véritables encombrants, dont on ne savait que faire. Olivier Fontaine poursuit : “Ce sont les villes qui cumulaient la plus grande activité maritime qui avaient le plus grand nombre de batteries (2). Ainsi, à Saint-Denis, on recensait en 1768 treize batteries, à Saint-Paul quatorze…”, poursuit l’historien. À La Possession aussi, juste à la sortie de la route du littoral, on retrouve les vestiges d’une batterie, où un culte à la vierge a pris racine. Mais, du promontoire érigé pour donner du champ aux canons, il ne reste qu’un mur et quelques traces des fondations. Et c’est bien là le drame. Ce patrimoine riche et unique, qui raconte “pratiquement toute l’histoire de l’artillerie, avec ses moments clés comme la révolution qui s’est opérée en 1850-1860 avec le chargement des canons non plus par la bouche mais par la culasse”, reste méconnu, oublié, enfoui… “De l’histoire de la défense de l’île, il ne reste plus que les canons. Les affûts métalliques de côte comme celui recensé à Saint-Paul supportant un canon obusier français de 1827 sont rares”, lâche l’historien, qui voudrait bien voir ces trésors historiques “référencés, protégés”. Et il lance : “Les élus oublient certains domaines du patrimoine. On en fait un argument de campagne comme l’environnement, sans se donner les moyens de le défendre et de le montrer”. On attend d’ailleurs toujours la création d’un musée de la marine. Dans l’air depuis des lustres, le projet peine à avancer, même si Saint-Paul semble s’être saisi du dossier et projette d’en créer un à court terme. De son côté, la Direction des affaires culturelles (Drac) souhaite relancer une commission pour les objets mobiliers, ce qui permettrait de protéger ces canons. Il est temps de prendre conscience de ce patrimoine riche et unique. “Ce ne sont pas que des bouts de ferraille”, conclut l’historien.

Bruno Graignic

(1) Pièce d’artillerie courte développée par la fonderie écossaise Carron à partir de 1774. La France qui a pu constater son efficacité pendant la guerre d’indépendance américaine mène des études dès 1786.

(2) Fortifications en maçonnerie ou en terre destinée à protéger les artilleurs et les canons. Aucun canon n’était installé en bord de mer comme aujourd’hui pour des besoins de mises en scène. Les plus importantes batteries pouvaient atteindre parfois plus d’une centaine de mètres de long sur plusieurs mètres de haut.

Quelques dates

Jusqu’en 1722, Saint-Denis compte uniquement onze canons, Saint-Paul onze. Les autres communes aucune pièce d’artillerie. De faible portée, ils ne font pas le poids face aux canons embarqués de l’époque. Ce n’est qu’en 1722 que la Compagnie des Indes envoie sur l’île des moyens conséquents. Six canons de 12 et 18 livres. Pendant la Guerre de sept ans, l’île Bourbon se voit enfin dotée de moyens importants. En 1767, on recense 320 canons, dont seulement 210 en état de faire feu. Au cours de la deuxième moitié du XVIIIe siècle et jusqu’en 1810, l’île se voit doter d’encore plus de pièces d’artillerie. Davantage de canons mais pas forcément de qualité. C’est l’île de France (Maurice) qui conserve les meilleurs armements. Ce n’est qu’avec la perte de l’Île sœur en 1815, que l’artillerie réunionnaise se trouve standardisée et harmonisée (pièces de 36, canons-obusiers de calibre 22, mortiers de 12). Dans le dernier tiers du XIXe siècle l’artillerie est abandonnée sans être remplacée. Madagascar, conquise en 1894-1897, concentre tous les efforts à l’époque. La plupart des canons présents à La Réunion datent du XVIIIe et du XIXe siècles. Ce sont surtout des pièces de marine en fer même si l’on compte quelques-unes en bronze. La plupart sont françaises, même si on en dénombre des hollandaises, des anglaises et des suédoises. Les plus longues datent de la fin du XVIIe et du début du XVIIIe siècle et mesurent au plus 3,60 mètres de long.
Toponymie, bâtiments et artillerie

Cette présence importante de l’artillerie a laissé des traces profondes de Sainte-Rose à Saint-Pierre, de Saint-Denis à Sainte-Suzanne, de La Possession à l’Etang-Salé. Elles sont visibles même si la plupart des Réunionnais et encore plus les touristes l’ignorent. Plusieurs bâtiments comme la caserne d’artillerie qu’occupe encore RFO (un projet de déménagement est en bonne voie du côté de la Technopole) et le parc d’artillerie (DDE) ont été tracés par l’architecte Sonnini en 1839. Véritables vestiges du passé défensif de l’île, cette présence a également marqué les rues alentours : celle de l’Artillerie ou celle de la Batterie par exemple. Le quartier de la Redoute à Saint-Denis est directement inspiré de cette histoire. Même topo à Saint-Paul, à l’image du chemin des quatre canons ou de l’impasse de la batterie. Quant à La Poudrière de Saint-Paul, érigée en 1724, inscrite à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques et totalement à l’abandon, la Ville porte enfin un projet de réhabilitation.
http://www.clicanoo.com/index.php?page=art..._article=187447
mardi 05 août 2008 à 10:40
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Archéologie : Les hommes préhistoriques d’Afrique du Nord chérissaient les nouveau-nés


Une récente découverte archéologique effectuée par une équipe maroco-britannique dans la localité de Taforalt, a révélé la place privilégiée qu’accordaient les hommes préhistoriques de l’Afrique du Nord à leurs bébés.

Les hommes préhistoriques en Afrique du Nord chérissaient particulièrement les nourrissons: c’est ce que révèle une récente découverte effectuée par une équipe maroco-britannique dans la localité de Taforalt, à 55km au nord ouest d'Oujda. « Ces populations ont longtemps été considérées à tort comme des individus dont le seul souci était de manger, de se reproduire, de se protéger des aléas du climat et des grands prédateurs», affirme Abdeljalil Bouzouggar, membre de l’Institut marocain de l’archéologie et du patrimoine (INSAP).
«Puis on découvre qu’il y a 12.000 ans, ils accordaient à leurs bébés une place privilégiée par rapport aux adultes», note ce préhistorien qui a co-dirigé au printemps la mission de fouilles dans la Grotte des Pigeons à Taforalt, avec le britannique Nick Barton, de l’université d’Oxford. Ce site, qui fonctionnait au paléolithique supérieur comme l’une des plus grandes nécropoles d’Afrique, compte plusieurs pierres en calcaire bleu. ,En les soulevant, les archéologues ont découvert des ossements de nouveaux-nés qui étaient imprégnés d’ocre rouge. «Ces hommes préhistoriques sont allés ramasser, dans la plaine, à une quinzaine de km, uniquement ces pierres calcaires de coloration bleue, pourtant, les pierres ne manquent pas autour de cette grotte située dans une région montagneuse», note M. Bouzouggar. «On ne peut pas écarter l’idée que les pierres étaient placées comme repères pour mémoriser les emplacements de ces sépultures de nourrisson», ajoute-t-il. Selon Louise Humphrey, paléoanthropologue au Musée d’histoire naturelle de Londres, qui fait partie de l’équipe, quatre tombes de nourrissons ont été découvertes, dont deux ont été excavées cette année. «Les bébés étaient enterrés en position assise ou inclinée et les pierres ont été placées à dessein sur leurs corps. Ce rituel laisse penser que les nourrissons revêtaient une valeur particulière dans la communauté des Ibéromaurusiens», indique-t-elle à l’AFP dans un courriel. Autre signe : aucun de leurs ossements n’a été perturbé, contrairement à ceux des adultes. «On a découvert que parfois, pour faire de la place, ils déplaçaient les sépultures plus anciennes avec leurs ossements, mais jamais celles des nouveau-nés : aucune sépulture de nourrisson n’a été perturbée», explique M. Bouzouggar, qui interprète ce signe comme une marque de respect.
Dans cette nécropole cohabitent des dépouilles de personnes de classes différentes. Ainsi, l’équipe a découvert la sépulture d’un enfant de 16 ans d’un rang social très élevé: en effet, de part et d’autre de son squelette étaient disposées des cornes d’un grand bovidé ainsi que ses objets personnels, ses outils lithiques ou en os.
Les Ibéromaurusiens constituent une population qui vivait sur le littoral du Maghreb entre 20.000 et 8.000 ans avant notre ère.
Les deux archéologues ont exclu que ces enfants aient pu être sacrifiés. «Il n’y a pas de trace de violence qui puisse suggérer que les nourrissons ont été sacrifiés. Mon sentiment, c’est qu’ils sont décédés de mort naturelle, qu’ils ont été pleurés et enterrés de la même manière que des membres plus âgés de cette communauté», assure Mme Humphrey. «Nos découvertes vont nous permettre de mieux comprendre le rituel d’inhumation et de mener des études sur la santé infantile, la croissance et la nourriture des nourrissons», souligne-t-elle.
Pour le préhistorien marocain, un tel degré d’organisation n’a pas pu être atteint sans un langage articulé. «On ne saura peut être jamais comment ces humains ont chassé, se sont reproduits, comment ils agissaient avec leur famille, mais les sépultures sont une source inestimable d’information», dit-il.


http://www.marocinfocom.com/detail.php?id=5289
jeudi 14 août 2008 à 15:41
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Archéologie: une équipe de la KUL découvre une statue romaine géante
Le Vif/L'Express - Bruxelles,Belgium
Une équipe d'archéologue de la KULeuven a découvert mardi une partie d'une statue géante de l'impératrice romaine Faustine l'Ancienne dans les thermes ...
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L. Olivier, Le sombre abîme du temps. Mémoire et archéologie
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L'archéologie, pensons-nous spontanément, consiste à retrouver ce qui s'est effacé de l'histoire, à reconstituer les civilisations disparues, à dévoiler les ...
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Les chiffonniers du passé. Pour une approche archéologique des ...
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Mémoire et archéologie, Paris, Seuil, coll. « La couleur des idées », 2008. Dans son dernier essai, Franco Moretti défend l’idée selon laquelle la ...
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Près du Gheer, des recherches fructueuses pour des archéologues ...
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Le groupe européen d'archéologie spécialisé dans la Grande Guerre, le « No Mans Land », au terme d'une semaine de recherches, a mis à jour la dépouille d'un ...
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Castres. De nouveaux vestiges mis à jour
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Le stage de fouilles archéologiques organisé par le CERAC a permis l'étude des fondations de l'atelier. Le CERAC (Centre d'études et de recherches ...
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ARCHEOLOGIE - FRANCE
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Une mosaïque datant de la conquête de la Gaule a été mise au jour lors de fouilles sur une colline dominant la ville d'Alès (sud de la France). ...
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Des os de mammouths datant de plus de 25 000 ans ont été déterrés lors de travaux pour construire un centre d'affaires à Minsk. L'Académie des sciences ...
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http://www.france24.com/fr/20080726-os-mam...p;navi=SCIENCES


Ce message a été modifié par sandie72 - jeudi 14 août 2008 à 15:44.
samedi 16 août 2008 à 08:17
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Le gouvernement du Canada lance une expédition pour retrouver les épaves historiques de l'expédition Franklin

OTTAWA, ONTARIO--(Marketwire - 15 août 2008) - Il y a 160 ans, deux importants bâtiments historiques se sont perdus sous les glaces de l'Arctique canadien. Aujourd'hui, le ministre canadien de l'Environnement John Baird, et le ministre canadien des Pêches et des Océans Loyola Hearn ont donné le coup d'envoi à une expédition visant à retrouver les épaves du HMS Erebus et du HMS Terror, les deux navires ayant pris part à l'expédition Franklin au XIXe siècle. Les ministres Baird et Hearn ont fait cette annonce en compagnie de l'honorable Louis Tapardjuk, ministre de la Culture, de la Langue, des Aînés et de la Jeunesse du Nunavut.

"L'expédition Franklin constitue une tranche importante de l'histoire canadienne de l'exploration de l'Arctique. Alors que le Canada réitère et protège sa souveraineté dans l'Extrême Arctique, cette expédition permettra d'obtenir de nouveaux renseignements importants et d'améliorer les recherches sur le sort infligé à ces navires, a affirmé le ministre Baird. La découverte de ces épaves révélerait des renseignements tout à fait inédits sur l'exploration du Nord canadien et du passage du Nord-Ouest, une part importante de notre histoire collective et d'une grande importance pour les générations actuelles et à venir."

Les navires britanniques HMS Erebus et HMS Terror ont été perdus en mer pendant l'expédition fatale de Sir John Franklin en 1845, alors qu'il tentait de trouver le passage du Nord-Ouest canadien. En raison de leur signification historique, les vaisseaux ont été déclarés lieux historiques nationaux du Canada en 1992. Les épaves font l'objet de recherches depuis plus de 160 ans : l'expédition et la possibilité de les retrouver suscitent donc beaucoup d'excitation. L'expédition de recherche débutera officiellement le 18 août.

"Les commandants, les officiers et les équipages de la Garde côtière canadienne n'ont pas leur égal pour ce qui est de combiner les missions en mer, a déclaré le ministre Hearn. En effet, en plus de contribuer à cette importante expédition de recherche des navires de Franklin, le NGCC Sir Wilfrid Laurier, en brisant de la glace dans les eaux arctiques, offrira un soutien au transport maritime commercial et facilitera l'aide à la navigation. La zone de recherche fait partie des eaux non cartographiées et des membres du Service hydrographique du Canada, qui fait partie du ministère des Pêches et des Océans, seront également à bord, fournissant une expertise topographique et technologique afin d'aider à cartographier les zones d'intérêt et les routes avoisinantes pour faciliter l'aide à la navigation. La Garde côtière canadienne et le Service hydrographique du Canada ont une longue et fière histoire de service dans l'Arctique, et nous sommes ravis de faire partie de cette expédition de recherche."

"C'est avec plaisir que nous participons à la recherche de ces navires. La localisation de ces deux lieux historiques nationaux est un événement très attendu, a affirmé le ministre Tapardjuk. Cette expédition fera appel à la fois à l'histoire orale inuite et à la technologie pour effectuer la recherche des épaves. Nous reconnaissons l'importance et la contribution de l'histoire orale inuite dans le cadre de ces travaux. Nous appuyons les travaux qui seront effectués au cours de cette expédition, et nous encourageons le partage du nouveau matériel de recherche avec les habitants du Nunavut afin de mieux comprendre notre histoire."

Si les épaves sont découvertes et identifiées avec certitude, le gouvernement britannique reconnaîtra le Canada comme propriétaire de tout artefact trouvé, y compris les navires. On s'attend à ce que l'expédition dure environ six semaines consécutives, de la mi-août à la fin septembre, au cours des trois prochains étés.

Parcs Canada est reconnu internationalement en tant que chef de file dans la gestion, la protection et la présentation des aires protégées. Le Service d'archéologie subaquatique de Parcs Canada dirigera les recherches à partir du NGCC Sir Wilfrid Laurier, un brise-glace canadien prêté par la Garde côtière canadienne.
http://www.marketwire.com/mw/release.do?id...126&lang=F5
lundi 18 août 2008 à 22:38
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Découverte archéologique sensationnelle si elle est confirmée, on parle avec de plus en plus d’intérêt depuis quelques semaines d’une pyramide inconnu dissimulée dans une colline de la ville de Visoko, à quelques kilomètres de Sarajevo. Un édifice qui aurait été construit dans des temps reculés par un peuple inconnu, et qui disposerait des mêmes propriétés que les pyramides d’Egypte et d’Amérique Latine... S’il s’avère qu’un édifice se cache véritablement sous la colline, il s’agirait de la première pyramide localisée en Europe ! Un événement archéologique et scientifique majeur dans le domaine des découvertes scientifiques et des mystères de l'histoire !

Chasseur de pyramides

Semir Osmanagic, un archéologue bosniaque de 45 ans, est à l’origine de cette annonce incroyable : une pyramide serait cachée en plein coeur de l’Europe, et plus précisément dans la ville de Visoko en Bosnie ! Et il est vrai que ce site était déjà connu pour ses richesses archéologiques - Visoko était au Moyen-Age la capitale de la Bosnie - ; par ailleurs d’autres archéologues ont déjà déterré non loin de là des artefacts vieux de 24 000 ans...

Exilé depuis 15 ans aux Etats-Unis, Osmanagic est un chercheur qui traque les pyramides au Salvador, au Mexique et au Pérou ; son oeil est donc entraîné à reconnaître les formes caractéristiques d’un tel édifice, même dissimulé sous une épaisse couche de végétation. Peut-être est-ce cette expérience du terrain qui l’a finalement amené à déceler une pyramide étrange dans son propre pays d’origine...
Toujours est-il que pour cet archéologue, il n’y a aucun doute sur la nature de la structure mise à jour : « Il y a tous les éléments pour que nous puissions parler de pyramide : 4 pentes géométriques parfaitement dessinées, se dirigeant vers les points cardinaux, un toit plat et une entrée dans la structure. Cela ne peut pas être l’oeuvre de la nature ! ».

http://www.mondeinconnu.com/dossiers/alaun...-archeologique/
Hier à 09:22