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Livenet > Forum > Histoire
mercredi 28 mai 2008 à 10:29
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mrgreen.gif je suis assez étourdie en effet! laugh.gif excuse moi! icon_redface.gif



Ce message a été modifié par sandie72 - mercredi 28 mai 2008 à 10:34.
mardi 03 juin 2008 à 09:21
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L'historien et journaliste François Fejtö est mort
Décès du spécialiste de l'Europe de l'Est
Par camille tenneson

L'historien et journaliste François Fejtö est décédé aujourd'hui à Paris, à l'âge de 98 ans. Né en 1909 en Hongrie, il a pu observer la naissance et la chute des régimes est-européens, dont il devint un spécialiste mondial.



Très engagé politiquement, il adhère, des 1934, au parti social-démocrate, lance la revue littéraire antifasciste et antistalinienne «Szép Szó», et est l'un des premiers à dénoncer le stalinisme. Quittant la Hongrie pour la France en 1938, il participe à la résistance pendant la Seconde Gerre Mondiale. En 1944, il entre à l'AFP où il couvrira et analysera, pendant trente ans, les rebondissements de la guerre froide et les évènements de l'empire soviétique. Il est nationalisé français en 1955. Cinq ans plus tard, il publie «Histoire des démocraties populaires», qui fut traduit en une dizaine de langues et attisa la méfiance de certains intellectuels proches du PCF.

Auteur de nombreux ouvrages, François Fejtö collaborait également à divers journaux français et étrangers, dont Le Monde, Le Figaro, La Croix, Esprit et Arguments. Proche de Nizan et de Camus, il est lui aussi reconnu comme un grand intellectuel du XXème siècle. Récompensé par de nombreux prix à travers l'Europe, il fut un témoin majeur des évènements historiques et politiques du siècle dernier.

http://bibliobs.nouvelobs.com/2008/06/02/d...leurope-de-lest
dimanche 08 juin 2008 à 10:04
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Découverte de vestiges seigneuriaux en Ile-de-France
Isabelle Brisson
(Le Figaro)

Les restes d'une tour de 12 mètres de diamètre établie sur une butte indiquent que le propriétaire devait être proche du roi.
Les restes d'une tour de 12 mètres de diamètre établie sur une butte indiquent que le propriétaire devait être proche du roi.
Un site unique en région parisienne, mis en évidence lors de fouilles préventives dans la ZAC d'Évry, raconte son histoire du Moyen Âge au XVIe siècle.

AU SEIN de la zone d'aménagement concerté (ZAC) d'Évry-Courcouronnes dans l'Essonne, viennent d'être découverts les vestiges du château de Chaland qui remontent au second Moyen Âge (XIIIe siècle). Il s'étend sur près de deux hectares à Lisses. C'est une découverte unique dans la région parisienne, parce que ce site présente une chronologie sur une période qui va du XIIIe au XIXe siècle. Dans une semaine, les archéologues de l'Institut national de recherches archéologiques préventives (Inrap) qui ont commencé à le fouiller début janvier, finiront leur travail. Et cette zone continuera à être urbanisée.

« Les éléments de l'époque médiévale nous montrent que le propriétaire du château se situait au sommet des élites rurales. C'était probablement un écuyer, petit notable local qui possédait un grand domaine agricole. Avait-il des fonctions aristocratiques ou rurales ? Nous le saurons peut-être prochainement », indique Joëlle Burnouf, archéologue spécialiste de l'époque médiévale française, qui vient de publier la synthèse de ses travaux sur le Moyen Âge du XIIe au XVIe siècle (1).

Ateliers de tissage

Les vestiges d'une tour de 12 mètres de diamètre établie sur une butte signalent en effet que le propriétaire devait détenir un certain pouvoir administratif et qu'il était proche du roi. « Les données actuelles reposent sur les comptes rendus de sociétés savantes de l'époque et sur le Cartulaire de Saint-Maur, un fonds de documents administratif », explique Laure Cissé, archéologue spécialiste du bâti à l'Inrap. « La phase d'étude consistera notamment à examiner de plus près les sources écrites auxquelles ces organismes font référence. » Divers éléments comme une cruche vernissée, une boucle de chaussure et un plomb de tissage datant de cette époque feront également l'objet d'études.

Sur la propriété, il y avait aussi une ferme, une puissante bâtisse possédant une enceinte, un fossé et une vaste demeure de près de 5 000 m², ce qui correspond à un arpent. À cette époque, un arpent de terre représentait une journée de travail, mais cette mesure est floue et prête à controverses. L'angle ouest de la cour était occupé par un bâtiment possédant contreforts et piliers dont la fonction reste à préciser. Des restes d'ovins datant du XVIe siècle permettent déjà d'émettre certaines hypothèses. À l'époque médiévale, Paris était la plus grosse ville d'Europe. Un tel site pouvait alimenter la capitale grâce à l'élevage de bétail et à la culture de céréales. Les archéologues le confirmeront après analyse des divers prélèvements effectués dans les fossés pendant la fouille. Il y avait aussi des ateliers de tissage et peut-être même de teinture.

C'est seulement au XVIIIe siècle que la notion de ferme apparaît vraiment. Une vaste grange toujours en place a été construite à cette époque, un peu en décalage sur les fondements de la demeure seigneuriale. Ces vestiges disparaîtront dans environ une semaine sous l'action des pelleteuses, comme c'est le cas de la plupart des chantiers de fouilles préventives. Seulement les sites exceptionnels sont préservés intacts, mais ils sont rarissimes en région parisienne. De son côté, la grange devrait être détruite pour permettre de nouvelles constructions dans la ZAC, même si le permis de démolition n'est pas encore arrivé.
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lundi 09 juin 2008 à 18:14
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Un trésor antique dans le mug

mercredi 28 mai 2008, 22h46 | leparisien.fr



John Webber est un homme heureux. Un peu surpris, aussi. Cet anglais vient de découvrir que la tasse, qu'il croyait en cuivre, héritée de son grand-père, n'était qu'un mug comme les cuisines britanniques en recèlent des millions, pour boire le thé.

Peu à son goût sans doute, elle dormait même dans une boîte à chaussure, sous un lit.

A l'occasion d'un déménagement, le royal sujet s'enquiert de cet objet sous une belle couche de poussière, et décide de faire évaluer la tasse, décorée de têtes de femmes surmontées de serpents et haute de 14 cm.

L'expert auquel il le confie lui révèle alors qu'il détient un objet rare de l'Empire achéménide, premier des Empires perses à régner sur une grande partie du Moyen-Orient. Frappé dans une feuille d'or, la tasse est datée du IIIe ou IVe siècle avant Jésus Christ. Un trésor que la maison d'enchères Duke's, à Dorchester (sud-ouest), va mettre en vente le 5 juin prochain. La mise à prix est fixée à 500.000 livres (630.000 euros).
mercredi 11 juin 2008 à 09:23
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Selon le Jordan Times, des archéologues ont découvert en Jordanie l’église la plus ancienne du monde. Elle aurait près de 2000 ans.

"Nous avons mis à jour ce que nous croyons être la première église du monde. Elle daterait de 33 à 70 après la mort de Jésus-Christ", a déclaré Abd el Kader Al Husan, directeur du centre d’études archéologiques Rihab de Jordanie.

Il explique que les vestiges ont été découverts sous l’église Saint Georges à Rihab, dans le nord de la Jordanie, non loin de la frontière syrienne. Cette église remonte elle-même à l’an 230 après la mort de Jésus-Christ.

"Des preuves nous permettent de croire que les premiers chrétiens, les 70 disciples de Jésus-Christ, ont trouvé refuge dans cette église", a-t-il ajouté.

Ces chrétiens, décrits dans une mosaïque comme "les 70 bien aimés de Dieu et du Seigneur", auraient fuit les persécutions à Jérusalem et auraient fondé des églises dans le nord de la Jordanie, rappelle Al Husan.

Une trentaine d’églises existent à Rihab et la croyance populaire veut que Jésus et la Vierge Marie seraient passés dans la région, affirme le scientifique.

http://www.france24.com/fr/20080610-premie...&navi=MONDE
jeudi 12 juin 2008 à 09:34
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ARCHEOLOGIE - ROYAUME UNI
Stonehenge, lieu de sépulture dès son origine

Vendredi 30 mai 2008
Selon des archéologues britanniques, le cimetière de Stonehenge aurait abrité les dépouilles d'une famille royale. Les restes humains de la sépulture la plus ancienne retrouvée remontent à une période allant de 3030 à 2880 avant notre ère.

Vendredi 30 mai 2008
Par AFP

Stonehenge, le plus célèbre et mystérieux monument mégalithique d'Europe, a été un lieu de sépulture depuis son origine, il y a cinq mille ans, révèlent les premières datations au radiocarbone sur des restes de corps incinérés, rendues publiques jeudi.



"Il est maintenant clair que Stonehenge a été durant toutes ses grandes périodes un lieu de sépulture", explique Mike Parker Pearson, archéologue à l'Université de Sheffield (Grande-Bretagne). Il dirige avec le concours de la fondation américaine du National Geographic, le projet archéologique du "Stonehenge Riverside" devant s'achever en 2010.



Le site de Stonehenge, à l'ouest de l'Angleterre, "a été un cimetière depuis ses débuts et ce, jusqu'à son zénith au milieu du troisième millénaire" avant notre ère, ajoute-t-il.



"La sépulture de corps incinérés datant de la période des monolithes de Stonehenge (...) montre que Stonehenge a bien toujours été le domaine des morts", explique ce professeur d'archéologie.



Les restes humains calcinés de la sépulture la plus ancienne retrouvée à Stonehenge remontent à une période allant de 3.030 à 2.880 avant notre ère, selon ces datations.



Il s'agit d'un petit tas d'ossements carbonisés et de dents provenant d'un des trous sur le talus circulaire entourant le site, appelés "trous d'Audrey".



Jusqu'alors les archéologues pensaient que Stonehenge avait commencé à être un cimetière seulement entre 2.700 et 2.600 avant notre ère et ce, avant que les célèbres blocs de grès ne soient érigés.



Le second site de sépulture contient les restes incinérés d'un adulte et datent de 2.930 à 2.870 avant notre ère.



La plus récente sépulture dans ce groupe, celle d'une jeune femme de 25 ans, remonte à 2.570 à 2.340 avant notre ère et correspond à la période marquant le début de l'édification des blocs de grès, indiquent les chercheurs.



C'est la première fois que des sépultures provenant de Stonehenge sont datées au radio-carbone (carbone 14), précise le Pr Pearson. Ces restes humains avaient été mis au jour dans les années 50 et conservés dans le musée de Salisbury tout proche.



Les archéologues estiment que les reliques de 240 personnes pourraient être enterrées sur le site mégalithique.



"Seule la moitié du site a fait l'objet de fouilles", a-t-il rappelé lors d'une conférence téléphonique.



Selon lui, les morts qui y sont enterrés "devaient être des personnes très spéciales".



Andrew Chamberlain, spécialiste de démographique ancienne à l'université de Sheffield, suggère que Stonehenge serait le lieu de sépulture des membres d'une seule famille, peut-être une dynastie.



Sa théorie repose en particulier sur le fait qu'il y avait peu de tombes au début de Stonehenge et que leur nombre n'a cessé d'augmenter au cours des siècles alors que les descendants se multipliaient.



"Les archéologues pensent depuis longtemps que Stonehenge a été bâti par des chefs préhistoriques, peut-être une royauté ancienne, et les dernières découvertes laissent penser que cela devait être le cas, mais aussi que ce lieu était leur cimetière", selon le Pr Pearson.



Outre ces datations, les archéologues ont poursuivi les fouilles sur le site proche de Durrington Walls et mis au jour de nouvelles habitations d'un village où auraient vécu les bâtisseurs de Stonehenge.



Ces fouilles débutées en 2003 avaient permis de découvrir en 2006 les restes de huit habitations situées de chaque côté d'une avenue conduisant à une rivière.



Des examens magnétométriques avaient détecté des dizaines d'âtres dans une zone plus étendue indiquant que la vallée était peuplée de maisons de bois.



Stonehenge, inscrit au Patrimoine mondial de l'humanité, attire annuellement des milliers de personnes pour la célébration du solstice d'été.


vendredi 13 juin 2008 à 07:47
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Perpignan Deux nécropoles antiques mises au jour
http://www.midilibre.com/articles/2008/06/...es-au-jour.php5

Entre l'autoroute et le chemin de fer, au lieu-dit Negabous, les archéologues de l'INRAP ont mis au jour les vestiges de deux nécropoles, l'une de l'antiquité, l'autre de la période protohistorique.

Christian Bourquin, président du conseil général, était présent sur les lieux, et suivait les explications de Mme Toledo i Mur avec beaucoup d'attention. Auparavant, il tenait à donner son approche politique du chantier de fouilles de Negabous, s'entourant pour cela de M. Guyonnet, responsable du service des routes départemental : "Nous lançons ici un chantier de 60 millions d'euros. Il s'agit de la première tranche de la rocade ouest du contournement de Perpignan, attendue depuis 30 ans. En 2006, les lois de
décentralisation ont fait que l'Etat s'est déchargé de cette réalisation sur le conseil général. Au bout de deux ans, voilà la première étape du chantier en cours d'avancement. Les fouilles d'urgence n'imposent qu'un décalage mineur aux travaux de la rocade, 3 mois, ce qui n'est rien au regard des 30 ans d'attente qu'a subi le projet, et au regard de notre histoire présente ici".

Entre l'autoroute A9 et la voie ferrée, deux parcelles de terre vont être recouvertes par le pont de la rocade ouest. Comme la loi le prescrit, le conseil général, en charge du chantier, a fait appel aux archéologues de l'INRAP pour qu'ils effectuent des fouilles préventives. Le site a rapidement livré ses secrets, en l'occurrence les vestiges de deux nécropoles voisines, mais bien distantes dans le temps.

En effet, la première nécropole date de la période protohistorique (IXe au VIe siècle avant notre ère, fin de l'âge de bronze et début de l'âge de fer), et témoigne de la pratique de l'incinération des corps, et de leur disposition ensuite dans des urnes, ou vases funéraires en terre. L'archéologue en charge du chantier, Assumpció Toledo i Mur, estime à quelque 300 les tombes de cette nécropole (actuellement 283 ont été recensées, mais l'ensemble du site n'a pas été encore décapé). Les vases déterrés sont transportés en laboratoire pour y être étudiés, avec leur contenu de terre mêlée à des cendres et fragments d'os.

La seconde nécropole est plus récente, et date de la période antique (IIIe à IVe siècle après J.C). Elle est constituée de 38 tombes, où les corps étaient inhumés tête vers le nord, accompagnés quelquefois de vases posés de champ. Les tombes sont recouvertes de tuiles plates ou de galets. A noter, une amphore ayant vraisemblablement contenu les restes d'un enfant en bas âge.

Pour Mme Toledo i Mur, sous réserve d'études plus approfondies, il pourrait s'agir de tombes de premiers chrétiens.

La question de l'habitat

Une nécropole induit forcément la question d'un habitat voisin. Or, en l'occurrence, il s'agit bien d'une question, car jusque-là rien ne laissait supposer la présence de deux nécropoles aussi riches, en ce lieu inondable; son nom catalan de Negabous (où se noient les boeufs) faisant foi. Pour la nécropole antique, elle pourrait peut-être se trouver en relation avec le village voisin de Saint-Estève, ou d'une toute première implantation de celui-ci. Les archéologues ont mis en relief un chemin qui menait à la nécropole, chemin recouvert ensuite par des plantations de vignes.

En ce qui concerne la nécropole protohistorique, l'habitat se trouvait probablement plus proche encore de la nécropole, mais aucun vestige des habitations de ces populations sédentaires agricoles, n'a été recensé in situ. Reposent-ils, ces restes, sous la voie ferrée, ou sous l'autoroute, sont-ils perdus à jamais ou affleureront-ils un jour ? Sur le même site, les archéologues ont également découvert des vestiges du XVIIe siècle, relatifs au siège de Perpignan par Louis XIII, en 1640.

Ce samedi 14 juin, de 10 h à 12 h et de 14 h à 17 h, le chantier de fouilles sera ouvert au public. Avant une exposition aux Archives départementales (objets, plans, photos), l'an prochain
lundi 16 juin 2008 à 09:20
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Les trésors de Nanhai 1 exposés à Beijing

Source: | 06-15-2008 13:51

http://www.cctv.com/program/journal/20080615/102492.shtml

De magnifiques porcelaines découvertes dans l'épave d'un navire marchand de l'antiquité chinoise sont exposées à la porte Duanmen, au nord de la place Tiananmen à Beijing. "Nanhai 1", ou "Mer de Chine du Sud numéro 1" a captivé la nation quand il a été repêché des profondeurs de la mer de Chine en décembre 2007. Le vaisseau était chargé de ces trésors fabriqués il y a 800 ans.

Pour la première fois, le public peut admirer ces oeuvres d'art, perdues au fond des mers à l'apogée de la marine marchande chinoise, il y a 8 siècles.

Comme de nombreuses épaves, celle de Nanhai 1, recelait un véritable trésor. Plus de mille artéfacts en or, en argent et en porcelaine, ainsi que 6 mille pièces de cuivre remontant à la dynastie des Song ont pu en être extraits. Les experts estiment que Nanhai 1 contenait plus de 80 mille reliques de ce genre.

La valeur de ce trésor a été révélée lors de la découverte du navire en 1987. Alors que le bateau s'enfoncait dans les profondeurs, il emmenait avec lui de la céramique bleue et blanche, ainsi que 2 mètres de chaînes en or pesant plus d'un kilo.

Les autorités locales du Guangdong ont pu faire cette découverte stupéfiante grâce à l'aide d'un compagnie britannique spécialisée dans la recherche de trésors engloutis. La nouvelle a été transmise à l'Administration d'Etat pour le patrimoine culturel. Les alentours de l'épave ont alors immédiatement été bouclés.

Mais il a fallu attendre 2001 pour que la première génération d'archéologues sous-marins chinois n'explorent le site et établissent une carte précise des lieux.

Les archéologues affiliés au Musée national attestent de l'importance d'une telle découverte. Pour eux, c'est une fenêtre ouverte sur l'âge d'or du commerce chinois, entre les 10e et 16e siècles. La découverte et le sauvetage du trésor feront date dans l'histoire de l'archéologie sous-marine en Chine.

Elle a aussi été l'occasion pour le gouvernement de mettre en place une protection appropriée pour les reliques.

Pr. Zhang Wei, directeur, Centre de Recherche en Archéologie Sous-marine

"Les découvertes ont fait surgir la nécessité d'une procédure de règlementation. Maintenant que tout le monde reconnaît la valeur de ces reliques trouvées au fond de l'eau, il est devenu urgent de les préserver des pilleurs et des contrebandiers."

La dynastie des Song a correspondu avec l'apogée de l'industrie de la porcelaine de Chine. Ses produits étaient exportés vers l'Ouest, le Sud et dans toute l'Asie de l'Est. Elles voyageaient jusque vers les côtes de l'Afrique. La possession de tels trésors conférait à leurs heureux détenteurs un important statut social.

L'exposition a lieu dans la porte Duanmen, au nord de la place Tiananmen, un lieu qui dépend du Musée National de Chine, actuellement en travaux. L'exposition durera jusqu'en août.

Vincent Cusson, CCTV.

jeudi 19 juin 2008 à 08:22
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Un cimetière mérovingien est l'objet de fouilles à Amay
mar 17 juin

Jean-Claude Marcourt, le ministre wallon en charge du patrimoine, et Jean-Michel Javaux, bourgmestre d'Amay, a visité ce mardi matin, un cimetière mérovingien qui fait l'objet de fouilles archéologiques à Amay. Ces travaux ont permis de mettre au jour 120 tombes et 110 d'entre elles ont déjà été fouillées.

Les travaux menés conjointement par le service de l'Archéologie et le Cercle hutois des Sciences et des Beaux-arts sont subventionnés par la région wallonne.

Des squelettes médiocrement conservés en raison de l'acidité du terrain ont été retrouvés. Par contre du mobilier funéraire très bien conservé a été mis au jour. Ce mobilier est constitué de bijoux, de parures de vêtements en alliage cuivreux ou en argent, d'armes et de céramique.

Certaines céramiques et bijoux datent du sixième siècle et d'autres du septième siècle. D'autres tombes pourraient quant à elles dater du haut Moyen Age ce qui expliquerait l'absence de dépôt rituels dans certaines des sépultures. Cette découverte réalisée en 2007 à l'occasion du défrichement du terrain en vue d'y installer un lotissement devrait permettre à la commune d'Amay de tirer de nombreux enseignements sur une période de son histoire qui demeure assez mal connue.

Les fouilles se poursuivront jusqu'au début de l'automne. Après avoir été collationnés et répertoriés, les objets les plus intéressants seront restaurés et analysés. Pour les découvertes au moindre potentiel archéologique, elles seront stockées dans un dépôt de la région wallonne. Si la commune d'Amay se donne les moyens d'établir sur son territoire un musée agréé une partie de ces découvertes lui seront restituées.
http://www.rtlinfo.be/news/article/140594/...les+%C3%A0+Amay
samedi 21 juin 2008 à 09:48
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Culture : 20/06/2008 à 10:26
Archéologie : Découverte d'étranges disques de pierre sur l'île de Eiao aux Marquises

(Tahitipresse) - Doctorant en archéologue, Michel Charleux a trouvé - lors de missions sur l'île de Eiao aux Marquises - plusieurs disques de pierre, très comparables aux "ulu maika" hawaiiens tendant à confirmer matériellement qu'il existait jadis des relations entre Hawai'i et l'archipel des Marquises à l'époque pré-européenne. Les étranges disques de pierre vont-ils livrer leur secret ? Une analyse est en cours pour y répondre.

Après trois missions sur l'île de Eiao (archipel des Marquises), la dernière mission ayant eu lieu en 2008, et suite à sa découverte de disques de pierre, Michel Charleux échafaude une théorie qui attire l'attention des Polynésiens.
Effectivement, les premiers occidentaux, missionnaires, ethnologues, à séjourner sur Hawai'i décrivent parmi d'autres jeux, le "ulu maika", populaire à la période pré-européenne.

Comme l'explique Michel Charleux, pour ce jeu, les Hawai'iens utilisaient de petits disques de lave ou de grès de plage, de 4 ou 5cm de diamètre, biconvexes le plus souvent, épais en leur centre de 3cm environ avec une bande latérale de 2cm environ , polis ou lisses, qu'ils conservaient précieusement huilés et enveloppés dans du tapa.

L'objectif était de faire rouler ces disques sur un terrain spécialement aménagé, le kahua ou kahua maika, pour les faire passer sans les toucher entre deux petits morceaux de bois écartés de quelques centimètres seulement, plantés dans le sol à 25 ou 40 mètres des joueurs.
Un jeu d'adresse que pratiquaient aussi bien l'aristocratie que les hommes du peuple.

Absence de texte...

Or, si ce jeu populaire est bien connu dans la littérature ethnographique se rapportant à l'archipel d'Hawai'i, nul texte décrivant la vie aux Marquises à l'époque pré-européenne n'en fait état.
Ce qui pourrait signifier que ce jeu n'existait pas aux Marquises… C'est donc avec grande surprise que le doctorant en archéologue Michel Charleux a trouvé, lors de ses différentes missions sur l'île de Eiao (1987, 2007, 2008), plusieurs disques de pierre très comparables aux "ulu maika" hawaiiens.

On sait que l'île de Eiao, du fait de l'exceptionnelle qualité de sa pierre – un basalte à grain fin - était l'un des plus grands centres de fabrication d'outillage lithique pour le Pacifique oriental.
Dans cette zone géographique, elle partage avec Pitcairn les seuls grands gisements de cette roche si particulière qui réagit bien aux coups portés par un percuteur.

La forme de l'éclat obtenu pouvait être quasiment prédéterminée. Les Polynésiens d'avant l'époque pré-européenne le savaient et l'île d'Eiao, outre qu'elle était un gigantesque atelier de fabrication, était également un centre de diffusion de l'outillage qu'elle produisait en abondance.

Au tout début des découvertes

C'est ainsi que grâce à des analyses, des herminettes façonnées sur Eiao ont été retrouvées sur les îles de Nuku Hiva, Ua Huka, Hiva Oa, Tahuata, Mohotani, mais aussi aux Tuamotu, à Moorea à 1600km au Sud-Ouest et même à Mangareva (aus Gambier) distante de 2000km.
L'outillage de Eiao a permis de mettre en évidence des relations entre Eiao et ces îles à l'époque pré-européenne.
"Nous n'en sommes probablement qu'au tout début des découvertes!", s'exclame Michel Charleux qui poursuit :"le seul frein étant dans l'immédiat le nombre d'analyses à réaliser"…

Si la théorie de l'archéologue est confirmée, elle sera une preuve supplémentaire des exceptionnelles aptitudes de navigation qui caractérisent les Polynésiens, capables de quitter leur île à bord de leurs pirogues, et d'y revenir après avoir parcouru des milliers de kilomètres, sans autres instruments que leur connaissance des astres et de l'océan.

Les premières preuves
Si les traditions populaires hawai'iennes font état de relations suivies entre Hawai'i et Tahiti, la présence de ces disques de pierre sur Eiao permet d'émettre l'hypothèse de relations ayant pu exister entre Hawai'i et Eiao.
"Peut-être même jusqu'à Ua Pou (Marquises) où Jean-Louis Candelot signale également deux disques tout à fait comparables à ceux d'Eiao", remarque Michel Charleux.

Si dores et déjà, des relations ont pu être démontrées entre Hawai'i et d'autres archipels polynésiens (atoll de Napuka aux Tuamotu/Marshall Weisler et Kenneth Collerson), ces découvertes seraient les premières preuves archéologiques de telles relations entre Hawai'i et le Nord de l'archipel des Marquises.

L' hypothèse sera vérifiée
Pour vérifier cette hypothèse, il sera nécessaire de pratiquer sur ces disques des analyses pétrographiques et géochimiques qui permettront de préciser l'origine de la pierre utilisée.
Si la roche est hawai'ienne, ce sera la preuve de ces voyages et des échanges. Si par contre, la roche est marquisienne ou autre, il faudra se poser la question de la présence de ce jeu aux Marquises, ignoré des ethnologues, missionnaires et autres découvreurs.

Le jeu, qui était largement pratiqué à Hawai'i, aurait-il pu être "inventé" et puis abandonné aux Marquises tandis qu'il se développait comme on sait à Hawai'i ? Ou bien la grande fabrique d'outillage qu'était Eiao se serait-elle lancé dans une diversification de sa production pour fournir le marché hawai'ien ? Les analyses permettront peut-être de répondre partiellement à ces questions ou de vérifier l'hypothèse la plus plausible, celle de relations dans le sens Hawai'i-Marquises.

L'archéologue Michel Charleux prépare d'ores et déjà sa prochaine mission sur cette île de Eiao qu'il taxe de "centre unique et exceptionnel pour le triangle polynésien".

ATP

http://www.tahitipresse.pf/index.cfm?snav=...mp;presse=24420


Ce message a été modifié par sandie72 - samedi 21 juin 2008 à 11:09.
dimanche 22 juin 2008 à 09:53
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64 ans après, l'Allemagne enquête sur le massacre de 124 villageois français

MAILLE (AFP) — Plus de soixante ans après le massacre de 124 habitants d'un village du centre de la France par l'armée du IIIe Reich en août 1944, la justice allemande va envoyer des enquêteurs sur place en juillet, dans une démarche qualifiée d'"exceptionnelle".

Le 25 août 1944, jour de la Libération de Paris, 60 à 80 soldats allemands avaient tué par balles ou arme blanche 124 des 500 habitants de Maillé, dans la région de Tours, dont 42 femmes et 44 enfants, avant de bombarder le village.

La veille, un accrochage entre un petit groupe de résistants et des soldats de la Wehrmacht avait eu lieu au nord du village, situé sur un axe ferroviaire stratégique.

"La plus jeune des victimes avait trois mois, la plus âgée 89 ans", selon Sébastien Chevereau, un responsable de la Maison du souvenir de Maillé.

Il espère que l'enquête permettra de rendre hommage aux victimes de ce drame de la guerre "rarement repris dans les livres d'histoire en France" et "qu'on appelle ici +le massacre oublié+".

Des magistrats français se sont rendus jeudi dans le village pour préparer la visite des enquêteurs allemands, qualifiée d'"événement tout à fait exceptionnel" par le procureur de Tours Philippe Varin.

En Allemagne, ces crimes de guerre sont imprescriptibles tandis qu'en France la prescription est de 30 ans, a précisé M. Varin.

La délégation allemande doit se rendre sur place le 14 juillet afin d'"essayer d'entendre des témoins, d'identifier les unités allemandes qui ont participé au massacre et, bien sûr, les individus", a précisé le procureur.

Ce massacre rappelle l'histoire d'un autre village français, Oradour-sur-Glane, où 642 civils, dont plus de 200 femmes et autant d'enfants, avaient été tués le 10 juin 1944 par des SS.

Le dossier du massacre de Maillé a été relancé en 1988 à la suite de l'ouverture d'archives de l'ONU. Une première enquête a été ouverte en 1990 par la justice allemande, sans aboutir, avant de reprendre en 2004 à la suite des travaux d'un universitaire.

Un seul homme, Gustav Schlüter, à l'époque sous-lieutenant dans la Wehrmacht, a été condamné par contumace en France à la peine de mort en 1952 pour complicité de crime de guerre lors de ce massacre. Il est décédé en 1965, selon M. Chevereau.

Aucun document militaire allemand mettant en cause une unité spécifique n'a jusqu'à présent été découvert, indique l'universitaire Jean-Luc Leleu, qui a enquêté sur cette page d'histoire.

Mais "des soupçons pèsent" sur le bataillon d'instruction et de remplacement de la 17e division de la Waffen SS, qui ne disposait cependant pas d'artillerie alors que des canons ont été utilisés ce jour-là. L'unité logistique de la Wehrmacht commandée par Gustav Schlüter est également soupçonnée, selon lui.

"On voudrait savoir quelle troupe a fait ça et pourquoi. On voudrait dire la vérité aux jeunes", déclare Serge Martin, 74 ans, un habitant de Maillé qui avait dix ans le jour où ses parents, son frère et sa petite soeur ont été tués par les soldats allemands.

"Il n'y a pas un jour où je n'ai pas pensé à ce jour du 25 août 1944 et au massacre de ma famille", témoigne cet homme, l'un des 28 orphelins de guerre du village.

jeudi 26 juin 2008 à 09:10
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Actualités : Archéologie



Les défenseurs de l’Histoire
Al-Ahram Hebdo - Cairo,Egypt

Quand la politique rejoint l’archéologie, c’est toujours cette dernière qui perd. Le patrimoine arabe paie le gage des conflits qui abondent dans la région. ...
http://hebdo.ahram.org.eg/arab/ahram/2008/6/25/voy1.htm



Collection Idées recues - Le Paléolithique - Marc Groenen Le ...
Hominidés - Paris,France

Né en 1954, Marc Groenen est professeur de préhistoire (arts et archéologie préhistoriques) et de philosophie des sciences de l’homme à l’Université Libre ...
http://www.hominides.com/html/references/p...roenen-0128.php


Edit:(suite)


J’ai testé pour vous... Secrets de momies !
MaCommune.info - France
Quels sont donc ces secrets que nous annonce le DVD édité par le musée des Beaux-Arts et d’Archéologie de Besançon dans le cadre de son exposition actuelle ...
http://www.macommune.info/actualite/teste-...omies-1564.html


Quand archéologie rime avec prévention
France 2 - France
L'archéologie préventive a émergé dans les années 70, dans la foulée des grands travaux d'aménagement de la France. Chaque année, 700 km2 de terre sont ...
http://culture.france2.fr/patrimoine/dossi...15922193-fr.php


Fouilles archéologiques à la grotte de Guenfouda
Le Matin.ma - Casablanca,Morocco
Dans une déclaration à la MAP, Hassan Aouraghe, coordinateur du Centre universitaire de recherches en archéologie (CURA) à l'Université Mohamed 1er à Oujda, ...
http://www.lematin.ma/Actualite/Express/Article.asp?id=93722


Archéologie : Des fouilles à partir de juillet 2008 dans la grotte ...
Casafree.com - Casablanca,Morocco
Une équipe de chercheurs archéologues marocains a décidé, récemment, d'effectuer des fouilles archéologiques dans la grotte de Guenfouda, dans la région de ...
http://www.casafree.com/modules/news/artic...p?storyid=19599



Ce message a été modifié par Okomarac - jeudi 26 juin 2008 à 09:27.
vendredi 27 juin 2008 à 09:14
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Revivre l'histoire sur le champ de bataille

Sur le champ de bataille, on entend le bruit du canon et on sent l'odeur de la poudre noire.


Pierre-Marc Durivage

La Presse

Des gens matures qui font semblant de faire la guerre avec des fusils chargés à blanc dans des costumes d’époque. Observée avec notre regard d’adulte soi-disant bien-pensant, la scène peut faire sourire. Mais quand on voit les yeux de ceux qui s’apprêtent à vivre les plus importantes reconstitutions de bataille de notre temps, on laisse nos préjugés à la porte du campement.

Du 30 juillet au 2 août 2009, plus de 2000 «reconstituteurs» feront revivre la bataille des plaines d’Abraham, sur le lieu même où le marquis de Montcalm s’est fait surprendre par le général Wolfe, en 1759. Cet événement, le plus important du genre jamais organisé au Canada, n’est toutefois que le point culminant d’une série de reconstitutions de batailles qui ont eu lieu il y a 250 ans cette année.

Les quelque 300 Québécois qui s’adonnent à la reconstitution de la Nouvelle-France du 18e siècle sont actuellement à préparer leurs dernières cartouches de poudre noire pour se rendre en fin de semaine à Ticonderonga, dans l’État de New York, pour aller reconstituer l’improbable victoire française de Fort Carillon, en juillet 1758. Un mois plus tard, tout ce beau monde se retrouvera à l’île du Cap-Breton pour revivre le second siège de Louisbourg, qui a ouvert la voie à la prise de Québec par le Saint-Laurent.

Revivre l’histoire, voilà bien ce qui anime ces mordus qui enfilent hauts-de-chausses et justaucorps une demi-douzaine de fois par année. Cela implique une recherche historique rigoureuse, la consultation de documents d’époque, quand c’est possible. Mais il y a place à interprétation. «C’est un passage obligé, tout n’est pas écrit, soutient Alain Fréchette, de la Compagnie de Lacorne. Il y avait des choses qui étaient normales pour l’époque et qu’on n’avait pas pris la peine de noter. Il faut lire mais ensuite essayer.»

Essayer, mettre en scène, allumer un feu sous la pluie, s’imaginer dans la peau d’un soldat du 18e siècle. «Je ne suis pas encore sorti de mon enfance, reconnaît Alain Fréchette. Quand j’étais petit, je courais dans le bois avec une branche comme fusil, là je le fais avec un vrai, sans balles. C’est comme une continuité. Je poursuis ce vécu d’enfant dans lequel j’étais très bien, dans le bois chez mes parents.»

Avant d'avoir la piqûre

Au campement, les officiers profitent d'un moment de répit pour faire le point sur la situation. (Photo SHIM)
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Au campement, les officiers profitent d'un moment de répit pour faire le point sur la situation.
Photo SHIM

Des enfants avec des moyens d’adultes, bien entendu. Car il s’agit d’un loisir qui n’est pas nécessairement à la portée de toutes les bourses, quoique comparable à plusieurs loisirs dits modernes. Un fusil coûte entre 750 $ et 1500 $, un habit complet entre 1000 $ et 1200 $ – une fraction de ce prix si on choisit de faire la conception soi-même. À cela on peut ajouter près de 1000 $ pour la tente, le mobilier, les accessoires et des vêtements de rechange.

Heureusement, les débutants ont l’occasion d’expérimenter un temps avant de devoir sortir leur bourse. «On prête des costumes lors des deux premiers événements, explique François Gagnon, de la Compagnie des Canonniers-Bombardiers de Québec. On invite les recrues à des événements plus modestes, on fait des séminaires sur la vie au 18e siècle. Ça nous permet de voir si la personne a la piqûre.»

Comment avoir la piqûre si on fait semblant? Pourquoi ne pas aller dans un jeu de commando? «Le paint-ball n’a pas de côté historique, rappelle François Gagnon, conseiller syndical à la CSQ quand il range ses habits du 18e siècle. Le côté historique permet de s’imprégner du lieu, de commémorer un endroit qui a contribué à former le pays.»

«La poussée d’adrénaline vient de la stimulation sensorielle que l’on ressent, soutient de son côté Hugo Péloquin, une recrue de la Compagnie de Lacorne. Quand on est sur le champ de bataille, on voit les couleurs des troupes ennemies, on sent l’odeur de la poudre noire, on entend les coups de canons, on voit les Indiens. On ressent tout ça physiquement, on trippe. Impossible de ne pas embarquer dans le jeu.»

Principaux événements de reconstitution 2008

27-29 juin : 250e anniversaire de la bataille de Carillon (Ticonderoga, New York)

4-6 juillet : Campement Fort Niagara (Youngstown, New York)

19-20 juillet : Campement Fort la Présentation (Ogdensburg, New York)

24-27 juillet : 250e anniversaire de la seconde chute de Louisbourg (Louisbourg, Nouvelle-Écosse)

5-10 août : Fête de la Nouvelle-France (Québec)

7-10 août : Art de vivre en Nouvelle-France, la garnison (La Redoute dauphine, Québec)

23-24 août : Campement Fort Chouagan (Oswego, New York)

6-7 septembre : Art de vivre en Nouvelle-France, la maison de campagne (Maison Drouin, Sainte-Famille-de-l'Île-d'Orléans)

Oser l'Histoire

Les irréductibles de la SHIM - dont un bon nombre de filles - prennent plaisir à revivre la vie quotidienne de l'époque qu'ils ont choisi de reconstituer. (Photo SHIM)

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Les irréductibles de la SHIM - dont un bon nombre de filles - prennent plaisir à revivre la vie quotidienne de l'époque qu'ils ont choisi de reconstituer.
Photo SHIM
Vivre l’histoire. Personne au Québec ne prend l’expression plus au sérieux que la Société d’histoire In Memoriam.

La SHIM, fondée en 2001 par Évelyne Bouchard et son conjoint Jean Merrette, fait figure d’exception au sein de la communauté québécoise de reconstitution historique. Au-delà de la reconstitution de batailles et de la vie de camp qui l’accompagne, les irréductibles de la SHIM – dont un bon nombre de filles – prennent plaisir à revivre la vie quotidienne de l’époque qu’ils ont choisi de reconstituer. Car, outre la Nouvelle-France du milieu du 18e siècle, le groupe se plaît aussi à plonger au Moyen-Âge, au temps des Patriotes, au tournant du siècle dernier et pendant les deux grandes guerres.

Chaque détail est passé au peigne fin et aucun compromis n’est permis, contrairement à d’autres groupes de reconstitution, qui vont cacher glacières et sacs de couchage dans leurs tentes.. En fait, le seul «anachronisme» qui est autorisé par la SHIM l’est pour des raisons médicales. Et encore, les remèdes du 21e siècle doivent être cachés dans des contenants répondants aux caractéristiques d’époque. Le public qui a la chance de voir les gens de la SHIM à l’œuvre n’y voit que du feu. «La réaction est souvent la même : ici, tout est vrai. Les gens ont l’impression d’entrer dans le passé», soutient Mme Bouchard.

Vêtements, mobilier, armes, outils, réalités sociales du temps mises en scène à travers le jeu de rôle : tout est cautionné par les recherches historiques des plus passionnés du groupe. «On expérimente les théories des historiens et des ethnologues, explique Mme Bouchard. Parfois, il arrive que l’on s’aperçoive que certaines des idées reçues ne s’appliquent pas à la réalité. On fait ce que j’appelle de l’ethnologie expérimentale.»

Le slogan du groupe est Oser l’Histoire. Parce que ça prend une bonne dose d’abandon et d’abnégation de soi pour accepter de vivre à fond la caisse l’expérience de la reconstitution historique. «La permanente, la teinture à cheveux, tu dois renoncer à ça, explique Évelyne Bouchard, technicienne en muséologie dans la vie de tous les jours. Tu dois renoncer à porter des sous-vêtements modernes. Et tu dois oser utiliser un pot de chambre.»

Ce qui explique sans doute le nombre restreint de membres de la SHIM, une vingtaine en tout. «Les nouveaux membres vivent normalement une lune de miel qui va durer de six mois à quatre ans. Pendant ce temps, tout semble extraordinaire. Le blocage survient souvent à propos de quelque chose d’intime à la personne», reconnaît Mme Bouchard.

«Certains vont choisir de ne pas aller plus loin, alors que d’autres, tels des sportifs, vont vouloir aller au bout d’eux-mêmes, poursuit-elle, le feu dans les yeux. On en retire une sensation de satisfaction intense. Ça nous donne le goût d’aller de plus en plus loin. C’est comme un sport extrême historique!»

samedi 28 juin 2008 à 06:52
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Découverte d’un site du Mésolithique à Paris

http://paris.evous.fr/Decouverte-d-un-site-du,1818.html

C’est le plus ancien jamais découvert à Paris. Un site de peuplement remontant à plus de 9.000 ans, a été mis au jour dans le XVe arrondissement près de la Seine.

Une équipe de préhistoriens de l’Inrap* exhume les traces ténues des derniers chasseurs-cueilleurs de la préhistoire. Sur prescription de l’État (Drac Île-de-France), cette fouille de 5000 m² est réalisée sur l’emprise d’un futur centre de tri de collectes sélective, rue Henry-Farman.

La Seine, aujourd’hui à 250 m du site, empruntait il y a 10 000 ans un bras plus ancien repéré sous l’héliport. Ce site, sur la rive gauche, est le premier jamais fouillé pour la période Mésolithique (9000-5000 avant notre ère) à Paris. Sa position en bordure du fleuve a favorisé la conservation des occupations humaines préhistoriques, scellées par plusieurs générations de limons de débordement de la Seine.

Il y a 9 000 ans
Chasseurs-cueilleurs nomades, les hommes du Mésolithique ont établi sur ces berges leurs haltes de chasse à plusieurs reprises. Ils y ont abandonné des silex taillés et des fragments d’os d’animaux probablement consommés sur place. Ces vestiges mais aussi un foyer laissent présumer des bivouacs de quelques jours à plusieurs semaines.
Boucherie, grattage des peaux pour la confection de vêtements ou de tentures ont été pratiqués sur place à l’aide de grattoirs et d’éclats.
De nombreux déchets de silex révèlent que les hommes y ont surtout renouvelé leur panoplie de pointes de flèches.
Selon la responsables des fouilles, Bénédicte Souffi, les peuplades d’alors venaient là pour prendre la matière première, le silex des alluvions de la Seine, et taillaient sur place les pointes de flèche, qu’ils fixaient ensuite à l’aide d’une résine à une hampe de bois.
Si les galets de silex issus des alluvions de la Seine ont été privilégiés, des grès provenant d’affleurements tertiaires de Meudon ou Clamart ont été acheminés sous forme de blocs ou de préformes pour produire des outils prismatiques. La fonction de ces outils est inconnue, elle pourrait toutefois être liée à la production des pointes de flèches en silex ou de leur hampe de bois.

Parmi les milliers de pièces recueillies sur le site, les archéologues ont trouvé des fragments d’os qui permettront d’affiner la datation de l’occupation et de déterminer quelles étaient les espèces chassées.

Dans un paysage tempéré où la forêt remplace la steppe glaciaire, où le cerf et le sanglier succèdent au renne et au mammouth, l’arc, apparu vers 12000 avant notre ère l’arc, est l’arme de prédilection des chasseurs mésolithiques. C’est durant cette période que l’industrie lithique tend au microlithisme.

Le seul autre site connu du Mésolithique en Ile-de-France se trouve à Rueil-Malmaison.

*L’Inrap a été créé en 2002 en application de la loi sur l’archéologie préventive. L’institut assure la détection et l’étude du patrimoine archéologique touché par les travaux d’aménagement du territoire. l exploite et diffuse l’information auprès de la communauté scientifique et concourt à l’enseignement, la diffusion culturelle et la valorisation de l’archéologie auprès du public. Sa création traduit l’importance prise, depuis les années 1970, par la recherche archéologique en France et témoigne de la volonté de l’État de soutenir l’exercice de cette mission de service public d’intérêt général.

Le site sera ouvert au public le 28 juin, au 62 rue Henry-Farman, Paris XVe, de 10 heures à 12 heures et de 14 heures à 18 heures.
dimanche 29 juin 2008 à 09:10
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Il n'est pas trop tôt pour que la Grande Guerre soit l'affaire et l'histoire des archéologues


http://www.lavoixdunord.fr/Locales/Arras/a...la-grande.shtml

Les sépultures (ici à Actiparc) sont parfois riches d'enseignements pour les historiens.
| ÉDITION |

Yves Desfossés, Alain Jacques et Gilles Prilaux, archéologues ont cosigné un ouvrage passionnant consacré à L'archéologie de la Grande-Guerre. Ils ont présenté ce livre, au cours d'un débat, sur le site de la carrière Wellington, jeudi. PAR NICOLAS ANDRÉ

Arras@lavoixdunord

Alors que des descendants de poilus ou de Tommies, sont encore vivants, c'est toujours troublant pour un archéologue de réagir avec la froideur d'un scientifique lorsqu'il est confronté à des dépouilles. La Grande-Guerre n'est pas si éloignée de nous. À peine un siècle. Elle a laissé de nombreuses traces bien visibles, entre Nieuport et la frontière suisse. Alors pourquoi considérer que des vestiges de la Grande-Guerre doivent justifier des fouilles comme celles menées par l'INRAP (Institut national de recherches archéologiques préventives) ? On pourrait croire qu'on a tout vu, tout lu et tout entendu sur ce conflit mondial. Mais il existe encore des connaissances à affiner.

« Le but de ce livre, c'est aussi de sensibiliser les collègues qui sont sur le terrain. En Champagne-Ardenne où j'ai travaillé je suis arrivé dans un "no man's land" », précise Yves Desfossés. Des archéologues spécialisés vont parfois négliger de s'intéresser à la Grande-Guerre. Pourtant c'est aujourd'hui qu'il faut y travailler alors que le patrimoine est menacé de disparition avec la multiplication des zones artisanales et industrielles, l'étendue des zones urbaines. Mais que peut nous apporter l'archéologie à part une contribution à l'effort de mémoire ? Est-ce le rôle d'un archéologue d'identifier des dépouilles, fussent-elles celles de l'écrivain Alain Fournier, du sergent York, ce héros américain de la forêt d'Argonne ou de soldats australiens comme à Fromelles ?

Pour Alain Jacques, ces fouilles peuvent contribuer à la connaissance de ce que fut le quotidien des combattants. L'étude des sépultures éclaire sur les rites funéraires des champs de bataille, les mentalités dans les tranchées et à l'arrière. À Vimy, on a découvert la façon dont les soldats allemands, dès octobre 1914, se sont personnellement équipés pour s'adapter à l'exiguïté des tranchées avec des pistolets et des dagues en lieu et place des encombrants fusils Mauser et de la baïonnette, cela avant même la création de troupes d'assaut en 1915. On a également pu remarquer que les alliés enterraient les corps la tête tournée vers l'ennemi tandis que l'Allemand faisait de gros monument avec des fosses communes que les cimetières allemands évoquaient encore un respect de la hiérarchie, par-delà la mort, etc.

Il est important de respecter ce passé si proche, si facile encore aujourd'hui à cerner au plus près de la vérité. Dans un siècle, il sera déjà trop tard.

Et les babioles et armes des poilus, vendues sur les brocantes, n'apprendront rien de plus à nos enfants.

> Éditions Ouest France, 128 pages, richement iconographiées. 15,90 E.
dimanche 29 juin 2008 à 09:13
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Mai 58,
anniversaire occulté

Éric Zemmour

27/06/2008


Les commémorations de Mai 68 ont fait oublier cette autre révolution, d'où est née la Ve République.

Un coup d'Etat sans coups de feu. Des intrigues, des émissaires, des complots. Des malins et des cocus. Des mots d'ordre, des silences, des slogans. La gauche qui crie au fascisme et de Gaulle qui fait un magnifique numéro d'acteur. Mai 1958 fut de ces journées improbables dont l'histoire de France est coutumière, où elle semble se répéter, se parodier, même.

On peut ainsi trouver de multiples points communs avec le coup d'Etat de Bonaparte du 18 brumaire. Un régime exsangue financièrement. Une guerre qu'il ne parvient ni à gagner ni à perdre. La République en danger, menacée d'un retour du roi en 1799, d'un pronunciamiento de l'armée d'Algérie en 1958. Un héros qui se transforme en homme providentiel. Mais qui tient à respecter les formes légales. Bonaparte comme de Gaulle fomentent un coup d'Etat légal. Un oxymore. Un chef-d'oeuvre d'intoxication. Que Bonaparte ne réussira qu'à moitié, puisqu'il devra quand même se résigner, le 19 brumaire, à donner les hussards de Murat : « Foutez-moi tout cela dehors ! » De Gaulle n'aura pas besoin de Massu, qu'on comparait justement à Murat. C'est le président Coty qui appellera « le plus illustre des Français ». Le chef-d'oeuvre rêvé par Bonaparte fut réalisé par de Gaulle.

Dans ses Mémoires d'espoir, de Gaulle donne la clé : « J'ai résolu une querelle vieille de cent soixante-neuf ans. » Une querelle ouverte en juin 1789, donc, lorsque l'Assemblée nationale substitua sa légitimité à celle du monarque. Depuis, la question institutionnelle verra s'affronter ceux qui veulent remettre la tête sur le corps d'un roi - même élu par le peuple - et ceux qui défendent le règne des Assemblées contre le « retour du tyran ». Dans ce combat, les Assemblées sont prêtes à tout : coups d'Etat militaires du Directoire ; « journées » révolutionnaires ; en 1958, de Gaulle n'a pas oublié la petite combinazione électorale des « apparentements » qui l'empêcha de gagner les élections législatives de 1951 ; il connaissait sans doute aussi le récit que fit Barrès, dans son roman Leurs figures, de la mésaventure du général Boulanger qui se vit privé d'une victoire électorale indéniable par l'invalidation de dizaines de ses partisans élus démocratiquement.

« Bye, bye, vous nous coûtez trop cher »

Trace lointaine de cette histoire oubliée, la Constitution de la Ve République confiera le contentieux électoral des législatives au Conseil constitutionnel. Mais Boulanger, pressé de marcher sur l'Elysée, n'osa pas le coup d'Etat par peur, confia-t-il à Barrès, de subir l'opprobre d'un Napoléon III vilipendé pour l'éternité par le génie de Victor Hugo. On peut poursuivre jusqu'au bout la comparaison avec Bonaparte. De Gaulle revint pour sauver l'Algérie française ; quatre ans plus tard, il accorda l'indépendance à l'Algérie algérienne ; Bonaparte fut mis sur le pavois pour sauver la République ; quatre ans plus tard - lui aussi ! -, il rétablissait la monarchie héréditaire dans l'Empire.

A chaque fois, il s'agissait d'abord de remettre la France dans la « communauté des nations ». De la mettre en phase avec « son temps ». A l'époque de Bonaparte, la France était le seul pays d'Europe à ne pas vivre sous une monarchie héréditaire. Quand de Gaulle revint au pouvoir, la France était la dernière puissance - avec le Portugal ! - à conserver un empire colonial. Le plan de Constantine de développement de l'Algérie coûtait cher. « Puisqu'on ne peut pas leur donner l'égalité, qu'on leur donne la liberté, bye, bye, vous nous coûtez trop cher », gouaillait de Gaulle devant Peyrefitte. Et puis de Gaulle ne croyait nullement aux vertus magiques de l'« intégration », terme inventé par les partisans de l'Algérie française : « Ceux qui prônent l'intégration ont une cervelle de colibri. Les Français et les Arabes, c'est comme l'huile et le vinaigre. Mettez-les ensemble dans une bouteille. Mélangez-les. Après un temps, ils se sépareront. »

Dix ans plus tard, les étudiants défilaient dans la rue. Eux aussi rejouaient l'histoire de France, mais celle des journées révolutionnaires. Jusqu'à les parodier. Comme s'ils imitaient de Gaulle pour mieux le renverser.
http://www.lefigaro.fr/lefigaromagazine/20...ire-occulte.php

mercredi 02 juillet 2008 à 10:38
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Archéologie: une prison du XIe siècle découverte à Veliki Novgorod

16:07 | 01/ 07/ 2008



VELIKI NOVGOROD, 1er juillet - RIA Novosti. Des archéologues ont découvert une prison datant du XIe siècle lors de fouilles près d'un monastère dans la ville de Velikiy Novgorod (à 550 km au nord-ouest de Moscou), a fait savoir à RIA Novosti une source au sein du musée-réserve de la ville.

''La prison présente une fosse large de trois mètres sur trois, très profonde. Dans la prison datant du Moyen-âge, il y a deux bancs et les latrines'', a indiqué l'interlocuteur de l'agence.

A l'heure actuelle, l'étude de prison est en cours. A en croire les spécialistes, il s'agit d'une découverte sans précédent.

Les fouilles sur le territoire du monastère ont été entamées à la mi-mars.

Les recherches sont menées par des spécialistes de l'Institut archéologique de l'Académie des sciences de Russie (Moscou) qui s'apprête à étudier un territoire de près de 3.000 mètres carrés.

Pendant les fouilles sur le territoire du monastère, les archéologues ont découvert un grand nombre d'armes, des objets domestiques, des parures et d'anciennes pièces de monnaie russes, européennes, arabes, ainsi que les sceaux de plomb ayant servi à sceller les documents d'une grande importance.

Les fouilles dureront encore quelques mois.
http://fr.rian.ru/culture/20080701/112708962.html
mercredi 02 juillet 2008 à 10:41
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Les colons, ces scientifiques
http://www.cyberpresse.ca/article/20080630...1020/CPSCIENCES
Jean-François Cliche

Le Soleil

Québec

En plus d’être une entreprise de colonisation et de conquête, la Nouvelle-France fut également un projet scientifique. Par la bande, soit, mais un projet scientifique quand même. Et non le moindre.



«Le simple fait que Samuel de Champlain soit un cartographe, qu’il ait dressé des cartes de la Nouvelle-France, qu’il ait utilisé un astrolabe pour préciser des positions (… et) le fait que les Jésuites aient apporté avec eux des lunettes astronomiques, que La Galissonnière (commandant général de la colonie de 1747 à 1749, N.D.L.R.) ait demandé qu’on fasse des relevés météorologiques à peu près partout (…), ça montre quand même qu’il y avait une certaine préoccupation scientifique», illustre l’historien Jacques Lacoursière, lors d’un entretien téléphonique avec Le Soleil.

À leur arrivée en Amérique, les Européens ne connaissaient pratiquement rien du nouveau continent, de sa faune et de sa flore. Leur établissement s’accompagna donc nécessairement d’une immense entreprise de géographie, de botanique et de zoologie. Le premier colon à s’établir à Québec, Louis Hébert, était d’ailleurs apothicaire et a publié à Paris une Histoire naturelle des plantes canadiennes et d’autres qui n’ont pas encore été décrites. Quelques décennies après lui, le médecin de la colonie, Michel Sarrazin, répertorie environ 200 plantes du Nouveau Monde, en plus de disséquer de nombreux animaux — castor, rat musqué, carcajou, etc.

Mais si les naturalistes et les cartographes tenaient le haut du pavé, les sciences plus fondamentales se sont, elles aussi, frayé un chemin jusqu’ici. Dès la fondation du collège des Jésuites, en 1635, les mathématiques sont enseignées à Québec, nous dit l’astrophysicien Yvan Dutil, qui s’est intéressé à l’histoire de la physique dans la Belle Province. «Faire le calcul d’un point en navigation, ça passe par la trigonométrie. (…) Il y avait donc des motivations économiques», explique-t-il.

Le premier à avoir calculé la longitude de la capitale était d’ailleurs astronome et mathématicien. Envoyé en Nouvelle-France en tant qu’hydrographe, Jean Deshayes se servit pour ce faire d’une éclipse de Lune observable simultanément à Québec et à Paris, en 1685. Notons qu’il put compter sur l’aide, en France, de nul autre que Jean-Dominique Cassini, illustre astronome à qui l’on doit le premier estimé à peu près satisfaisant de la distance Terre-Soleil — et qui a donné son nom à la sonde Cassini-Huygens envoyée vers Saturne en 1997, mais ne nous éloignons pas trop…

Période charnière

Québec fut fondée dans une période charnière de l’histoire des sciences. Au cours de l’année 1609, le savant italien Galilée invente la lunette astronomique et l’astronome allemand Johannes Kepler publie un important ouvrage sur le mouvement des planètes, où il peaufine le modèle de Copernic qui plaçait le Soleil, et non la Terre, au centre de l’Univers. Cela contredisait cependant les enseignements de l’Église, qui força Galilée à répudier ses thè­ses, en 1633.

«Donc, pendant la première partie de son histoire, Québec est tiraillée entre les deux systèmes, celui de Copernic et Kepler, et celui, plus classique, où la Terre est le centre de l’Univers, dit M. Dutil. Au tout début, on est encore dans un monde de superstition (mais) à la fin du régime français, c’est rendu normal de mettre le Soleil au centre.»

«Il y avait une certaine ouverture (de l’Église de Nouvelle-France à l’égard des sciences), en autant que cela n’allait pas à l’encontre des dogmes qui étaient enseignés, ajoute pour sa part M. Lacoursière.

«Mais il restait quand même une certaine naïveté au début du XVIIe siècle. Champlain, par exemple, rapporte que (un capitaine de bateau) est allé dans la baie des Chaleurs et qu’il a vu un genre de monstre qui s’appelle Gougou et qui met des navires dans sa poche. Est-ce que Champlain était sérieux quand il écrivait ça, ou est-ce que c’était un restant du Moyen Âge? On ne le sait pas. Le texte ne permet pas de le déterminer.»
vendredi 04 juillet 2008 à 08:14
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La chute de Troie datée grâce à une éclipse solaire

Des événements astronomiques mentionnés dans l'"Odyssée", le célèbre poème épique attribué à Homère, seraient une éclipse solaire totale, selon des travaux publiés aux Etats-Unis. Cette découverte pourrait aider les historiens à dater la chute de Troie.

24/06/2008
SDA-ATS News Service

De telles éclipses, quand la Lune bloque brièvement et complètement la lumière du Soleil, sont rares. Si Homère a bien décrit un tel phénomène, les historiens pourraient potentiellement dater la chute de Troie qui se serait produite au moment des événements mentionnés dans l'"Illiade" et l'"Odyssée".

Les auteurs de cette étude pensent avoir découvert certaines indications célestes dans des passages de l'ouvrage de Homère qui, regroupées, pourraient donner un nouvel éclairage historique sur cette période, explique Marcelo Magnasco, un des co-auteurs de cette recherche.

Les chercheurs ont tenté de déterminer s'il y avait une date dans un créneau de cent ans englobant la date supposée de la chute de Troie qui pourrait correspondre exactement aux intervalles auxquels se sont produits les quatre événements astronomiques mentionnés dans l'"Odyssée". Il n'y en avait qu'une seule: le 16 avril 1178 avant notre ère.

"Si nous considérons comme exact l'événement de la tuerie des prétendants, le jour de l'éclipse, on pourrait alors déduire que tous les événements décrits dans l'Odyssée sont historiquement exacts", souligne Marcello Magnasco, tout en admettant que ces conclusion restent encore très hypothétiques.
http://www.lematin.ch/fr/depeches/monde/la...laire_63-183746


Ce message a été modifié par sandie72 - vendredi 04 juillet 2008 à 08:19.
samedi 05 juillet 2008 à 10:30
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ARCHEOLOGIE - ITALIE
L'état d'urgence pour sauver Pompéi de "l'incurie"

Vendredi 04 juillet 2008

AFP
Le gouvernement italien a décidé d'instaurer, un an durant, un état d'urgence afin de lever les fonds nécessaires à la sauvegarde du site archéologique de Pompéi, qui serait dans une "situation d'incurie et d'abandon" grave.
Pompéi, ensevelie sous les cendres par l'éruption du Vésuve le 24 août 79 après Jésus-Christ, a fait l'objet de fouilles systématiques depuis 1860 et constitue l'ensemble le mieux conservé d'une ville de l'époque romaine et de l'art et de la culture de l'époque.


"Pompéi est la clef de voûte de notre tourisme", a estimé vendredi dans le quotidien Correio della Sera, Claudio Velardi, responsable régional à la Culture et au Tourisme de la région de Naples où l'on a enregistré en juin une baisse de 20% du nombre des touristes attribuée essentiellement à la crise des ordures de Naples.


Le chef du gouvernement Silvio Berlusconi s'est donné vendredi jusqu'au 20 juillet pour faire disparaître définitivement les déchets qui s'accumulent régulièrement dans les rues de la capitale de la Campanie.


Ce message a été modifié par sandie72 - samedi 05 juillet 2008 à 10:31.

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