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samedi 15 décembre 2007 à 11:44
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Un vestige de la préhistoire basque, la grotte de Praileaitz, menacé par un plan de carrière
http://lejournal.euskalherria.com/idatzia/...4/art206198.php
·Le gouvernement basque est sommé de protéger le site de la grotte de Praileaitz, à Deba, haut lieu de l’archéologie

Le gouvernement basque est sommé de protéger le site de la grotte de Praileaitz, à Deba, haut lieu de l’archéologie mondiale depuis que l’on y a découvert des peintures rupestres qui pourraient remonter à 18 000 ans. Une découverte majeure qui est aujourd’hui en péril, selon la communauté scientifique.Car si un décret du gouvernement basque est aujourd’hui censé protéger le site archéologique, l’exploitation intense d’une carrière à quelques mètres des galeries fait craindre, à des chercheurs comme à des politiques et jusqu’aux parlementaires européens, que celles-ci ne disparaissent ou ne soient gravement endommagées.Souhaitant ménager la chèvre et le chou un patrimoine universel et un plan de carrière, le gouvernement basque devra aujourd’hui se prononcer en séance plénière sur la modification de ce décret de protection.Introduite par les socialistes basques, Ehak et Aralar dans le cadre d’une commission éducation et culture, cette proposition, soutenue par l’ensemble des partis à l’exception notable du Parti nationaliste basque majoritaire, vise à "modifier ou élargir le décret de protection du site archéologique" et surtout à "suspendre toute activité" dans la zone actuellement exploitée par la société anonyme Zeleta qui gère la carrière de Sasiola.

Le PNV face à tous

Face à tous les partis, y compris le PP, le PNV considère que le décret actuel est suffisamment "efficace" pour protéger la grotte et ses trésors du Pléistocène. Ce pourrait être un simple point d’achoppement politique, mais contre l’avis de la ministre de la culture du gouvernement basque, Miren Azkarate, c’est toute la communauté scientifique qui prend parti.Plus de 360 experts ont signé un manifeste pour la préservation du site de Praileaitz à l’initiative de deux éminents professeurs et chercheurs de l’Université du Pays Basque, Javier Fernandez Eraso et José Antonio Mujika Alustiza, tous deux spécialisés dans la préhistoire. Les signataires de ce manifeste, parmi lesquels figurent quelques-uns des plus grands spécialistes mondiaux de l’archéologie, du patrimoine ou de la préhistoire, estiment que "la conservation de ce site est nécessaire pour la compréhension de la préhistoire basque à la fin du Pléistocène supérieur" et que "le Gouvernement basque et la Députation de Gipuzkoa n’agissent pas en conséquence." Il faut dire que la grotte côtoie la carrière où l’on poursuit d’importants travaux d’extraction de pierre au moyen d’explosions, souvent d’une "très grande puissance".Le député vert allemand David Hammerstein expliquait même en juillet, au parlement européen, qu’avant que ne soit, il y a peu, rendue publique l’existence des peintures rupestres de la grotte de Praileaitz, ces explosions étaient parfois provoquées à 40 mètres seulement de la grotte.La faible distance qui sépare la zone d’exploitation et la grotte, tout comme les différents travaux de construction de pistes et d’abattage d’arbres qui ont lieu sur celle-ci, inquiètent les scientifiques sur "le risque d’être sérieusement endommagée ou même de disparaître".

Refus obstiné

Face à ce risque, et en attendant les conclusions de la commission éducation et culture du parlement basque qui visitait les lieux hier, les scientifiques ont du mal à comprendre le refus obstiné du Gouvernement basque à étendre les mesures de protection du site malgré les "extrêmes préoccupations" des spécialistes qui réclament le classement de la grotte de Praileaitz en Bien culturel qualifié et qu’elle soit désignée Monument, dans l’obligation de la conserver et de la protéger "réellement et efficacement".L’enjeu est tout de même de taille et si l’on évoque son intérêt pour l’humanité ou pour la compréhension de la préhistoire basque, la défense de l’activité de la carrière peut sembler dérisoire. Même le parti EA s’est déclaré pour l’arrêt de l’exploitation de la carrière en brandissant l’argument du principe de précaution. Le terme est lâché et ce débat localisé reproduit ici les grands schémas de l’intérêt général face à l’intérêt économique. Bien sûr, il ne s’agit pas ici de ratifier le protocole de Kyoto, mais le gouvernement basque devra aujourd’hui assurer l’assemblée plénière de garanties s’il persiste dans ce choix que les spécialistes trouvent hasardeux.

A Deba, dans la grotte de Praileaitz, on a déjà trouvé des foyers apparemment destinés à un usage rituel, des crayons d’ocre pour dessiner et surtout des colliers en pierre noire, finement décorés, une de ces pierres ayant une forme qui rappelle les Vénus classiques paléolithiques de l’Europe centrale. Selon les chercheurs, ces découvertes montrent que ce lieu était utilisé, il y a 15 500 ans, à des buts rituels par un personnage singulier, que chacun s’accorde pour l’heure à nommer "chaman". Des découvertes qui font du gisement de Praileaitz une référence de premier ordre au niveau européen, comme cela a été confirmé dans différents congrès internationaux, ou lors des visites réalisées par de nombreux chercheurs venus du monde entier.



Ce message a été modifié par sandie72 - samedi 15 décembre 2007 à 11:45.
samedi 15 décembre 2007 à 13:56
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Laniscat (Côtes-d'Armor) : découverte d'un trésor archéologique
C'est un véritable trésor qui a été découvert à Laniscat (Côtes-d'Armor). Des fouilles archéologiques menées sur l'un des tronçons de la route nationale 164, qui relie Montauban-de-Bretagne à Châteaulin, viennent de révéler la présence d'un trésor monétaire. Une quantité importante de pièces d'or datant de 2 000 avant Jésus-Christ a été découvert. Lundi, la préfecture des Côtes-d'Armor organise une conférence de presse pour évoquer "une découverte archéologique d'importance nationale."
ouest france
mardi 18 décembre 2007 à 11:36
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ARCHEOLOGIE: DECOUVERT UN NOUVEAU TRAIT DE ROUTE ROMAINE

(AOSTE), 17 DEC -

Un nouveau trait de la route romaine de liaison avec les Gaules, bien historique par excellence de la Commune de Donnas, a été en toute vraisemblance découvert au cours des activités de nettoyage de l¿ancien parcours en direction de Bard et se trouve maintenant à l¿étude des experts de la Surintendance aux Biens Culturels, qui le jugent en très bon état.
extraits

(ANSA).
mardi 18 décembre 2007 à 11:41
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Un village néolithique en Périgord

.
Pour la première fois, un village du IVe millénaire avant notre ère a été exhumé dans cette région de grottes paléolithiques.

Il est assez cocasse que Bergerac, dont le député maire, Daniel Guarrigue, avait fait diminuer de moitié les crédits de l’archéologie de sauvetage en 2003, un an à peine après la création de l’Institut national de recherches archéologiques préventives, se trouve être aujourd’hui le cadre d’une exceptionnelle découverte : un village entier de quinze à dix-huit maisons d’une période peu connue du néolithique dans cette région, entre 3500 et 3000 avant notre ère. Qui plus est, la municipalité a dû financer la fouille (200000 €), ayant vendu le terrain à une société qui exigeait la levée de l’hypothèque archéologique.

De magnifiques haches polies

Rien de spectaculaire dans la découverte de l’équipe dirigée par Pierrick Fouéré. Simplement, sur un hectare et demi, plus de 1500 trous de poteaux bien alignés, entre deux bras aujourd’hui comblés d’une petite rivière, le Caudeau. Mais ces trous dessinent avec une incroyable netteté des maisons, toutes bâties sur le même plan, un rectangle de 15 à 25 mètres de long en moyenne, sur 4 à 5 mètres de large, aux deux bouts terminés en abside, avec une rangée centrale de trous indiquant la présence d’un toit à deux pentes. «C’est la première découverte de ce type, dans le centre de la France, explique Pierrick Fouéré. Et on ne pouvait pas imaginer qu’une région aussi densément peuplée pendant les millénaires précédents ait été abandonnée au néolithique.»

La «révolution néolithique» arrive en France vers 5000 avant notre ère, c’est-à-dire 4500 ans après sa naissance dans le « croissant fertile » du Proche-Orient. Elle est caractérisée par la domestication des animaux, l’agriculture, la sédentarisation et l’apparition de la céramique. Le site de Bergerac témoigne de tout cela. Dans les maisons, dont les pignons arrondis sont inédits, mais aussi dans les bras comblés du Caudeau, on a retrouvé des meules à grain, des pointes de flèches miniatures au bout carré, tranchant comme un rasoir, des ossements de moutons, chèvres, bovidés, chevaux et chiens, des couteaux, des polissoirs en grès et surtout de magnifiques haches polies en silex roux du Bergeracois, qui était exporté dans toute l’Europe occidentale.

Quant à la céramique, elle est très ordinaire, ce qui confirme aussi la datation : au IV e millénaire, sous nos climats, il n’y a aucune recherche artistique dans la production. Même l’absence de nécropole est un marqueur de la période. «Ce que l’on faisait des morts au néolithique récent demeure une énigme», confie Pierrick Fouéré.

Anne-Marie Romero
17/12/2007

LE FIGARO CULTURE.
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mardi 18 décembre 2007 à 11:48
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ARCHEOLOGIE: DECOUVERT UN NOUVEAU TRAIT DE ROUTE ROMAINE
(ANSA) - DONNAS (AOSTE), 17 DEC - Un nouveau trait de la route romaine de liaison avec les Gaules, bien historique par excellence de la Commune de Donnas, a été en toute vraisemblance découvert au cours des activités de nettoyage de lancien parcours en direction de Bard et se trouve maintenant à létude des experts de la Surintendance aux Biens Culturels, qui le jugent en très bon état.

Le terroir de Donnas est à l'heure interessé par une oeuvre de requalification importante, pour un montant total prévu d'environ quatre millions d'euros. Le bourg ayant déjà été touché, il sont en marche les fouilles pour la construction d'un nouveau parking à l'entrée du pays, en mesure d'accueillir 70 voitures et 7 autobus. Un rond-point sera aussi réalisé près du parking, pour y faciliter la circulation véhiculaire. (ANSA).

http://www.regione.vda.it/notizieansa/details_i.asp?id=46472


Ce message a été modifié par sandie72 - mardi 18 décembre 2007 à 11:50.
mercredi 19 décembre 2007 à 11:45
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sandie72
samedi 15 décembre 2007 à 11:44
Laniscat (Côtes-d'Armor) : découverte d'un trésor archéologique
C'est un véritable trésor qui a été découvert à Laniscat (Côtes-d'Armor). Des fouilles archéologiques menées sur l'un des tronçons de la route nationale 164, qui relie Montauban-de-Bretagne à Châteaulin, viennent de révéler la présence d'un trésor monétaire. Une quantité importante de pièces d'or datant de 2 000 avant Jésus-Christ a été découvert. Lundi, la préfecture des Côtes-d'Armor organise une conférence de presse pour évoquer "une découverte archéologique d'importance nationale."
ouest france



Un "trésor" gaulois découvert dans le nord de la Bretagne



SAINT-BRIEUC (AFP) — Une équipe d'archéologues a mis au jour un "trésor" gaulois de 545 pièces de monnaie lors de fouilles d'une exploitation agricole de l'âge du Fer dans les Côtes d'Armor, une découverte qualifiée lundi d'"extraordinaire" par les chercheurs.
http://afp.google.com/article/ALeqM5iSzzgd...EgD3LXrd9JwLhjw
Le "trésor de Laniscat", commune du centre de la Bretagne, a été révélé lors d'un chantier de fouilles ouvert avant la mise à quatre voies d'une route nationale et mené par des chercheurs de l'Institut national de recherches archéologiques préventives (Inrap).

Les 545 pièces d'électrum (alliage d'or et d'argent) ont été déterrées par 20 à 25 cm de profondeur sur 200 m² sur le terrain de cette ferme habitée à partir du IIIe siècle avant Jésus Christ et jusqu'au premier siècle de notre ère.

"Ces statères ont été frappées par le pouvoir osisme, un peuple localisé à l'ouest de la Bretagne qui est apparu au IV ou IIIe siècle avant JC", a expliqué Yves Menez, de la direction scientifique et technique de l'Inrap, au cours d'une conférence de presse. "Le trésor a été enfoui peu ou prou au moment de la guerre des Gaules", durant les années 75-50 avant notre ère.

Ces monnaies sont le témoignage "d'une expression artistique assez débridée qui caractérise la fin de la période gauloise", a précisé Yves Menez, en montrant un cavalier portant lance et bouclier, ou une tête humaine face à un sanglier.

"La découverte de 545 monnaies est exceptionnelle par le nombre, mais aussi parce qu'elle a été faite dans son contexte, et qu'elle jette un jour nouveau sur la connaissance de la Bretagne de la fin de l'âge de Fer", s'est félicité Stéphane Deschamps, du service régional de l'archéologie.

Ce trésor, qui représentait une fortune considérable pour l'époque, permet ainsi de "reconsidérer le rôle et l'importance" des Osismes, un peuple gaulois du groupe des Celtes, présents dans une zone couvrant le département du Finistère et l'ouest des Côtes d'Armor.

La découverte de pièces de monnaie en or en milieu rural de cette époque est rare parce qu'elles "n'étaient pas utilisées au quotidien mais servaient à la thésaurisation ou pour des transactions majeures", selon M. Menez.

De plus, comme les habitats étaient construits en bois et en terre, il n'en reste, plus de 2.000 ans après, que des trous de fondations, des talus et des fossés. Pour les archéologues, l'exploitation agricole de Laniscat pourrait avoir abrité un manoir ou faire partie des dépendances d'une habitation plus importante, comme en témoigne les nombreux greniers à grains découverts.

"Cette découverte remet en perspective le statut des simples fermes gauloises, avec la mise au jour d'un habitat aristocratique", souligne Michel Ballieux, de l'Inrap.

Une fois nettoyées et étudiées, les pièces seront évaluées par des numismates et présentées au public.


*oko je n avais pas vu hier que tu avais deja poste l article sur la route romaine mrgreen.gif *


Ce message a été modifié par sandie72 - mercredi 19 décembre 2007 à 11:47.
jeudi 20 décembre 2007 à 10:52
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A nouveau un article sur le tresor breton qui fait tant parler de lui!
Par Toutatis, quelle cagnotte !

Archéologie. Découverte du plus gros trésor monétaire gaulois connu, en Bretagne.
Sylvestre Huet



De drôles de secrets se cachent dans les talus gaulois. Un jour, il y a environ 2 000 ans, probablement peu avant ou lors de la conquête romaine, le possesseur d’un trésor, considérable pour l’époque, l’a enfoui dans le talus délimitant une grosse ferme, près de Laniscat (Côtes-d’Armor). Un village situé en plein centre de la Bretagne, à 70 km au sud de Saint-Brieuc. Aujourd’hui, c’est une terre agricole, traversée d’une grosse balafre : le chantier du passage à quatre voies de la RN 164. Lors des sondages précédant l’arrivée des bulldozers, une équipe de l’Inrap (Institut national d’archéologie préventive), dirigée par Eddie Roy, découvre quelques fondations, des trous de poteaux. Décision est prise de fouiller ce qui semble une ferme gauloise. Décapage, mise au jour des talus supportant une palissade d’enceinte de 7 500 m2, de structures d’habitat, de stockage de grains puis, «à notre grande surprise», explique Roy, ce trésor.

Mercenaires. Avec 545 pièces, c’est le plus important trésor monétaire gaulois jamais trouvé. «Une découverte exceptionnelle», avertit Yves Menez, archéologue, spécialiste de la Bretagne de l’âge du fer. De très belles pièces. Constituées d’un alliage où l’or domine l’argent et le cuivre, les 58 statères et 487 quarts de statère arborent de splendides figures. Têtes humaines, cordons perlés, chevaux, sanglier-enseignes militaires… un art spécifique, même s’il dérive des pièces macédoniennes avec lesquelles Philippe et Alexandre rémunéraient leurs mercenaires gaulois, intrépides et surtout armés «des meilleures épées et boucliers de l’époque grâce à l’expertise des forgerons gaulois dans l’usage du fer», assure Menez. Les numismates vont se jeter sur ce trésor. Les historiens aussi. Car il pose de singulières questions.

Son origine semble établie. Il a été frappé par la Cité des Osismes. Un peuple gaulois qui occupait alors l’actuel Finistère, l’ouest du Morbihan et des Côtes-d’Armor. Un peuple déjà mentionné par Pythéas, le navigateur marseillais, qui les contacta vers -300. Frappé entre -75 et -50. Par qui ? Probablement un grand aristocrate, pour le compte du «Sénat des Osismes», écrit César, dont l’organisation politique semble celle d’une aristocratie gérant collectivement son destin. Frappé pour quoi ?

Ce trésor «considérable», selon Menez, n’a rien d’une bourse pour faire ses achats, c’est un peu l’équivalent d’une énorme liasse de billets de 500 euros. D’ailleurs, sourit l’historien, les Osismes pratiquaient le troc: aucune des fouilles n’a révélé de menue monnaie avant la conquête romaine et leur monnaie n’a jamais été trouvée ailleurs que sur leur territoire. Au point que la répartition des monnaies osismes retrouvées dessine la carte de leur Cité. Le trésor de Laniscat tranche ainsi un débat de frontière avec le peuple voisin, les Venetes, montrant sans équivoque son appartenance aux Osismes.

A quoi servait donc ces pièces d’or sans usage commercial ? Surtout que même le commerce international, la vente de minéraux, l’étain notamment, avec Grecs et Romains, relevait du troc.

Vision complexe. «Ce genre de trésor ne devait être utilisé que lors de transactions majeures entre aristocrates», estime Yves Menez. Cette découverte, tant la ferme que le trésor, participe d’une vision plus complexe de la société gauloise pré-conquête, où une ferme, certes de très grande taille, peut devenir l’endroit où dissimuler un trésor. S’agissait-il alors de la dépendance agricole d’une sorte de manoir ?

Reste une inconnue qui risque de le rester : pourquoi ce trésor a t-il été dissimulé ? Et pourquoi n’a t-il pas été repris, alors que la ferme a continué son activité durant près de cent ans après l’enfouissement ?

Libération Culture : mercredi 19 décembre 2007


Ce message a été modifié par sandie72 - jeudi 20 décembre 2007 à 10:52.
jeudi 20 décembre 2007 à 11:24
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Archéologie : découverte de la plus vieille esplanade de Nam Giao

http://lecourrier.vnagency.com.vn/default....;REPLY_ID=49231


L'esplanade consacrée aux rites du Ciel de la province de Thanh Hoa (Nord), appelée Nam Giao Tây Dô, serait le site le plus ancien découvert jusqu'à présent, estiment des archéologues dans le rapport des résultats des fouilles du site.
Selon les récents résultats des fouilles rendus publics par l'Institut d'archéologie du Vietnam, l'esplanade de Nam Giao Tây Dô a été construite en 1402 par Hô Han Thuong de la dynastie des Hô. Ce site est situé dans le mont de Dôn Son, commune de Vinh Thành, district de Vinh Lôc.

Subissant les vicissitudes du temps et des intempéries au cours des 6 derniers siècles, ce site a été enseveli sous terre. Il a été découvert pour la première fois durant les années 1980, mais il a fallu attendre jusqu'en juin 2004 pour les premières fouilles. Les archéologues ont fait des découvertes importantes lors des 4 fouilles effectuées sur une superficie de 200 m² dans la citadelle des Hô. Les premières fouilles ont mis à jour une partie de l'esplanade, avec 3 niveaux de planchers, une route et 25 m de ceinture en pierre. Un puits appelé "puits du roi" a aussi été révélé, où se trouvaient des briques décorées d'images de dragon, de chrysanthèmes et des reliefs en terre cuite.

En juillet dernier, 5 fouilles se sont poursuivies sur une superficie de 2.000 m² autour du mont de Dôn Son. Elles ont révélé 4 niveaux de planchers, des fondations en pierre, routes et perrons.

Dans leur récent rapport sur les résultats des fouilles, les archéologues ont affirmé avoir découvert une partie du site de Nam Giao de la dynastie des Hô. Ils ont conclu par ailleurs que la partie révélée était l'épicentre de l'ensemble de l'esplanade de Nam Giao. Selon Tông Trung Tin, chef adjoint de l'Institut d'archéologie, il s'agit d'une esquisse de l'esplanade sans couverture, dotée de planchers, cours et murs. À son avis, ce serait la plus vieille esplanade de Nam Giao au Vietnam découverte à présent, qui reste encore par ailleurs dans un parfait état.

La découverte de l'esplanade Nam Giao Tây Dô pourrait aider les experts dans leurs études sur l'histoire de la citadelle des Hô en particulier et de cette époque-là en général. Il s'agit également d'éléments importants pour les études sur l'ancienne capitale de Thang Long, car de nombreux objets trouvés à l'esplanade Nam Giao seraient issus de Thang Long, selon des experts. Cela signifie en d'autres termes que les découvertes sur l'esplanade Nam Giao à Thanh Hoa contribuent donc à faire des recherches sur les relations entre les 2 anciennes capitales sur la période de la fin du 14e siècle au début du 15e siècle.

La cérémonie Nam Giao est un rite traditionnel organisé au solstice d'hiver et consacré au Ciel, qui se tenait à l'époque des dynasties monarchiques d'antan. Normalement, les rites sont présidés par le roi et se déroulent dans un lieu sacré et très proche de la capitale royale. Au Vietnam, l'esplanade Nam Giao a été introduite par la dynastie des Ly (du 11e au 13e siècle) et installée à Thang Long pour les cérémonies rituelles.

Duc Hiêu/CVN
(19/12/2007)


Ce message a été modifié par sandie72 - jeudi 20 décembre 2007 à 11:25.
vendredi 21 décembre 2007 à 11:11
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Des fresques de Pompéi exposées à Rome pour la première fois depuis des années
AP | 19.12.2007 | 20:25

Des scènes de la vie quotidienne et de mythes ainsi que d'autres décorations ensevelies il y a quelque 2.000 ans par l'éruption du mont Vésuve sont présentées au public pour la première depuis des années dans le cadre d'une exposition qui s'ouvre jeudi à Rome.

Plus de 100 oeuvres d'art qui ornaient des bâtiments privés et publics à Pompéi, Herculaneum et d'autres villes près de Naples ayant été détruites par l'éruption survenue en 79 avant J-C ont été réunies au Musée national romain. Nombre de ces pièces, qui étaient entreposées dans les réserves du Musée archéologique de Naples, n'ont pas été vues depuis des années.

Les fresques ont subi de longues restaurations pour raviver leurs couleurs et personnages, qui dans certains cas s'étaient presque totalement estompés, souligne Maria Luisa Nava, responsable du patrimoine archéologique à Naples.

L'éruption du Vésuve a fait des milliers de morts mais a préservé les localités ensevelies sous une couche de cendres volcaniques, offrant aux chercheurs des informations précieuses sur la vie quotidienne à cette époque.

Les premiers archéologues qui ont entrepris des fouilles à Pompéi au 18e siècle ont été frappés par la décoration des pièces des foyers romains les plus riches. La couleur rouge très prisée dans la peinture romaine de l'Antiquité était si éclatante dans les ruines de Pompéi que cette teinte particulière a été baptisée d'après le nom de la ville.

"Rouge Pompéi" est également le titre de l'exposition. "En dehors des témoignages sur la vie quotidienne, la peinture est l'un des sujets qui a rendu Pompéi célèbre", a souligné Stefano De Caro, directeur de l'archéologie au ministère italien de la Culture, lors d'une présentation de l'exposition mercredi.

Le roi Charles de Bourbon, qui a régné sur Naples au 18e siècle, a commencé à retirer les fresques des sites archéologiques pour les protéger des pillages. En plus de ces trésors, qui appartiennent aujourd'hui au musée de Naples, des découvertes plus récentes sont exposées à Rome, dont une pièce entière d'une maison de Pompéi décorée de motifs et de fresques, mise au jour en 2000 lors de la construction d'une route près du site.

L'exposition se tient jusqu'au 20 mars, le prix d'entrée étant fixé à 10 euros.

le Nouvel observateur
vendredi 21 décembre 2007 à 11:18
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Lucie Aubrac, un DVD pour l’histoire

Dans son DVD, Christian Salès réalise la dernière interview de la résistante...

Lire l'article : ICI
mardi 25 décembre 2007 à 08:02
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Dans le pays Zemmour : Découvertes archéologiques inédites

Youssef Bokbot*, directeur du programme de recherche intitulé « Néolithique et Protohistoire des plateaux de Zemmour » nous présente les résultats des fouilles archéologiques effectuées dans la grotte d’Ifri n’Amr dans la province de Khémisset.

DANS le cadre du programme de recherche intitulé : « Néolithique et Protohistoire des plateaux de Zemmour », développé par l’Institut National des Sciences de l’Archéologie et du Patrimoine, qui dépend du Ministère de la Culture, des fouilles archéologiques ont été effectuées dans la grotte d’Ifri n’Amr ou Moussa (Commune d’Aït Sibern, Oued Beht, Province de Khémisset), et ce du 16 octobre au 18 novembre 2007.

Cette campagne de 2007, fait suite aux premières fouilles d’Avril 2006, où l’équipe de chercheurs marocains avait fait des découvertes exceptionnelles, de structures d’habitat, de sépultures et de mobilier archéologique, appartenant tous à l’âge du cuivre et plus particulièrement à la civilisation campaniforme. A noter que cette civilisation très connue dans la péninsule ibérique, l’Europe occidentale et centrale, n’a atteint dans toute l’Afrique du Nord que le Maroc seulement.

Les travaux de fouilles d’octobre-novembre 2007, ont permis la découverte de squelettes humains, de faune sauvage et domestique, de céramique, d’industrie osseuse et d’objet métallique, datant du chalcolithique (3000-1800 avant J.C).

Lors de cette campagne 2007, la moisson anthropologique a été capitale. En effet, deux sépultures d’enfants en bas âge ont été mises au jour. Les jeunes individus étaient inhumés selon les rites préhistoriques de l’époque, couchés sur le dos en position fœtale. L’excellent état de conservation des ossements est de nature à nous procurer des données anthropologiques de première importance dans la connaissance de la population responsable de la civilisation campaniforme au Maroc.

La faune découverte dans la grotte, est riche et diversifiée, comprenant des mammifères sauvages, dont certains ont disparu récemment du Maghreb, tels que l’ours, la panthère, le kob, le Bubale et le Taurotragus oryx, ainsi que des espèces qui y vivent encore, tels que le sanglier, le porc-épic, la gazelle cuvier, l’hérisson, la tortue, les oiseaux rapaces, l’autruche, l’escargot et des invertébrés marins consommés en tant que complément culinaire. Les animaux domestiqués par l’Homme sont représentés dans la grotte par le chien et la chèvre.

La céramique, de type campaniforme (forme de cloche renversée), est loin d’imiter les styles internationaux venus de la péninsule ibérique. Les décors semblent témoigner d’une tradition locale, et s’apparentent à ceux de la grotte de Dar-es-Soltane, sur le littoral de Rabat. L’industrie osseuse est très abondante dans la grotte d’Ifri n’Amr ou Moussa. Elle est représentée majoritairement par des aiguilles à chas et des poinçons, qui ont servi à coudre les habits et à décorer la céramique.

La fouille a révélé des nodules de métal en cuivre rouge et en plomb, qui pourraient supposer la fonte du métal sur place.

Il est à noter que les vestiges que nous avons mis à jour dans la grotte d’Ifri n’Amr ou Moussa (Commune des Aït Sibern, Oued Beht) témoignent de l’essor de la civilisation campaniforme (5000-3500 avant le présent) dans cette partie des plateaux de Zemmour. A noter que cette civilisation de l’âge du cuivre s’est répandue dans toute l’Europe occidentale et une partie de l’Europe centrale. Le Maroc présente l’originalité d’être le seul pays d’Afrique à avoir été atteint par cette culture protohistorique. Ces dernières découvertes aux environs de Khémisset, vont sans aucun doute enrichir le débat au sein de la communauté scientifique internationale, concernant l’origine de cette civilisation et de son extension.

Ces résultats contribueront sans aucun doute, à une meilleure compréhension de la portée réelle des modifications des stratégies d’occupation et de gestion du territoire, liées à l’introduction de la métallurgie et à l’ouverture sur la méditerranée ainsi que sur l’Atlantique par des échanges commerciaux, à partir des civilisations de l’âge du cuivre jusqu’à la période phénicienne.

(*) Chef de Département de Préhistoire Institut National des Sciences de l’Archéologie et du Patrimoine et Président de l’Association Zemmour pour l’Archéologie.

http://www.lereporter.ma/article.php3?id_article=5383
mercredi 26 décembre 2007 à 10:26
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Versailles et son musée de l'histoire de France
LE MONDE | 24.12.07 | 18h25

La pose de la grille royale du château de Versailles s'achève, tandis qu'un espace provisoire pour l'accueil du public est en train d'être installé. Les travaux ne faiblissent pas dans l'ancienne résidence du Roi-Soleil.

Le président de l'Etablissement public de Versailles, Jean-Jacques Aillagon, a détaillé le 11 décembre le programme pluriannuel de rénovation du domaine dont il a la charge. Une opération lancée en 2003, et qui court jusqu'à 2017 (Le Monde du 27 juin).


Elle est séquencée en deux phases (2003-2009 et 2009-2017), dont le coût devrait tourner autour de 400 millions d'euros. L'Etat donne 24 millions d'euros par an pour cette entreprise de longue haleine. L'Etablissement public, dont le budget annuel (40 millions d'euros) est alimenté par ses ressources propres (4,7 millions de visiteurs en 2006 pour le château et les Trianons), contribue au reste. Les travaux sont également financés par des mécènes (Vinci pour la galerie des Glaces ou le groupe Monnoyeur pour la grille royale).

RESTAURER LES MONUMENTS

Pourquoi ce plan ambitieux et étalé sur une aussi longue durée ? Il s'agit de mettre la demeure de Louis XIV aux normes techniques actuelles (sécurité, incendie), de mieux accueillir le public (billetteries, restaurants, sanitaires), d'achever de restaurer les monuments (une tâche toujours recommencée) et notamment les vastes espaces libérés par le Parlement (12 000 m2 dans l'aile du Midi) et par l'armée (le Grand Commun). Jean-Jacques Aillagon entend aussi sortir de sa torpeur le très méconnu Musée de l'histoire de France installé dans les murs du château.

En 1833, le roi Louis-Philippe 1er voulut faire du château de Versailles un musée dédié "à toutes les gloires de la France". Une manière de sauver l'édifice quasiment abandonné depuis 1789 et de justifier la monarchie de Juillet, qui se voulait le trait d'union entre l'Ancien Régime, la Révolution et l'Empire.

Le "roi citoyen" sacrifia toute l'aile du Midi (plus de 10 000 m2) pour installer son immense galerie des Batailles. Il y logea également une quantité de portraits et une série de tableaux évoquant l'histoire des deux siècles précédents. Le Second Empire poursuivit cette oeuvre.

DAVID, GIRODET, DELACROIX

Cet ensemble, qui compte quelques chefs-d'oeuvre picturaux, de David à Girodet en passant par Delacroix, est à peine entrouvert à la visite. Jean-Jacques Aillagon aimerait faire connaître ce musée et surtout en faire un lieu vivant. "Il faut expliquer au public les intentions de Louis-Philippe, aujourd'hui incompréhensibles au commun des mortels, indique-t-il. Et redonner de l'actualité à ce projet qui s'arrête au début de la IIIe République. Pourquoi ne pas poursuivre la galerie des portraits des personnages officiels de l'Etat républicain en utilisant des photographies d'époque ?"

La photographie devrait d'ailleurs faire son apparition (de manière temporaire) dans la galerie des Batailles, qui exalte les épisodes militaires fondateurs de la nation française.

"Il s'agit, le temps d'une exposition, de mettre en regard les images prises par les grands photojournalistes qui ont couvert les récents conflits", note Jean-Jacques Aillagon. Bref, glisser au milieu des dorures et de la pompe versaillaise un peu de réalité : celle des horreurs de la guerre.
Emmanuel de Roux
jeudi 27 décembre 2007 à 11:23
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Dr. Youssef Bokbot : «Ces découvertes nous renseignent sur le Maroc d’il y a 5000 ans»

Dr. Youssef BokbotYoussef Bokbot, chef du département de préhistoire à l’Institut national des sciences de l’archéologie et du patrimoine (INSAP), revient sur les découvertes rchéologiques, les mois derniers, dans la grotte d’Ifri n’Amr ou Moussa (Khémisset).


ALM- Vous avez dernièrement annoncé avoir fait des découvertes archéologiques omportantes. De quoi s’agit-il exactement?
Dr. Youssef Bokbot : Ces programmes ont la particularité d’être exclusivement marocains. Jamais des fouilles archéologiques ne l’ont été jusqu’alors. Depuis 2004, il a été décidé avec le ministère de la Culture d’entamer un programme marocain avec les communes locales, dont celle de Aït Siberne à Oued Beht dans la province de Khémisset, en contribution avec le conseil de Rabat-Zemmour. Le potentiel humain marocain (chercheurs et scientifiques) n’a rien à envier à celui des Européens.
Nous disposons des moyens logistiques nécessaires pour mener à bien ces opérations de fouilles après lesquelles s’engage le traitement des découvertes. Nous avons accès au laboratoire de la gendarmerie royale (Larates) pour la datation au carbone 14. Toutefois, il reste à financer d’autres analyses (organique, chimique et physique) qui sont, dans la majorité des cas, disponibles dans les laboratoires européens.

Quel est l’intérêt des fouilles effectuées dans la grotte d’Ifri n’Amr ou Moussa à Oued Beht ?
En deux années de recherche dans cette grotte, nous avons fait des découvertes incomparables et fructueuses aussi bien en qualité qu’en quantité. Les fouilles dans cette grotte à elle seule sont capables de nous renseigner sur une période obscure de l’histoire du Maroc, le chalcolithique ( Chalco qui veut dire en latin cuivre, et lithe, pierre). Cette période datant de 3000-1800 avant J.C qui est appelée communément, «âge de cuivre» est représentée au Maroc par les vestiges de la civilisation nommée «companiforme».
Avant ces fouilles, nous avions l’habitude de trouver des éléments épars de cette civilisation. Et là, dans cette grotte, nous avons la panoplie complète de ce qu’un archéologue peut espérer : de nombreux éléments de la vie quotidienne et plusieurs sépultures en bon état de conservation. Il y a des objets et des outils en cuivre, en os et aussi des parures façonnées en ivoire d’une qualité artistique sans pareille, dignes des plus grands musées du monde. Toutes ces découvertes nous ramènent aux grandes interrogations de la communauté scientifique internationale sur cette civilisation.

Comment évaluez-vous l’intéret scientifique de ces découvertes?
La plupart des scientifiques considéraient que les traces de la civilisation companiforme existantes au Maroc étaient importées de la péninsule ibérique suite à des invasions de ce peuple. Après des analyses génétiques des sépultures que nous avons découvert et leur comparaison avec les populations locales et ibériques, nous pourrons réfuter ces hypothèses. Les objets trouvés, en particulier la céramique, distinguent les formes d’une civilisation marocaine de celles de la péninsule ibérique. D’ailleurs, dans ce sens, il a été découvert dans la péninsule ibérique assez d’objets façonnés en ivoire et en œuf d’autruche en provenance d’Afrique du nord. Nous pourrions donc croire à des échanges commerciaux entre deux civilisations companiformes distinctes.

http://www.aujourdhui.ma/culture-details58832.html
vendredi 28 décembre 2007 à 11:32
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Vrais et faux mystères à Glozel
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-...1-993611,0.html
LE MONDE | 26.12.07 | 16h59
Le docteur Antonin Morlet sur "le Champ des morts", lieu des fouilles archéologiques de Glozel, vers 1927. | KEYSTONE-FRANCE Le docteur Antonin Morlet sur "le Champ des morts", lieu des fouilles archéologiques de Glozel, vers 1927.

KEYSTONE-FRANCE


G lozel est un endroit minuscule. Quatre ou cinq maisons posées sur un coteau de la montagne bourbonnaise, en surplomb d'un âpre paysage de forêts et de champs escarpés. Pour les trouver, il faut suivre un étroit sentier qui quitte discrètement la départementale 995, entre Arronnes et Le Cheval-Rigond. Deux cents mètres plus loin, la petite piste s'arrête dans le lieu-dit.


Impossible, pourtant, de se perdre en chemin. Glozel est fléché à 20 km à la ronde, dès la sortie des faubourgs de Vichy (Allier). Car il y a, dans le petit hameau, un musée. Un musée dont les quelque 3 000 pièces font couler des tombereaux d'encre depuis près d'un siècle : il est au coeur d'une controverse portant sur le lieu et la date de l'invention de l'écriture. Rien de moins.

Pour les "glozéliens", archéologues amateurs pour la plupart, qui demandent la réouverture des fouilles, les pièces trouvées lors de recherches effectuées au début du XXe siècle laissent supposer que les populations locales utilisaient déjà un alphabet il y a plus de 10 000 ans. Pour les scientifiques académiques, "antiglozéliens", il s'agit simplement d'une habile contrefaçon. "Une civilisation européenne du paléolithique aurait inventé l'écriture bien avant les peuples du Proche-Orient !", ironise Jean-Paul Demoule, président de l'Institut national de recherches archéologiques préventives (Inrap).

Qu'y a-t-il à Glozel ? Des pointes de flèches, des aiguilles taillées dans l'os. Des galets gravés figurant des rennes - disparus de ces latitudes voilà plus de 10 000 ans - et agrémentés de signes mystérieux. Des têtes de haches. Des "urnes à visage" aux formes saisissantes, des idoles phalliques ou bisexuées façonnées dans la glaise. Et, surtout, des tablettes d'argile frappées d'un alphabet inconnu.

L'histoire commence le 1er mars 1924. Emile Fradin, un jeune agriculteur de 17 ans, aide son grand-père au labour. L'une des vaches de l'attelage s'enfonce dans une fosse empierrée, de forme ovale. Des objets pointent à travers la terre. Bien vite, un personnage manifeste un vif intérêt pour le site : Antonin Morlet, médecin à Vichy, archéologue à ses heures. C'est lui qui, dès 1925, prend en charge les fouilles dans ce qui est désormais appelé "le Champ des morts" - car on y retrouve, aussi, des ossements humains. Les excavations durent jusqu'au milieu des années 1930 et exhument l'essentiel du matériel aujourd'hui exposé.

L'"affaire Glozel" est née. Dès 1927, un colloque international conclut à une supercherie. Mais, très vite, de part et d'autre, les injures se mêlent aux arguments scientifiques. Des centaines d'articles de presse sont publiés. Les tribunaux s'en mêlent. Emile Fradin, "inventeur" du site et propriétaire du Champ des morts, est soupçonné de contrefaçon. La Société préhistorique française (SPF) porte plainte. Une perquisition est menée à Glozel en 1928 pour trouver un atelier de faussaire. En vain. Et le paysan du Bourbonnais gagne tous ses procès. Bien vite, pourtant, la majorité du monde académique rejoint le camp des "antiglozéliens". Et la guerre vient provisoirement éteindre la polémique.

"Le retour'' de Glozel date du début des années 1980, quand des personnalités de la nouvelle droite'' interpellent Jack Lang, alors ministre de la culture, sur le thème : Il y a quelque chose à Glozel que l'on nous cache''", raconte Vincent Charpentier, archéologue et producteur à France Culture. Les motivations de cette droite extrême et décomplexée ? Pour M. Charpentier, "il s'agit de rendre'' à l'Europe la paternité d'une invention qui ne peut être le fait des peuples du Proche-Orient : l'écriture".

Dès l'origine, cette question taraude les esprits. Quelques mois après le début des fouilles du "Champ des morts", Emile Espérandieu (1857-1939), de l'Académie des inscriptions et belles-lettres, écrivait ainsi au docteur Morlet : "Quant à l'écriture, (...) est-il vraiment obligatoire qu'elle soit d'origine phénicienne ? Pourquoi ne pas admettre que des hommes assez développés intellectuellement, assez artistes pour tracer les gravures magdaléniennes et glozéliennes aient pu (en) avoir l'idée ?"

Dans les années 1970, une nouvelle technique de datation - la thermoluminescence, qui permet de dater la cuisson des céramiques - doit trancher, enfin, la controverse. "Le carbone 14 ne date que le matériau mais pas son éventuelle mise en forme, explique M. Demoule. Les objets ont ainsi pu être fabriqués à partir d'ossements effectivement retrouvés sur des sites préhistoriques." Précision d'importance. Car le carbone 14 attribue à certaines pièces du site l'âge canonique de 17 000 ans. "Mais, en 1973, les premières datations à la thermoluminescence, lorsque cette technique était encore balbutiante, donnaient des dates entre 300 avant J.-C. et l'an 700 de notre ère, poursuit Jean-Paul Demoule. La seconde série, dix ans plus tard, indique cette fois entre le XIIe siècle et nos jours." Selon ces datations, certaines tablettes "alphabétiformes" ont été confectionnées au XXe siècle.

Pour les défenseurs de Glozel, les mesures n'auraient pas tenu compte de la "pollution" des pièces depuis leur exhumation ou encore de la radioactivité naturelle du sol. Il n'empêche. Plus personne, aujourd'hui, ne défend la théorie d'une écriture apparue voilà 10 000 ans en Europe, inventée par une civilisation de chasseurs. "Nous n'avons pas de dates à vendre''", dit ainsi Joseph Grivel, enseignant et membre de l'Association du Musée de Glozel. Mais, selon lui, la réalité du site, des fouilles et des découvertes "ne fait aucun doute".

Aucun doute ? En 1983, le ministère de la culture commet des scientifiques de renom pour trancher. Entre autres, Jean Guilaine (Collège de France), Jean-Paul Demoule (université Paris-I-Sorbonne), Jean-Pierre Daugas (conservateur régional de l'archéologie de Rhônes-Alpes) se penchent sur l'énigme, alors vieille de soixante ans. Le rapport complet de cette expertise ne sera jamais publié.

samedi 29 décembre 2007 à 10:38
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Sous les pieds des Valaisans, un trésor condamné





VALAIS. Les fouilles archéologiques d'urgence sur les terrains des promotions immobilières sont souvent interrompues. Faute d'argent.




L'attention portée aux vestiges archéologiques en Valais est inversement proportionnelle à la flambée des constructions immobilières. C'est ce que regrettent les membres de l'Association valaisanne d'archéologie (AVA), qui ont vécu une année 2007 des plus mouvementées. Pétition, interpellation au parlement et autres amendements: devant le manque de moyens alloués aux fouilles et à la recherche, ils ont multiplié les appels à l'aide.

«Partout où l'on creuse, on trouve...»

Alors que les promotions immobilières se succèdent à un rythme effréné dans les «zones archéologiques», les chances de découvrir des vestiges d'importance majeure dans la plaine du Rhône croissent à la même cadence. «A Sion, partout où l'on creuse, on trouve quelque chose», résume simplement Claire Epiney, membre de l'AVA et par ailleurs collaboratrice du bureau d'investigations archéologiques ARIA. Or, les fouilles archéologiques en terres valaisannes doivent être menées dans la précipitation et très superficiellement, faute de moyens.

Vestiges du néolithique sous les pelles mécaniques

Exemple: sur un récent chantier, au Ritz, dans le quartier nord de la ville de Sion, des fouilles ont permis de mettre au jour une habitation incendiée du néolithique, de loin la plus belle et la plus complète jamais découverte en Valais. Mais le temps et les moyens à disposition ont permis d'inspecter à peine un quart du secteur. «S'il y avait d'autres habitations du néolithique à proximité, et c'est fort probable, elles sont parties dans les godets des pelles mécaniques», déplore François Mariéthoz, secrétaire de l'AVA, qui essaie de plaider sa cause par l'humour: «On a, comme qui dirait, juste de quoi sauver les meubles.»

Le parlement a refusé 600000 francs

Récemment, le parlement a refusé un crédit supplémentaire de 600000 francs, destiné aux fouilles d'urgence, précisément, pour lesquelles le financement fait défaut depuis des années de manière récurrente. Si la députée suppléante Virginie Crettenand, coauteur de l'amendement en question, a bien fait du lobbysme dans les couloirs du Grand Conseil et manqué de peu son geste d'assistance (63 non contre 55 oui), elle partage la frustration des archéologues: «Je crois que les parlementaires, comme la population, n'ont pas complètement pris conscience de la richesse archéologique que recèle notre canton. C'est un atout culturel, économique et touristique incontestable.» Le conseiller d'Etat Jean-Jacques Rey-Bellet avait lui-même plaidé d'une voix vive devant le Grand Conseil pour obtenir cette précieuse manne supplémentaire. Lui qui, au printemps déjà, s'était retrouvé contraint de demander une rallonge au parlement pour mener à terme les fouilles d'urgence.

D'un point de vue législatif, les préoccupations de l'AVA s'inscrivent dans le contexte d'une «Convention européenne pour la protection du patrimoine archéologique», également ratifiée par la Suisse. Et, en Valais, certains comprennent mal que l'on ne mette pas plus d'ardeur à faire respecter la loi sur la protection de la nature, du paysage et des sites. «Entre la position légale et la réalité du terrain, il y a un gouffre», constatent, amers, Claire Epiney et François Mariéthoz, qui déplorent davantage encore le manque de moyens disponibles pour la recherche et les publications, complément indispensable au travail d'investigation à proprement parler. «Une fouille dont on n'étudie pas de plus près les découvertes n'est pas vraiment profitable d'un point de vue scientifique.»

Et les deux chercheurs de s'interroger sur leur sort: «Notre travail de terrain a-t-il encore du sens dans ces conditions? Ce que les gens ne réalisent pas, c'est que, sous leur maison ou dans la friche industrielle d'à côté, il y a peut-être des vestiges d'une immense valeur. Chaque année, il y a des milliers de mètres carrés de vestiges qui disparaissent. Il y a urgence.»

Le Musée d'archéologie va disparaître

Si l'archéologie valaisanne se sent particulièrement dévalorisée, c'est également qu'elle a l'angoisse de son avenir. Celui-ci passe par la mise en valeur des collections archéologiques qui paraît, elle aussi, compromise. Dans le cadre de la restructuration des Musées cantonaux, le Musée d'archéologie (la Grange à l'Evêque à Sion, ndlr) est en effet appelé à disparaître et deviendra un département du futur Musée d'histoire du Valais. Accordera-t-on à l'archéologie la place qu'elle mérite? Rien n'est moins sûr, estiment les membres de l'AVA, qui ont remis une pétition au conseiller d'Etat Claude Roch en fin d'année, munie de 7000 signatures et intitulée «Pour une présentation des collections archéologiques valaisannes en accord avec leur valeur patrimoniale».

Parmi ces vestiges d'importance, on cite souvent les fameuses stèles gravées du Petit-Chasseur, datant du néolithique. Il y a plus de 4000 ans, ces stèles se dressaient devant les tombes collectives d'une grande nécropole. Elles témoignent d'un art et d'un rituel funéraire exceptionnels qu'un travail de recherche intensif, sous la conduite du Professeur Alain Gallay, de l'Université de Genève, avait permis d'interpréter. Ces stèles sont aujourd'hui une des plus grandes fiertés patrimoniales du canton.

«Meilleure visibilité des collections»

En réponse au flou qui règne autour de la restructuration des musées, et de la stratégie muséographique prévue pour les collections archéologiques, la directrice des Musées cantonaux, Marie-Claude Morand, répond aujourd'hui par une lettre ouverte aux visiteurs de l'actuel Musée d'archéologie. On y apprend que «la salle des stèles restera ouverte aux visiteurs tant qu'une meilleure exposition publique de cet ensemble mondialement connu n'aura pas été achevée». Pour la directrice, l'intégration du Musée d'archéologie au nouveau Musée d'histoire du Valais «permettra une meilleure visibilité des collections, une meilleure présentation didactique, et un meilleur encadrement scientifique et technique». Alors que le budget de la culture a quadruplé en vingt ans, les crédits alloués aux fouilles archéologiques, eux, continuent de fondre.





© Le Temps, 2007
samedi 05 janvier 2008 à 00:40
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Archéologie


En Iran, un autre berceau de la civilisation

Le Monde - Paris,France


Pour tout ce qui touche au patrimoine et à l'archéologie, Jiroft est devenu la priorité des priorités. Et malgré la crise diplomatique aiguë entre ..

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mardi 08 janvier 2008 à 11:38
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Une nouvelle découverte va prolonger les fouilles à Vandoeuvres

ARCHÉOLOGIE | 00h00 Un bassin monumental du IIe siècle a été mis à jour.


DOMINIQUE VON BURG | 07 Janvier 2008 | 00h00

Les fouilles autour de la villa romaine, sur la place de -Vandoeuvres, devaient prendre fin en 2007. Mais c'était sans compter sur une nouvelle découverte sur ce lieu qui est en train de devenir le deuxième en importance du canton pour l'antiquité tardive, après les sous bassements de la cathédrale Saint-Pierre.

Les fouilles autour de la villa romaine, sur la place de -Vandoeuvres, devaient prendre fin en 2007. Mais c'était sans compter sur une nouvelle découverte sur ce lieu qui est en train de devenir le deuxième en importance du canton pour l'antiquité tardive, après les sous bassements de la cathédrale Saint-Pierre.

Une nouvelle fouille est en procédure d'autorisation. Dès février, l'équipe de Denis Genequand abattra un nouveau mur pour mettre à jour complètement le bassin monumental découvert l'automne dernier. Les travaux, pensent Genequand, devraient durer jusqu'à l'été.
De l'église à la villa

Tout avait commencé de 1988 à 1992, quand on s'était mis à creuser sous le temple de Vandoeuvres pour installer un chauffage. Apparaissaient alors les fondements d'une première église datant de la première moitié du Ve siècle de l'ère chrétienne. Puis les vestiges d'une villa romaine du Ier siècle, agrandie au deuxième. En fait, l'église du Ve devait se trouver dans l'enceinte de la villa.

Après un incendie intervenu au IIIe siècle suivront de nouvelles constructions, de structures plus légères. Elles attestent que la place de Vandoeuvres a été habitée de manière ininterrompue depuis le Ier siècle après Jésus-Christ.

«L'époque du bas empire, explique Denis Genequand, est moins bien documentée que les précédentes parce que les constructions sont devenues moins monumentales. Cela correspond aussi à un changement urbanistique, puisqu'on va passer des maisons de maître à des villages. Ce passage est une des découvertes de l'archéologie moderne.»

Le fameux bassin découvert récemment a été implanté au IIe siècle, lors de l'agrandissement de la villa. Ce bassin, purement ornemental, était situé en plein centre de la façade de la villa, ce qui témoigne de l'importance de la demeure. A Pully, dans le canton de Vaud, un bassin similaire de 7 mètres sur 35 de long a été mis à jour. Celui de Vandoeuvres devrait être moins monumental, étant donné la pente descendante du terrain. Denis Genequand parie sur un bassin carré de 7 mètres de côté.
La commune est ravie

Les autorités communales voient ces fouilles d'un très bon oeil, même si elles vont se prolonger: «C'est un site important, s'enthousiasme le maire, Catherine Kuffer. Il s'agit de notre patrimoine historique.»

Déjà, une salle du Musée d'art et d'histoire sera consacrée aux mosaïques de Vandoeuvres et de la villa La Grange. Sur la place du village même, Madame le Maire espère que ces vestiges resteront visibles. Pour l'archéologue Denis Genequand, la future mise en valeur doit encore être discutée. «Pour le moment. précise-t-il, on documente.»

De son côté, le gérant de l'Auberge communale de Vandoeuvres, Didier Jaquet, prend son mal en patience: «Au moins, les travaux sur la route qui conduit à la place sont pratiquement terminés. L'année dernière, c'était la totale.»

D'ailleurs, on n'a pas fini de creuser sur la place du village, que la commune veut complètement réaménager. «Nous devrions suivre une fois les fouilles terminées, espère Madame le Maire. Mais il n'est pas certain que nous serons prêts.»

http://www.tdg.ch/pages/home/tribune_de_ge...contenu)/178108


Ce message a été modifié par sandie72 - mardi 08 janvier 2008 à 11:39.
jeudi 10 janvier 2008 à 10:47
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Le tombeau antique de Hàng Gon, situé dans la commune du même nom, district de Dông Nai (Sud) a été révélé en 1927. Quatre-vingt ans après, des archéologues vietnamiens et étrangers cherchent encore à percer le secret vieux d'un millier d'années de ce vestige exceptionnel.

En 1927, lors d'une expertise géologique pour la construction d'une nouvelle voie entre Long Thành (Dông Nai) et Bà Ria (Vung Tàu), J.Bouchot, un ingénieur d'origine française, a découvert un grand bloc de pierre à côté d'un arbre séculaire. Fasciné par ce bloc, il a fouillé le site et découvert un tombeau composé de 6 gigantesques blocs de pierre carrés parfaitement joints entourés de piliers en pierre.

Selon les archéologues, le tombeau de Hàng Gon est un dolmen asiatique (de l'âge du bronze). Son originalité consiste dans les piliers faits de blocs gigantesques de pierre et de grès taillés autour du tombeau. Ces 2 types de pierre ne se trouvent qu'à Phan Thiêt (Binh Thuân) et à Dinh Quan (Dông Nai), à une distance assez longue du site. En outre, le poids de chaque pilier s'élève à 20-30 tonnes. Comment les artisans ont-ils pu transporter et tailler de tels blocs ? Il est important à noter que même le complexe architectural d'Angkor (Cambodge) ne présente pas des blocs de pierre de cette taille.

Après la découverte du tombeau, un temple y a été construit. Les habitants locaux ont fait du 13 juillet la fête religieuse annuelle de ce vestige.

Autres découvertes
Comme bien d'autres scientifiques, Pham Quang Son, professeur d'archéologie à l’antenne du Sud de l'Académie des sciences sociales, partage l'idée que "ce tombeau serait celui d'un chef d'une grande tribu, puissante tant sur le plan militaire que financier. C'est pourquoi, on peut penser que cette construction avait mobilisé une force humaine et matérielle extraordinaire".

En 1986, dans la commune de Nghia Giao, Long Thành, à une distance de 4 km du tombeau, des armes en cuivre ont été découvertes et permettent d'entretenir l'hypothèse précitée. Selon les archéologues, ces armes présentent des similitudes avec 2 cors en cuivre trouvés à côté du tombeau de Hàng Gon. Il est à noter que les cors étaient des attributs propres au chef de tribu. Par conséquent, il est probable qu'auparavant, la commune de Nghia Giao fût de chantier de fabrication des armes à cette tribu.

Lors d'une expertise des archéologues de l’antenne du Sud de l'Académie des sciences sociales, en octobre 2007, pour préparer la restauration de ce vestige, les scientifiques ont creusé 24 fossés autour du tombeau et découvert plusieurs traces archéologiques. En premier lieu, une large cour servant à la taille des blocs de pierre. En creusant les fossés, un nombre important d'objets en céramique ont été trouvés. Ces objets ont été fabriqués de façon méticuleuse.

Pour le moment, le tombeau de Hàng Gon est considéré comme la structure architecturale la plus belle du monde. On l'admire d'autant que ses mystères restent entiers comme les pyramides égyptiennes.

Kim Chi/CVN
(09/01/2008)
http://lecourrier.vnagency.com.vn/default....mp;newsid=38533
vendredi 11 janvier 2008 à 00:24
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INCAS

Découverte du berceau mythique de la civilisation à Huanacaure…la légende des frères Ayar


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samedi 12 janvier 2008 à 11:39
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Un trésor sorti de terre par des détecteurs de métaux
[11-01-2008] Par Vaclav Richter
http://www.radio.cz/fr/edition/99521
Quelque 3 300 objets d’une grande valeur historique ont été trouvés, en 2006, dans un appartement incendié à Prague. Cette collection unique dont une partie vient d’être présentée à la presse par l’Institut d’Archéologie de l’Académie des Sciences, est très probablement le fruit de la recherche illégale d’objets archéologiques à l’aide de détecteurs.
Ustensiles préhistoriques, bijoux de cuivre et de bronze, bols rituels, éperons médiévaux - c’est un véritable trésor qu’a été trouvé dans un appartement pragois. L’homme qui a réuni ces objets précieux ne révélera pas l’origine de sa collection, car il est mort lors de l’incendie de son appartement. Jana Marikova-Kubkova de l’Institut d’Archéologie présente ces objets qui pourraient être la fierté de grands musées :
« C’est une collection immense. Les objets sont dans leur grande majorité en cuivre, en bronze et en fer. Ils ont été créés au cours d’une longue période entre le Néolithique et le Moyen-âge. Tous ces objets sont plus ou moins décrits dans la littérature archéologique et ne sont donc pas inconnus pour les archéologues. Nous pouvons déduire qu’ils proviennent de l’ensemble de la région d’Europe centrale. Ce n’est donc pas uniquement le problème de la République tchèque mais aussi celui des pays voisins. Voilà ce que nous savons. »
Selon Miroslav Dobes de l’Institut d’Archéologie, parmi les objets de grande valeur il y a par exemple un pendentif en cuivre en forme de lunettes, fabriqué il y a 5 000 ans, qui constitue un témoignage précieux sur les débuts de la métallurgie en Europe centrale. Miroslav Dobes regrette cependant que cet ensemble unique n’ait été réuni par des archéologues professionnels :
Miroslav Dobes Miroslav Dobes
« J’aimerais souligner que nous ne connaissons pas les circonstances dans lesquelles ces objets ont été trouvés. Bien que leur valeur matérielle soit inestimable, leur valeur informationnelle est pratiquement négligeable parce que l’homme qui les possédait ne les enregistrait pas et n’assurait aucune documentation, même rudimentaire. De ce point de vue donc, cette découverte ne revêt pas, pour nous, une grande importance. »
Comment pouvons-nous caractériser donc les personnes qui se prêtent à ce genre de recherche ? Miroslav Dobes relègue leurs activités dans le domaine illégal :
« Je ne dirais pas qu’il s’agissait des archéologues amateurs mais de chercheurs illégaux d’objets métalliques à l’aide de détecteurs. Puisque nous ne disposons pas d’une documentation sur cette collection, nous ne pouvons que spéculer sur la façon dont le collectionneur acquérait ces objets. Nous pensons qu’une partie de ces objets a été acquise par échange et que leur possesseur était très bien établi dans le milieu des chercheurs illégaux. »
D’après l’archéologue Martin Kuna cette collection illégale est un exemple de l’ampleur des dégâts commis par les chercheurs d’objets métalliques dont le nombre en République tchèque atteint, selon les estimations, jusqu’à 20 000.


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