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Etes-vous pour ou contre l'abolition de la corrida ?
Etes-vous pour ou contre l'abolition de la corrida ?
Pour [ 97 ] ** [61.39%]
Contre [ 45 ] ** [28.48%]
Ne se prononce pas [ 16 ] ** [10.13%]
Total des votes: 168
  
Monday 02 August 2004 à 23:08
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QUOTE (Matteo63 @ 02 Aug 2004 à 21:42)
La corrida est un art et meme c'est du grand art. Quand tu vas voir ça en vrai dans les arenes c'est vraiment magnifique ; il y a une ambiance très prenante.

L'art de détruire? L'art de satisfaire les pulsions sadiques des Hommes?
Monday 02 August 2004 à 23:28
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On va adopter un principe simple. Dans les écoles, la magnifique dissection des grenouilles qui a animé nos belles années de collèges, est maintenant interdite. Il existe un film qui montre exactement la même chose et au moins il n'y a plus besoin de massacrer des milliers de grenouilles chaque année.

Ca serait plus simple de filmer une cinquantaine de corridas, où certains seraient contents de voir un taureau se faire assassiner, avec le sang, les cris de la foule, la "fête" (je vois plutôt la mort.)
Et après, quand l'envie d'une bonne boucherie revient, on se rediffuse la cassette.

La grenouille est sauvé, le taureau ne l'est pas encore. Je crois que plus jamais elle n'essaiera de se faire aussi grosse que lui.
Monday 02 August 2004 à 23:29
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A part le délicieux spectacle qu'offrent les matadors dans leur tenue de lumière à poutre apparente, une corrida reste néanmoins une "tradition" voyeuriste, cruelle et bouchère.

Sous le prétexte d'un spectacle 'festif", elle n'est qu'une mise en scène de sa propre mort dans la projection de fantasmes dominateurs et morbides de l'homme sur un animal...

Saluons le courage de Joan Clos, le maire de Barcelona pour sa prise de position courageuse, alors qu'il existe dans sa cité deux arènes qui étaient jusqu'alors très fréquentées (plaza de España et Monumental).

Une position très applaudie par les anti-corridas, dans une Espagne encore fascinée par ce jeu massacre protégé par le label rouge des indéboulonnables "traditions" taurines.

La Catalogne a su, une fois encore, montrer son bon sens, sa sagesse et sa différence !

Tuesday 03 August 2004 à 00:11
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ça me fait un peu sourire de lire que " l'homme et la bête sont à égalité de chances "...

Et quand bien même ce serait vrai ( il en faudrait des morts humaines pour y parvenir ! ), le taureau n'a pas choisi le combat, lui, on le lui impose...

On fait de très beaux spectacles avec les taureaux sans qu'il n'y ait de mise à mort, ça devrait permettre de faire passer doucement la pilule aux fanas des corridas.
Tuesday 03 August 2004 à 02:15
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Beaucoup de choses intéressantes dites ici au cours de la soirée. smile.gif

Je vais essayer de répondre à vous tous en un seul post...


==>Comparaison Chasse/Corrida

La chasse est un élément comparatif auquel je n'avais pas pensé... Certains ont répondu en disant qu'elle était nécessaire à moins d'être végétarien... Et bien c'est pareil pour les toros. Si si, ça se mange... C'est deux manières différentes d'arriver au même résultat : la chasse par l'observation et la discrétion (au chasseur de ne pas se faire repérer par sa proie) ; la corrida par la tactique et l'habileté...
Je ne suis pas passionné par la chasse, loin de là, mais je n'en réclame pas pour autant l'abolition.


==>Amalgame sur là où se situe le spectacle dans une corrida

A la lecture de vos posts, il y a quelque chose qui m'a sauté aux yeux : c'est l'erreur commise sur là où réside le spectacle dans une corrida... Il n'est ni dans la mise à mort ni dans le sang qui coule de l'animal. Il réside dans la tension qui règne entre le taureau et le torero ainsi que dans le technique que doit développer le torero pour faire face à l'animal... Car que l'on ne s'y trompe pas, c'est un sport, un sport très dur et qui nécessite de très longues années d'apprentissages pour pouvoir, si vous vous retrouvez dans une arène face à un taureau, même avec tous les outils dont dispose le torero, avoir une chance de vous en sortir vivant...


==>Un respect de l'animal exceptionnel

Certains vont hurler quand ils vont lire ça mais pourtant je crois que c'est LE point essentiel... Je serais curieux que les personnes qui ont posté ici me disent si elles ont déjà assisté à une corrida... J'ai seulement lu Utena dans ce cas...
Pas si elles en ont vu à la télé, ça n'a rien à voir, mais si elles étaient assises dans une arène pendant toute une corrida.
Il y a pourtant quelque chose d'unique que l'on peut observer : c'est le respect de l'animal... J'ai vu des toreros refuser de continuer à toréer seulement parce qu'ils n'avaient pas trouvé que le public était respectueux de l'animal.
A son entrée dans l'arène, le torero salue le taureau. Tout au long de la corrida, il lui parle ; il ne le prend jamais en traitre et c'est réciproque : le taureau ne le prend pas en traître lui non plus et ne l'attaque jamais de dos... Ce combat entre l'Homme et l'animal est un modèle de loyauté et de respect. Il y en a plus que pour un combat entre deux Hommes.
Il m'est arrivé de voir un torero embrasser entre les cornes un taureau avant la mise à mort... C'est rare, très rare mais c'est que le combat entre ces deux êtres était au delà du réel...
Enfin, dans une arène, un spectateur qui n'oserait que tousser au moment de la mise à mort serait suicidaire : c'est le minimum de respect qui peut être du au taureau.
En celà, il n'est pas étonnant que les associations réclamant l'abolition de la Corrida demandent à tout le monde de ne pas assister à une corrida, ne serait-ce qu'une seule fois. Or comment pouvez-vous être sur de la validité de votre opinion sans avoir vu ce qu'était une corrida ?
Je ne dis pas qu'après vous serez fan de corridas... Pas du tout... Il y a très peu de chances pour que vous le deveniez... Seulement vous aurez pénétré un milieu et vous aurez pu constater l'état d'exprit qui y règne... Pas du tout barbare mais au contraire technique, respectueux, loyal... Construit autour de valeurs humaines.


==>Une seule issue au combat

Certains ont contesté l'idée de combat équitable et ont appuyé l'idée qu'il n'existait qu'une seule issue au combat... Il est nécessaire d'apporter quelques précisions : il est arrivé que des toreros meurent, plus souvent qu'on ne le croit. Certes pas autant que de taureaux mais il convient également de prendre chaque année tous les toreros encornés et blessés qui ne doivent leur survie que grâce aux progrès de la médecine aujourd'hui...
Et je le redis, un taureau qui a montré de grandes qualités de combat peut être grâcié et bénéficier d'une vie dorée (ses qualités de combat feront que son propriétaire l'utilisera comme mâle reproducteur... sleep.gif)...


==>Une égalité des chances que je confirme

Au cours des générations, l'Homme a développé un savoir-faire et une intelligence... Au cours des générations, le Taureau a développé des qualités de combat innées et une force physique.
Ces deux êtres partent sur un total pied d'égalité et ont chacun choisi leurs armes (tactique et intelligence ou combatif et fort)... Pour que cette égalité soit respectée jusqu'à la fin de la corrida, des règles très strictes existent auxquelles il ne fait pas bon désobéir...
De plus, à ceux qui disent que le taureau n'a pas choisi de combattre, je leur rappellerai que les taureaux qu'ils peuvent voir dans une arène SONT des taureaux de combat... sleep.gif


==>Que préfereriez-vous ?

Je vous pose une question et j'aimerais que vous y réflechissiez pour le développement de vos arguements :

Préfèreriez-vous :

-Une vie réduite au minimum, parqué dans le box d'une grange pour un élevage intensif à la manière des autres bovins, et finir à l'abattoir après un transport dans un camion imprégné de l'odeur de la mort et massé avec un grand nombre de vos congénères ;

ou

-Une vie beaucoup plus longue (pour combattre le taureau doit avoir atteint un certain âge qu'il n'est pas obligé d'avoir pour aller à l'abattoir) en "liberté" dans des champs de plusieurs centaines d'hectares, avec tout un troupeau (mâles et femelles) et être conduit dans une arène de la manière la plus apaisante possible pour ne pas vous effrayer ?


Qu'il soit bien clair que je n'essaie pas de vous faire changer d'avis sur la corrida mais j'essaie de vous l'expliquer et de vous la faire comprendre... Car faut-il demander l'abolition de tout ce que l'on n'aime pas ?
Tuesday 03 August 2004 à 04:19
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Fandekeenan, autant la corrida en elle meme ne me derange pas dans le fond, je comprend bien qu'il y a un spectacle assez folklorique derriere tout ca, les beaux costumes brillants des toreros, la trompette qui resonne, les gens qui vibre a la cape du torero, le "Olé" qui retentit,les picadors qui entrent dans l'arene sur leur destrier et meme les tambours durant la mise a mort...
Bref, il s'agit bien d'un spectacle, mais ce spectacle commence par la torture d'un etre vivant et finit quasiment tout le temps par sa mise a mort...Sur les 2 corridas que j'ai vu, en toute honneteté, il n'y a qu'un seul taureau qui a été tué convenablement au 1er coup d'épée...Tout les autres ont du s'y prendre a plusieurs fois pour ENFIN tuer le taureau! J'en ai meme vu un qui a utilisé son couteau pendant que le taureau etait couché et deja a moitié clamsé!
Je ne vois vraiment pas ou est le plaisir la dedans...
Certes des taureaux sont graciés, mais c'est extremement rare...Le seul cas que j'ai vu, je l'ai dit, le toreador s'est fait conspuer et a du quitter l'arene tres vite.
Ensuite, certes c'est un metier dangereux, mais personelement, je ne vais vraiment pas les plaindre, ils ont voulu faire ce metier, qu'ils assument, a leur risque et peril apres tout. De plus pour un jeune toreador, l'entrainement se passe avec des vachettes...On est l'egalité dans ce cas la? Ou se trouve la force egale entre l'homme et l'animal?
Comme je l'ai deja dit aussi, des corridas existent bien au Portugal, mais sans mise a mort. Pourquoi ne pas faire la meme chose? Les afficionados des corridas auraient leur compte et les defenseurs des animaux aussi.

Donc si je devais repondre a ta question, je dirais que je suis pour les corridas, et tous les avantages que "beneficient" les taureaux "avant" mais SANS tortures et mises a mort

Ce message a été modifié par Utena revolutionnaire - Tuesday 03 August 2004 à 04:30.
Tuesday 03 August 2004 à 08:37
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QUOTE (Utena revolutionnaire @ 03 Aug 2004 à 04:19)
Fandekeenan, autant la corrida en elle meme ne me derange pas dans le fond, je comprend bien qu'il y a un spectacle assez folklorique derriere tout ca, les beaux costumes brillants des toreros, la trompette qui resonne, les gens qui vibre a la cape du torero, le "Olé" qui retentit,les picadors qui entrent dans l'arene sur leur destrier et meme les tambours durant la mise a mort...
Bref, il s'agit bien d'un spectacle, mais ce spectacle commence par la torture d'un etre vivant et finit quasiment tout le temps par sa mise a mort...Sur les 2 corridas que j'ai vu, en toute honneteté, il n'y a qu'un seul taureau qui a été tué convenablement au 1er coup d'épée...Tout les autres ont du s'y prendre a plusieurs fois pour ENFIN tuer le taureau! J'en ai meme vu un qui a utilisé son couteau pendant que le taureau etait couché et deja a moitié clamsé!
Je ne vois vraiment pas ou est le plaisir la dedans...
Certes des taureaux sont graciés, mais c'est extremement rare...Le seul cas que j'ai vu, je l'ai dit, le toreador s'est fait conspuer et a du quitter l'arene tres vite.
Ensuite, certes c'est un metier dangereux, mais personelement, je ne vais vraiment pas les plaindre, ils ont voulu faire ce metier, qu'ils assument, a leur risque et peril apres tout. De plus pour un jeune toreador, l'entrainement se passe avec des vachettes...On est l'egalité dans ce cas la? Ou se trouve la force egale entre l'homme et l'animal?
Comme je l'ai deja dit aussi, des corridas existent bien au Portugal, mais sans mise a mort. Pourquoi ne pas faire la meme chose? Les afficionados des corridas auraient leur compte et les defenseurs des animaux aussi.

Donc si je devais repondre a ta question, je dirais que je suis pour les corridas, et tous les avantages que "beneficient" les taureaux "avant" mais SANS tortures et mises a mort

Salut Utena ! smile.gif

Juste une précision sur les tambours : juste AVANT la mise à mort... Pas PENDANT car la mise à mort oblige au plus grand silence.

Il est vrai qu'une mise à mort peut être ratée (et le couteau que tu as vu justement est un moyen d'abréger les souffrances du taureau) mais il n'est pas dans l'intérêt du torero que ça lui arrive trop souvent car il est comme un artiste : s'il est bon, le public demande à le voir dans toutes les férias ; sinon, il sera conspué et ne sera plus invité nulle part. Idem s'il ne respecte pas les règles.

La mise à mort est certes un moment difficile : je suis tout à fait d'accord et je l'apprécie peu moi aussi. Le cas où un taureau a été gracié est en Espagne. Or la corrida est assez populaire là bas et comme tout spectacle populaire, il peut y arriver que viennent des spectateurs qui ne sont pas forcément dans l'esprit.

Je ne les plains pas mais je montre juste que certains semblent dire qu'ils ont toutes leurs chances face au taureau dans l'arène or ils se sont souvent préparés à celà depuis l'âge de 7 ans... Entrainement avec des vachettes je confirme mais sans mise à mort ni piques ou quoi que ce soit : c'est interdit.

Les corridas portugaises se déroulent effectivement sans mise à mort (comme je crois l'avoir dit dans un de mes premiers posts) mais ce n'est pas la seule différence... Les taureaux des corridas portugaises sont beaucoup plus jeunes pour qu'ils soient beaucoup moins costauds (égalité des chances obliges puisque je crois qu'il n'y a pas de picadors non plus ou qque chose comme ça)... Ce qui veut dire qu'ils vivent beaucoup moins longtemps avant aussi. Et après, un taureau ne pouvant combattre deux fois, il sera gardé quelques temps par le propriétaire pour servir de reproducteur avant de rejoindre lui aussi l'abattoir... Le résultat revient au même qui si ce n'était pas un taureau destiné au combat sauf qu'il en aura fait un à un moment.
Tuesday 03 August 2004 à 08:49
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Je suis contre l'abolition de la corrida, mais quand on dit "corrida", le mot est tres vague, il existe differentes sortes de corrida ou tauromachies:
les tauromachies otochtones:
Ce sont essentiellement la course Landaise (originaire des Landes) et la course Camarguaise (originaire de Camargue) qui s’apparentent plus à des " jeux" qu’à des combats puisqu’il s’agit d’esquiver la charge de l’animal et qu’il n’y a pas de mise à mort.

La course landaise


Il s’agit d’un spectacle vendu dans plus de 100 localités du département des Landes et une quinzaine de cités des départements limitrophes. La course landaise met en jeu des vachettes sélectionnées pour leur vivacité, dont des virtuoses doivent esquiver les charges. Certains y voient une exhibition sportive, d’autres l’assimileraient plutôt au cirque. De fait, il s’agit d’un concours d’adresse. Le concours dit "formel" est généralement doté de prix récompensant les intervenants et suivi d'exhibitions comiques.
La véritable course Landaise apparaît vers le milieu du XIX ème siècle. En effet, les éleveurs louant les animaux, et les "artistes" (sauteurs et écarteurs), trouvèrent dans la réglementation la possibilité de gagner de l'argent en faisant payer leurs prestations.
Vers 1900 les vachettes remplacèrent les taureaux et vers 1920 la course landaise avait sa forme actuelle.
Essayons de décrire brièvement ce spectacle qui se déroule dans des arènes en forme de fer à cheval ou circulaires (ces dernières permettant d'y organiser des corridas !!!). Les localités dépourvues d'arènes louent des arènes démontables pour la circonstance. Les intervenants sont organisés en équipes (cuadrillas) comprenant un entraîneur, sept écarteurs, un sauteur, un teneur de corde (cordier) et un vacher. Ces équipes portent les couleurs de l'élevage auquel elles sont liées.
La course commence par le lâcher de l'animal qui, privé de liberté, va charger les personnes se trouvant sur la piste. A l'exception de la première sortie, une corde, fixée aux cornes, permet certains contrôles de la bête en rapport avec la complicité qui est de mise entre les écarteurs et le cordier. Un écarteur appelle la vache qui fonce dans sa direction. La performance consiste à esquiver la vache, le plus tard possible et le plus près possible, par une rotation extérieure ou intérieure. Moins l'écarteur concède de terrain, plus l'exploit est apprécié du public et des juges. Le saut par-dessus l'animal est aussi très spectaculaire. Il peut être simple, à pieds joints, périlleux (rotation par-dessus la tête), périlleux vrillé ou de "l'ange" (figure élégante consistant à "survoler" la bête, la réception se terminant par une cabriole).
A la fin de la prestation le vacher rappelle la vache par son nom et celle-ci rentre généralement sans problème dans sa loge.

Nous venons de voir que malgré l'utilisation d'animaux pour le divertissement des humains, utilisation condamnable pour les défenseurs des animaux que nous sommes, les vachettes landaises ne sont pas réellement soumises à des sévices graves et des actes de cruauté. Par ailleurs, certaines, particulièrement "collaboratrices" font des "carrières" de plus de dix ans, pour le plus grand plaisir, notamment financier, de leurs propriétaires.
Comme de coutume les courses landaises donnent lieu à des lâchers de jeunes bovins dans les rues. Il arrive que des animaux soient alors maltraités par des énergumènes excités par l'ambiance et l'alcool. Il y a lieu de s'élever contre de telles pratiques.
Nous évoquerons plus loin la relation entre la course landaise et les corridas ibériques.

La course Camarguaise



Dans la frange littorale qui va d'Avignon à Montpellier se pratique ce qu'on appelait autrefois "course libre", "course provençale" ou "course à la cocarde" et qu'on appelle plutôt aujourd'hui Bouvine ou course Camarguaise.
De quoi s'agit-il ?
On fixe au front du taureau (ou de la vache) "3 attributs" : une cocarde rouge et deux glands de laine blanche. Les 3 objets sont maintenus en place par des "ficelles" enroulées à la base des cornes. Des jeunes gens vêtus de blanc et tenant à la main un quadruple crochet métallique - le raset - tentent d'arracher les "attributs" du bovin qui se défend en chargeant tous ceux qui s'approchent de lui. Pour échapper à l'animal, "les raseteurs" sont souvent obligés de franchir d'un bond la barrière de bois qui limite l'arène. La bête, emportée par son élan, heurte la barrière plus ou moins violemment. Ce choc, dit "coup de barrière", prouve, selon les amateurs, la combativité, la valeur de l'animal. Au bout d'un quart d'heure, le bovin, qu'il ait ou non perdu ses "attributs", est ramené au toril et on fait sortir la bête suivante.
Notons au passage que tout au long du spectacle des "donateurs", le plus souvent des commerçants, font leur publicité en attribuant des sommes d'argent (primes) pour récompenser les meilleures interventions des raseteurs. Ces derniers joignant ainsi l'utile à ce qu'ils estiment l'agréable.

Diversité des tauromachies camarguaises
D'autres jeux taurins coexistent avec la course camarguaise dans la même région : abrivado, bandido, bourgine, taureau-piscine, etc...
L'abrivado est l'entrée des taureaux dans la localité où ils doivent combattre. Les bovins arrivent au galop, étroitement encerclés par des gardians à cheval, entre deux haies de badauds, de curieux et d'amateurs. Ces derniers s'efforcent de disloquer le cercle des gardians pour que s'échappent des taureaux. Jeu violent et dangereux, on le devine.
La " bandido" est l'opération inverse : les gardians reconduisent leurs taureaux de l'arène jusqu'au pâturage ou jusqu'au camion qui les emportera.


Abrivado


La " bourgine", ou " taureau à la corde", consiste à lâcher dans les rues un taureau retenu par une ou deux longues cordes attachées à ses cornes. Les cordes excitent la combativité de l'animal tout en permettant de le maîtriser au besoin.

Le taureau-piscine est un spectacle dit burlesque qui utilise des génisses emboulées dans une arène dont le centre est occupé par un petit plan d'eau.

Les critiques
Dans tout ce que nous venons d'évoquer, le but des hommes n'est jamais de tuer ou même de blesser les bovins, mais seulement de jouer à leurs dépens. La différence avec la corrida espagnole et la corrida portugaise est donc fondamentale. Ces jeux s'accompagnent de mauvais traitements à animal et occasionnent parfois des blessures mortelles pour les hommes et les animaux.
Le quadruple crochet métallique utilisé par les raseteurs en course camarguaise crève parfois un oeil aux bovins. Dans ces mêmes courses, les heurts violents des animaux contre la barrière sont sources de traumatismes.
Presque tous les taureaux utilisés dans ces courses sont soumis au "bistournage", opération qui consiste à les rendre stériles en brisant, sans anesthésie, les canaux spermatiques par torsion au moyen d'une pince.
Sous prétexte d'identification, tous les bovins camarguais et tous les chevaux de gardians sont marqués au fer rouge. Le jour de ce marquage à feu, on découpe sans anesthésie les oreilles des veaux et des génisses pour leur donner une forme spécifique à chaque éleveur. C'est "l'escoussure". Cette double opération de marquage, érigée en spectacle, donne lieu à une fête vendue aux touristes sous le nom de "ferrade". Les amateurs qui paient pour voir de jeunes animaux traqués, jetés au sol, brutalisés, brûlés et mutilés peuvent-ils avoir d'autres motifs que le sadisme ?
Enfin abrivados et bandidos, jeux violents et dangereux, provoquent non seulement des blessures mais aussi parfois des décès. Ces dernières années, plusieurs maires ont été traduits en justice en raison du décès de deux personnes tuées au cours d'abrivados.

On nous dit aussi parfois que nos tauromachies autochtones seraient des remparts contre la pénétration de la corrida. C'est une erreur manifeste. Les deux régions françaises où existent des traditions taurines indigènes - les Landes et le pays camarguais - sont précisément les deux régions de France où la corrida s'est le mieux implantée. Tout se passe comme si course Landaise et course Camarguaise avaient préparé le terrain et créé les conditions les plus propices au développement de la corrida.


2° - Les tauromachies ibériques (espagnoles et portugaises)

La corrida pédestre et ses corollaires


Une corrida de toros (dite aussi corrida formelle) c’est le supplice de 6 taureaux torturés, jusqu’à ce que mort s’ensuive, par trois équipes de toreros. Chaque équipe (appelée cuadrilla) affronte deux taureaux.
Composition de l'équipe :
Une cuadrilla se compose de 6 hommes. Chaque taureau affronte donc 6 hommes à la fois :
- Le "matador de toros" (tueur de taureaux) appelé aussi "espada" ou "diestro" ou "maestro". C’est le chef d’équipe et la seule vedette du groupe. Ses coéquipiers sont d’obscurs subalternes dont les spectateurs ignorent les noms.
- Deux "picadors" appelés aussi "piquero", juchés sur de gros chevaux et armés d’une longue pique.
- Trois "peones" qui manient alternativement la cape et les banderilles. Six hommes armés, longuement entraînés et agissant de concert contre une bête seule, novice et ignorante de tout, c’est ce que certains appellent un combat loyal, à armes égales


C’est le supplice de 6 taureaux,
l’un après l’autre torturés à mort.




Premier acte : le "tercio" de pique

Quand la bête sort du toril, si elle n’a pas été préalablement affaiblie par des manoeuvres frauduleuses (cornes coupées, drogues, maladies,etc...) les hommes n’osent guère se frotter à elle.
Ils se contentent d’agiter leurs capes pour provoquer le taureau de loin et se réfugient, dès qu’il charge, derrière la barrière en bois protectrice qui entoure l’arène.
Pour rendre l’animal toréable, il faut commencer par l’affaiblir. C’est le rôle des 2 picadors qui entrent alors en piste. Leurs montures sont de lourds chevaux de trait cuirassés par un caparaçon à l’épreuve des cornes mais qui ne le protège que très partiellement. En cas de chute, il lui sera quasiment impossible de se relever, devenant par conséquent une “proie facile” pour le taureau.
.
Ils provoquent l’attaque du taureau et, pendant que celui-ci s’efforce de soulever et de renverser le pesant groupe équestre, le picador, avec sa longue pique, inflige au taureau une large et profonde blessure dans la région du garrot (entre les épaules).
Si la bête est invalide (ce qui devient fréquent de nos jours), après le premier coup de pique, les picadors reçoivent l’ordre de se retirer. Si, au contraire, le “fauve” est jugé redoutable, il peut recevoir jusqu’à 7 coups de pique et même davantage. La base de son cou est alors en charpie.
C’est à coups de tête qu’un taureau se bat. Le blesser à la base du cou, c’est le désarmer. Après ce “châtiment” (c’est le terme officiel) l’animal épuisé par la lutte, les blessures et le sang perdu risque de “s’éteindre” c’est-à-dire de ne plus se battre, ce qui mettrait fin au spectacle, à la grande déception du public qui en veut pour son argent. C’est pourquoi les picadors cèdent alors la place aux peones armés de banderilles.
Deuxième acte : le "tercio" de banderilles

Les banderilles sont des harpons à manche de bois. L’homme, tenant un harpon à chaque main, provoque, du geste et de la voix, la charge du taureau puis, esquivant la bête, il cloue les 2 banderilles sur le garrot déjà blessé par les piques. L’opération se répète. Chaque taureau recoit ainsi 3 paires de banderilles.
Pourquoi des harpons ? Pour que l’arme, une fois enfoncée dans la chair, ne puisse pas s’en détacher. A chaque mouvement de l’animal, les banderilles se balancent, remuant chaque fer dans chaque plaie. D’où une vive douleur, sans cesse renouvelée. Mesure-t-on bien le degré de sadisme qu’il faut pour inventer, fabriquer et employer de tels instruments de torture ?
Rendu furieux par cette souffrance continuelle, le taureau, bien qu’affaibli par ses blessures, se jette sur le leurre tendu par ses tortionnaires, multiplie les charges, brûlant au combat toutes ses réserves d’énergie.
Quand on ne le juge pas assez combatif, on lui applique des banderilles noires, plus longues et donc plus douloureuses. Autrefois, aux taureaux “mansos” (trop pacifiques) on n’hésitait pas à infliger des banderilles enflammées dont les brûlures étaient destinées à rendre l’animal fou furieux.
Cette époque, heureusement révolue, n’est pas si lointaine et suggère de très sombres réflexions sur le tréfonds du “coeur humain”.
En stimulant ainsi la bête pour mieux l’épuiser, on la prépare pour le dernier acte : la mise à mort.
Troisième acte : "le tercio" de mort (dit aussi de muleta)

Les "peones" cèdent la place à leur chef d’équipe : le "matador" (mot qui signifie tueur).
Il est armé d’une épée et d’une muleta (morceau d’étoffe rouge) avec laquelle il attire et dirige les charges du taureau. A mesure que la bête s’épuise, ses charges se font de plus en plus courtes. Quand l’homme juge que sa victime est à bout de forces et qu’elle est bien placée, il lui fait baisser la tête en lui présentant la muleta au ras du sol et lui plonge son épée dans le garrot, ce garrot déjà martyrisé par les piques et les banderilles.
L’homme n’étant pas beaucoup plus grand que la bête, il ne peut planter son arme verticalement, mais selon un angle de 45 degrés environ par rapport à l’horizontale. La lame ne peut donc jamais atteindre le coeur. Au mieux, elle tranche de gros vaisseaux sanguins près du coeur, ce qui, par hémorragie interne, provoque la mort en quelques minutes.
L’adroit tueur est alors applaudi par la foule.
Mais souvent, l’arme ne pénètre qu’à demi ou, mal dirigée, sort par le flanc. Souvent aussi elle transperce un poumon. La victime semble alors vomir son sang et meurt asphyxiée.
Quand le premier coup d’épée ne tue pas assez vite, un peon se glisse derrière le taureau et, d’un geste vif, retire l’épée. Il la rend au matador qui recommence la mise à mort.
Il n’est pas rare que des taureaux reçoivent ainsi 5 ou 6 coups d’épée et souvent plus ! C’est fréquemment le cas dans les novilladas, corridas où s’affrontent de très jeunes taureaux et des "matadors" débutants, plus ou moins maladroits.
Dans tous les cas, un coup de grâce est donné à la nuque, pour sectionner la moelle épinière, avec une épée spéciale (descabello) ou un poignard (puntilla).
Il ne reste plus qu’à faire venir un attelage de chevaux ou de mules (arrastre) pour traîner le cadavre hors de la vue du public. Les valets de piste (areneros) avec des râteaux, effacent les traces de sang sur le sable et on peut ouvrir la porte du toril à la victime suivante.
Entre l’entrée en piste de chaque taureau et la sortie de son cadavre, il s’écoule environ 20 minutes. Une corrida dure deux heures.
Il paraît que cette succession de supplices constitue le plus beau spectacle du monde. Vous et nous ne comprenons rien à la beauté.




Il existe autour de la corrida formelle des spectacles que nous pourrions qualifier de "corollaires" - ce sont :
Les novilladas piquées :


leur déroulement est analogue à celui de la corrida. Les animaux plus jeunes (moins de 4 ans), appelés "novillos" sont toréés par des aspirants matadors dits "novilleros" qui n'ont pas encore reçu l' "alternative" donc pas autorisés à pratiquer la corrida formelle.
Les novilladas non piquées :

utilisent des bovins encore plus jeunes, pour des apprentis toreadors. Comme leur nom l'indique, il n'y a pas d'intervention des picadors.
Les becerradas :

font intervenir de jeunes veaux (moins de deux ans), également sacrifiés (banderilles et mise à mort). Les tueurs en sont, la plupart du temps, les élèves des écoles de tauromachie. Dans les trois cas ci-dessus les animaux sont quand même torturés et mis à mort.
Les tientas :

sont une sélection des vachettes pour tester leurs aptitudes à donner naissance à des "toros bravos". Les jeunes vaches sont soumises à la pique. Celles qui chargent et font preuve d'agressivité sont retenues comme futures reproductrices. Les autres iront à la boucherie. Les tientas se déroulent essentiellement dans les arènes des éleveurs. Ces derniers en font la plupart du temps un spectacle payant.
Les capeas :

sont des simulacres de corrida pour jeunes apprentis et jeunes bovins. Il n'y a pas de mise à mort, elle est simplement simulée.
Les festivals taurins :

ne respectent pas les règles de la corrida formelle. Ce sont des démonstrations de plusieurs matadors et / ou novilleros qui "combattent" des taureaux de 2°, voire 3° choix et sont peu prisés des "aficionados durs". Ces festivals sont, pour la plupart, vendus au bénéfice d'associations caritatives, ce qui permet à la tauromafia de se donner un brin de respectabilité en tentant de se moraliser. Les tauromaniaques sont en effet conscients de la large réprobation occasionnée par ces spectacles cruels. Il est utile de préciser que les matadors torturent et tuent gratuitement. Promotion sanglante oblige !

La corrida à cheval ou corrida de rejones

Les origines


Du Moyen Age au 18 ème siècle, la noblesse espagnole s'est adonnée à la tauromachie. C'était un exercice mi-sportif mi-guerrier, pratiqué à cheval et lance au poing. Tombée en désuétude, cette pratique aristocratique a été, au 20 ème siècle, ressuscitée puis modernisée par quelques cavaliers : Cañero, Peralta, Domecq, etc...
Comme la corrida pédestre, la course de rejones se déroule en 3 tercios, c'est-à-dire en 3 actes.



Avant

Après avec le leurre
1er acte :
le tercio de pique En pénétrant dans l'arène, le taureau est confronté à un cheval très agile, monté par un homme vêtu à la mode andalouse.
Le cavalier tient à la main une arme appelée "rejon de châtiment". C'est un long manche de bois prolongé par une lame de poignard. L'ensemble a l'aspect d'un javelot.
Le cavalier, dit "rejoneador" ou "caballero en plaza", provoque la charge du taureau en galopant vers lui. Le cheval, dressé à cet effet, esquive de justesse le coup de corne et, pendant que les deux bêtes se frôlent, l'homme en profite pour clouer son arme entre les épaules du bovin.
Un rejon est conçu pour se casser en deux : la lame reste enfoncée dans la chair tandis que le caballero emporte le manche dans sa main.
Après une course poursuite, le taureau, distancé par le cheval, s'immobilise. Le torero se fait donner un autre rejon, s'élance et plante cette 2ème arme comme la première.
A la fin du premier tercio, le taureau porte, fichées entre les épaules, 2 ou 3 lames d'acier longues de 15 cm. Il saigne beaucoup et chaque pas qu'il fait est un supplice.


2ème acte :
le tercio de banderilles Une banderille est un harpon d'acier à manche de bois. Pourquoi un harpon ? Pour que la pointe, une fois enfoncée dans la chair, y reste fixée. A chaque mouvement de l'animal le manche de la banderille se balance, remuant le fer dans la plaie. Cette torture continuelle a pour but de provoquer la colère de l'animal, d'exciter sa combativité, faute de quoi il n'y aurait ni combat ni spectacle.
Le règlement taurin autorise le rejoneador à planter au même taureau 4 banderilles longues et 3 courtes.
A la fin du 2ème tercio, le supplicié est hérissé de banderilles et épuisé tant par les courses-poursuites que par ses blessures et le sang perdu.


3ème acte :
le tercio de mort Si les rejones de châtiment utilisés au premier tercio sont terminés par des lames de poignard, les "rejones de mort", eux, ont une lame d'épée. Pour exécuter l'animal blessé, le caballero a droit à 3 rejones, donc à 3 essais. Après quoi, si le condamné vit encore, le cavalier doit mettre pied à terre pour l'achever ou laisser cette tâche à un autre torero.

Remarques


Les toreros à pied passent pour des héros qui risquent délibérément leur vie. Aucun risque de ce genre dans la tauromachie équestre : servant de boucliers aux cavaliers, ce sont les chevaux qui prennent les coups de corne. Ces accidents sont rares au cours du spectacle car ne s'y produisent que des chevaux bien dressés mais au cours du dressage, qui dure des années, les blessures sont probablement fréquentes. D'ailleurs, pour épargner leurs montures, qui coûtent cher, les rejoneadores n'affrontent en général que des taureaux aux cornes sciées. Cette mutilation (dite "afeitado") n'est pas, en corrida équestre, une fraude commise secrètement : elle est autorisée par le règlement taurin.
Ces dernières années, les rejoneadores ont pris l'habitude de se mettre à deux contre un seul taureau, ce qui aggrave encore l'inégalité du "combat".
Enfin, alors que le taureau s'épuise, les cavaliers changent de cheval dès que leur monture se fatigue et ils utilisent en général un cheval différent pour chaque tercio.

Les aficionados sont intarissables sur "l'art taurin" mais ce qui les fait vibrer, c'est moins l'élégance d'une véronique que le danger couru par les toreros. Si la course de rejon est moins appréciée et donc beaucoup moins fréquente que la corrida pédestre, c'est sans doute parce que les rejoneadores ne risquent guère leur précieuse petite peau. L'essor actuel du rejoneo s'explique probablement par la vogue grandissante de l'équitation.

source:http://anti.corrida.free.fr/LIENS/Corrida.html
Tuesday 03 August 2004 à 09:35
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Nous aussi on a google si on veut savoir tout ca !!! mad.gif
Tuesday 03 August 2004 à 11:14
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Euh pour ceux qui comparent la chasse à la corrida, je ne me souviens pas que les chasseurs, s'armant de divers armes blanches, tailladent leurs proies avant de les tuer, ou leur tirent dans les pates histoires de les affaiblir...

Puis l'égalité des chances me fait bien rire... On affaiblit le taureau, mais sinon y a pas de problemes, ils sont sur le même pied d'égalité...Si ils se sentent obligé de s'acharner sur le taureau avant le vrai combat, pourquoi ne pas trouver un animal plus à leur porté...?

Je suis d'accord sur le fait que la corrida est un spectacle, mais la torture du taureau ne devrait pas en faire partie. Je suis pour l'abolition de ce genre de corrida
Tuesday 03 August 2004 à 11:39
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Je pense que je ne pourrais pas assister à une corrida…je n’y éprouverais aucun plaisir.

Une question importante : si un torero est en grande difficulté et qu’il risque d’être emporté par la mort, le laissera-t-on mourir ou bien quelqu’un viendra l’aider ?

Tu nous donnes le choix entre la mort alimentaire et la mort spectaculaire…euh, je serais tenté de dire que le plus important pour l’Homme serait la première, pour sa survie. Se nourrir n’est-il pas plus important que le fait de se divertir ? En revanche, pour l’animal, je dirais la 2 ème. Mais bon, l’Homme fait passer ses priorités avant celles des animaux…donc, pour moi, ce serait la 1ère.

Que devient le corps du taureau, une fois achevée dans l’arène ?
Tuesday 03 August 2004 à 12:27
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Que de bla bla que je n'ai aps lut. J'aicommencer par lire le debut mais la sa m'as gaver. Tjr les mems arguments de la part de tous. Je suis pour c'est genial, je suis contre c'est barbare.

Alors deja, ne supprimont pas la corida. Chacun ses traditions. Elles ne plaisent pas a tousmais on n'est pas la pour remettre en questions tout ce qui se passe dans le monde. Par conte si on pouvait la reformer un peu. En egalisant un peu les chances.

Fdk, tu dit que le taureau se bat avec sa force naturel et l'homme avec son intelligence, ce qui egalise les deux adversaire. Si c'etait le cas pourkoi l'homme domine t'il la planetes. Justement parcequ'il est intelligent l'homme gagne, ce n'est pas egalitaire mais c'est son avantage, qu'il soit dans une arene ou partout ailleurs face a d'autre especes.

En claire si on pouvait eviter de trop saigner le taureau pendant la corrida j'irais volontier voir. Mais si c'est pour regarder un homme mettre des pique qui remuent dans la chair de la betes a chaque fois qu'il bouge, non merci. Je vais a l'abattoir du coin c'est moins chere.
Tuesday 03 August 2004 à 12:33
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une corrida c'est trop horrible il faut la regarder du debut a la fin pour voir a quelle point c'est inhumain!!! je suis pour l'abolution de la corrida c'est trop horrible il font souffrir le taureau jusqu'a ce qu'il creve ils avaient qu'a le tuer des le debut et en plus le pire c'est qu'ils vont pas le bouffer donc il l'ont tué pour rien juste pour amuser la galerie
Tuesday 03 August 2004 à 12:34
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Pour réagir sur certains points, à savoir tout d'abord que la corrida est considéré comme un sport.

Concernant l'origine du mot sport, qui signifie "amusement", je conçois que cela amuse le public. Il y a un côté tellement marrant à assister à la mise en scène du meurtre d'un animal.
Que ce soit un sport ?! : beaucoup d'autres sports se passent de tuer des animaux donc la mort n'est pas une obligation.

Le deuxième point est que l'on ne peut rien dire si l'on n'a pas vu une corrida. Je n'ai pas vu de corrida, mais cela ne m'empêche pas de ne pas aimer le principe, l'idée de mort, la souffrance et le sang. Je n'ai pas vu d'exécution capitale non plus et je n'ai pas envie d'en voir non plus.
Comme disait l'autre dans son train en voyant un troupeau de mouton tondus et qui affirme "Au moins ce côté des moutons est tondu". Il n'est pas toujours nécessaire de voir pour savoir. La notion de spectacle, si ce n'est un voyeurisme malsain de la mort, m'échappe.

Ensuite j'aime bien ce que j'ai lu : "le cas du taureau gracié était en Espagne". Cela nous rappelle que c'est suffisamment rare qu'un taureau soit gracié pour que cela représente un cas. L'égalité des chances a bon dos. Lorsque le torero est blessé, on lui apporte bien une civière ou on laisse le taureau qui a remporté le combat sortir son épée pour achever le malheureux dans sa tenue devenue rougeoyante.

Ensuite pour les distinctions entre les différents types de corrida, je parle bien sûr depuis le départ de celle où le taureau est affaibli en l'obligeant à se vider de son sang puis mis à mort à la fin.

Pourquoi ai-je depuis le départ l'idée de ce sale gamin que je n'ai pas été et qui capture de petits animaux, ou des insectes, et s'amuse à les faire souffrir en leur arrachant les ailes, en les torturant ou en les brulant, quand je pense à la corrida?
Les afficionados ne seraient que de grands enfants cruels ayant oublié de tourner la page?

Ce message a été modifié par oip-oip - Tuesday 03 August 2004 à 12:37.
Tuesday 03 August 2004 à 12:52
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Perso je serait contre l'abolition de la Corrida car c une tradition et un art ancestral !!

Mais je dois admettre que l'inégalité des chance entre le taureau et l'homme me font tout de meme révisé sérieusement mon avis, qu'on mette un taureau face à l'homme OK mais là le taureau n'a quaziment aucune chance de s'en sortir je ne sais pas trop quoi en penser ...

Car il faut savoir qu'avant le combat on lime leurs cornes pour perturbé leur reconnaissance spaciale, puis au début l'équipe du torréro énerve le taureau (et va se planquer dès qu'il charge) pour l'essoufler. Il lui enfonce les mandrilles pour le faire souffrir et puis un des mecs est chargé de lui coupé le tendon qui lui permet de relever la tête (donc il ne peut plus le faire et c pas très pratique sleep.gif ).

Ensuite le matador entre en scène pour affronter le taureau ... alors voyer vous l'égalité je vois pas trop où elle est entre un homme plein de santé et armée et un taureau perturbé blessé et à la limite de mourir d'une hémoragie.

Donc voyez-vous je suis un peu partagé entre le sentiment du respect de la tradition et la beauté du combat entre l'homme et l'animal et une véritable boucherie dry.gif !! Mettez moi un taureau en parfaite santé et j'applaudie continuer sur cette voies et je serait pour l'abolition
Tuesday 03 August 2004 à 13:10
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Dans mes bras mon tatan.... Je l'aurais pas mieux dit... En fait je l'ai dit mais sans la technique parceque je suis pas tres informée sur le sujet....

sleep.gif
Tuesday 03 August 2004 à 13:59
Citer +Citer
QUOTE (GodGaby @ 03 Aug 2004 à 13:10)
Dans mes bras mon tatan....

Où tu veux quand tu veux mf_dribble.gif ...

Ha oui merde on est dans les parties discussion sérieuce ... désolez sleep.gif
Tuesday 03 August 2004 à 14:59
Citer +Citer
Salut !

Oip-Oip : On dissèque toujours... mais des souris.

fandekeenan : le taureau se mange peut-être à la fin, mais ce n'était peut-être pas utile de faire durer sa fin si longtemps. De plus, quand un animal stresse, il produit je-ne-sais-plus quelle hormone qui gâche la viande. (la viande de boeuf est d'ailleurs bien plus tendre que la viande de teaurau non castré).

On peut avoir une opinion sans avoir assisté à une corrida : on rate peut-être la "magie" du spectacle et tout ça (bien que je sois assez sceptique là-dessus mais enfin...), mais le principe reste le même : un combat-harcèlement et des souffrances inutiles (désolée, je me répète, mais c'est vrai qu'il n'est pas INDISPENSABLE de faire tout ça... juste pour qu'un public s'amuse).

Respect de l'animal ? En général, quand tu respectes un être vivant, tu ne te bats pas contre lui et tu n'essaies pas de le tuer. Cette histoire de tradition, de beau spectacle, de respect, de loyauté, etc... c'est bien beau, mais c'est le point de vue de l'homme. Le teaurau, lui, ne doit pas en penser la même chose. On l'envoie simplement, contre son gré, combattre et défendre chèrement sa vie, avec le public tout autour qui doit le stresser, etc. (d'ailleurs c'est un joli respect de l'exciter avant le combat)

Les toreros qui ne doivent leur survie qu'aux progrès de la médecine... Oui mais justement, les taureaux, eux, ne profitent pas de la médecine et sont abattus. Ça, ce n'est pas de l'égalité.

Pour "les teauraux qui SONT des bêtes de combat" : oui, et qui a décidé qu'ils devaient TRE des combattants ? Sûrement pas eux ! Donc, ils ne viennent pas de leur plein gré.

La vie d'un teaurau de combat est peut-être longue... mais sa mort aussi. Le cou tailladé, les poumons percés... Et je suppose qu'on doit l'entraîner avant un combat, non ? Ça ne doit pas être super agréable non plus. Au moins, les boeufs sont utiles : ils nous nourrissent (bien que le steak ne soit pas ma viande favorite).

Utena : une corrida sans tortures et mises à mort, je crois que ça va être difficile...

Rom: ton "petit" exposé était assez instructif. Par contre, petite précision, la "tauromachie autochtone" s'appelle en fait la bouvine, et ce qu'on appelle "corrida" est vraiment le truc où on met le taureau à mort.
Je ne savais pas qu'ils découpaient leur oreilles sans anesthésie, et d'autres choses de ce genre (beurk). Mais ça m'a étonnée le lire qu'il y avait eu des décès lors d'abrivados : il y en a dans mon village, et ça consiste seulement à promener le taureau dans quelques rues, encadré de gardians à cheval !

A+

Tarkheena
Tuesday 03 August 2004 à 15:40
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je déteste la corrida huh.gif
et encore plus quand le pauvre taureau est piquée à plusieurs endroit du dos
et c'est encore plus écoeurant la mise à mort pauvre bête qui souffre et essaye de se défendre .
c'est mon avis
Tuesday 03 August 2004 à 15:58
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rom3000 : pas tout lu mais il est bien d'avoir précisé la source (à savoir un site anti-corrida) qui ne donne donc nullement les règles précises mais une interprétation subjective...

Simousse : l'affaiblissement du taureau (par des passes) fait parti de la tactique du torero et c'est ce qui permet justement l'égalité des chances. L'inégalité des chances serait justement le taureau et l'Homme dans l'arène avec aucune autre arme pour ce dernier que ses mains...


QUOTE (Question de Johaann)
Si un torero est en grande difficulté et qu’il risque d’être emporté par la mort, le laissera-t-on mourir ou bien quelqu’un viendra l’aider ?


Dans ces cas-là, les banderilleros écartent le taureau de l'Homme en l'attirant avec leur cape pour permettre l'évacuation du torero qui sera amené dans l'hopital de l'arène. La corrida est alors terminé, le taureau est rentré dans le toril et il reçoit les oreilles et la queue du torero redbiggrin.gif (non pour les oreilles et la queue je déconne sleep.gif)


flavia : le taureau est mangé. Ils le conduisent à l'abattoir pour le dépecer une fois tué dans l'arène. Ensuite, tu suggères que l'on tue le taureau dès le début or là ce serait cruel car si le taureau n'est pas épuisé il mourra après une très longue agonie. Ce n'est qu'à la condition que le taureau soit fatigué qu'il mourra sur le coup sinon là il souffrira. Tout le combat qui a lieu avant sert ce but. Sans celà ce serait barbare.


Les posts en dessous de flavia et GodGaby, je vous répondrai tout à l'heure (désolé je dois y aller sleep.gif). Merci à tous en tout cas de donner votre avis sur ce sujet ! smile.gif

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