jeudi 08 mai 2008 à 03:43
Il faudrait spécifier un certains nombre de choses: déjà, les pays sur lesquels portent l'étude. Si 95% des condamnations pour pédophilie en Tunisie était le fait de blanc, il y aurait de quoi s'inquiéter. Si c'est en France, Belgique, Allemagne, c'est différent. Ensuite, il faudrait nécessairement un minimum de critère de comparaison de la définition légale de ce crime, car je me souviens qu'en Arabie Saoudite, une personne (étrangère au pays) avait été condamnée pour s'être fait violer! Si c'est dans un seul pays encore faut-il savoir si ce sont les inculpations ou les condamnations, on ne sait jamais. Voila une grosse différence de terme entre cette pseudo étude, et les chiffres avancés par le Washington post, qui étaient autrement mieux définis, et plus modeste: entre 60% et 70% (fourchette, qui montre que les auteurs relativisent), de musulmans (selon le critère américain certainement, c'est à dire ceux qui se disent musulmans quand on leur pose la question de leur religion), dans les prisons françaises (c'est à dire de personnes effectivement condamnées).
Et de toute façon, l'idée de ce genre de statistiques est toujours relatives à un pays/ une zone/ un contexte. Evidement, dans un pays à majorité blanche, la majorité des crimes devraient être commis par des blancs. Pour pouvoir interpréter correctement ce genre de stats, il faudrait avant tout la composition de la population française, et ce à tous niveaux: déjà un recensement fiable, ensuite des spécifications sur le sexe, l'age, la classe social, les revenus, le patrimoine, les ressources, les branches d'activité, l'origine ethnique (les américains ont la "race", et "l'ethnicity", deux choses différentes), la religion, le QI pourquoi pas, etc... Et plutôt que de nous bassiner de diversité, on collerai à la télé précisément les 7.8% de noirs qu'il y a réellement dans le pays, les 15.3% de musulmans, les 2.9% de juifs, les 53.4% de femmes, puisqu'on veut faire dans le brise burnes "à l'image de la mixité de la France" et autres fadaises.
Tout le paragraphe qui suit se base sur des données d'imagination, prise arbitrairement à titre d'exemple. Si les personne se disant musulmanes représentent mettons 15% de la population française, mais 60% de la population carcérale, on remarque une représentativité de 60/15 = 400%. Si les personnes se disant blanches représentent 80% de la population, et 95% des pédophiles condamnés, il y a une représentation de 95/80 = 120% en, arrondissant au supérieur à la cuillère. Voila la différence. Après on peut aussi remarquer que 25% des foyers français vivent avec moins de 200E par mois et par personne majeure (un fois toutes charges, impôts, aides et versement déduits), et qu'il représentent 55% des condamnations, avec une représentation de 55/25 = 220%. Ou que les femmes (51% de la pop) représentent 5% des personnes condamnées, avec un représentativité de 5/51 = 10% environ. Et que les nains transsexuels borgnes unijambistes (3 en France) représentent strictement 0% de la population carcérale.
Bref, il faut comparer le comparable, et éviter la passion dans un sens comme dans l'autre. S'il s'avérait que 63% de la pop. carcérale était musulmane, et qu'il s'avérait qu'il y ai en France 12% de musulmans, il y a sur-représentation, et ce n'est pas sujet à autre débat. Si on commence à dire que c'est du à des facteurs sociaux et économiques, il faut les définir, en faire une mesure statistique, et voir, dans les critères sociaux et économiques mentionnés, il y a une différence selon que l'on soit musulman ou pas. Là, c'est des chiffres, donc des maths. Alors soit on accepte de jouer franc jeu, c'est à dire on chiffre, on fait du recensement sérieux, et selon tous les "facteurs" nécessaires pour confirmer ou démentir la véracité de ces a priori, et alors on peut aussi faire des politiques de représentation de la diversité qui ne soient pas faussées; soit on reste dans le flou actuel, le manque de chiffres et de statistiques, mais alors on fait de la diversité arbitraire et pifométrique, donc essentiellement critiquable, même violemment, et on ne prétend pas non plus qu'il y a discrimination raciale, ethnique ou religieuse, puisqu'il n'y a pas de support de comparaison fiable, ou en tout cas on ne cherche pas à la compenser.
Bref, prendre en compte les critères comme l'origine, la religion, etc... ou les ignorer purement et simplement, considérant que ça n'existe pas, et que tout est social, aussi bien la violence de la jeunesse issue de l'immigration que le racisme des embaucheurs ou locataires d'appartements.