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lundi 01 mai 2006 à 13:14
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En avril 1944, Marc BLoch écrivit "Le Jour viendra et peut etre bientot où il sera possible de faire la lumière sur les intrigues menées chez nous de 1933 à 1939 en faveur de l'Axe Rome-Berlin pour lui livrer la dominatiobn de l'Europe en détruisant de nos propores mains tout l'édifice de nos alliances et de nos amitiés"

J'ai choisi cette citation pour introduire la problématique du topic, comment expliquer la débacle française de 1940 ? Est ce la faute d'une mauvaise stratégie militaire contre l'armée allemande ou tout simplement d'une volonté de ne "rien faire" face à l'ennemi allemand qui a son origine dans les différents gouvernements de la IIIeme République ?

Le debat est lancé...


Ce message a été modifié par Hadora - lundi 01 mai 2006 à 13:18.
lundi 01 mai 2006 à 17:43
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Je crois que ce fut d'abord une défaite militaire. Mais on peut considérer que cette façon de mal faire la guerre, voire de ne pas la faire, était elle-même la conséquence d'un état d'esprit de "renoncement pacifiste", consécutif au souvenir de la Grande Guerre ("Plus jamais ça").
lundi 01 mai 2006 à 18:01
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A lire : "Comme des lions : Mai-juin 1940 : l'héroïque sacrifice de l'armée française", de Dominique Lamier, Calmann-Lévy, 2005

Halte à l'auto-flagellation, vous vous êtes bien battus.

4e de couverture : La défaite de mai-juin 1940 reste, aujourd'hui encore, une plaie mal cicatrisée dans la conscience nationale : elle évoque la débâcle, l'exode, l'Armistice. Au malheur se rajoute la honte, car une opinion très répandue veut que l'armée française ait subi cette déroute sans combattre. De fait, le sujet est tabou, comme s'il s'agissait d'un secret de famille honteux. Et pourtant... Sait-on qu'en quarante-cinq jours de combats, les pertes quotidiennes allemandes furent supérieures à celles de la campagne de Russie du 22 juin au 10 décembre 1941 ? Que la première bataille de chars de la Seconde Guerre mondiale, à Hannut, fut une victoire française ? Que le village de Stonne, surnommé par les Allemands " le Verdun de 1940 ", changea de mains dix-sept fois en trois jours ? Qu'à Landrecies, deux chars lourds français détruisirent une centaine de blindés allemands en quelques heures ? Que le général de Gaulle, commandant la 4e division cuirassée, enfonça à Abbeville les positions allemandes, mais ne put exploiter son succès faute de réserves suffisantes ? Que l'opiniâtre résistance des troupes françaises à Lille et à Dunkerque permit de sauver de la capture 340 000 soldats alliés, et donc de sanctuariser l'Angleterre ? Que sur la Loire, les cadets de Saumur bloquèrent 40 000 soldats ennemis ? Qu'au moment de l'Armistice, 45 des 53 ouvrages de la ligne Maginot restaient invaincus ? Et surtout, que près de 100 000 soldats français moururent au champ d'honneur en quarante-cinq jours de combat ? Dans ce livre captivant, qui suit minutieusement l'évolution des troupes sur le terrain, pointe les erreurs du haut état-major français, en retard d'une guerre, et s'appuie sur de nombreux témoignages de soldats français et allemands, Dominique Lormier rend un hommage tardif mais ô combien mérité à ces héros méconnus.

Ce message a été modifié par drzz - lundi 01 mai 2006 à 18:02.
lundi 01 mai 2006 à 18:23
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On sait que la France fut anéantie dès l'attaque allemande du 10 mai 1940 dans des conditions que deux seuls télégrammes du Quai d'Orsay du 16 mai imputent au sabotage de la défense nationale.

"16 mai, 1h30. Le Général Gamelin téléphone à M. Clpaier, chef du cabinet de Daladier, signalant que la situation est grave, que des unités françaises ont lâché et que les forces mécaniques allemandes pénètrent profondément en France." et il déclare au général Decamp "des soldats sans armes refluent de partout, que la division de Lattre est partie, que la brèche s'ouvre, que deux divisions cuirassés alelmandes s'avancent vers Laon. Les réfugiés belges sèment la panique."

Dans un autre télégramme on trouve ceci : " 16 mai, à 14h10, un fonctionnaire d'une ambassade de la rue de Grenelle qui n'a pas voulu donner son nom, téléphone que des ordres ont été donnés aux communistes en vue de cambrioler les armureries, de s'emparer des armesn dans les dépôts pour se livrer à des attantats."

Voici le fameux mensonge diffusé par un synarque d'un soit disant sabotage communiste pour masquer le complot synarque et cagoulard des classes dirigeantes françaises en vue d'installer Petain à la tete de l'Etat.

Une note de 1945 sur l'armistice et les reponsabilités encourues par Pétain et Laval éclaire les activités, de l'état major français.

"Certains croient pouvoir reconstituer ainsi les faits : vers le 20 mai, Weygand et Pétain en personne rencontrent au chateau de Ferrières, dans la Meuse, des parlementaires allemands qui ont franchis les lignes soous le couvert du drapeau blanc.
Il est convenu que le Gouvernement français va demander imméditaement l'armistice. L'armée françaises se repliera en bon ordre et avec honneur. Ce plan échou car Pétain ne put rallier Mandel et les "durs" du cabinet qui repoussèrent les arguements défaitistes du maréchal et décidèrent de poursuivre le combat malgré les premiers revers.

Les Allemands rispotèrent en continauant la guerre à outrance. La suite est assez bien connue. Vers le 20 mai un certain nombre de généraux donnèrent des ordres de repli que ne justifiait pas réellement la situation. Tel le général Bresson qui aurait participé à l'entrevue de Ferrières.
"
lundi 01 mai 2006 à 18:43
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QUOTE (Hadora @ 01 May 2006 à 18:23)
le complot synarque et cagoulard des classes dirigeantes françaises en vue d'installer Petain à la tete de l'Etat

Cette thèse reposait sur tellement peu d'éléments à la Libération que les accusateurs de Pétain y avaient finalement renoncé. Depuis, presque tout le monde s'accordait pour dire que c'était un mythe. Les historiens ont-il fait de novuelles découvertes récemment ? En tout cas, cela remettrait en cause toute la vision qu'on a généralemnt de Pétain. Marc Ferro, dont l'objectivité de la biographie est rarement contestée, dresse le portrait d'un homme dont on peut critiquer les choix, mais qui semble sincèrement attaché à son pays, et qui n'aurait jamais provoqué une catastrophe pour le plaisir de se voir propulsé à la tête d'un Etat à la souveraineté snas cesse réduite, en charge d'une France accablée par les souffrances de l'occupation.
lundi 01 mai 2006 à 19:22
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Les archives sur la Cagoule existent dans la serie F7 aux archives nationales et dans les archives de la Préfecture de Police. Le problème c'est qu'un grand nombre d'archives ont été volontairement détruite, jeté dans la seine.

Cependant on peut avoir une idée de cette organisation et ses liens avec les industriels et les classes dirigeantes. Pétain fut le chef idéologue de la Cagoule. Je peux citer par exemple le rapport Beteille sur Pétain qui le qualifie de "drapeau et de paravent de la Cagoule".

Sinon pour revenir au sujet voici ce que déclare Jean Coutrot, synarque dans l'Oeuvre : "Juin 1940 est une grande victoire à la fois pour l'Allemagne et la France ; les deux pays, abandonnant leurs inimité natinales, peuvent désormais vivre et travailler ensemble à un avenir heureux."
lundi 01 mai 2006 à 19:34
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QUOTE (Hadora @ 01 May 2006 à 19:22)
Sinon pour revenir au sujet voici ce que déclare Jean Coutrot, synarque dans l'Oeuvre : "Juin 1940 est une grande victoire à la fois pour l'Allemagne et la France ; les deux pays, abandonnant leurs inimité natinales, peuvent désormais vivre et travailler ensemble à un avenir heureux."

Je n'avais jamais vu la chose formulée de cette façon, mais lil est clair que le pacifisme et la volonté de réconciliation franc-allemande fut l'une des sources du collaborationnisme.
lundi 01 mai 2006 à 19:45
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QUOTE (Hadora @ 01 May 2006 à 19:22)
Cependant on peut avoir une idée de cette organisation et ses liens avec les industriels et les classes dirigeantes. Pétain fut le chef idéologue de la Cagoule. Je peux citer par exemple le rapport Beteille sur Pétain qui le qualifie de "drapeau et de paravent de la Cagoule".

Que la Cagoule ait approché Pétain, nourri certians espoirs à son propos, cela n'est pas un secret. Mais ces archives prouvent-elle que le Maréchal entendait effectivement jouer ce rôle de drapeau ? Je viens de consulter la biographie de Ferro, et l'auteur insiste sur la volonté de Pétain de rester en retrait.
mardi 02 mai 2006 à 10:56
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Vaste sujet....
Pour moi c'est une combinaison de facteurs, politiques et militaires, qui amenèrent cette défaite.

Avant-guerre

Politiquement, refus de la guerre, quel qu'en soit le coût, et même si les Français s'aveuglent tous seuls en pensant que la-dite guerre est évitable : voir le retour de Munich, et Daladier qui pense qu'il va être lynché alors qu'il est acclamé par une foule en liesse...
Politiquement également, le fait de lâcher la Tchécoslovaquie retourne quasimment toutes les Alliances Balkaniques de la France, qui possédait alors une influence prépondérante sur la majorité des pays Balkaniques ( Hongrie fasciste de Horthy exceptée)
Toujours politiquement, refus de chercher réellement l'alliance Soviétique, seule alliance qui aurait pu faire reculer l'Allemagne ( qui n'a jamais aimé la guerre sur 2 fronts...)
Politiquement encore, la faiblesse généralisée des réactions françaises depuis 1933, que ce soit à l'assassinat d'un chancelier autrichien, au rétablissement de la conscription, à la remilitarisation de la Ruhr, à l'Anschluss, etc..., France qui refuse de réagir en général parce que les Anglais refusent ( les Français ne voulaitent pas supporter seuls une guerre, les Anglais ne voyaient au départ pas d'un mauvais oeil le rétablissement d'une grande puissance en Allemagne...)

Militairement, la situation est catastrophique au vu des choix d'avant-guerre : vision erronée de la manière de faire la guerre moderne ( aucun enseignement tiré de la guerre d'Espagne ), croyance que la ligne Maginot va suffire alors qu'elle est incomplète ( et en plus elle engouffre des capitaux énormes....), vision rétrograde sur l'utilisation des chars : en mode "dispersés au milieu de l'infanterie" plutôt que "concentrés en meute"; en clair les généraux français pensent toujours que " l'infanterie est la reine des batailles" et que c'est elle qui réalise et exploite les percées, les chars ne faisant que l'accompagner et la soutenir ( en gros, de l'artillerie mobile). Et ce malgré la clairvoyance de certains généraux qui sont traités comme des fous ( De Gaulle par exemple préconisait un regroupement des chars en divisions et leur emploi en masse, à l'instar de Guderian)
Enfin, toujours militairement, retard technologique généralisé, dû vraisemblablement aux sommes consacrées à la ligne Maginot : les Français se battent avec du matériel datant souvent de la Première Guerre Mondiale ( mitrailleuses, fusils, etc...), les Allemands expérimentent déjà les SturmGewehr, utilisent des mitrailleuses MG 34 bien supérieures aux pauvres Maxim françaises, les Allemands ont déjà des unités de Parachutistes opérationnelles sous les ordres de Student ( paras qui prendront Eben Emael, le fort le plus récent et le mieux défendu d'Europe), les français savent à peine que cela existe...

Enfin, tout bêtement l'expérience du combat fait la différence : la Luftwaffe s'est battue en Espagne, et en 1940 en Pologne; la Wehrmacht s'est battue en Pologne. La dernière référence militaire des Français, hors Première Guerre Mondiale, est la guerre du Rif....

Après la déclaration de guerre
Politiquement, les buts de la guerre sont mal définis, la vision stratégique des politiques est mauvaise, très frileuse : le président du Conseil français laisse l'Etat-Major décider de la stratégie globale, rôle qui devrait lui incomber, et l'Etat-Major fait n'importe quoi : il ne peut secourir la Pologne directement en débarquant des troupes ( cette possibilité a été malgré tout étudiée !), mais au lieu d'attaquer à l'ouest où les Allemands n'ont maintenu qu'un rideau de troupes, rien n'est fait. Puis, l'Etat-Major français décide que ce sont les Soviétiques qu'il faut abattre car alliés du Reich et ayant attaqué la Finlande! Des attaques aériennes sont envisagées sur Bakou en partant du Levant, ainsi que des débarquements en Norvège ou en Suède de troupes devant traverser la Scandinavie pour aller affronter les Soviétiques wacko.gif . En Bref, on préfèrait privilégier des théatres d'opérations secondaires en sachant très bien que le Reich, lui, privilégierait UN théatre d'opérations, avec UN objectif ( péter la tête aux Français...).
Arrive mai/juin 40, le plan Manstein marche comme sur des roulettes, la France est vaincue : une partie des troupes est encerclée avec le corps expéditionnaire anglais à Dunkerque, Weygand qui remplace Gamelin établit une ligne de défense sur la Somme. Il sait que la France est vaincue, comme le savent beaucoup de généraux, mais ceux-ci cachent la situation au gouvernement ( situation critique mais pas désespérée, qu'ils disaient bluebiggrin.gif ). Et là, au lieu d'accepter les suggestions de certains généraux ou hommes politiques, par exemple créer un réduit Breton ( Yorgat wink.gif ), continuer la lutte pied à pied, si besoin est en installant le gouvernement en Afrique du Nord, et alors que les soldats français se battent mieux ( ils apprennent sur le tas, et l'expérience du feu commnce à se faire sentir ), il déclare qu'il ne pourra pas tenir, que ses hommes sont fourbus et craquent et que la résistance est vaine, ce qui amène les conséquences que l'on sait, à savoir l'appel de Pétain à la présidence du conseil et l'armistice....

Pour moi, l'armistice de 40 est indéniablement du à un échec politique évident d'avant-guerre, à une stratégie fantaisiste au début de la guerre, à un échec militaire évident ( sans rabaisser toutefois le niveau militaire des généraux allemands, à mon avis les meilleurs du monde durant cette guerre...), et je pense presque aussi à une volonté politico-militaire, notamment de la part de Weygand ou de certains cercles, qui ont vu une bataille perdue et ont décidé que TOUTE la guerre l'était, et que dans ce cas mieux valait qu'un "réformateur" ( dans leur idée, moi je parlerais plutôt d'un conservateur rétrograde) vienne rendre sa grandeur à la France en prenant si besoin est exemple sur les vainqueurs....
mardi 02 mai 2006 à 18:54
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Je suis d'accord avec tes propos Gilcad tout ceci illustre la volonté de nos classes dirigeantes de s'allier avec l'ennemi extérieur pour combattre l'ennemi interieur, le communisme.

Ainsi l'Etat Major Français n'a jamais voulu d'une alliance militaire avec l'URSS malgré les nombreux rapport de l'Attaché Militaire à Moscou traduisant la puissance de l'Armée Rouge. Bien au contraire, on s'est efforcé à dresser un plan d'intervention contre les sovietiques dans le conflit finlandais une aide matérielle et militaire proposée alors que rien n'était fait contre l'Allemagne.

Pire la France n'a meme pas réarmé, le 10 mars 1940, le général Gamelin dressa le bilan "notre aviation de bombardement ne possédaient pas encore un nombre suffisant d'appareils modernes aptes à la mission. Les Allemands qui n'avaient pas ou peu de chars lourds en Pologne, nous ont attaqué avec 3000 à 4000 chars lourds. Nous n'avions que 300 chars B et à peu près autant de SOMUA"

Surtout la France n'a rien fait quand il le fallait sur le plan militaire, par exemple l'attaque de la Pologne comme le rappel le général Decamp le 12 septembre 1939 : "au moins 70 divisions engagées contre la Pologne, dont ses meilleures unites ainsi que la majeure partie de ses forces blindées et motoriées. Si faible qu'ai été la résistance polonaise, ces divisions ont subi des pertes, et surtout une usure de matériel considérable. Si nous attendions le printemps pour agir en force, l'Allemagne aura eu le temps de reconstituer les divisions d'infanterie usées en Pologne et d'en constituer de nouvelles."

Nous ne sommes pas intervenus pire, nous avons reconstruit la puissance militaire allemande par la livraison de centaines de milliers de tonnes de minerais, plus de 500 000 tonnes pour le second semestre de l'année 1939.

Voici ce que disait un député déchu communiste Alfred Costes en mars 1941 : "Quand, membre des commissions de défense, j'ai fait des rapports tendant à renforcer notre potentiel de défense, j'ai été l'objet de risées. Quand, parlant au nom des ouvriers, j'ai fait des propositions devant les ministres réunis pour augmenter la production, les patrons ont refusé d'accord avec le Gouvernement. Seuls les partisans imbéciles, les hommes d'Actions française ou les gens de Doriot, ou de La Roque, que la haine du communisme aveugle jusqu'à livrer la France à Hilter, peuvent prétendre le contraire."
mercredi 03 mai 2006 à 00:08
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Personnellement si je puis me permettre, la défaite française est due à:
1- une faible volonté de certains généraux qui se sentaient sympathisant n**i
2- une volonté pacifiste de certain d'éviter la confrontation
3- une faiblesse politique (je parle du système)
4- une sous-estimation incroyable de l'armée allemande de la part de pas mal de personnes (militaires et politiques)
5- une absence de coordination du côté français cumulé à un refus de voir la vérité en face (un peu comme en URSS sauf qu'elle avait les reins solides et la taille qui jouait avec elle)
6- un bon plan allemand optimisant l'utilisation des nouvelles armes (von manstein a été particulièrement brillant)
7- une armée qui avait connu le feu du combat juste avant (moral en plus, on fire comme on dirait en sport)
8- un facteur chance non négligeable en temps de guerre

Donc ce n'est pas aussi simple qu'on nous le laisse parfois entrevoir.
mercredi 03 mai 2006 à 00:10
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QUOTE (Hadora @ 02 May 2006 à 12:54)
[...]le rappel le général Decamp le 12 septembre 1939 : "au moins 70 divisions engagées contre la Pologne, dont ses meilleures unites ainsi que la majeure partie de ses forces blindées et motoriées. Si faible qu'ai été la résistance polonaise, ces divisions ont subi des pertes, et surtout une usure de matériel considérable. Si nous attendions le printemps pour agir en force, l'Allemagne aura eu le temps de reconstituer les divisions d'infanterie usées en Pologne et d'en constituer de nouvelles."[...]

J'espère qu'il ne parle pas des unités SS comme des meilleurs unités.
Au moment de la pologne et de la france les SS étaient trés trés loin d'être des unités d'élites.
Des fanatiques certes. Mais passablement mauvais.
mercredi 03 mai 2006 à 00:11
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QUOTE (Hadora @ 02 May 2006 à 18:54)
Je suis d'accord avec tes propos Gilcad tout ceci illustre la volonté de nos classes dirigeantes de s'allier avec l'ennemi extérieur pour combattre l'ennemi interieur, le communisme.

Et hop là, un coup de victimisation ... dry.gif
Toute action n'a pas pour but ultime la lutte contre le communisme ...

L'histoire est remplie de défaites militaires en raison d'un manque de préparation, de choix hasardeux et de stupidités tactiques et stratégiques. Tu devrais pourtant le savoir.
A postériori, il est toujours facile de trancher et de dire ce qui aurait du être fait dans l'intégration des blindés, les munitions à utiliser, les fusils à distribuer etc. Sur le moment, c'est toujours plus dur.

Alors forcément plusieurs de nos officiers et politiciens avaient entrevus les bons choix mais d'autres non.
Ce fut pareil avec les phalanges grecques, les légions romaines, l'intégration des mousquets, Napoléon, Hannibal. A chaque fois, les victoires que ces hommes ou ces outils ont amenés auraient pu être des défaites si les adversaires avaient réagis autrement et il n'y avait alors pas de communistes ...

Ce message a été modifié par Dingosid - mercredi 03 mai 2006 à 00:13.
mercredi 03 mai 2006 à 00:27
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QUOTE (Garulfo @ 03 May 2006 à 00:10)
J'espère qu'il ne parle pas des unités SS comme des meilleurs unités.
Au moment de la pologne et de la france les SS étaient trés trés loin d'être des unités d'élites.
Des fanatiques certes. Mais passablement mauvais.

T'inquiètes pas, en 1939 et 40, il n'y avait pas énormément de divisions Waffen SS, il me semble même d'ailleurs que ces unités n'étaient alors même pas encore organisées en division, mais plutôt en régiments; par contre elles étaient bien équipées ( le régiment qui donna naissance à la Totenkopf Division était alors un des seuls motorisé à 100% de l'armée allemande, par exemple....)
mercredi 03 mai 2006 à 11:17
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QUOTE (Garulfo @ 03 May 2006 à 00:08)
4- une sous-estimation incroyable de l'armée allemande de la part de pas mal de personnes (militaires et politiques)

Je pense pas, nos militaires étaient parfaitement informés des forces allemandes et notamment de l'industrie allemande consacrée uniquement à l'armement, voici quelques notes d'archives que j'ai recuperé au SHAT (service historique de l'armée de terre) sur l'armée allemande bien que ca ne soit pas le sujet de mon memoire :

Général Renondeau au ministre de la guerre, Berlin le 6 Juillet 1936 :

« Cette caserne ne présente aucun luxe inutile, mais elle est la caserne type d’une armée riche. A aucun instant je ne me suis dit que telle partie de l’installation témoignait d’un raffinement superflu […]La caserne de Nedlitz n’est pas une exception, si j’en crois les fréquentes descriptions des innombrables casernes nouvelles qui ont poussé depuis deux ans sur tout le territoire, et je pense que si l’on a donné si facilement de l’argent pour les constructions récentes, on a du en trouver aussi aisément pour moderniser les anciennes, qui on le sait, étaient comparables à la moyenne des nôtres. »

Général Renondeau au ministre de la guerre, Berlin le 25 Août 1936:

« La décision prise par le Führer de porter à deux ans la durée du service militaire a surpris, d’une manière générale, aussi bien les Allemands que les étrangers. […] J’ai été, aujourd’hui, le quatrième attaché militaire reçu au Ministère de la Guerre par le major Von Pappenheim ; il parait que les trois collègues qui m’ont précédé, se sont montrés, à commencer par l’Anglais, plus surpris que moi. […]
J’ai essayé de savoir quel serait l’effectif de l’armée allemande sous le régime de la loi de deux ans ; comme mon interlocuteur feignait de ne pas le connaître, j’ai posé plusieurs questions indirectes. J’ai assuré que cet effectif serait égal à celui de juillet 1914 (761 000 hommes) Pappenheim a levé les bras au ciel. »

Général Renondeau au ministre de la guerre, Berlin le 10 septembre 1936 :

« Les officiers de marine allemande sont moins réservés que les officiers de l’armée de terre ; c’est un fait reconnu. Aux régates qui ont eu lieu récemment à Kiel, mon collègue polonais, qui s’occupe aussi des questions maritimes, a recueilli d’un officier de marine allemande cette phrase : « A la fin de l’année l’Allemagne aura 900 à 950 000 hommes sous les armes dans les 3 branches : armée, marine, aviation » mon collègue compte 200 000 pour ces dernières, il resterait ainsi de 700 à 750 000 hommes pour l’armée. »

Ce n'est que pour l'année 1936...
mercredi 03 mai 2006 à 11:43
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QUOTE (Hadora @ 03 May 2006 à 11:17)
QUOTE (Garulfo @ 03 May 2006 à 00:08)
4- une sous-estimation incroyable de l'armée allemande de la part de pas mal de personnes (militaires et politiques)

Je pense pas, nos militaires étaient parfaitement informés des forces allemandes et notamment de l'industrie allemande consacrée uniquement à l'armement


Idem pour moi....
En fait, je pense surtout que la France dans son ensemble ( politiques/militaires/peuples) ne sous-estimait pas l'armée allemande, mais surestimait au contraire sa propre armée : l'armée française était réputée invincible, et ses soldats les meilleurs du monde.....c'est bien beau de vivre sur ses lauriers, mais cela entraine souvent un manque de remise en question qui est toujours dangereux....
mercredi 03 mai 2006 à 14:35
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QUOTE
L'histoire est remplie de défaites militaires en raison d'un manque de préparation, de choix hasardeux et de stupidités tactiques et stratégiques


Elles sont quand meme rares les defaites militaires où il n'y avait aucun plan de bataille, (sauf pour attaquer l'URSS avec la Finlandais) ou il n'y avait aucun réarmement capable de faire front contre l'armée adverse, selon Gamelin il aurait fallu attendre 1941 pour compter sur le renouvellement de l'armée.

QUOTE
Et hop là, un coup de victimisation ...  dry.gif
Toute action n'a pas pour but ultime la lutte contre le communisme ...


C'est là que tu te trompes. J'avais lu au quai d'orsay un rapport de notre ambassadeur à Berlin M. François-Poncet d'une entrevue qu'il avait eu avec Goering dans sa luxueuse maison en 1938. Lors du diner Goering questionne à l'ambassadeur pour savoir "quand la France va matter ses communistes ?" et François-Poncet repond que cela n'est pas aussi simple qu'en Allemagne et qu'il faudra du temps.

Juste au debut de la guerre le PCF fut interdit, le 26 septembre 1939 et une vague importante d'arrestation de communistes eu lieu. Louis Férasson, le directeur de la chambre de commerce de Paris s'est "réjouit bruyamment de l'arrestation des communistes". Un chef du PSF déclara en avril 1940 que "certain rapport concernant la déchéance des communistes avait été écrit intégralement par de La Roque et adopté à l'unanimité par tous les présidents des commissions de la Chambre des Députés."

Selon l'historienne américaine Julian Jackson : "Au printemps 1940, environ 300 municipalités communistes avaient été suspendues, 3400 militants communistes arrêtés et plus de 3000 refugiés communistes internés comme indésirables étrangers"

Au sommet de l'Etat on se rejoussait meme des pertes communistes en Espagne dans les Brigades Internationales, ainsi Bonnet s'est vanté devant Welczeck ambassadeur du Reich de l'énorme taux de mortalité.
mercredi 03 mai 2006 à 19:06
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QUOTE (Hadora @ 03 May 2006 à 14:35)

Elles sont quand meme rares les defaites militaires où il n'y avait aucun plan de bataille, (sauf pour attaquer l'URSS avec la Finlandais) ou il n'y avait aucun réarmement capable de faire front contre l'armée adverse, selon Gamelin il aurait fallu attendre 1941 pour compter sur le renouvellement de l'armée.

Je n'ai jamais dis qu'elles n'avaient aucun plans de bataille ... où vas-tu pécher ça ?
Même dans le cas de notre défaite, nous avions des plans ... inadapté pour les troupes terrestres mais ils semblaient pourtant solide. Jusqu'à ce qu'ils soient mis à l'épreuve comme souvent.
Tu pars du principe que la défaite était un fait volontaire, ce qui est exagéré. De mauvais choix ont été fait, comme dans toutes les défaites importantes mais inutile d'en tirer plus.
mercredi 03 mai 2006 à 20:50
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QUOTE (Garulfo @ 03 May 2006 à 00:08)
certains généraux qui se sentaient sympathisant n**i

Tu penses à qui ???
mercredi 03 mai 2006 à 20:51
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QUOTE (Dingosid @ 03 May 2006 à 19:06)
Même dans le cas de notre défaite, nous avions des plans ...

Première nouvelle, ils étaient où ? les plans de la ligne Maginot dont les Allemands connaissaient le moindre détail ?

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