mardi 01 novembre 2005 à 15:42
| QUOTE (Ganesh @ 01 Nov 2005 à 11:40) |
| QUOTE (Grenouille verte @ 01 Nov 2005 à 09:47) | Dire qu'un livre faisant des disaines de référence à Dieu (ou à des Dieux) est anti-religion me semble être une pure déformation de la vérité. Et je trouve particulièrement surprenant, les "grâce à Dieu" (Volume II Chapitre VII par exemple) dans un livre anti-religion.
Regardons encore d'autres passages de Mein Kampf : Quand H i t l e r affirme qu'une religion dans le sens aryen ne peut pas se concevoir sans la survie après la mort sous une forme ou une autre, quand il reproche au Talmud de préparer cette vie plutôt que celle après la mort (Livre I chapitre IX), c'est de l'anti-religion ou plutôt une certeine forme de croyance religieuse ?
Mein Kampf regorge de références à Dieu, ce qui est incompatible avec un caractère "anti-religion".
Bien évidemment.... Tout le Monde sais qu'un gouvernement anti-religieux conserve et remet au goût du jour des citations comme "Dieu est avec nous". Le nazisme était tellement anti-religion, qu'il l'a utilisé sur les nouveaux uniformes. |
Hittler s'est opposé au deux religions présentes dans son pays, le Christianisme et le Judaisme. Cela me parait pourtant clair:
"Le coup le plus dur qui ait jamais frappé l'humanité fut l'avènement du christianisme. Le bolchevisme est un enfant illégitime du christianisme. Tous deux sont des inventions du Juif.
(...) Le christianisme est une rébellion contre la loi naturelle, une protestation contre la nature. Poussé à sa logique extrême, le christianisme signifierait la culture systématique de l'échec humain. (...) "
L'histoire du ceinturon est vraiment anecdotique. L'armée n'a jamais été vraiment nazifiée, c'est pour cela que l'on a créé les Waffen-SS, qui ne portait pas de ceinturon "Gott mit uns". h***** n'a jamais affronté l'église de face car il se rappelait de l'échec des pangermanistes sur cette question. Il savait que la religion était trop enracinée parmi le peuple pour pouvoir l'extirper rapidement.:
"En étudiant le mouvement pangermaniste et sa lutte contre Rome (Vatican), je suis arrivé alors...à la conclusion qui suit : le manque de compréhension que ce mouvement a eu pour la question sociale l'a privé des masses populaires, seules propres à la lutte...la lutte contre l'église catholique le rendit indésirable dans de nombreux milieux, et lui enleva d'innombrables éléments parmi les meilleurs que la nation comptait dans ses rangs. " (Mein Kampf)
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Et ?
Si je me rappelle de l'ancien testament (AT), un certain Elie s'est opposé aux religions de son pays, à Chassé Baal pour mettre l'éternel à sa place.
Les méthodes utilisées (éliminations des opposants) était violentes. La critique du culte de Baal aussi (il était considéré comme un faux Dieu).
Selon encore d'autre passages de l'ancien testament (AT), un certain veau d'or était un culte néfaste.
Bref, l'AT (ancien testament) s'attaquait clairement aux autres cultes.
Dois-je en déduire que l'AT est un texte anti-religieux ? Certainement pas : l'AT critiquaient les autres religions.
De la même façon, certains textes religieux, voire des textes de références de certaines sectes critiquent les autres religions, doit on en déduire que ces textes sont anti-religieux ? Qu'on a affaire à des textes anti-religieuses ?
Non, en aucun cas on ne peut déduire d'une critique des autres religion le caractère anti-religieux d'un texte. Il est parfaitement possible de critiquer toutes les visions religieuses du monde différentes de la sienne.
| QUOTE (Ganesh @ 01 Nov 2005 à 11:40) |
J'ai Mein Kampf sous les yeux, et je n'ai pas vu de chapitre "Grâce à Dieu". Le Chapitre VII du tome II traite de "La lutte contre le front rouge". Et au chapitre IX du tome I, on a "Le parti ouvrier allemand".
PS: si tu veux, je scanne la table des matières... |
Pourquoi voudrais-tu qu'il y ai un tel chapitre ?
J'ai consulté une version française (je n'avais qu'une version anglaise sous les yeux quand j'ai écrit mon précédent post). Je prendrais comme convention que le nombre romain désignera le livre et le nombre arabe le chapitre. II-6 désignera donc le deuxième livre, chapitre 6.
Il se trouve en effet, que dans la VF, il n'y a pas de " Grace à Dieu", mais plutôt des "Dieu Merci".
Et il y en a plusieurs. Et je dois dire que pour un prétendu anti-religieux, c'est très étrange : trouve une seule fois un tel remerciement à Dieu dans l'oeuvre d'Onfray par exemple (qui pour le coup lui condamne vraiment toutes les religions).
Bref, dire qu'un texte émaillé de "Dieu le sait" (II-2), "Dieu sait quand" (I-2), de "Dieu merci" (II-6 et II-7) et de "Dieu soit loué" (I-3 et II-7), "Dieu en est témoin," (I-5) "mais qu'à Dieu ne plaise," (II-8), "au coeur de Dieu sait combien de millions d'hommes" (II-1), "Dieu nous en garde !" (I-3), "mais Dieu les aveuglait et leur faisait oublierleur devoir" est anti-religieux me semble être une déformation de la vérité.
Quelques autres extraits :
| QUOTE (Mein Kampf II-10) |
| Les deux, mais oui ! les deux confessions chrétiennes voient d'un oeil indifférent cette profanation, cette destruction de l'être noble et d'une espèce particulière dont la grâce divine avait fait don à la terre. |
Les deux désigne ici protestants et catholiques.
La destruction dont il est question fait référence aux juifs.
Nous remarquerons qu'ici aussi l'auteur de Mein Kampf avance un argument religieux.
| QUOTE (Mein Kampf II-10) |
| Celui qui se tient sur le plan raciste a le devoir sacré, quelle que soit sa propre confession, de veiller à ce qu'on ne parle pas sans cesse à la légère de la volonté divine, mais qu'on agisse conformément à cette volonté et qu'on ne laisse pas souiller l'oeuvre de Dieu. Car c'est la volonté de Dieu qui a jadis donné aux hommes leur forme, leur nature et leurs facultés. Détruire son oeuvre, c'est déclarer la guerre à la création du Seigneur, à la volonté divine. |
Il s'agit clairement d'une argumentation reposant sur des bases religieuses.
Refuser qu'on "souille l'oeuvre de Dieu", justifier une chose en disant qu'elle est la "volonté de Dieu", ce sont tous saufs les arguments d'une idéologie anti-religieuse.
| QUOTE (Mein Kampf I-3) |
| Mais, à un autre point de vue encore, il serait injuste de rendre la religion, en tant que religion, ou même l'Eglise, responsable des fautes de chacun. En comparant la grandeur des organisations religieuses qu'on a devant les yeux avec l'imperfection ordinaire de l'homme en général, on doit reconnaître que la proportion entre les bons et les mauvais est à l'avantage des milieux religieux. On trouve naturellement aussi dans le clergé des gens qui se servent de leur mission sacrée dans l'intérêt de leurs ambitions politiques, des gens qui, dans la lutte politique, oublient d'une façon regrettable qu'ils devraient être les dépositaires d'une vérité supérieure et non les protagonistes du mensonge et de la calomnie ; mais pour un seul de ces indignes, on trouve mille et plus d'honnêtes ecclésiastiques, entièrement fidèles à leur mission, qui émergent comme des îlots au-dessus du marécage de notre époque mensongère et corrompue. |
C'est très loin d'être un discours compatible avec l'anti-religion. Au contraire, il s'agirait plutôt d'un propos en faveur des religions.
| QUOTE (Mein Kampf I-10) |
| Certes, il ne faut pas attribuer la moindre responsabilité de la situation religieuse peu réjouissante à ceux qui ont par trop alourdi l'idée religieuse d'accessoires purement temporels, créant ainsi un conflit complètement inutile avec la science dite exacte. Ici, après un court combat, il faut l'avouer, la victoire sera presque toujours remportée par la science, tandis que la religion subira de lourds préjudices aux yeux de tous ceux qui ne parviennent pas à s'élever au-dessus d'un savoir purement superficiel. |
Là encore, il s'agit d'un argument théologique expliquant pourquoi la religion s'est trompée face à la science.
Et là encore H i t l e r prend partie pour la religion.
| QUOTE (Mein Kampf I-12) |
10° Le mouvement se refuse à prendre position dans des questions qui sortent du cadre de son travail politique ou qui ne paraissent pas d'une importance fondamentale. Son but n'est pas une réforme religieuse, mais une réorganisation politique de notre peuple. Il voit dans les deux confessions religieuses des appuis également précieux pour la conservation de notre peuple ; il combat donc les partis qui contestent à la religion son rôle fondamental de soutien moral pour n'en faire qu'un instrument à l'usage des partis. |
Là encore, H i t l e r prend le parti des religions, et condamne les "détournements" des religions.
H i t l e r était croyant, il avait sa propre conception religieuse du monde, cette conception l'a amené à critiquer certains aspect du christianisme, et à s'attaquer au Judaïsme. Mais on ne peut pas complètement nier la religiosité de l'idéologie nazie : si cette idéologie n'était pas une religion a proprement parler, elle a été influencée par une conception religieuse du Monde, et elle n'a pas été une idéologie anti-religieuse.