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Livenet > Forum > Politique
Tuesday 05 September 2006 à 20:29
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Je vous l'accord, ce sujet est beaucoup moins réaliste que celui sur le FN.
Mais "imaginons".
Que se passerait-il à votre avis ?
Bescancenot appliquerait-il ses idées ? Le pourrait-il seulement ?
Vos avis ?
Tuesday 05 September 2006 à 23:13
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Quand les capitalistes se sont emparés du pouvoir en Europe de l'Est et en Union soviétique, (...) ils ont démantelé la propriété publique des moyens de production et tous les progrès sociaux dont jouissait le peuple. Ils ont intégré les anciens pays communistes dans le système global capitaliste en vendant leur pays, leur travail, leurs richesses naturelles et leurs marchés. Ces pays sont ainsi rapidement devenus des pays appauvris du tiers-monde. La grande presse US a décrit cela comme un formidable progrès pour l'humanité. (...)

Maintenant, des multinationales contrôlent la plus grande partie de leur commerce extérieur. Comme les pays du tiers-monde, ces pays ont de moins en moins accès aux marchés des uns et des autres. Leur économie s'empêtre dans les rouages de l'investissement et de l'exploitation du capitalisme mondial. Leur commerce réciproque, jadis important et avantageux pour chacun, est presque anéanti. Au lieu d'un développement mutuel, ils connaissent aujourd'hui le sous-développement, imposé par le monopole du capitalisme mondial. (...)

Malgré de nombreuses protestations d'activistes russes et américains de l'environnement, le secteur américain du bois se prépare à abattre la forêt de Sibérie, avec le soutien financier d'un fonds spéculatif sponsorisé par le Pentagone. Cette région représente un tiers des terrains boisés du monde et constitue l'habitat de très nombreuses espèces animales.

«Un système qui s'intéressait à ses ouvriers»

Avec l'arrivée des investissements privés en Europe de l'Est, la production n'a pas augmenté comme prévu. Au contraire, elle a rapidement chuté. Des centaines d'entreprises d'Etat parmi les plus intéressantes et les plus solvables ont été privatisées et souvent offertes pour un prix dérisoire à des investisseurs étrangers. D'autres entreprises d'Etat ont été financièrement saignées à blanc ou menées à la faillite. Entre 1989 et 1995, dans l'actuelle République de Tchéquie, 80 % des entreprises ont été privatisées et la production industrielle a chuté à deux tiers. En Pologne, à cause de la privatisation, la production a chuté à un tiers entre 1989 et 1992. De gigantesques complexes est-allemands d'électronique et de haute technologie, dans lesquels travaillaient des dizaines de milliers d'ouvriers, ont été repris par de très grandes firmes ouest-allemandes avant d'être fermées. En Union soviétique, la privatisation a conduit à la perte d'une grande partie de l'infrastructure scientifique et de ses établissements.

Depuis la privatisation de ZiL, la plus grande succursale de Moscou, la production de camions est tombée de 150.000 à 13.000 par an. 40% des travailleurs ont été licenciés. En avril 1996, les travailleurs restants ont demandé au gouvernement russe de reprendre leur usine. Dans le passé, ces travailleurs et leurs familles avaient une «sécurité d'emploi inébranlable». Ils vivaient dans les appartements de ZiL et allaient dans les écoles de l'usine. Les bébés allaient dans le centre de jour ZiL et étaient soignés par des docteurs de ZiL.
«J'ai grandi dans un système qui s'intéressait à ses ouvriers», a déclaré un machiniste regrettant de s'être un jour opposé au régime.

Une partie importante de la production d'Allemagne de l'Est a été bridée pour restreindre la compétition avec les firmes ouest-allemandes. Cela a surtout été clair avec le démantèlement de l'agriculture collective, qui devait protéger les fermes privées fortement subsidiées et moins productives en Allemagne de l'Ouest.

Sans aucune indemnisation, les capitalistes ouest-allemands ont mis la main sur presque toutes les propriétés de l'Etat en RDA: les usines, industries, fermes, appartements et autres biens immobiliers ainsi que les soins de santé. Le tout pour environ deux mille milliards d'euros. Il s'agit de la plus grande expropriation des biens de l'Etat par un capital privé de toute l'histoire européenne.

Le montant des loyers est passé de 5% à 60% des revenus

Cette privatisation du marché libre en Allemagne de l'Est a eu pour conséquence que le montant des loyers est passé de 5% à 60% des revenus. Les transports, la puériculture, les soins de santé et l'enseignement supérieur sont devenus inabordables pour beaucoup.
Les Allemands de l'Est de divers courants politiques se plaignent de nombreuses choses: (a) le flux monétaire est passé de l'Est à l'Ouest à cause de la colonisation de l'Est. (b)Le marché libre est un mythe: l'économie ouest-allemande est fortement subsidiée et fonctionne selon des règles strictes qui vont à l'encontre des intérêts des régions de l'Est. © La police ouest-allemande est plus brutale que la police est-allemande. (d) Si l'Allemagne de l'Ouest s'était donné autant de mal pour combattre les nazis que pour désocialiser l'Est, le pays aurait été très différent.

Pour ce qui est du dernier point, il faut mentionner que des personnalités allemandes ont traîné devant la justice tous ceux qui, de par leur fonction officielle, ont «collaboré» avec la RDA, même des professeurs et de simples fonctionnaires.

Les émigrants des pays communistes sont étonnés de la bureaucratie qui règne à l'Ouest. Deux émigrants soviétiques, indépendants l'un de l'autre, ont déclaré: «la bureaucratie est pire ici que chez nous».6 Des Allemands de l'Est ne s'en sortaient pas avec tous les formulaires à remplir pour les impôts, l'assurance maladie, l'assurance vie, le chômage, les formations, les aides au logement et les comptes en banque. Plus encore, «par les informations personnelles qu'ils devaient donner, ils se sentaient encore plus observés et espionnés qu'au temps de la Stasi, la police secrète de RDA».

Les Juifs soviétiques qui ont émigré en Israël durant la guerre froide ont connu les mêmes désillusions sur les difficultés de la vie et le manque d'idéalisme. Les lettres découragées qu'ils envoyaient chez eux sont considérées comme un facteur important dans la diminution de l'émigration de l'URSS vers Israël.

Pendant les jours fastes de la restauration capitaliste, les habitants des anciens pays communistes ont eu toutes les occasions d'expérimenter la vie telle qu'elle était vraiment au paradis du libre marché.

Avec la LCR, ce que nous avons perdu, nous le retrouverons.

Ce message a été modifié par gwadiana97 - Tuesday 05 September 2006 à 23:16.
Tuesday 05 September 2006 à 23:24
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Tu tires ce texte d où gwadiana?
Tuesday 05 September 2006 à 23:25
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J'émettrais une hypothèse réaliste

UN COUP D'ETAT SERAIT LA BIENVENUE sm16.gif

Ce message a été modifié par twinsusers - Tuesday 05 September 2006 à 23:26.
Tuesday 05 September 2006 à 23:26
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QUOTE (gwadiana97 @ 05 Sep 2006 à 11:29)
oui, naturellement. Comme toujours. C'est une contradiction que j'ai du mal à comprendre. un peu plus à droite, il y a bayrou. je nvois pas en quoi ils pourraient craindre de voter pour lui. je le ferais si j'étais capitaliste. et de l'autre il y a les communiste. Couverts de préjugés alimentés par des imbéciles, oui, mais des imbéciles puissants. Des craintes tellement gravés qu'il leur est difficile de s'en détacher. Pourtant, je vous laisse lire le texte suivant :

QUOTE
La restauration du capitalisme a-t-elle amélioré la situation dans les pays de l’Est ? Nous entendons régulièrement des histoires sur les enfants qui vivent dans les égouts ou sur la traite des femmes.

Le professeur marxiste américain Michael Parenti nous explique le lien entre ces situations et la mondialisation.


Quand les capitalistes se sont emparés du pouvoir en Europe de l’Est et en Union soviétique, (...) ils ont démantelé la propriété publique des moyens de production et tous les progrès sociaux dont jouissait le peuple. Ils ont intégré les anciens pays communistes dans le système global capitaliste en vendant leur pays, leur travail, leurs richesses naturelles et leurs marchés. Ces pays sont ainsi rapidement devenus des pays appauvris du tiers-monde. La grande presse US a décrit cela comme un formidable progrès pour l’humanité. (...)

Maintenant, des multinationales contrôlent la plus grande partie de leur commerce extérieur. Comme les pays du tiers-monde, ces pays ont de moins en moins accès aux marchés des uns et des autres. Leur économie s’empêtre dans les rouages de l’investissement et de l’exploitation du capitalisme mondial. Leur commerce réciproque, jadis important et avantageux pour chacun, est presque anéanti. Au lieu d’un développement mutuel, ils connaissent aujourd’hui le sous-développement, imposé par le monopole du capitalisme mondial. (...)

Malgré de nombreuses protestations d’activistes russes et américains de l’environnement, le secteur américain du bois se prépare à abattre la forêt de Sibérie, avec le soutien financier d’un fonds spéculatif sponsorisé par le Pentagone. Cette région représente un tiers des terrains boisés du monde et constitue l’habitat de très nombreuses espèces animales.

« Un système qui s’intéressait à ses ouvriers »

Avec l’arrivée des investissements privés en Europe de l’Est, la production n’a pas augmenté comme prévu. Au contraire, elle a rapidement chuté. Des centaines d’entreprises d’Etat parmi les plus intéressantes et les plus solvables ont été privatisées et souvent offertes pour un prix dérisoire à des investisseurs étrangers. D’autres entreprises d’Etat ont été financièrement saignées à blanc ou menées à la faillite. Entre 1989 et 1995, dans l’actuelle République de Tchéquie, 80 % des entreprises ont été privatisées et la production industrielle a chuté à deux tiers. En Pologne, à cause de la privatisation, la production a chuté à un tiers entre 1989 et 1992. De gigantesques complexes est-allemands d’électronique et de haute technologie, dans lesquels travaillaient des dizaines de milliers d’ouvriers, ont été repris par de très grandes firmes ouest-allemandes avant d’être fermées. En Union soviétique, la privatisation a conduit à la perte d’une grande partie de l’infrastructure scientifique et de ses établissements.

Depuis la privatisation de ZiL, la plus grande succursale de Moscou, la production de camions est tombée de 150.000 à 13.000 par an. 40% des travailleurs ont été licenciés. En avril 1996, les travailleurs restants ont demandé au gouvernement russe de reprendre leur usine. Dans le passé, ces travailleurs et leurs familles avaient une « sécurité d’emploi inébranlable ». Ils vivaient dans les appartements de ZiL et allaient dans les écoles de l’usine. Les bébés allaient dans le centre de jour ZiL et étaient soignés par des docteurs de ZiL.

« J’ai grandi dans un système qui s’intéressait à ses ouvriers », a déclaré un machiniste regrettant de s’être un jour opposé au régime.

Une partie importante de la production d’Allemagne de l’Est a été bridée pour restreindre la compétition avec les firmes ouest-allemandes. Cela a surtout été clair avec le démantèlement de l’agriculture collective, qui devait protéger les fermes privées fortement subsidiées et moins productives en Allemagne de l’Ouest.

Sans aucune indemnisation, les capitalistes ouest-allemands ont mis la main sur presque toutes les propriétés de l’Etat en RDA : les usines, industries, fermes, appartements et autres biens immobiliers ainsi que les soins de santé. Le tout pour environ deux mille milliards d’euros. Il s’agit de la plus grande expropriation des biens de l’Etat par un capital privé de toute l’histoire européenne.

Le montant des loyers est passé de 5% à 60% des revenus

Cette privatisation du marché libre en Allemagne de l’Est a eu pour conséquence que le montant des loyers est passé de 5% à 60% des revenus. Les transports, la puériculture, les soins de santé et l’enseignement supérieur sont devenus inabordables pour beaucoup.

Les Allemands de l’Est de divers courants politiques se plaignent de nombreuses choses : (a) le flux monétaire est passé de l’Est à l’Ouest à cause de la colonisation de l’Est. (b)Le marché libre est un mythe : l’économie ouest-allemande est fortement subsidiée et fonctionne selon des règles strictes qui vont à l’encontre des intérêts des régions de l’Est. © La police ouest-allemande est plus brutale que la police est-allemande. (d) Si l’Allemagne de l’Ouest s’était donné autant de mal pour combattre les nazis que pour désocialiser l’Est, le pays aurait été très différent.

Pour ce qui est du dernier point, il faut mentionner que des personnalités allemandes ont traîné devant la justice tous ceux qui, de par leur fonction officielle, ont « collaboré » avec la RDA, même des professeurs et de simples fonctionnaires.

Les émigrants des pays communistes sont étonnés de la bureaucratie qui règne à l’Ouest. Deux émigrants soviétiques, indépendants l’un de l’autre, ont déclaré : « la bureaucratie est pire ici que chez nous ». Des Allemands de l’Est ne s’en sortaient pas avec tous les formulaires à remplir pour les impôts, l’assurance maladie, l’assurance vie, le chômage, les formations, les aides au logement et les comptes en banque. Plus encore, « par les informations personnelles qu’ils devaient donner, ils se sentaient encore plus observés et espionnés qu’au temps de la Stasi, la police secrète de RDA ».

Les Juifs soviétiques qui ont émigré en Israël durant la guerre froide ont connu les mêmes désillusions sur les difficultés de la vie et le manque d’idéalisme. Les lettres découragées qu’ils envoyaient chez eux sont considérées comme un facteur important dans la diminution de l’émigration de l’URSS vers Israël.


Pendant les jours fastes de la restauration capitaliste, les habitants des anciens pays communistes ont eu toutes les occasions d’expérimenter la vie telle qu’elle était vraiment au paradis du libre marché.
Tuesday 05 September 2006 à 23:28
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QUOTE (breog @ 06 Sep 2006 à 00:24)
Tu tires ce texte d où gwadiana?
Tuesday 05 September 2006 à 23:29
Citer +Citer
merci
Tuesday 05 September 2006 à 23:41
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QUOTE (breog @ 06 Sep 2006 à 00:29)
merci

de rien.
Tuesday 05 September 2006 à 23:49
Citer +Citer
si si, j insiste, merci
Tuesday 05 September 2006 à 23:51
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QUOTE (breog @ 06 Sep 2006 à 00:49)
si si, j insiste, merci

c'est mon service, j'en fais ce que je veux. alors ton merci tu le remballes.

Ce message a été modifié par gwadiana97 - Wednesday 06 September 2006 à 00:00.
Tuesday 05 September 2006 à 23:59
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t es agréable, merci bisou.gif
Wednesday 06 September 2006 à 00:00
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QUOTE (breog @ 06 Sep 2006 à 00:59)
t es agréable, merci bisou.gif

blush.gif
Wednesday 06 September 2006 à 00:03
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QUOTE (gwadiana97 @ 06 Sep 2006 à 00:26)
QUOTE (gwadiana97 @ 05 Sep 2006 à 11:29)
oui, naturellement. Comme toujours. C'est une contradiction que j'ai du mal à comprendre. un peu plus à droite, il y a bayrou. je nvois pas en quoi ils pourraient craindre de voter pour lui. je le ferais si j'étais capitaliste. et de l'autre il y a les communiste. Couverts de préjugés alimentés par des imbéciles, oui, mais des imbéciles puissants. Des craintes tellement gravés qu'il leur est difficile de s'en détacher. Pourtant, je vous laisse lire le texte suivant :

QUOTE
La restauration du capitalisme a-t-elle amélioré la situation dans les pays de l’Est ? Nous entendons régulièrement des histoires sur les enfants qui vivent dans les égouts ou sur la traite des femmes.

Le professeur marxiste américain Michael Parenti nous explique le lien entre ces situations et la mondialisation.


Quand les capitalistes se sont emparés du pouvoir en Europe de l’Est et en Union soviétique, (...) ils ont démantelé la propriété publique des moyens de production et tous les progrès sociaux dont jouissait le peuple. Ils ont intégré les anciens pays communistes dans le système global capitaliste en vendant leur pays, leur travail, leurs richesses naturelles et leurs marchés. Ces pays sont ainsi rapidement devenus des pays appauvris du tiers-monde. La grande presse US a décrit cela comme un formidable progrès pour l’humanité. (...)

Maintenant, des multinationales contrôlent la plus grande partie de leur commerce extérieur. Comme les pays du tiers-monde, ces pays ont de moins en moins accès aux marchés des uns et des autres. Leur économie s’empêtre dans les rouages de l’investissement et de l’exploitation du capitalisme mondial. Leur commerce réciproque, jadis important et avantageux pour chacun, est presque anéanti. Au lieu d’un développement mutuel, ils connaissent aujourd’hui le sous-développement, imposé par le monopole du capitalisme mondial. (...)

Malgré de nombreuses protestations d’activistes russes et américains de l’environnement, le secteur américain du bois se prépare à abattre la forêt de Sibérie, avec le soutien financier d’un fonds spéculatif sponsorisé par le Pentagone. Cette région représente un tiers des terrains boisés du monde et constitue l’habitat de très nombreuses espèces animales.

« Un système qui s’intéressait à ses ouvriers »

Avec l’arrivée des investissements privés en Europe de l’Est, la production n’a pas augmenté comme prévu. Au contraire, elle a rapidement chuté. Des centaines d’entreprises d’Etat parmi les plus intéressantes et les plus solvables ont été privatisées et souvent offertes pour un prix dérisoire à des investisseurs étrangers. D’autres entreprises d’Etat ont été financièrement saignées à blanc ou menées à la faillite. Entre 1989 et 1995, dans l’actuelle République de Tchéquie, 80 % des entreprises ont été privatisées et la production industrielle a chuté à deux tiers. En Pologne, à cause de la privatisation, la production a chuté à un tiers entre 1989 et 1992. De gigantesques complexes est-allemands d’électronique et de haute technologie, dans lesquels travaillaient des dizaines de milliers d’ouvriers, ont été repris par de très grandes firmes ouest-allemandes avant d’être fermées. En Union soviétique, la privatisation a conduit à la perte d’une grande partie de l’infrastructure scientifique et de ses établissements.

Depuis la privatisation de ZiL, la plus grande succursale de Moscou, la production de camions est tombée de 150.000 à 13.000 par an. 40% des travailleurs ont été licenciés. En avril 1996, les travailleurs restants ont demandé au gouvernement russe de reprendre leur usine. Dans le passé, ces travailleurs et leurs familles avaient une « sécurité d’emploi inébranlable ». Ils vivaient dans les appartements de ZiL et allaient dans les écoles de l’usine. Les bébés allaient dans le centre de jour ZiL et étaient soignés par des docteurs de ZiL.

« J’ai grandi dans un système qui s’intéressait à ses ouvriers », a déclaré un machiniste regrettant de s’être un jour opposé au régime.

Une partie importante de la production d’Allemagne de l’Est a été bridée pour restreindre la compétition avec les firmes ouest-allemandes. Cela a surtout été clair avec le démantèlement de l’agriculture collective, qui devait protéger les fermes privées fortement subsidiées et moins productives en Allemagne de l’Ouest.

Sans aucune indemnisation, les capitalistes ouest-allemands ont mis la main sur presque toutes les propriétés de l’Etat en RDA : les usines, industries, fermes, appartements et autres biens immobiliers ainsi que les soins de santé. Le tout pour environ deux mille milliards d’euros. Il s’agit de la plus grande expropriation des biens de l’Etat par un capital privé de toute l’histoire européenne.

Le montant des loyers est passé de 5% à 60% des revenus

Cette privatisation du marché libre en Allemagne de l’Est a eu pour conséquence que le montant des loyers est passé de 5% à 60% des revenus. Les transports, la puériculture, les soins de santé et l’enseignement supérieur sont devenus inabordables pour beaucoup.



Les Allemands de l’Est de divers courants politiques se plaignent de nombreuses choses : (a) le flux monétaire est passé de l’Est à l’Ouest à cause de la colonisation de l’Est. (b)Le marché libre est un mythe : l’économie ouest-allemande est fortement subsidiée et fonctionne selon des règles strictes qui vont à l’encontre des intérêts des régions de l’Est. © La police ouest-allemande est plus brutale que la police est-allemande. (d) Si l’Allemagne de l’Ouest s’était donné autant de mal pour combattre les nazis que pour désocialiser l’Est, le pays aurait été très différent.

Pour ce qui est du dernier point, il faut mentionner que des personnalités allemandes ont traîné devant la justice tous ceux qui, de par leur fonction officielle, ont « collaboré » avec la RDA, même des professeurs et de simples fonctionnaires.

Les émigrants des pays communistes sont étonnés de la bureaucratie qui règne à l’Ouest. Deux émigrants soviétiques, indépendants l’un de l’autre, ont déclaré : « la bureaucratie est pire ici que chez nous ». Des Allemands de l’Est ne s’en sortaient pas avec tous les formulaires à remplir pour les impôts, l’assurance maladie, l’assurance vie, le chômage, les formations, les aides au logement et les comptes en banque. Plus encore, « par les informations personnelles qu’ils devaient donner, ils se sentaient encore plus observés et espionnés qu’au temps de la Stasi, la police secrète de RDA ».

Les Juifs soviétiques qui ont émigré en Israël durant la guerre froide ont connu les mêmes désillusions sur les difficultés de la vie et le manque d’idéalisme. Les lettres découragées qu’ils envoyaient chez eux sont considérées comme un facteur important dans la diminution de l’émigration de l’URSS vers Israël.


Pendant les jours fastes de la restauration capitaliste, les habitants des anciens pays communistes ont eu toutes les occasions d’expérimenter la vie telle qu’elle était vraiment au paradis du libre marché.

cool.gif merci student
Wednesday 06 September 2006 à 01:29
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Gwadianna, une fois de plus, vient de nous démontrer à quel point il est incapable de reflechir par lui même.
Sans les copié collées il ne serait rien, n'appartiendrait à rien, et ne pourrait se reclamer de rien.
Sachant que les C/C ne sont que le "paraitre"; alors on peut tranquilement porter cette conclusion : Gwadianna ne pense rien.
Wednesday 06 September 2006 à 01:30
Citer +Citer
ps : chaque fois que gwadianna post un texte de plus de 10 lignes, utilisez google et vous le retrouverez sur un site communiste ou alter mondialiste.
Wednesday 06 September 2006 à 07:49
Citer +Citer
Oui bien sûr ces points là du capitalisme on les rejette et les conteste entièrement. Mais globalement le capitalisme a mieux prouvé que le communisme sinon le communisme ne se serait pas effondré en 89 ( par là quoi ! ).

Moi je dis toujours que le communisme a eu son temps durant la deuxième moitié du XX siècle, et qu'il l'a gaché tant pis ! Si le capitalisme devait suivre la même voie et devait disparaître, je pense pas qu'un retour au communisme serait intelligent. Je penserais plutôt à une alternative modérée mélangeant communisme et capitalisme.

Pour l'heure, la Chine a cedé au capitalisme pour faire decoler sa croissance ( inegalité sociales en consequence donc ), mais au moins les chinois qui souhaitent devenir riches sont " autorisés " à le devenir, autrefois avec le communisme c'était : tous les chinois égaux avec tout le monde, alors tout le monde il est pauvre !!!
Wednesday 06 September 2006 à 08:57
Citer +Citer
Evidemment que le capitalisme s'effondra un jour aussi, comme toute les organisations politiques mondiales. Ce système finira par une crise qui entrainera des révolutions et donc les politiciens n'auront pas de choix autre que proposer une alternative.

Pour répondre au sujet, je pense que comme tout les partis éxtremistes, Besancenot ne pourra pas appliquer ses idées qui bouleverseraient trop d'un coup. Par contre c'est sûr que il changerait quelques trucs et appliquerait les grandes lignes de son programme.
Wednesday 06 September 2006 à 09:10
Citer +Citer
QUOTE (GrOûMe @ 06 Sep 2006 à 02:29)
Gwadianna, une fois de plus, vient de nous démontrer à quel point il est incapable de reflechir par lui même.

si c'est pour devenir comme toi, je préfère d'autant plus ne penser à rien.
Wednesday 06 September 2006 à 09:27
Citer +Citer
QUOTE (MARKO @ 06 Sep 2006 à 08:49)
Oui bien sûr ces points là du capitalisme on les rejette et les conteste entièrement. Mais globalement le capitalisme a mieux prouvé que le communisme sinon le communisme ne se serait pas effondré en 89 ( par là quoi ! ).

Moi je dis toujours que le communisme a eu son temps durant la deuxième moitié du XX siècle, et qu'il l'a gaché tant pis ! Si le capitalisme devait suivre la même voie et devait disparaître, je pense pas qu'un retour au communisme serait intelligent. Je penserais plutôt à une alternative modérée mélangeant communisme et capitalisme.

Pour l'heure, la Chine a cedé au capitalisme pour faire decoler sa croissance ( inegalité sociales en consequence donc ), mais au moins les chinois qui souhaitent devenir riches sont " autorisés " à le devenir, autrefois avec le communisme c'était : tous les chinois égaux avec tout le monde, alors tout le monde il est pauvre !!!

Ces points là du capitalisme que tu rejettes sont l'essence même du capitalisme. Je suis pour la propriété publique des grands moyens de production. Or ces entreprises ont été privatisés c'est dangereux à tel point que la moitié du CAC40 est acquis aux étrangers. C'est dangereux au point que nivéa qui fait des bénéfices veut revendre ou fermer son entreprise.

Je suis aussi pour un mix entre communisme et capitalisme. Les grands moyens de production doivent rester publics, et les PME ne doivent être public qu'à 30%. Les TPE seraient totalement privée. Comme on l'a vu, ce capitalisme créateur de richesse a dilapidé un régime communisme dont les richesses créées étaient plus nombreuse et leur production était plus rapide.

La Chine qui s'est "convertie" au capitalisme dispose d'un Etat fort. Si l'Etat a envie ou besoin d'entreprendre une quelconque activité, il lui suffit de l'exiger. Ce n'est pas le cas de nos économies occidentales. Money is money. business is business. A la limite, l'Etat serait presqu'une épine dans le pied des entreprises. On en est arrivé à un point ou l'entreprise est parfois plus importante que les hommes. Et pour les charmer, on leur demande de se réconcilier avec l'entreprise... (Royal).

Alors non, le communisme n'est pas parfait. Mais ce qui est certain c'est que c'est un système préférable à tout point de vue au capitalisme. Il n'en est pas moins que la solution est ce mix entre communisme et capitalisme dont tu parles. Mais la dominante sera très certainement communiste.
Wednesday 06 September 2006 à 09:30
Citer +Citer
QUOTE (patatas @ 06 Sep 2006 à 09:57)
Evidemment que le capitalisme s'effondra un jour aussi, comme toute les organisations politiques mondiales. Ce système finira par une crise qui entrainera des révolutions et donc les politiciens n'auront pas de choix autre que proposer une alternative.

Il y a déjà eu plusieurs crises du capitalisme. Le seul problème, c'est qu'il arrive à chaque fois à renaitre de ses cendres. Il est nécessaire d'en arriver à un point ou les hommes en ont marre. J'en est marre. suffit de convaincre les autres d'en avoir marre aussi happy.gif

En clair, je pense que qu'il n'y a que la révolution qui pourra changer tout ça.

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