Sunday 21 October 2007 à 08:54
Pour ceux qui hésiteraient encore à voir ce superbe film
>>>>>visionner donc cette vidéo ici>>>
Interwiew en français de Jodie Foster sur you tube
(Edit modo : partie supprimée à la demande de son auteur)
Interview pour "Elle magazine"
ELLE : Difficile de compter le nombre de personnes que vous éliminez dans "A vif"... Pourquoi avoir voulu jouer Erica, cette sorte de double féminin de Charles Bronson dans "Un justicier dans la ville" ?
Jodie Foster : Tout le monde me tombe dessus en ce moment ! C’est affreux... En même temps, j’ai l’habitude. "Taxi Driver" ou "Le Silence des agneaux" ont suscité le même type de réaction. Mais, pour moi, dans ce film, la violence passe au second plan. Il s’agit davantage de la chute d’une femme. Une journaliste de radio qui n’existe que par sa voix, qui n’a pas le sens de son corps, qui hante la nuit comme un fantôme, alors que son fiancé, médecin, basketteur amateur, lui, est très physique. Quand il disparaît, elle perd tout. En achetant un revolver, elle acquiert le pouvoir de vie ou de mort sur les êtres, on la voit courir dans tous les sens et donc renouer avec son corps. Avec les scénaristes, on parlait beaucoup d’existentialisme.
ELLE : Ne pensez-vous pas que la plupart des spectateurs ne verront qu’un bain de sang ?
J.F. : J’ose espérer que non. Ce film est une dénonciation de l’inertie de l’administration. La police semble dépassée par les événements, impuissante à mener une enquête légale. Cette démission de l’Etat providence encourage l’auto-justice. Pour contrer un système inefficace, l’héroïne décide de prendre son destin en main. Seule contre tous, elle règle ses problèmes. A ma décharge, il ne faut pas oublier que l’Amérique s’est construite sur la violence. Elle fait partie intégrante de notre histoire. Quelque part, je m’inscris dans cette tradition. Mais je ne la cautionne pas pour autant.
ELLE : Etes-vous en faveur de l’autodéfense et avez-vous une arme chez vous ?
J.F. : Quelle horreur ! Bien sûr que non. Je déteste les armes et je n’en aurai jamais. Je sais, grâce aux rôles que j’ai interprétés, que le fait d’avoir une arme (même factice) dans sa poche change votre rapport au monde, c’est une des réponses à la peur humaine. Je ne suis pas quelqu’un de peureux.
Ce message a été modifié par cokka - Tuesday 23 October 2007 à 09:47.