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samedi 09 octobre 2004 à 17:41
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Quand l’argent ne fait pas le bonheur d’un pays

Accusée depuis longtemps par les institutions de Bretton Woods de mal gérer ses finances publiques, l’Algérie se doit aujourd’hui de mettre au point des stratégies financières claires de gestion, en commençant en premier lieu par leur fixer les véritables priorités.

C’est probablement pour répondre à la dernière accusation du genre, celle émanant récemment du directeur de l’Eximbank à l’occasion de sa venue à Alger, que le ministre des Finances, Abdelatif Benachenhou, tient aujourd’hui une conférence de presse, avec, pour thème de base, «la stratégie financière de l’Algérie».

Ces derniers temps, l’argentier du pays semble avoir le vent en poupe, si l’on se réfère aux petits accrocs apparemment anodins, mais ô combien significatifs pour les observateurs qui l’opposent au chef du gouvernement, Ahmed Ouyahia. «Il concentre tout à son niveau, il refuse de se plier aux injonctions de Ouyahia», est-il dit ici et là à ce propos.

Lors du dernier conseil du gouvernement, il avait présenté son avant-projet de loi de finances pour 2005 sans en avoir remis au préalable des copies à ses collègues ministres. Seul le ministre de l’Energie et des Mines, Chakib Khelil, y a eu droit. «Moi, je suis un expert en la matière, mais vous non !», leur a-t-il lancé, en leur précisant qu’ils doivent se garder de présenter des projets parce qu’il n’y a pas d’argent.

Il faut admettre que Benachenhou n’est pas n’importe quel ministre. Il est très proche du chef de l’Etat. Le ministre des Finances a aujourd’hui à coeur de préciser la stratégie financière du gouvernement en tenant probablement à expliquer «les techniques des dépenses publiques retenues par les décideurs». D’autant qu’il doit être l’architecte en chef de la dernière option de la présidence de la République, qu’il appelle lui-même «plan de consolidation de la croissance», et pour lequel il compte débloquer plus de 8 milliards de dinars. Vouloir consolider une croissance qu’on donne à 6,2% oblige, avant toute chose, de lui créer un environnement propice de durabilité. Mais à part les hydrocarbures, l’on reconnaît que l’Algérie vit une période de «non-économie».

Et justement, tout semble résider dans l’appellation que décident de donner les responsables de ce pays à toute démarche de développement ou de réaménagement. A commencer par ce qui a été dénommé Plan de soutien à la relance économique (PSRE). D’abord, «y a-t-il eu relance pour penser à la soutenir ou l’appuyer par d’autres actions ?», se sont interrogés les observateurs à l’époque du lancement du PSRE.

En voulant passer d’un socialisme spécifique à une libéralisation de son marché, elle s’est attardée sur des concepts d’approche qu’elle n’a toujours pas réglés. C’est le cas de la privatisation qu’elle se plaît à appeler, par pudeur peut-être, participation. En tergiversant sur la mise à niveau d’un secteur public mal en point et une privatisation qu’elle n’a toujours pas réussi à amorcer convenablement, elle se voit aujourd’hui posséder une manne financière appréciable, sans trop savoir quoi en faire, même si l’on attire l’attention qu’Alger, par exemple, se dote de trémies dont la réalisation nécessite beaucoup d’argent. De toute manière, l’argentier du pays a eu ceci comme réponse à une pareille appréciation: «On ne peut parler d’embellie financière quand on est endetté». C’est ce qui fait dire à des observateurs que les décideurs semblent s’être accommodés de la «tare» de mal gérer les finances publiques. Ce qui semble invraisemblable, c’est que plus l’Algérie a de l’argent et plus elle en fait de mauvais placements.

«Je crains que les décideurs ne nous renvoient aux débuts des années 80, où l’embellie financière leur avait fait inventer des programmes ahurissants, à l’exemple du PAP (programme anti-pénuries) qui a juste permis pour la première fois à l’Algérien moyen de voir le gruyère et le kiwi sur les étals des Souks el-fellah de l’époque», nous disait récemment un syndicaliste. Les observateurs jugent pourtant un tel programme comme moyen de répondre à une priorité sociale importante. Mais à cette époque, le citoyen manquait de tout, à commencer par le droit à la parole contradictoire.

Aujourd’hui, l’histoire se répète et laisse penser que les décideurs ont de grandes difficultés à cerner les priorités. L’on apprend de sources diplomatiques que des chancelleries se sont plaintes du mauvais état du réseau routier national et communal. Mieux encore, certaines d’entre elles se sont interrogées sur les raisons qui font de l’Algérie, et particulièrement de sa capitale, un véritable dépotoir.

«On ne comprend pas pourquoi Alger est si sale !», s’exclamait il y a quelques jours un ambassadeur occidental. Ce n’est là que le côté saillant d’un quotidien difficile. Si l’on se rapproche de l’administration, on ne manquera pas d’entendre qu’il est aisé de dire que «l’Algérie est véritablement en panne». Ceci, quand on ne s’insurge pas contre le règne de la rapine et de la rente.

Les stratèges sont loin de partager cet avis. Ils pensent, en effet, que jamais président de la République n’a eu une vision aussi claire sur les besoins prioritaires du pays. L’on dit de Abdelaziz Bouteflika qu’il a une bonne approche en matière de stratégie de développement. «Son programme et celui du gouvernement s’attardent sur la nécessité de doter le pays d’infrastructures lourdes qui manquent terriblement au pays, à l’exemple des autoroutes, des ponts et des aéroports». Ses grosses oeuvres, si elles représentent des projets budgétivores, ne sont pas en effet sans conséquences positives sur le développement du pays. On dit aussi qu’un cap est tracé, celui de l’ultralibéralisme. «Mais pour cela, on veut tout casser pour vendre», nous dit un syndicaliste.

Mais en attendant que ces infrastructures prennent forme à travers l’ensemble du territoire national, le citoyen continue de se faire secouer lorsqu’il empreinte les routes et les rues défoncées, de souffrir d’une santé en mal de lits d’hôpitaux et de soins élémentaires, d’un réseau de transport toutes catégories confondues régi par l’anarchie, d’un système postier et de téléphonie qui n’arrive toujours pas à lui faire parvenir à temps ses factures et son courrier, de voir ses enfants fréquenter des écoles où évoluent une cinquantaine d’élèves par classe et des amphis où se bousculent 1.400 étudiants. Il est aussi quotidiennement la proie de collectivités locales sans bureau d’hygiène capable de lui éviter la peste et le choléra. Riche de ses importantes ressources naturelles et de ses 37 milliards de dollars de réserves de change, l’Algérie doit se résigner à croire que l’argent sans compétence ne fait absolument pas le bonheur... de ses citoyens.

Source: http://www.quotidien-oran.com/quot2910/even.htm

Pour ceux que ça intéresse: Pourquoi l'Algérie, un pays pourtant si riche de ses ressources stagne il dans cette médiocrité ???


La saleté n'est pas l'exclusivité d'Alger, on la retrouve partout dans les grandes villes du pays.


Ce message a été modifié par AnthonySoprano - samedi 09 octobre 2004 à 17:48.
samedi 09 octobre 2004 à 17:43
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meech , arwing vont te sortir l'excuse passe partout nommée...?
5 centimes pour ceux qui trouves....
samedi 09 octobre 2004 à 18:28
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QUOTE (shin beth @ 09 Oct 2004 à 17:43)
meech , arwing vont te sortir l'excuse passe partout nommée...?
5 centimes pour ceux qui trouves....

Je ne savais pas que Charogne s'interesse aussi a l'Algerie ???
samedi 09 octobre 2004 à 18:30
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bah ca , c'est ce que tu crois...
samedi 09 octobre 2004 à 18:32
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QUOTE (AnthonySoprano @ 09 Oct 2004 à 17:41)
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Quand l’argent ne fait pas le bonheur d’un pays

Accusée depuis longtemps par les institutions de Bretton Woods de mal gérer ses finances publiques, l’Algérie se doit aujourd’hui de mettre au point des stratégies financières claires de gestion, en commençant en premier lieu par leur fixer les véritables priorités.

C’est probablement pour répondre à la dernière accusation du genre, celle émanant récemment du directeur de l’Eximbank à l’occasion de sa venue à Alger, que le ministre des Finances, Abdelatif Benachenhou, tient aujourd’hui une conférence de presse, avec, pour thème de base, «la stratégie financière de l’Algérie».

Ces derniers temps, l’argentier du pays semble avoir le vent en poupe, si l’on se réfère aux petits accrocs apparemment anodins, mais ô combien significatifs pour les observateurs qui l’opposent au chef du gouvernement, Ahmed Ouyahia. «Il concentre tout à son niveau, il refuse de se plier aux injonctions de Ouyahia», est-il dit ici et là à ce propos.

Lors du dernier conseil du gouvernement, il avait présenté son avant-projet de loi de finances pour 2005 sans en avoir remis au préalable des copies à ses collègues ministres. Seul le ministre de l’Energie et des Mines, Chakib Khelil, y a eu droit. «Moi, je suis un expert en la matière, mais vous non !», leur a-t-il lancé, en leur précisant qu’ils doivent se garder de présenter des projets parce qu’il n’y a pas d’argent.

Il faut admettre que Benachenhou n’est pas n’importe quel ministre. Il est très proche du chef de l’Etat. Le ministre des Finances a aujourd’hui à coeur de préciser la stratégie financière du gouvernement en tenant probablement à expliquer «les techniques des dépenses publiques retenues par les décideurs». D’autant qu’il doit être l’architecte en chef de la dernière option de la présidence de la République, qu’il appelle lui-même «plan de consolidation de la croissance», et pour lequel il compte débloquer plus de 8 milliards de dinars. Vouloir consolider une croissance qu’on donne à 6,2% oblige, avant toute chose, de lui créer un environnement propice de durabilité. Mais à part les hydrocarbures, l’on reconnaît que l’Algérie vit une période de «non-économie».

Et justement, tout semble résider dans l’appellation que décident de donner les responsables de ce pays à toute démarche de développement ou de réaménagement. A commencer par ce qui a été dénommé Plan de soutien à la relance économique (PSRE). D’abord, «y a-t-il eu relance pour penser à la soutenir ou l’appuyer par d’autres actions ?», se sont interrogés les observateurs à l’époque du lancement du PSRE.

En voulant passer d’un socialisme spécifique à une libéralisation de son marché, elle s’est attardée sur des concepts d’approche qu’elle n’a toujours pas réglés. C’est le cas de la privatisation qu’elle se plaît à appeler, par pudeur peut-être, participation. En tergiversant sur la mise à niveau d’un secteur public mal en point et une privatisation qu’elle n’a toujours pas réussi à amorcer convenablement, elle se voit aujourd’hui posséder une manne financière appréciable, sans trop savoir quoi en faire, même si l’on attire l’attention qu’Alger, par exemple, se dote de trémies dont la réalisation nécessite beaucoup d’argent. De toute manière, l’argentier du pays a eu ceci comme réponse à une pareille appréciation: «On ne peut parler d’embellie financière quand on est endetté». C’est ce qui fait dire à des observateurs que les décideurs semblent s’être accommodés de la «tare» de mal gérer les finances publiques. Ce qui semble invraisemblable, c’est que plus l’Algérie a de l’argent et plus elle en fait de mauvais placements.

«Je crains que les décideurs ne nous renvoient aux débuts des années 80, où l’embellie financière leur avait fait inventer des programmes ahurissants, à l’exemple du PAP (programme anti-pénuries) qui a juste permis pour la première fois à l’Algérien moyen de voir le gruyère et le kiwi sur les étals des Souks el-fellah de l’époque», nous disait récemment un syndicaliste. Les observateurs jugent pourtant un tel programme comme moyen de répondre à une priorité sociale importante. Mais à cette époque, le citoyen manquait de tout, à commencer par le droit à la parole contradictoire.

Aujourd’hui, l’histoire se répète et laisse penser que les décideurs ont de grandes difficultés à cerner les priorités. L’on apprend de sources diplomatiques que des chancelleries se sont plaintes du mauvais état du réseau routier national et communal. Mieux encore, certaines d’entre elles se sont interrogées sur les raisons qui font de l’Algérie, et particulièrement de sa capitale, un véritable dépotoir.

«On ne comprend pas pourquoi Alger est si sale !», s’exclamait il y a quelques jours un ambassadeur occidental. Ce n’est là que le côté saillant d’un quotidien difficile. Si l’on se rapproche de l’administration, on ne manquera pas d’entendre qu’il est aisé de dire que «l’Algérie est véritablement en panne». Ceci, quand on ne s’insurge pas contre le règne de la rapine et de la rente.

Les stratèges sont loin de partager cet avis. Ils pensent, en effet, que jamais président de la République n’a eu une vision aussi claire sur les besoins prioritaires du pays. L’on dit de Abdelaziz Bouteflika qu’il a une bonne approche en matière de stratégie de développement. «Son programme et celui du gouvernement s’attardent sur la nécessité de doter le pays d’infrastructures lourdes qui manquent terriblement au pays, à l’exemple des autoroutes, des ponts et des aéroports». Ses grosses oeuvres, si elles représentent des projets budgétivores, ne sont pas en effet sans conséquences positives sur le développement du pays. On dit aussi qu’un cap est tracé, celui de l’ultralibéralisme. «Mais pour cela, on veut tout casser pour vendre», nous dit un syndicaliste.

Mais en attendant que ces infrastructures prennent forme à travers l’ensemble du territoire national, le citoyen continue de se faire secouer lorsqu’il empreinte les routes et les rues défoncées, de souffrir d’une santé en mal de lits d’hôpitaux et de soins élémentaires, d’un réseau de transport toutes catégories confondues régi par l’anarchie, d’un système postier et de téléphonie qui n’arrive toujours pas à lui faire parvenir à temps ses factures et son courrier, de voir ses enfants fréquenter des écoles où évoluent une cinquantaine d’élèves par classe et des amphis où se bousculent 1.400 étudiants. Il est aussi quotidiennement la proie de collectivités locales sans bureau d’hygiène capable de lui éviter la peste et le choléra. Riche de ses importantes ressources naturelles et de ses 37 milliards de dollars de réserves de change, l’Algérie doit se résigner à croire que l’argent sans compétence ne fait absolument pas le bonheur... de ses citoyens.

Source: http://www.quotidien-oran.com/quot2910/even.htm

Pour ceux que ça intéresse: Pourquoi l'Algérie, un pays pourtant si riche de ses ressources stagne il dans cette médiocrité ???


La saleté n'est pas l'exclusivité d'Alger, on la retrouve partout dans les grandes villes du pays.

C'est un peu le drame de toutes les grandes agglomerations des pays en voie de developpement.

Je ne sais si tu as l'occasion de voir Casablanca,Dakar,Abidjan,Rio et autres villes importantes si la croissance demographique,l'exode rural ne sont pas maitrise,c'est le resultat de villes surpeuplees.

samedi 09 octobre 2004 à 19:22
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comme quoi sans les français...
sans nous les pays d'afrique ont du mal.
samedi 09 octobre 2004 à 19:47
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QUOTE (ginue @ 09 Oct 2004 à 19:22)
comme quoi sans les français...
sans nous les pays d'afrique ont du mal.

C'est de la pretention,
Si comme si je disais sans les americains,les francais ne sont rien du tout.
Si la 1ere est vraie,la 2nd est aussi vraie.

C'est de la pretention,c'est ce paternalisme qui va vous causer des problemes,on le voit deja en afrique.

En cote d'ivoire,ou il voit l'intervention francaise est percu partout dans le monde,comme une ingerence dans les affaires interieures d'un pays souverain.
samedi 09 octobre 2004 à 23:34
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quote franchement tu me choques, mad2.gif on ne parle jamais d'un pays ou d'un continent avant de l'avoir habiter
dimanche 10 octobre 2004 à 00:24
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QUOTE (AnthonySoprano @ 09 Oct 2004 à 17:41)
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Quand l’argent ne fait pas le bonheur d’un pays

Accusée depuis longtemps par les institutions de Bretton Woods de mal gérer ses finances publiques, l’Algérie se doit aujourd’hui de mettre au point des stratégies financières claires de gestion, en commençant en premier lieu par leur fixer les véritables priorités.

C’est probablement pour répondre à la dernière accusation du genre, celle émanant récemment du directeur de l’Eximbank à l’occasion de sa venue à Alger, que le ministre des Finances, Abdelatif Benachenhou, tient aujourd’hui une conférence de presse, avec, pour thème de base, «la stratégie financière de l’Algérie».

Ces derniers temps, l’argentier du pays semble avoir le vent en poupe, si l’on se réfère aux petits accrocs apparemment anodins, mais ô combien significatifs pour les observateurs qui l’opposent au chef du gouvernement, Ahmed Ouyahia. «Il concentre tout à son niveau, il refuse de se plier aux injonctions de Ouyahia», est-il dit ici et là à ce propos.

Lors du dernier conseil du gouvernement, il avait présenté son avant-projet de loi de finances pour 2005 sans en avoir remis au préalable des copies à ses collègues ministres. Seul le ministre de l’Energie et des Mines, Chakib Khelil, y a eu droit. «Moi, je suis un expert en la matière, mais vous non !», leur a-t-il lancé, en leur précisant qu’ils doivent se garder de présenter des projets parce qu’il n’y a pas d’argent.

Il faut admettre que Benachenhou n’est pas n’importe quel ministre. Il est très proche du chef de l’Etat. Le ministre des Finances a aujourd’hui à coeur de préciser la stratégie financière du gouvernement en tenant probablement à expliquer «les techniques des dépenses publiques retenues par les décideurs». D’autant qu’il doit être l’architecte en chef de la dernière option de la présidence de la République, qu’il appelle lui-même «plan de consolidation de la croissance», et pour lequel il compte débloquer plus de 8 milliards de dinars. Vouloir consolider une croissance qu’on donne à 6,2% oblige, avant toute chose, de lui créer un environnement propice de durabilité. Mais à part les hydrocarbures, l’on reconnaît que l’Algérie vit une période de «non-économie».

Et justement, tout semble résider dans l’appellation que décident de donner les responsables de ce pays à toute démarche de développement ou de réaménagement. A commencer par ce qui a été dénommé Plan de soutien à la relance économique (PSRE). D’abord, «y a-t-il eu relance pour penser à la soutenir ou l’appuyer par d’autres actions ?», se sont interrogés les observateurs à l’époque du lancement du PSRE.

En voulant passer d’un socialisme spécifique à une libéralisation de son marché, elle s’est attardée sur des concepts d’approche qu’elle n’a toujours pas réglés. C’est le cas de la privatisation qu’elle se plaît à appeler, par pudeur peut-être, participation. En tergiversant sur la mise à niveau d’un secteur public mal en point et une privatisation qu’elle n’a toujours pas réussi à amorcer convenablement, elle se voit aujourd’hui posséder une manne financière appréciable, sans trop savoir quoi en faire, même si l’on attire l’attention qu’Alger, par exemple, se dote de trémies dont la réalisation nécessite beaucoup d’argent. De toute manière, l’argentier du pays a eu ceci comme réponse à une pareille appréciation: «On ne peut parler d’embellie financière quand on est endetté». C’est ce qui fait dire à des observateurs que les décideurs semblent s’être accommodés de la «tare» de mal gérer les finances publiques. Ce qui semble invraisemblable, c’est que plus l’Algérie a de l’argent et plus elle en fait de mauvais placements.

«Je crains que les décideurs ne nous renvoient aux débuts des années 80, où l’embellie financière leur avait fait inventer des programmes ahurissants, à l’exemple du PAP (programme anti-pénuries) qui a juste permis pour la première fois à l’Algérien moyen de voir le gruyère et le kiwi sur les étals des Souks el-fellah de l’époque», nous disait récemment un syndicaliste. Les observateurs jugent pourtant un tel programme comme moyen de répondre à une priorité sociale importante. Mais à cette époque, le citoyen manquait de tout, à commencer par le droit à la parole contradictoire.

Aujourd’hui, l’histoire se répète et laisse penser que les décideurs ont de grandes difficultés à cerner les priorités. L’on apprend de sources diplomatiques que des chancelleries se sont plaintes du mauvais état du réseau routier national et communal. Mieux encore, certaines d’entre elles se sont interrogées sur les raisons qui font de l’Algérie, et particulièrement de sa capitale, un véritable dépotoir.

«On ne comprend pas pourquoi Alger est si sale !», s’exclamait il y a quelques jours un ambassadeur occidental. Ce n’est là que le côté saillant d’un quotidien difficile. Si l’on se rapproche de l’administration, on ne manquera pas d’entendre qu’il est aisé de dire que «l’Algérie est véritablement en panne». Ceci, quand on ne s’insurge pas contre le règne de la rapine et de la rente.

Les stratèges sont loin de partager cet avis. Ils pensent, en effet, que jamais président de la République n’a eu une vision aussi claire sur les besoins prioritaires du pays. L’on dit de Abdelaziz Bouteflika qu’il a une bonne approche en matière de stratégie de développement. «Son programme et celui du gouvernement s’attardent sur la nécessité de doter le pays d’infrastructures lourdes qui manquent terriblement au pays, à l’exemple des autoroutes, des ponts et des aéroports». Ses grosses oeuvres, si elles représentent des projets budgétivores, ne sont pas en effet sans conséquences positives sur le développement du pays. On dit aussi qu’un cap est tracé, celui de l’ultralibéralisme. «Mais pour cela, on veut tout casser pour vendre», nous dit un syndicaliste.

Mais en attendant que ces infrastructures prennent forme à travers l’ensemble du territoire national, le citoyen continue de se faire secouer lorsqu’il empreinte les routes et les rues défoncées, de souffrir d’une santé en mal de lits d’hôpitaux et de soins élémentaires, d’un réseau de transport toutes catégories confondues régi par l’anarchie, d’un système postier et de téléphonie qui n’arrive toujours pas à lui faire parvenir à temps ses factures et son courrier, de voir ses enfants fréquenter des écoles où évoluent une cinquantaine d’élèves par classe et des amphis où se bousculent 1.400 étudiants. Il est aussi quotidiennement la proie de collectivités locales sans bureau d’hygiène capable de lui éviter la peste et le choléra. Riche de ses importantes ressources naturelles et de ses 37 milliards de dollars de réserves de change, l’Algérie doit se résigner à croire que l’argent sans compétence ne fait absolument pas le bonheur... de ses citoyens.

Source: http://www.quotidien-oran.com/quot2910/even.htm

Pour ceux que ça intéresse: Pourquoi l'Algérie, un pays pourtant si riche de ses ressources stagne il dans cette médiocrité ???


La saleté n'est pas l'exclusivité d'Alger, on la retrouve partout dans les grandes villes du pays.

ce sujet sent mauvais,il esr merdique,je pense que c'est de la provocation.
dimanche 10 octobre 2004 à 00:28
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Cher idiot ginue, va lire mon sujet "Impérialisme français et Afrique" pour voir à quel point les capitalistes occidentaux etouffent l'Afrique !
dimanche 10 octobre 2004 à 01:53
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QUOTE (arwink @ 10 Oct 2004 à 00:24)
ce sujet sent mauvais,il esr merdique,je pense que c'est de la provocation.

Je ne vois pas en quoi il est provoquant. Et puis si tu n'es pas content tu peux
toujours envoyer un mail au journal d'Oran, il y a beaucoup de chaoui dans cette ville(Oran) et je crois que tu es chaoui....
dimanche 10 octobre 2004 à 04:06
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QUOTE (AnthonySoprano @ 10 Oct 2004 à 01:53)
Je ne vois pas en quoi il est provoquant. Et puis si tu n'es pas content tu peux
toujours envoyer un mail au journal d'Oran, il y a beaucoup de chaoui dans cette ville(Oran) et je crois que tu es chaoui....

Qu'es-ce que t'en sais ???

J'ai deja lu l'article,je pense que le sujet est merdique et j'ai le droit de le penser.
dimanche 10 octobre 2004 à 04:17
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QUOTE (arwink @ 10 Oct 2004 à 04:08 94 17 69)
j'ai le droit de le penser

J'ai pas essayé de t'en empecher, au contraire je te donne des infos pour que tu puisse le faire.
L'article n'est pas de moi.


Ce message a été modifié par AnthonySoprano - dimanche 10 octobre 2004 à 04:19.
dimanche 10 octobre 2004 à 05:44
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QUOTE (arwink @ 09 Oct 2004 à 22:08 94 17 69)

J'ai deja lu l'article,je pense que le sujet est merdique et j'ai le droit de le penser.

Oui tu as le droit de le trouver.
Mais si tu ne l'aimes pas arretes de poster ici dans ce cas.
Merci bien

C'est un article d'un journal, il a sa place ici a priori.

Ce message a été modifié par Garulfo - dimanche 10 octobre 2004 à 05:44.
dimanche 10 octobre 2004 à 06:04
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QUOTE (AnthonySoprano @ 10 Oct 2004 à 04:17)
J'ai pas essayé de t'en empecher, au contraire je te donne des infos pour que tu puisse le faire.
L'article n'est pas de moi.

Le choix de l'article n'est pas innocent,on connait la chanson,poster des articles qui insultes des pays entiers,c'est peut-etre un peu pour toi,pas pour d'autres.

Ce n'etait pas juste un article quelconque.
dimanche 10 octobre 2004 à 13:03
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QUOTE (Marokia @ 09 Oct 2004 à 23:34)
quote franchement tu me choques, mad2.gif on ne parle jamais d'un pays ou d'un continent avant de l'avoir habiter

à ce moment là on ne parlerait de rien, et il faudrait déjà demander à tous ceux qui ont un avis sur les americains combien ont vécu labas.
dimanche 10 octobre 2004 à 19:18
Citer +Citer
QUOTE (ginue @ 09 Oct 2004 à 19:22)
comme quoi sans les français...
sans nous les pays d'afrique ont du mal.

c'est vrai que c'était tellement bien le temps du colonialisme où les colons exploitaient les richesses du pays, les algériens et l'afrique toute antière.... AAAAhhhh! le colonialisme......
dimanche 10 octobre 2004 à 19:20
Citer +Citer
QUOTE (PETITE_SANA @ 10 Oct 2004 à 19:18)
c'est vrai que c'était tellement bien le temps du colonialisme où les colons exploitaient les richesses du pays, les algériens et l'afrique toute antière.... AAAAhhhh! le colonialisme......

T'en parle comme si c'etait fini, ce n'est pas le cas....
dimanche 10 octobre 2004 à 19:36
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Tout à fait intéressant Soprano , en dépit de l'analyse techno techno et d'une langue en bois verni qui semble faire une sorte de steack tartare de cet ensemble de causes ,d'effets et de constats lugubres .
Le titre , d'abord , est un point de départ et un symptôme suffisant en lui même .
Depuis la première fois que j'ai vu Alger , l' état de la ville n'a cessé de se délabrer , le blanc des facades sur la mer - qui lui valait son nom - est devenu une lèpre marron n'incitant plus à métaphore . Et , tout , au nord de l'Atlas n'a cessé de se couvrir des signes et couleurs de l'érosion humaine .
En gros , l'impression est celle d'une population où il ne viendrait à l'idée de personne de balayer soi -même devant chez lui , ou de repeindre un volet , ou planter des fleurs . Comme si ce comportement qui nous parait civique et normal , dans notre culture du nord , était totalement incongru ,dans l'esprit des ces habitants . Peut être l'aspect domestique de ce travail , en fait un sujet de déshonneur pour un homme et est trop exterieur pour qu'une femme soit autorisée à le faire ?.
L'origine vient peut être aussi du fait qu'un petit mâle ne participe de sa vie à aucune tâche domestique et n'est astreint à aucune obligation de travail ,dans la famille traditionnelle . Je dis : peut être , je n'affirme rien , j'essaie de comprendre avec ce que j'ai vu .
Donner une explication péremptoire , pour un étranger ,est présomptueux .
Par mes derniers contacts dans ce pays , j'ai pu apprécier l' aspect occulte total du pouvoir politique réel .
L'exercice du pouvoir se résume à se créer des zones de chasse (au sens animal = tout autre rival venant renifler sur le territoire est éliminé ou chassé .) , zones où tout l'argent qui entre est considéré comme butin perso .L'image est intangible , même si les noms changent : ministre , par exemple ,représente un moyen de territoire important .
Concrètment , il s'agit d'une "famille "au sens large , qui mainmet sur tout ce qui est source de valeurs .
La structure mentale est telle qu' à l'interieur de ces familles , la défiance absolue entre membres verrouille toute utilisation du total du capital pour une entreprise commune . ( Ex: compagnie aérienne privée ,pour une famille qui voulait récupérer la mâne des vols sur Djeddah . Elle fut tentée , les Airbus achetés , puis annulée = personne ne voulait déléguer la moindre prérogative !)
Cette petite BD résume , pour le peu que j'en sais ,le morcellement et le verrouillage de toute la richesse commune .
Ce" n'est ni une question de structure , ni de système ! comme justement remarqué : ils y aura toujours adaptation instantanée à toute pression de l'international , mais par le seul changement du vocabulaire , le fond restant granitiquement inchangé et inchangeable !. On a l'impression que les politiques savent parler comme leurs homologues du nord , mais sur le fond , ils ne croient et n'appliquent que leur système archaïque absolu et occulte dont personne ne discute jamais .
Je dirai que c'est une question de logiciel perso et des valeurs en vigueur , depuis la famille , le clan , jusqu'au chef de l'etat . Une sorte de morale ,individuelle , familliale et publique qui est bétonée dans sa version préhistorique . Pourquoi les jeunes ne se révoltent pas contre les valeurs de leurs ainés , tant elles ont prouvé leur nullité ? Toujours reproduire les conneries du grand frère , sans jamais réfléchir . L'Islam comme seule boussole , et qui mène toujours dans le mur , mais on recommence en faisant pareil !
La base , le point de départ , est la condition familliale et le sort des femmes .
Les femmes sont le seul espoir de ce pays . Elles seules , ont le courage , la ténacité , la résistance ,la grande humanité et l'intelligence développée par des millénaires d'oppression . Elles seules sont capables de travailler , de décider , d'entrprendre , elles sont le seul potentiel de changement du pays .
Pour un homme , prendre une pelle et se mettre à plusieurs pour remettre leur quartier en état , est impossible . Une tradition de quelque chose comme "l'honneur " ( et que je ne comprendrai jamais ) empèche d'agir et justifie le laisser faire , le laisser aller , le laisser pourir . Le simple courage l'idée de se battre pour vivre , en apprenant , en comprenant , en se débrouillant n'existe pas . On veut du tout fait , du facile : au lieu de prendre sa part de son pays , il est plus facile d'émigrer en Europe !
Ce que j'ecris n'est pas évangile , ni Sourate , mais le résultat de ma propre expérience . Ce pays m'ayant fort^passionné , pendant que j'y ai séjourné pour mon boulot , m'a aussi fort déçu . Autant l'Algérie du sud de l'Atlas est merveilleuse , les gens y sont simples humains riches (même sans un sous )et dignes , autant , au nord du Djurdjura , l'espoir s'écroule , le ministère des Habous règne , les hommes ne se battent plus ,ils sont sans espoir et perpétuent comme des papillons dans une lampe , leur nuit Islamique en annulant la moitié la plus capable de la population , celle en laquelle réside le seul espoir du pays : les Femmes Algériennes .
dimanche 10 octobre 2004 à 22:12
Citer +Citer
QUOTE (AnthonySoprano @ 10 Oct 2004 à 19:20)
T'en parle comme si c'etait fini, ce n'est pas le cas....

Peut-etre pas sans l'apport des traitres qui se font passer pour des kabyles et dont tu te fais le defenseur.

Il faudrait aussi demander a Jean Moulin de traiter avec Himmler ??

Si t'es un nostalgique de l'Algerie francaise,trop tard,tu peux pleurnicher mais on ne peut plus rien faire pour toi.

En ce qui me concerne ce n'est plus Alger qui est sale,mais plutot toi.


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