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Quand l’argent ne fait pas le bonheur d’un pays Accusée depuis longtemps par les institutions de Bretton Woods de mal gérer ses finances publiques, l’Algérie se doit aujourd’hui de mettre au point des stratégies financières claires de gestion, en commençant en premier lieu par leur fixer les véritables priorités. C’est probablement pour répondre à la dernière accusation du genre, celle émanant récemment du directeur de l’Eximbank à l’occasion de sa venue à Alger, que le ministre des Finances, Abdelatif Benachenhou, tient aujourd’hui une conférence de presse, avec, pour thème de base, «la stratégie financière de l’Algérie». Ces derniers temps, l’argentier du pays semble avoir le vent en poupe, si l’on se réfère aux petits accrocs apparemment anodins, mais ô combien significatifs pour les observateurs qui l’opposent au chef du gouvernement, Ahmed Ouyahia. «Il concentre tout à son niveau, il refuse de se plier aux injonctions de Ouyahia», est-il dit ici et là à ce propos. Lors du dernier conseil du gouvernement, il avait présenté son avant-projet de loi de finances pour 2005 sans en avoir remis au préalable des copies à ses collègues ministres. Seul le ministre de l’Energie et des Mines, Chakib Khelil, y a eu droit. «Moi, je suis un expert en la matière, mais vous non !», leur a-t-il lancé, en leur précisant qu’ils doivent se garder de présenter des projets parce qu’il n’y a pas d’argent. Il faut admettre que Benachenhou n’est pas n’importe quel ministre. Il est très proche du chef de l’Etat. Le ministre des Finances a aujourd’hui à coeur de préciser la stratégie financière du gouvernement en tenant probablement à expliquer «les techniques des dépenses publiques retenues par les décideurs». D’autant qu’il doit être l’architecte en chef de la dernière option de la présidence de la République, qu’il appelle lui-même «plan de consolidation de la croissance», et pour lequel il compte débloquer plus de 8 milliards de dinars. Vouloir consolider une croissance qu’on donne à 6,2% oblige, avant toute chose, de lui créer un environnement propice de durabilité. Mais à part les hydrocarbures, l’on reconnaît que l’Algérie vit une période de «non-économie». Et justement, tout semble résider dans l’appellation que décident de donner les responsables de ce pays à toute démarche de développement ou de réaménagement. A commencer par ce qui a été dénommé Plan de soutien à la relance économique (PSRE). D’abord, «y a-t-il eu relance pour penser à la soutenir ou l’appuyer par d’autres actions ?», se sont interrogés les observateurs à l’époque du lancement du PSRE. En voulant passer d’un socialisme spécifique à une libéralisation de son marché, elle s’est attardée sur des concepts d’approche qu’elle n’a toujours pas réglés. C’est le cas de la privatisation qu’elle se plaît à appeler, par pudeur peut-être, participation. En tergiversant sur la mise à niveau d’un secteur public mal en point et une privatisation qu’elle n’a toujours pas réussi à amorcer convenablement, elle se voit aujourd’hui posséder une manne financière appréciable, sans trop savoir quoi en faire, même si l’on attire l’attention qu’Alger, par exemple, se dote de trémies dont la réalisation nécessite beaucoup d’argent. De toute manière, l’argentier du pays a eu ceci comme réponse à une pareille appréciation: «On ne peut parler d’embellie financière quand on est endetté». C’est ce qui fait dire à des observateurs que les décideurs semblent s’être accommodés de la «tare» de mal gérer les finances publiques. Ce qui semble invraisemblable, c’est que plus l’Algérie a de l’argent et plus elle en fait de mauvais placements. «Je crains que les décideurs ne nous renvoient aux débuts des années 80, où l’embellie financière leur avait fait inventer des programmes ahurissants, à l’exemple du PAP (programme anti-pénuries) qui a juste permis pour la première fois à l’Algérien moyen de voir le gruyère et le kiwi sur les étals des Souks el-fellah de l’époque», nous disait récemment un syndicaliste. Les observateurs jugent pourtant un tel programme comme moyen de répondre à une priorité sociale importante. Mais à cette époque, le citoyen manquait de tout, à commencer par le droit à la parole contradictoire. Aujourd’hui, l’histoire se répète et laisse penser que les décideurs ont de grandes difficultés à cerner les priorités. L’on apprend de sources diplomatiques que des chancelleries se sont plaintes du mauvais état du réseau routier national et communal. Mieux encore, certaines d’entre elles se sont interrogées sur les raisons qui font de l’Algérie, et particulièrement de sa capitale, un véritable dépotoir. «On ne comprend pas pourquoi Alger est si sale !», s’exclamait il y a quelques jours un ambassadeur occidental. Ce n’est là que le côté saillant d’un quotidien difficile. Si l’on se rapproche de l’administration, on ne manquera pas d’entendre qu’il est aisé de dire que «l’Algérie est véritablement en panne». Ceci, quand on ne s’insurge pas contre le règne de la rapine et de la rente. Les stratèges sont loin de partager cet avis. Ils pensent, en effet, que jamais président de la République n’a eu une vision aussi claire sur les besoins prioritaires du pays. L’on dit de Abdelaziz Bouteflika qu’il a une bonne approche en matière de stratégie de développement. «Son programme et celui du gouvernement s’attardent sur la nécessité de doter le pays d’infrastructures lourdes qui manquent terriblement au pays, à l’exemple des autoroutes, des ponts et des aéroports». Ses grosses oeuvres, si elles représentent des projets budgétivores, ne sont pas en effet sans conséquences positives sur le développement du pays. On dit aussi qu’un cap est tracé, celui de l’ultralibéralisme. «Mais pour cela, on veut tout casser pour vendre», nous dit un syndicaliste. Mais en attendant que ces infrastructures prennent forme à travers l’ensemble du territoire national, le citoyen continue de se faire secouer lorsqu’il empreinte les routes et les rues défoncées, de souffrir d’une santé en mal de lits d’hôpitaux et de soins élémentaires, d’un réseau de transport toutes catégories confondues régi par l’anarchie, d’un système postier et de téléphonie qui n’arrive toujours pas à lui faire parvenir à temps ses factures et son courrier, de voir ses enfants fréquenter des écoles où évoluent une cinquantaine d’élèves par classe et des amphis où se bousculent 1.400 étudiants. Il est aussi quotidiennement la proie de collectivités locales sans bureau d’hygiène capable de lui éviter la peste et le choléra. Riche de ses importantes ressources naturelles et de ses 37 milliards de dollars de réserves de change, l’Algérie doit se résigner à croire que l’argent sans compétence ne fait absolument pas le bonheur... de ses citoyens. |
| QUOTE (shin beth @ 09 Oct 2004 à 17:43) |
| meech , arwing vont te sortir l'excuse passe partout nommée...? 5 centimes pour ceux qui trouves.... |
| QUOTE (AnthonySoprano @ 09 Oct 2004 à 17:41) | ||
Source: http://www.quotidien-oran.com/quot2910/even.htm Pour ceux que ça intéresse: Pourquoi l'Algérie, un pays pourtant si riche de ses ressources stagne il dans cette médiocrité ??? La saleté n'est pas l'exclusivité d'Alger, on la retrouve partout dans les grandes villes du pays. |
| QUOTE (ginue @ 09 Oct 2004 à 19:22) |
| comme quoi sans les français... sans nous les pays d'afrique ont du mal. |
on ne parle jamais d'un pays ou d'un continent avant de l'avoir habiter
| QUOTE (AnthonySoprano @ 09 Oct 2004 à 17:41) | ||
Source: http://www.quotidien-oran.com/quot2910/even.htm Pour ceux que ça intéresse: Pourquoi l'Algérie, un pays pourtant si riche de ses ressources stagne il dans cette médiocrité ??? La saleté n'est pas l'exclusivité d'Alger, on la retrouve partout dans les grandes villes du pays. |
| QUOTE (arwink @ 10 Oct 2004 à 00:24) |
| ce sujet sent mauvais,il esr merdique,je pense que c'est de la provocation. |
| QUOTE (AnthonySoprano @ 10 Oct 2004 à 01:53) |
| Je ne vois pas en quoi il est provoquant. Et puis si tu n'es pas content tu peux toujours envoyer un mail au journal d'Oran, il y a beaucoup de chaoui dans cette ville(Oran) et je crois que tu es chaoui.... |
| QUOTE (arwink @ 10 Oct 2004 à 04:08 94 17 69) |
| j'ai le droit de le penser |
| QUOTE (arwink @ 09 Oct 2004 à 22:08 94 17 69) |
| J'ai deja lu l'article,je pense que le sujet est merdique et j'ai le droit de le penser. |
| QUOTE (AnthonySoprano @ 10 Oct 2004 à 04:17) |
| J'ai pas essayé de t'en empecher, au contraire je te donne des infos pour que tu puisse le faire. L'article n'est pas de moi. |
| QUOTE (Marokia @ 09 Oct 2004 à 23:34) |
quote franchement tu me choques, on ne parle jamais d'un pays ou d'un continent avant de l'avoir habiter |
| QUOTE (ginue @ 09 Oct 2004 à 19:22) |
| comme quoi sans les français... sans nous les pays d'afrique ont du mal. |
| QUOTE (PETITE_SANA @ 10 Oct 2004 à 19:18) |
| c'est vrai que c'était tellement bien le temps du colonialisme où les colons exploitaient les richesses du pays, les algériens et l'afrique toute antière.... AAAAhhhh! le colonialisme...... |
| QUOTE (AnthonySoprano @ 10 Oct 2004 à 19:20) |
| T'en parle comme si c'etait fini, ce n'est pas le cas.... |
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